Difference between revisions 166215890 and 171649718 on frwikiLes '''Centres d’Aviation Maritime''' (CAM) étaient des unités de combat de l'[[Force maritime de l'aéronautique navale|Aéronavale française]] durant la [[Première Guerre mondiale]]. Ils sont les précurseurs des [[base d'aéronautique navale|bases d'aéronautique navale]] (BAN) actuelles. == Historique == En septembre 1914, un accord entre la [[France]] et la [[Grande-Bretagne]] répartit les responsabilités en matière de protection des espaces maritimes. La [[Royal Navy]] défend l’[[océan Atlantique]] et la mer [[Bassin Levantin|Méditerranée orientale]], et la France tout le reste. La [[Marine nationale (France)|Marine française]] se retrouve alors avec une mission bien au-delà de ses maigres moyens : elle doit défendre les ports de la [[mer du Nord]] et de la Méditerranée, de la [[Tunisie]] à la [[Libye]], l’[[Égypte]], et la [[Grèce]]. Pour assurer cela, la Marine, qui dépend alors de l’[[armée de terre]] pour ses achats de [[moteur]]s d'avions et d’armement, manque cruellement de tous les moyens aériens nécessaires : [[Pilote (aviation)|pilote]]s, équipements, armement, appareils, locaux. Elle ne dispose alors que d’une flotte de [[Dirigeable militaire|dirigeable]]s et de [[Ballon captif#Histoire|ballon]]s d’observation. Début 1914, l’aviation maritime n’existe que de nom. Un décret de juillet 1914 lui donne officiellement naissance. Lorsque la guerre éclate, elle n’a qu’un seul centre actif<ref name= "avionnaire">{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= HISTOIRE DE L'AVIATION. L'AVIATION MARITIME PREMIERE PARTIE |url= https://www.lavionnaire.fr/HistoireAviatMaritime.php |date= |site= L’avionnaire |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref> : le Centre d'Aviation Maritime (CAM) de [[Base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël|Fréjus / Saint-Raphaël (Var)]], le premier en France, créé par décret du 20 mars 1912<ref name= "MARINS">{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= Centre d'aviation maritime de Saint Raphaël - Aéronavale |url= https://memorial-national-des-marins.fr/crypte-he/9126-centre-d-aviation-maritime-de-saint-raphael |date= |site= AUX MARINS. Mémorial national des marins morts pour la France |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>. Il n’abrite qu’une dizaine d’[[hydravion]]s, de quatre types différents, et aux performances médiocres<ref name= "avionnaire" />. La Marine consent un effort considérable de développement. En quatre ans, elle ouvre une cinquantaine de Centres d’Aviation Maritime, et commande à partir de décembre 1914 plus d’un millier d’hydravions de surveillance côtière. En 1916, près de 600 hommes participent à l’installation et au ravitaillement des centres existants ([[Dunkerque]], [[Boulogne-sur-Mer|Boulogne]], [[Le Havre]], [[Grand port maritime de La Rochelle|La Pallice]], [[Argostóli]], [[Corfou]], [[Thessalonique|Salonique]], [[Bizerte]] et [[Venise]])<ref name= "Geneawiki">{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= Centre d'Aviation Maritime ~ 1914 - 1918 |url= Centre d'Aviation Maritime ~ 1914 - 1918 |date= |site= Geneawiki, l'encyclopédie de la généalogie |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>. === Le CAM Saint-Raphaël === Le CAM de Saint-Raphaël devient, en juillet 1914, le Centre Principal d'Aviation Maritime. Il est chargé des expérimentations, de l'entraînement, de l'instruction et des approvisionnements. Il constitue la « maison mère » des nouveaux centres qui sont créés en France (Boulogne, Dunkerque, [[Toulon]]) ou en [[Mer Méditerranée|Méditerranée]] (Venise, [[Port-Saïd]], Salonique)<ref name= "MARINS" />. Tout le personnel destiné aux nouvelles [[escadrille]]s y est formé. Dès le début de la [[Première Guerre mondiale]], la formation de base d’un futur pilote de l’aviation maritime est assurée par les écoles de l’[[Histoire de l'Armée de l'air française#L'Aéronautique militaire|Aéronautique militaire]] (future [[Armée de l'air (France)|Armée de l'Air]]). Néanmoins comme la plupart des appareils utilisés par la Marine sont des [[hydravion]]s, il apparaît, au cours de l’année 1915, la nécessité de donner une instruction supplémentaire à leurs futurs pilotes. Dès 1916, c’est le centre de Fréjus / Saint Raphaël qui est chargé de cette tâche. À partir de juin 1917, il est épaulé par une école annexe de pilotage d’hydravions créée à [[Hourtin]] ([[Gironde (département)|Gironde]]). Prenant ensuite la relève de Saint-Raphaël, elle assume seule cette fonction jusqu’en 1940<ref name= "Geneawiki" />. Un nombre important d'appareils est nécessaire pour assurer l’instruction. En septembre 1914, le centre dispose d'une douzaine de [[Nieuport (entreprise)|Nieuport]]. Son personnel compte 17 pilotes dont 7 [[officier]]s, 2 officiers [[Observateur aérien|observateur]]s, 2 [[ingénieur]]s et 42 [[Officier marinier|officiers mariniers]] et marins. En décembre 1916, son effectif est passé à 283 hommes du rang et pilotes [[Instructeur (aviation)|moniteurs]]. En juillet 1917, le centre met en œuvre 54 hydravions pour l'instruction : 24 [[Franco-British Aviation Company|FBA]], 18 [[Donnet-Denhaut]], 8 [[Alphonse Tellier (constructeur aéronautique)|Tellier]] et 4 [[Caudron G.4]]. En avril 1918, il y a 75 hydravions en service, dont 54 pour l'école de pilotage, 10 pour l'école des observateurs, 5 pour l'école de [[Avion de chasse|chasse]] et 6 pour la CEPA<ref name= "MARINS" />. En septembre 1916, les expérimentations des matériels nouveaux prennent une importance accrue, et une [[Centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'aéronautique navale|Commission d'études pratiques d'aéronautique]] (CEPA) est créée. Dans le cadre de cette commission, en avril 1917, le [[Lieutenant de vaisseau]] [[Yves Le Prieur|Le Prieur]] entreprend l'expérimentation des [[Bombe aérienne|bombe]]s ramées et des bombes à flotteur contre les [[sous-marin]]s<ref name= "MARINS" />. === Généralisation du modèle === Les principales missions dévolues à l’aviation maritime sont : la surveillance des accès aux ports, l’escorte des [[Convoi (transport)#Première Guerre mondiale|convoi]]s, la [[Reconnaissance aérienne|reconnaissance]] en mer, la recherche des [[Mine marine|mine]]s et la [[lutte anti-sous-marine]]. Pour assurer ces missions, les côtes de l’océan Atlantique et de la Méditerranée sont couvertes par : * 35 Centres d’Aviation Maritime, rassemblant chacun une douzaine d’hydravions ; * 30 Postes de Combat (PC) rattachés aux Centres ; * et des Postes de Relâche (PR) non occupés en permanence<ref name= "Geneawiki" />. Devant la multiplication de ces sites, l’Amirauté précise alors les différences : * Un centre d’aviation (CAM) est doté au minimum de 8 appareils. * Un poste de combat (PC) comprend au minimum 6 appareils, dépendants d’un CAM. * Un poste de relâche (PR) ne dispose pas d’appareils en permanence, mais il est doté d’un dépôt de [[carburant]], d’une embarcation, de [[corps-mort]]s pour le [[mouillage]] des hydravions. Trois à quatre hommes d’[[équipage]] constituent son effectif<ref name= "Geneawiki" />. Au début de 1917, la plupart des Centres disposaient de douze hydravions. Ce nombre passe à seize à l'été 1917. Certains centres, placés à des points particulièrement importants, virent leur dotation encore augmentée jusqu’à vingt-quatre, et même trente-deux comme à [[Camaret-sur-Mer|Camaret]] en 1918<ref name= "Leroy">{{Lien web|langue=|auteur1= Thierry Le Roy |titre= L’AVIATION MARITIME ET LA LUTTE CONTRE LES SOUS-MARINS ALLEMANDS SUR LES COTES BRETONNES 1917-1918 |url= http://www.sahpl.asso.fr/SITE_SAHPL/Leroy_Thierry_Lutte_contre_les_sous_marins_allemands_1917_1918.htm |date= |site= |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>. === Les Centres d'aviation maritime === Les CAM existants en 1917-1918 étaient les suivants : * En [[France métropolitaine|métropole]] : [[Dunkerque]]<ref name= "Dunkerque">{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= Centre d'Aviation Maritime de Dunkerque - Aéronavale |url= https://memorial-national-des-marins.fr/c/9397-centre-d-aviation-maritime-de-dunkerque |date= |site= AUX MARINS. Mémorial national des marins morts pour la France |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>{{,}}<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= Aviation Maritime Dunkerque Alexandre Lelaidier Médecin auxiliaire 1917-1918 Marine nationale |url= http://envelopmer.blogspot.com/2019/04/aviation-maritime-dunkerque-alexandre.html |date= |site= LA MARCOPHILIE NAVALE le courrier des marins |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Saint-Pol-sur-Mer]], [[Boulogne-sur-Mer|Boulogne]], [[Le Havre]], [[Cherbourg-Octeville|Cherbourg]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=|titre=Centre aéronaval maritime de Cherbourg |url= https://www.wikimanche.fr/Centre_a%C3%A9ronaval_maritime_de_Cherbourg |date= |site= Wikimanche |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Guernesey]], [[Tréguier]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= Fortifications littorales : les centres d'aviation maritime |url= http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/fortifications-littorales-les-centres-d-aviation-maritime/e96c25f9-e1f7-4b6e-ac93-3eae5dd5157c |date= 2004 |site= L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, La [[Penzé]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= 1918. Une base d'hydravions sur la Penzé |url= https://www.letelegramme.fr/soir/centre-d-aviation-maritime-un-siecle-deja-23-04-2018-11936926.php |date= |site= Le Télégramme |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>{{,}}<ref name= "Saint-Pol">{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= Le site du Centre d'Aviation Maritime Penzé (Saint-Pol de Léon, Finistère) |url= http://www.bretagne-aviation.fr/Steles/page_cam_penze.htm |date= |site= Bretagne aviation |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>{{,}}<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= Vestige du Centre d'Aviation Maritime de la Penzé à Saint-Pol-de-Léon (29) |url= http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=29259_17 |date= 29 avril 2012 |site= petit-patrimoine.com |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Camaret-sur-Mer|Camaret]], [[Lorient]], [[Grand port maritime de La Rochelle|La Pallice]], [[Bayonne]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur1= Ripoche |titre= Centre d'aviation maritime de Bayonne |url= http://www.association-francaise-hydraviation.fr/content/centre-daviation-maritime-de-bayonne |date= 04/03/2012 |site= Association Française d'Hydraviation |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Canet-en-Roussillon|Canet-Plage]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur1= Guy VICENS |titre= Centre d'aviation maritime |url= https://www.aerosteles.net/stelefr-canet-cam |date= 18/06/2017 |site= Aérostèles, lieux de mémoire aéronautique |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Sète]], [[Saint-Mandrier-sur-Mer|Saint-Mandrier]], [[Fréjus]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=|titre= base aérienne dite base d'aviation maritime ou hydrobase de Fréjus-Saint Raphaël |url= https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/gertrude-diffusion/dossier/base-aerienne-dite-base-d-aviation-maritime-ou-hydrobase-de-frejus-saint-raphael/ff692480-58e5-4455-914a-b80e625bf8c4 |date= 2015 |site= Inventaire général du Patrimoine culturel Région Provence-Alpes-Côte d'Azur |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Antibes]], [[Ajaccio]], [[Bastia]]. * [[Tunisie]] : [[Sousse]], [[Bizerte]]. * [[Algérie]] : [[Annaba|Bône]], [[Alger]], [[Arzew]], [[Oran]], [[Jijel|Djidjelli]] (à partir de 1918) * [[Portugal]] : [[Aveiro]] (en 1918) * [[Maroc]] : [[Casablanca]] * [[Sénégal]] : [[Dakar]] (de 1918 à 1920) * [[Italie]] : [[Marsala]], [[Brindisi]], [[Venise]] (1915-1917)<ref name= "Geneawiki" /> * [[Grèce]] : [[Argostóli]]<ref>{{Ouvrage|langue=fr|auteur1=Vice-Amiral Roger Vercken|titre=Histoire succincte de l'aéronautique navale|éditeur=ARDHAN|lieu=Armées|année=1993|pages totales=173|passage=14|isbn=2-9507663-0-7}}.</ref> (1916-1917)<ref name= "Argostoli">{{Lien web|langue=|auteur1= David Méchin |auteur2= Albin Denis |titre= Les CAM d'Argostoli - de Mytika - de Platéali - le PC de Vathi (Grèce) |url= http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Argostoli.htm |date= |site= Les escadrilles de l'Aéronautique militaire Française de la Grande Guerre |consulté le= 08/08/2018}}.</ref>, [[Corfou]] (1916-1919), [[Thessalonique|Salonique]] (1916-1919)<ref>{{Lien web|langue=|auteur1= David Méchin |titre= Le centre d’aviation maritime de Salonique - PC de Cassandre et de Skiatho |url= http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Salonique.htm |date= |site= Les escadrilles de l'Aéronautique militaire Française de la Grande Guerre |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Milos]], [[Mýtikas]] (1917), [[Liménas Platygiáli|Platéali]]<ref name= "Argostoli" />, [[Pylos|Navarin]] (1918)<ref name= "Geneawiki" />. === Les Postes de combat === Les PC se répartissent ainsi : * En métropole : [[Calais]], [[Dieppe (Seine-Maritime)|Dieppe]], [[Fécamp]], [[Port-en-Bessin-Huppain|Port-en-Bessin]], L’[[Île-Tudy]]<ref name= "Penmarch">{{Lien web|langue=|auteur1= Jean-Louis Guégaden |titre= LES BASES D'AVIATION BIGOUDENES |url= http://kbcpenmarch.franceserv.com/les-bases-daviation-bigoudenes.html |date= |site= KBC Penmarch |consulté le= 12 juillet 2019}}.</ref>, [[Le Croisic]], [[Hourtin]], [[Cazaux (La Teste-de-Buch)|Cazaux]], [[Phare de Socoa|Socoa]], [[Calvi]], [[15e arrondissement de Marseille|Cap Janet]] ([[Marseille]]), [[Nice]] * [[Tunisie]] : [[Lampedusa]], [[Kélibia]] * [[Algérie]] : [[Béjaïa|Bougie]], [[Cherchell]], [[Ténès]], [[Mostaganem]], [[Béni Saf]] * [[Italie]] : [[Marsala]] * [[Grèce]] : [[Péninsule de Cassandra|Cassandra]], [[Skiathos]]<ref name= "Geneawiki" />, [[Vathy (Ithaque)]]<ref name= "Argostoli" />. === Disparition des CAM === La situation change radicalement en 1917, avec l’entrée en guerre des [[États-Unis]], le 6 avril 1917<ref name= "Leroy" />. Des renforts massifs vont arriver en France : près de {{formatnum:780000}} soldats américains débarquent à [[Brest]] entre novembre 1917 et la fin de la guerre<ref name= "Saint-Pol" />. Les [[Américains (peuple)|Américains]] ont également choisi [[Saint-Nazaire]] pour débarquer, car ce port n'est pas aussi encombré que ceux de la [[Manche (mer)|Manche]], il est bien desservi par le chemin de fer, et assez éloigné des ports belges aux mains des [[Allemands]]. Entre le 26 juin et le 2 juillet 1917, près de {{formatnum:15000}} soldats et {{unité|46700|tonnes}} de matériel débarquent sur ses quais<ref name= "Leroy" />. L'arrivée des grands convois américains nécessite une réorganisation. La [[United States Navy|Marine américaine]] souhaite prendre en main la sécurité de ses troupes. Deux [[Charbonnier (navire)|charbonnier]]s, transportant des élèves-[[Pilote (aviation)|pilote]]s et élèves-[[Mécanicien d'aéronefs|mécanicien]]s, arrivent à Saint-Nazaire et [[Pauillac]] en juin 1917. Les militaires sont dirigés vers les écoles françaises pour y apprendre leurs métiers respectifs<ref name= "Leroy" />. Un accord est ratifié le 31 décembre 1917 entre les marines française et américaine<ref name= "Saint-Pol" />. Il prévoit un partage des zones de patrouilles<ref name= "Leroy" /> et une alternance des centres français et américains sur la côte de la Manche<ref name= "Saint-Pol" />, tous les cinquante kilomètres environ<ref name= "Leroy" />. Dès le 20 octobre 1917, le Poste de Combat de l'[[Île-Tudy]] est cédé à la marine américaine, et devient ''US Naval Air Station Tudy''. Le nombre d’hydravions de combat et va croissant : en juillet 1918, les Américains alignent 12 hydravions [[Donnet-Denhaut]]. À la veille de l'armistice, ils ont 21 hydravions, dont des [[Curtiss Aeroplane and Motor Company|Curtiss]] de fabrication américaine. Deux [[hangar]]s sont construits pour abriter les hydravions et effectuer leur [[maintenance]]. 363 marins et une vingtaine d'officiers sont affectés à cette base<ref name= "Penmarch" />. Comme l'Île-Tudy, [[Le Croisic]] fait partie des premiers CAM cédés par la France à l'[[United States Navy|US Navy]], en octobre et novembre 1917. Les aviateurs américains, brevetés dans les écoles françaises, y sont affectés<ref name= "Leroy" />. De même, le CAM de [[Tréguier]] est cédé à l'US Navy, ainsi que celui de l'[[Aber-Wrac'h]] ([[Plouguerneau]]). Le Poste de Combat de la [[Penzé]], situé à mi-chemin entre eux, reste français et devient un CAM à part entière<ref name= "Saint-Pol" />. Le CAM de [[Lorient]], se trouvant à mi-chemin entre ses deux postes de combats, reste français mais cède ses deux PC, entièrement équipés, aux Américains. Le CAM [[Paimbœuf]] leur est également cédé, le 1er janvier 1918, avec son principal [[Dirigeable militaire|dirigeable]], le « Capitaine-Caussin », d’un volume de {{unité|9000|m3}}. Comme la marine française tient absolument à conserver le CAM de [[Guipavas]], près de [[Brest]], l'installation à proximité d'un centre américain est autorisée<ref name= "Leroy" />. Le CAM de [[Dunkerque]] est également cédé à l'US Navy en 1918<ref name= "Dunkerque" />. Vers la fin de la guerre, l’Aéronautique maritime compte en 1918 environ 650 hydravions et avions, 200 ballons et 40 dirigeables. Dès l’[[armistice de 1918]] signé, les hommes sont démobilisés et le personnel, d’environ {{formatnum:11000}} début 1918, est ramené à un effectif de {{formatnum:1250}}. Les CAM ferment les uns après les autres. Seuls six d’entre eux subsisteront, quoique avec une activité réduite : [[Fréjus]], Cherbourg-[[Port de Cherbourg#Port Chantereyne|Chantereyne]], [[Brest]]-Laninon, [[Rochefort (Charente-Maritime)|Rochefort]], [[Hourtin]] et [[Bizerte]]<ref name= "Geneawiki" />.{{...}} == Notes et références == {{Références}} === Bibliographie === * {{Ouvrage|langue=fr|auteur1=Vice-Amiral Roger Vercken|titre=Histoire succincte de l'aéronautique navale|éditeur=ARDHAN|lieu=Armées|année=1993|pages totales=173|passage=15|isbn=2-9507663-0-7}}. * {{Ouvrage|prénom1=Thierry|nom1=Le Roy|titre=La Guerre sous-marine en Bretagne 1914-1918|sous-titre=Victoire de l’Aéronavale|éditeur=Bannalec|année=1990|pages totales=254|isbn=}}. (contracted; show full) * {{Lien web|langue=|auteur1= Pierre Jarrige |titre= L’aviation militaire en Algérie de 1912 à 1939 |url= https://www.enpa-capmatifou.com/Enpa2/Aero/MILITAIRE/23-Aviation_Militaire-1.pdf |date= |site= |consulté le= 12 juillet 2019}}. {{Portail|aéronautique|Maritime|Marine française|Première Guerre mondiale}} [[Catégorie:Base aéronavale]] [[Catégorie:Marine française]] All content in the above text box is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike license Version 4 and was originally sourced from https://fr.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&oldid=171649718.
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