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{{Voir homonymes| Fleury}}

'''Benoit Fleury''', né en [[1976]], est un universitaire français, [[Agrégation de droit en France|agrégé]] des facultés de droit, major au concours de [[droit romain]] et d'[[histoire du droit]] en [[2008]]. Il est professeur à l'[[Université de Poitiers]], spécialiste du droit public, en particulier administratif, directeur des affaires juridiques au [[Conseil général de Vendée]] entre 2009 et 2013.  Durant ses études, il a milité à l'[[Extrême droite en France|extrême droite]] et a dirigé le [[Groupe union défense|GUD]] de 1995 à 2000.

== Biographie ==
Issu d'une famille de militaires, Benoit Fleury a deux grands-pères généraux, {{refsou|le général Guy Fleury ([[Vannes]] 1925 - ), chef d'état-major de l'armée de l'air (1979-1982), ancien PDG de l'OFEMA (Office français d'exportation de matériel aéronautique), grand-officier de la Légion d'honneur, et pour grand-oncle le général Jean Fleury ([[Brest]] 1936 - ), chef d'état-major de l'armée de l'air (1989-1991), grand-croix dans l'ordre de la légion d'honneur et ancien PDG d'[[Aéroports de Paris]], tous deux fils de René Fleury (Vannes 1899 - Vannes 1985), capitaine de frégate.}}

Il est marié à Jeanne d'Herbais de Thun d'Avine, issue d'une [[Familles subsistantes de la noblesse française (A à K)|famille noble]] impliquée dans l'[[Extrême droite en France|extrême droite française]]<ref>http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140612.OBS0331/festen-chez-les-le-pen-l-autre-blonde-par-qui-le-scandale-arrive.html</ref>{{,}}<ref>http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/09/lintervieweuse-ingenue-pen-amie-denfance-marine-a-lultradroite-252795</ref>{{,}}<ref>http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article117</ref>originaire de [[Thun-Saint-Martin]] ([[Nord (département de France)|Nord]]) établie en [[Bretagne]] à [[Roscoff]] ([[Finistère]]) au {{XVIIIe siècle}}.

Il passe les 15 premières années de sa vie à [[Sète]] ([[Hérault (département)|Hérault]]) avant de terminer ses études secondaires au lycée [[Société de Jésus|jésuite]] Saint-François Xavier de [[Vannes]] ([[Morbihan]]). De [[1994]] à [[1996]], il est étudiant en droit à l'[[université Montpellier 1]]. À l'issue de l'année universitaire 1995-1996, il s'inscrit en licence à la faculté de droit d'Assas ([[université Paris II]]). Après un [[diplôme d'études approfondies|DEA]] d'histoire du droit en [[2000]], il soutient en 2006, sous la direction du recteur Jean-Marie Carbasse, une thèse sur ''L'abdication dans le droit public européen de l'époque moderne : étude comparative''.

Après avoir été tuteur à la [[Unité de formation et de recherche de droit de l'université Paris Descartes|faculté de droit de Paris Descartes]] ([[1999]]-[[2000]]), [[attaché temporaire d'enseignement et de recherche]] à la faculté de droit de [[Université de Tours|Tours]] ([[2004]]-[[2006]]) et ATER à la faculté de droit de [[Université de Rouen|Rouen]] sur un contrat spécial ({{3e}} année d'ATER à titre exceptionnel) pour l'année [[2006]]-[[2007]], il est [[maître de conférences en France|Maître de conférences]] à la faculté de droit de Montpellier pour l'année universitaire [[2007]]-[[2008]].

== G.U.D ==
Benoit Fleury préside le [[Groupe union défense|GUD]], association étudiante d'[[Extrême droite en France|extrême droite]], de 1995 à 2000<ref>« Bêtes et méchants: petite histoire des jeunes fascistes français », Réseau no pasaran, Éditions Reflex, 2002</ref>{{,}}<ref>[[Renaud Dély]], ''Histoire secrète du Front national'', Grasset, 1999.</ref>. À l'époque, il préconise de « rayer de la carte Israël  »  et  se revendique de [[Léon Degrelle]]<ref>[http://mobile.lemonde.fr/politique/article/2009/08/28/de-villiers-s-attache-les-services-d-un-ancien-dirigeant-d-extreme-droite_1232780_823448.html Villiers s'attache les services d'un ancien dirigeant du GUD, groupuscule d'extrême droite] ''[[Le Monde]]'', 28 août 2009 {{citation|Dans un entretien à L'Echo des savanes paru en mars 1999, le jeune homme, surnommé "Lord", déclarait notamment : "Nous, partout où il peut y avoir de la baston, on y va." Il se réclamait du national-socialiste belge Léon Degrelle, et estimait qu'il "faut rayer de la carte Israël".}}</ref>.

== Polémique lors de son affectation à l'université de Poitiers ==
[[Major]] du concours [[2008]] de l'[[Agrégation de droit en France#Calendrier et effectif|agrégation]] d'[[histoire du droit]]<ref name="ReferenceA">[ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/personnel/enssup/pv_admis_histdroit_2008.pdf Procès-verbal du premier concours national d'agrégation de l'enseignement supérieur pour le recrutement de professeurs des universités en histoire du droit et des institutions (année 2007-2008)] {{pdf}}</ref>, il est affecté à l'université de Poitiers. Cette affectation suscite la polémique en raison de son passé de dirigeant du [[Groupe union défense|GUD]]<ref>http://rue89.nouvelobs.com/2008/02/28/un-ancien-du-gud-prof-a-la-fac-de-poitiers-le-web-partage</ref>. Le Conseil d'administration de l'Université de Poitiers vote à l'unanimité une motion dans laquelle, « compte tenu de l'opposition de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels BIATOS, étudiants) et afin d'apaiser les tensions », il demande au [[Président de la République française|Président de la République]] de ne pas procéder à la nomination et à l'affectation à [[Poitiers]] de Benoît Fleury<ref>http://sudeduc86.org/spip.php?article445</ref>. Par Décret du 17 avril 2008 portant nomination, publié au Journal Officiel le 19, Benoit Fleury est nommé à son poste par le [[Président de la République française|Président de la République]]<ref>http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4CC428D9A9FAF70AE25FEA0D4088DEA6.tpdjo04v_3?cidTexte=JORFTEXT000018664057&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000018663515</ref>.

Il revient à l'université de [[Poitiers]] (sites de Niort et d’Angoulême) en septembre [[2013]]<ref>[http://www.charentelibre.fr/2013/09/24/l-ancien-dirigeant-du-gud-enseigne-a-angouleme,1856984.php « L'ancien dirigeant du GUD enseigne à Angoulême : “Aucune leçon à recevoir” »], ''Charente libre'', 24 septembre 2013.</ref>, suscitant à nouveau la polémique, en particulier auprès des mouvements politiques et syndicaux étudiants de gauche<ref name="LaNouvelleRépublique">Philippe Bruyère, [http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2013/09/25/Les-jeunes-socialistes-et-l-Unef-denoncent-le-retour-de-Benoit-Fleury-1625460 « Les jeunes socialistes et l'Unef dénoncent le retour de Benoît Fleury »], ''La Nouvelle République'', 25 septembre 2013. {{citation|... une polémique vient de voir le jour...}} </ref>. Benoît Fleury réaffirme qu'{{citation|il s'agit là d'engagements qui, à [s]es yeux, relèvent définitivement du passé}} et qu'il ne revendique plus aucune appartenance politique<ref name="LaNouvelleRépublique"/>.

== Polémique en Vendée ==
Benoit Fleury est en 2009 détaché comme directeur des affaires juridiques du [[conseil général de la Vendée]] alors présidé par [[Philippe de Villiers]] puis par [[Bruno Retailleau]] après la démission du premier en 2010. Des personnalités politiques vendéennes de gauche et de droite dénoncent cette arrivée et évoquent {{citation|les réserves que suscite cette nomination dans le département}}<ref>Article du quotidien Libération : « Villiers recycle un ancien dirigeant du GUD » de Sylvain Mouillard, 26 août 2009, [http://www.liberation.fr/politiques/2009/08/26/villiers-recycle-un-ancien-dirigeant-du-gud_577801] {{citation|plusieurs responsables politiques locaux, de gauche comme de droite, dénoncent ainsi le recyclage de personnalités au passé plutôt trouble}}</ref>. Selon un article de 20minutes.fr en 2009, «Il n'y a eu aucune manifestation devant les grilles du Conseil général» et Dominique Paillé, alors porte-parole de l'UMP, déclare qu' {{citation|il faut savoir accorder son pardon aux pêcheurs repentis}}<ref>Julien Ménielle [http://www.20minutes.fr/france/344430-20090901-arrivee-ancien-gud-conseil-general-vendee-passe-comme-lettre-a-poste L'arrivée d'un ancien du GUD au Conseil général de Vendée passe comme une lettre à la poste]''[[20 minutes]]'', septembre 2009</ref>.

== Travaux d'édition ==
Selon le site de l'université de Poitiers, Benoit Fleury est membre du comité de rédaction de la ''Semaine juridique Administrations-Collectivité territoriales''<ref>http://ihd.labo.univ-poitiers.fr/spip.php?article176</ref>. 

Il est membre du comité de rédaction d'Asso Vendée, le Mag, revue publiée par la maison départementale des associations à destination de l'ensemble des structures associatives<ref>http://www.mdavendee.fr/V2/nl/index.php?nl=1</ref>.

== Bibliographie ==
=== Livres ===
* ''Les chemins ruraux'', Voiron, éditions Territoriales, 2012.	
* ''Le contrôle des associations subventionnées. Contractualisation et maîtrise des risques'', Voiron, éditions Territoriales, 2013.	
* ''Associations-collectivités : Guide pratique'', Voiron, éditions Territoriales, 2014.
	
== Voir aussi ==

== Références ==
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== Lien externe ==
* [http://ihd.labo.univ-poitiers.fr/spip.php?article176 Benoît FLEURY], Institut d'histoire du droit, université de Poitiers

{{Portail|droit|politique française|universités françaises}}

{{DEFAULTSORT:Fleury, B}}

[[Catégorie:Naissance en 1976]]
[[Catégorie:Étudiant de l'université Panthéon-Assas]]
[[Catégorie:Enseignant à l'université de Poitiers]]
[[Catégorie:Personnalité de l'extrême droite française]]
[[Catégorie:Enseignant à l'université de Tours]]