Difference between revisions 121827325 and 123531125 on frwiki{{Ébauche|commune du Rhône}} {{Homonymes|Claude Chassagny}} {{Infobox Commune de France | nom = Chassagny | image = Chassagny - Château.jpg | légende = Le château illustré par [[Joannès Drevet]] (1854–1940). | blason = Blason ville fr Chassagny (Rhône).svg | région = [[Auvergne-Rhône-Alpes]] (contracted; show full) '''Le fief de la Vaure''' Au nord du village se trouve le domaine de la Vaure dont le plus ancien titulaire connu est Hugues de la Vaure, clerc du diocèse de Lyon et notaire royal public au {{XIVe}} siècle. Il n'en reste aujourd'hui que deux tours de défense et un mur, ruine probable d'échauguettes. On sait alors que la Vaure devient un fief important : on note alors les noms de « Pierre Gibert sieur de la Vaure » en 1625, « Damoiselle Marguerite de Chacassiere Dame de la Vaure » en 1651, Jacques Cogniat en 1672. '''Aux {{s2-|XVI|e|XVII|e}}''' On signale la peste dans les environs en 1551. Elle réapparaiîtra en 1628: « ''41 personnes meurent du mal contagieux. C'est Claudine Boissy quy a apporté le mal de la ville de Lyon.'' » [[file:Chassagny, église, piscine.jpg|thumb|Piscine liturgique : détails de l'église.]] En 1561, le terrible baron des Adrets saccage le château puis l'église. Le fief de la Vaure subit le même sort un an plus tard. Puis il fait le siège de la baronnie de Montagny. Au début du {{s-|XVII|e}}, Richelieu fait détruire de nombreux châteaux afin d'abaisser la puissance des nobles et n'épargne pas celui du village dont les fossés furent comblés et les quatre tours démantelées. En 1697, le dernier descendant des Duprat, "''escuyer et seigneur de Chassagny''", prend officiellement le nom de Mmonsieur de Chassagny. Les Duprat sont régulièrement cités comme parrain ou marraine des enfants des paysans de Chassagny et contribuèrent souvent à les élever par leurs dons. En 1670 est construit un puits actuellement encore en très bon état dans le hameau de la Charbonnerie. On venait tirer l'eau du puits avec son seau et elle se déversait directement dans un bac en pierre par une gargouille pour faire boire les animaux. '''Au {{s-|XVIII|e}} et après la Révolution''' Les documents de cette époque deviennent plus nombreux. Le nombre d'artisans est important. Certains travaillent à Lyon comme ouvriers tailleurs ou "canuts", d'autres étaient "éclusiers au canal", à Givors. Dans le village même, on compte de 1720 à la fin du siècle : cinq tailleurs d'habits, cinq maréchaux-ferrants, 18 cordonniers, trois tisserands, deux tonneliers, un charpentier, un architecte entrepreneur, une sage-femme, un garde-chasse et deux jardiniers. La plupart étaient très pauvres. Les paysans de l'époque ne possédaient aucune terre, ils cultivaient celles des châtelains. Le village n'était pas un bourg tranquille comme aujourd'hui mais plutôt un véritable coupe-gorge ! Les portes sont verrouillées la nuit mais cela n'empêche pas les voleurs d'agir, quitte à tuer ceux qui les surprennent s'il le faut. La misère et la grippe font des ravages d'autant que les médecins préconisent des remèdes comme « ''une tisane abondante faite de rave, pastonnade et scorcenaire'' » qui n'a pour seul mérite de ne pas faire mourir plus vite les malades. Par exemple, on signale 12 décès dus à la grippe en 1775. Les registres paroissiaux montrent que près de 40 % des enfants meurent à moins de trois ans. Les bêtes ne sont pas épargnées non plus. En 1714 par exemple, 133 des 260 bêtes à cornes sont terrassées par « ''une espèce de maladie contagieuse'' ». S'y ajoute la perte des récoltes par des catastrophes naturelles comme la grêle, des pluies incessantes et le froid « si violent qu'il y eut beaucoup d'arbres qui se fendirent depuis la terre jusqu'aux branches », et les prix des denrées alimentaires sont multipliés par trois ou quatre entre 1730 et 1770. '''La première école''' En 1779, Francoise Gelin meurt sans descendance et demande sur son testament à ce que ses biens servent à bâtir une école pour les pauvres. Cependant les habitants veulent changer le testament pour qu'enseigne un maître et non une maîtresse. De plus, une subtile ordonnance du Rroi concernant les biens immobiliers légués à une œuvre augmenta la part prise par l'État et diminua la donation. La mention du premier instituteur exerçant n'apparaît qu'en 1781 et il s'agit d'une école payante réservée aux garçons. '''La Révolution''' La Révolution ne fut d'abord pas reçue avec enthousiasme mais créa au contraire une panique générale. En effet, des rumeurs circulaient comme quoi des brigands dévastaient les campagnes. Les paysans prennent les armes. Le seigneur de l'époque, le sieur Dumarest de Chassagny (Louis Dumarest, chevalier, seigneur de Chassagny, conseiller du Rroi, trésorier général de France au Bbureau des finances de Lyon), est tant aimé que les habitants le défendent et lui sauvent la vie. Mais très vite, les cChassagneront rejoignent les révolutionnaires : pour fêter le 14 juillet 1790, un détachement de cinquante hommes dit « ''détachement de la communauté de Chassagny'' » est fondé et fait le "''serment civique décrété par l'Assemblée Nationale''". La commune fut alors débaptisée et prit le nom de Cornas en Gier et Saint Martin de Cornas, alors annexe de Chassagny, fut érigée en commune indépendante. '''Au {{s-|XIX|e}}''' L'événement de la première moitié du {{XIXe}} siècle est l'ouverture d'une mine de charbon dans le bois de Montrond. Malheureusement, l'anthracite y est de mauvaise qualité et la mine, peu rentable, fermera bientôt. Elle sera brièvement exploitée de nouveau pendant la pPremière Guerre Mmondiale et emploiera alors plusieurs centaines d'ouvriers dont beaucoup de réfugiés belges et lillois. En 1851, l'église est rénovée, ornée de nouvelles boiseries à l'intérieur, agrandie. Un nouveau cimetière est aménagé afin de remplacer celui placé à côté de l'église. Cette dernière autrefois orientée vers l'est (c'est-à-dire vers Jérusalem) est maintenant orientée vers l'ouest. En 1854, les étangs de la Vaure sont vidés car ils étaient la cause de trop nombreux cas de malaria. En 1861 est construite la Mmairie-Éécole (qui n'est déjà plus l'école et qui ne sera bientôt plus la mairie). En fait, des instituteurs de passage faisaient auparavant la classe mais ils n'avaient aucun diplôme. Des religieuses de Saint-Joseph avaient aussi fondé une école de garçons et une école de filles mais elle partirent en 1885 après s'être brouillées avec le curé et le maire. La mairie-école est une école de garçons et elle ne reçoit son premier instituteur qu'en 1872. L'école des filles, après le départ des religieuses, fut reléguée au premier étage d'une petite maison ou l'on ne pouvait accéder que par une échelle !... L'industrie prospère de l'époque était la chapellerie et le travail du feutre. Chassagny ne comptait pas moins d'une douzaine d'ateliers qui travaillaient pour Lyon et Givors. On y fabriquait surtout les chapeaux de gendarmes, de curés et d'officiers. Le dernier chapelier ferma boutique en 1914. La vie au siècle dernier est beaucoup plus aisée qu'avant et les maisons sont beaucoup plus cossues et confortables. Entre autres on notera le remplacement de la lampe à huile par la lampe à pétrole et la lecture de journaux quotidiens (partagés entre trois ou quatre familles). Les transports s'améliorent également : jusqu'en 1875, il faut aller à Lyon à pied mais de 1875 à 1887 passe la "''patache''" tous les matins à 9 h. C'est une diligence à cheval qui met deux heures pour aller à Lyon et ne peut pas transporter plus de douze voyageurs. Elle sera supprimée en 1887 lors de la création de la voie de chemin de fer de Mornant. (contracted; show full) Au début du {{s-|XVI|e}}, la famille de Bron qui possède le fief marque son empreinte en ajoutant une fenêtre géminée de style flamboyant à la nef de droite, comme le décrit un chroniqueur de l'époque. Toujours dans la nef de droite existe une curiosité digne d'intérêt : la ''piscine'' : ce sont les anciens fonts baptismaux, situés dans la nef droite, qui n'ont pas échappés à la sauvage attaque du Bbaron des Adrets en 1561 durant les guerres de religion. Construits par Béatrix, seigneur en 1520, ils sont ornés de ses armoiries, le coq gaulois emblème de la vigilance et un dragon ailé emblème des obstacles à vaincre. == Personnalités liées à la commune == {{…}} == Voir aussi == {{Autres projets|commons=Category:Chassagny}} * [[Liste des communes du Rhône]] == Notes et références == === Notes === {{Références|groupe=Note}} === Références === {{Références|colonnes=2}} == Liens externes == {{Palette|Communauté de communes du Pays mornantais}} {{Portail|communes de France|Département du Rhône}} [[Catégorie:Commune du Rhône|Chassagny]] [[Catégorie:Aire urbaine de Lyon]] All content in the above text box is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike license Version 4 and was originally sourced from https://fr.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&oldid=123531125.
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