Difference between revisions 82078296 and 82085048 on frwiki

{{Voir homonymes|Sale (homonymie)}}
{{Infobox Ville
 | nom                      = Salé
 | autres noms              = {{Lang|rtl|ar|'''سلا'''}}
 | statut                   = 4
 | drapeau                  = Drapeau_Salé.gif
 | blason                   = Blason.salé.jpg
 | image                    = Monuments_de_Salé.png
 | taille image             =
 | légende                  =
 | pays                     = {{Maroc}}
 | Préfecture               = [[Préfecture de Salé|Salé]]
 | nom de division          = [[Subdivisions du Maroc#Préfectures et provinces (classées par régions)|province]]
 | division2                = [[Rabat-Salé-Zemmour-Zaër|Rabat-Salé-<br />Zemmour-Zaër]]
 | nom de division2         = [[Subdivisions du Maroc#Régions|Région]]
 | maire                    = Noureddine Lazrak ([[Rassemblement national des indépendants|RNI]]) ([[Élections communales au Maroc 2009|2009]])
 | mandat maire             =
 | gouverneur               = Abdesslam Bikrat
 | autorité                 =
 | titre autorité           =
 | cp                       = 11000
 | code1                    =
 | nom de code1             =
 | gentilé                  = Salétin (fém. Salétine)
 | Saint Patron             = Sidi Abdellah Ben Hassoun
 | latitude                 = 34.02950
 | longitude                = -6.83595
 | altitude                 = 11
 | population               = 903485
 | année_pop                = 2007
 | superficie               = 95.48
 | population agglomération = {{formatnum:1800000}}
 | année_pop agglomération  = 2010
 | superficie agglomération = 1275
 | carte                    = Maroc
 | position                 =
 | taille carte             =
 | géolocdual               = oui
 | sites-touristiques       =
 | divers                   =
 | nom divers               =
 | url                      = http://www.villedesale.ma/fr/
}}

'''Salé''' (en [[arabe]] : {{Lang|rtl|ar|'''سلا'''}}) est une ville [[maroc]]aine. Elle est située sur le littoral [[atlantique]] du pays, sur la rive droite de l'embouchure du [[Bouregreg]], en face de [[Rabat]].

Fondée au {{s|XI|e}}, la ville de ''Salé'' connut un véritable développement à l'époque des [[Almohades]] ({{s|XII|e}}) et des [[Mérinides]] (du {{s|XIV|e}}), du fait de sa position stratégique sur la voie terrestre : [[Fès]]/[[Marrakech]] et grâce à son port, centre d’échanges entre l’[[Europe]] et le [[Maroc]].

L’activité commerciale de Salé durant le {{s|XVIII|e}} lui permit d’étendre son influence dans le pays jusque dans des régions très éloignées. Au {{s|XVII|e}}, l’arrivée des réfugiés musulmans d’[[Espagne]] donna un nouveau souffle à la cité et créa une rivalité avec la ville toute voisine de [[Rabat]]. Les [[Morisques]] andalous, animés par un esprit de vengeance contre les Chrétiens, s'attaquent à la course maritime et constituent une puissante entité politique du nom de [[République du Bouregreg]] menant des expéditions des plus osées jusqu'en [[Cornouailles]]. Connus pour leur audace et leur ruse, les corsaires de Salé laissèrent l'image des ''Sallee Rovers'' dans la mémoire des Anglais.

Avec le {{s|XIX|e}} s’annonce la fin du rôle commerciale prépondérant dont jouissait la ville, et Salé s’enferma sur elle-même et demeura au cours du XIX{{e}} et pendant l’époque des [[Histoire du Maroc#Les protectorats français et espagnol (1912-1956)|protectorats français et espagnol]] un haut lieu de culture, de résistance et de vie religieuse. La [[médina]] de la ville demeure un musée à ciel ouvert offrant une panoplie de monuments, de riads d'inspiration hispano-morisque, de [[Zaouïa (édifice religieux)|zaouiyas]], de marabouts et de bibliothèques privées. Salé a la réputation d’être la ville jumelle de Rabat, mais elle dispose de ses traditions et de son histoire propres. Pendant ces dernières années Salé fut la proie d'une importante vague d'immigration qui lui vaut le déclin de son prestige.

== Étymologie ==
La ville de Salé tire son nom de l'arabe ''oued Sala'', « rivière salée », appellation du fleuve [[Bouregreg]] jusqu'au {{s-|XIII|e}} <ref>[http://www.rabat-maroc.net/bouregreg.htm Bouregreg]</ref>.

== Géographie ==

=== Situation ===
Salé est localisée sur le littoral [[atlantique]] du pays, sur la rive droite de l'embouchure du [[Bouregreg]], celui-ci la sépare de [[Rabat]] qui elle, est juste positionner en face de Salé. Salé est située dans la [[préfecture de Salé]] qui celle-ci fait partie de la région de [[Rabat-Salé-Zemmour-Zaër]]. Elle est limitée à l’est par la [[province de Khémisset]] au sud par la [[préfecture de Rabat]] à l’ouest par l’[[océan Atlantique]] et au nord par la [[province de Kénitra]].

{{localisation ville
|ville nord=[[Sidi Bouknadel]], [[Kénitra]]
|ville ouest= [[Océan Atlantique]]
|ville principale=Salé
|ville est=[[Tiflet]], [[Khémisset]]
|ville sud=[[Rabat]]
}}

=== Géographie administrative ===
==== Arrondissement et quartiers ====
===== Arrondissement de Salé =====
La ville de Salé, dont la superficie a beaucoup augmenté au cours de la seconde moitié du {{S|XX}}, s'est divisée actuellement en cinq arrondissements municipaux : [[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]], [[Bettana]], [[Hssaine]], [[Layayda]], [[Tabriquet]]<ref name="RGHP">{{pdf}} {{Lien web|auteur=Haut-commissariat au Plan|url= http://www.lavieeco.com/documents_officiels/Recensement%20population.pdf|titre=Recensement général de la population et de l'habitat de 2004|site=www.lavieeco.com|consulté le=18 août 2012}}</ref>.

L'arrondissement de [[Tabriquet]] est le plus peuplé de la ville alors que celui de [[Bettana]] est le moins peuplé. En calculant la différence d'habitants de ces deux arrondissements entre [[1994]] et [[2004]] on s'aperçoit que [[Tabriquet]] et [[Bettana]] ont très peu évolué en terme démographique et la différence de population est restée la même puisqu'il y a toujours {{formatnum:100000}} habitants de plus à [[Tabriquet]] qu'à [[Bettana]]. D'ailleurs celui-ci était en [[1994]], le troisième arrondissement le plus peuplé de Salé alors que de nous jours, [[Bettana]] est l'arrondissement le moins peuplé de la ville<ref name="RGHP"/>.

L'arrondissement ayant le plus évolué démographiquement est sans aucun doute celui de [[Hssaine]] qui entre [[1994]] et [[2004]] a pratiquement doublé en passant de {{formatnum:74930}} à {{formatnum:163672}} habitants. Les arrondissements de [[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]] et de [[Layayda]] ont également bien augmenté passant de {{formatnum:114120}} à {{formatnum:140383}} pour [[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]] et de {{formatnum:83777}} à {{formatnum:118233}} pour [[Layayda]]<ref name="RGHP"/>.

{{clr}}

{| class="wikitable" align="center" width="70%"
! Arrondissement
! Population en 1994
! Population en 2004
|-----
| ''[[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]]''
| {{formatnum:114120}}
| {{formatnum:140383}}
|-{{ligne grise}}
| ''[[Bettana]]''
| {{formatnum:102142}}
| {{formatnum:103165}}
|-----
| ''[[Hssaine]]''
| {{formatnum:74930}}
| {{formatnum:163672}}
|-----
| ''[[Layayda]]''
| {{formatnum:83777}}
| {{formatnum:118233}}
|-----
| ''[[Tabriquet]]''
| {{formatnum:204881}}
| {{formatnum:234733}}
|}

===== Quartiers historiques =====
Salé a toujours été considérée comme la sœur rivale de [[Rabat]], elle dispose d'une culture et d'une identité propres, elle est aussi nettement plus ancienne que Rabat, la fondation de la ville remontant, en effet, à l'époque des [[Romains]]. L'oued [[Bouregreg]] sépare la capitale de Salé. Elle se compose de plusieurs parties :
* Centre-ville : cette partie animée et surpeuplée de la ville a pour principales artères les boulevards Mohammed V et Hassan II. Quelques boutiques et magasins modernes longent le centre-ville. Deux hôtels sont installés dans cette partie de la ville.
* Quartiers résidentiels : les quartiers résidentiels de Salé les plus réputés sont : Bettana, Rmel et Hay Esalam, là où résident un grand nombre de responsables de la ville, et où vivent un grand nombre de fameux intellectuels marocains.
* Bord de mer : le bord de mer est constitué d'un cimetière et de quelques villas modernes. Il s'étend de l'embouchure du [[Bouregreg]] au sud, jusqu'au quartier de Hay Chmaâou au nord.
* Mellah : ancien quartier juif où une importante communauté juive se réfugia vers l'an 1800. C'est l'un des [[mellah]]s les plus charmants du Maroc. Il suit une norme de construction aérée.
* [[Médina]] : fondée au début du {{XIIe siècle}} par les [[Almohades]], la médina de Salé s'enorgueillit de fontaines, de Riads et de mosquées. [[Bab Lamrissa]], près du centre-ville permet de pénétrer dans la [[médina]].
* Rmel (« sable » en arabe) : ancien quartier français constitué de villas de style colonial, comprend une ancienne église.
* Sala el Jdida : Salé la nouvelle, quartier-banlieue, populaire et à part, sur la colline, ville dans la ville.

==== Communes périphériques ====
{{Article détaillé|Préfecture de Salé}}
La ville de salé est le chef lieu de la [[Préfecture de Salé|préfecture du même nom]]. Celle-ci compte deux communes urbaines et deux communes rurales. La population totale de la préfecture est estimé en 2004 selon le dernier recensement national à 823 485 habitants<ref name="RGHP"/>.

Les quatre communes de la préfecture de Salé sont<ref>{{pdf}} {{article|titre=Décret {{numéro|2-08-520}} du 28 chaoual 1429 (28 octobre 2008) fixant la liste des cercles, des caïdats et des communes urbaines et rurales du Royaume ainsi que le nombre de conseillers à élire dans chaque commune|périodique=Bulletin officiel du Royaume du Maroc|lien périodique=Bulletin officiel du Maroc|numéro=5684|jour=20|mois=novembre|année=2008|pages=1585|issn=0851-1017|url texte=http://www.sgg.gov.ma/Bo/bulletin/Fr/2008/BO_5684_Fr.pdf|consulté le=18 août 2012}}</ref> : 
* [[Ameur]],
* Salé,
* [[Sidi Bouknadel]],
* [[Shoul]].

==== Agglomération ====
Salé forme avec [[Rabat]], [[Touarga]], [[Témara]] ainsi que [[Sidi Bouknadel]] devenue nouvellement commune urbaine<ref group="N">La commune de [[Sidi Bouknadel]] était une ancienne commune rurale disposant d'un centre urbain du nom de [[Bouknadel]]. En 2008, [[Sidi Bouknadel]] perd son territoire rurale pour la formation d'une nouvelle commune rurale, [[Ameur]]. [[Sidi Bouknadel]] devient ainsi une commune urbaine grâce à son centre qui disparaitra pour laisser place à la nouvelle municipalité de [[Sidi Bouknadel]].</ref>, une gigantesque agglomération qui entre 1994 et 2004 (années des derniers recensements), connut, une hausse de population, passant de {{formatnum:1340659}} à {{unité|1622929|habitants}}<ref name="RGHP"/>.

{| class="wikitable" align="center" width="70%"
! Municipalité
! Population en 1994
! Population en 2004
|-----
| ''Salé''
| {{formatnum:579850}}
| {{formatnum:760186}}
|-{{ligne grise}}
| ''[[Rabat]]''
| {{formatnum:615401}}
| {{formatnum:621480}}
|-----
| ''[[Touarga]]''
| {{formatnum:8056}}
| {{formatnum:6452}}
|-----
| ''[[Témara]]''
| {{formatnum:130793}}
| {{formatnum:225497}}
|-----
| ''[[Sidi Bouknadel]]''
| {{formatnum:6569}}
| {{formatnum:9314}}
|-----
| ''Total''
| {{formatnum:1340659}}
| {{formatnum:1622929}}
|}

L'agglomération qui compte 5 municipalités est située dans trois préfectures différentes qui eux-mêmes sont situées dans la région de [[Rabat-Salé-Zemmour-Zaër]]. Ces trois préfectures sont ceuxlles de [[préfecture de Rabat|Rabat]], de [[préfecture de Salé|Salé]] ainsi que de [[préfecture de Skhirat-Témara|Skhirat-Témara]]<ref name="RGHP"/>.

[[Rabat]], capitale politique et administrative du [[Maroc]], constitue l'une des principales municipalités du [[Maroc]] et de l'agglomération avec Salé. D'après le recensement national de 2004, la ville de [[Rabat]] est la sixième ville marocaine la plus peuplée alors que la ville de Salé elle, est classée quatrième en terme de population. La capitale du Royaume est également le chef-lieu de la [[préfecture de Rabat]]. Mais lors du recensement national de [[1994]], la ville de [[Rabat]] était plus peuplée que celle de Salé ce qui montre l'explosion démographique qu'a connu Salé tandis que [[Rabat]] n'a même pas augmenté de {{formatnum:10000}} en dix ans. D'après les calculs alors que la ville de [[Rabat]] comptait {{formatnum:unité|35551}} |habitants}} de plus que Salé en [[1994]], en [[2004]], c'est au tour de Salé de mener avec {{formatnum:138706}} habitants de plus<ref name="RGHP"/>.

[[Touarga]] s'agit de la « cité royale » de [[Rabat]]. Elle est située en plein cœur de celle-ci et fait partie des quatre communes du [[Maroc]] au statut spécial. Elle a connue de [[1994]] à [[2004]] une baisse anormal de population passant de {{formatnum:8080}} à {{formatnum:6452}} habitants soit d'environ 20&nbsp;%<ref name="RGHP"/>.

=== Climat ===
Le climat de Salé est de type méditerranéen à influence océanique, du fait de son emplacement sur la côte atlantique. Le territoire de la ville de Salé appartient au domaine bioclimatique sub-humide avec des variations semi-arides et humides. Soumis à une double influence continentale et océanique, la précipitation moyenne varie entre 500 et {{unité|600|mm}}/an<ref name="Climat de Rabat-Salé">[http://www.levoyageur.net/climat-ville-RABAT-SALE.html MAROC-RABAT-SALE : Climat, températures, précipitations, ensoleillement], ''Le Voyageur'', consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>. La saison pluvieuse s’étale d’octobre à mars et la saison sèche d’avril à septembre. La pluviosité couvre en moyenne 70 à 90 jours par an. Les vents locaux, notamment la brise de mer, atténuent les excès thermiques, et avec d'autres éléments placent la ville dans l'étage bioclimatique subhumide.

L’influence tempérante de la masse océanique se traduit par des températures moyennes de l’ordre de {{unité|9|°C}} pour les mois les plus froids et de {{unité|38|°C}} pour les mois les plus chauds. Le gel est presque rare. La température la plus basse jamais atteinte est de {{unité|-3.2|°C}} alors que la plus haute dépasse les {{unité|48|°C}}<ref>{{en}} [http://www.mherrera.org/temp.htm Extreme temperatures around the world], ''Mherrera'', consulté le {{date|14|août|2012}}</ref>.

Les données climatiques de la ville sont recensées au coté de la ville de [[Rabat]] puisque celle-ci est très proche géographiquement de Salé. De ce fait les recensements sont faits pour les deux villes<ref name="Climat de Rabat-Salé"/>.

{{Relevé météo
|Charte=commune
|titre=Données climatiques à Rabat-Salé.
|source=Le Voyageur et Climatedata, statistiques sur les villes de Rabat et Salé<ref name="Climat de Rabat-Salé"/>{{,}}<ref>[http://www.climatedata.eu/climate.php?loc=moxx0007&lang=fr Climat Rabat-Salé Maroc], ''Climatedata'', consulté le {{date|14|août|2012}}</ref>.
|tmax-jan=17 |tmoy-jan=12.5|tmin-jan=8   |soleil-jan=180 |prec-jan=76
|tmax-fev=18 |tmoy-fev=13.3|tmin-fev=9   |soleil-fev=182 |prec-fev=70
|tmax-mar=19 |tmoy-mar=14.7|tmin-mar=9   |soleil-mar=232 |prec-mar=62
|tmax-avr=20 |tmoy-avr=16.4|tmin-avr=10  |soleil-avr=255 |prec-avr=65
|tmax-mai=22 |tmoy-mai=18  |tmin-mai=13  |soleil-mai=291 |prec-mai=21
|tmax-jui=24 |tmoy-jui=20.5|tmin-jui=15  |soleil-jui=288 |prec-jui=6
|tmax-jul=27 |tmoy-jul=22.5|tmin-jul=18  |soleil-jul=315 |prec-jul=1
|tmax-aou=27 |tmoy-aou=23  |tmin-aou=18  |soleil-aou=307 |prec-aou=1
|tmax-sep=26 |tmoy-sep=21.9|tmin-sep=17  |soleil-sep=261 |prec-sep=5
|tmax-oct=24 |tmoy-oct=19.7|tmin-oct=14  |soleil-oct=235 |prec-oct=46
|tmax-nov=21 |tmoy-nov=16.4|tmin-nov=11  |soleil-nov=191 |prec-nov=90
|tmax-dec=18 |tmoy-dec=13.6|tmin-dec=9   |soleil-dec=181 |prec-dec=108
|tmax-ann=25 |tmoy-ann=17.7|tmin-ann=14.2|soleil-ann=3234|prec-ann=551
}}

== Histoire ==
=== Fondation ===
[[Image:Roman carved stone Chellah.JPG|200px|thumb|right|Stèle romaine à [[Chellah]]]]
L'embouchure du Bouregreg est le berceau de civilisations millénaires. Les fouilles archéologiques tardivement lancées en font remonter le peuplement aux périodes paléolithique et néolithique suite à l'identification de squelettes et de traces de culture. Cependant une lampe à huile datant du {{s-|XV|e}} av. J.-C retrouvée par J. Roube à [[Chellah]] montre la présence d'une civilisation matérielle. A l'instar de [[Lixus]] et de [[Mogador]], [[Chellah]] a pu être peuplée par les [[Phéniciens]]. Au-dessus du site phénicien se trouvent les ruines de {{Citation étrangère|langue=la|Sala Colonia}}, une cité frontière importante dans la province [[Romains|romaine]] de la Mauritanie Tingitane.
Ainsi le nom de ''Sala Colonia'' englobait la ville de Salé et de [[Rabat]]. Plus tard sur l'autre rive est fondée une ville musulmane, l'actuelle Salé. Selon des documents historiques retrouvés, [[Pline l'Ancien]] raconte qu'au {{1er}} siècle de notre ère, la ville de Salé était pleine d'éléphants et de barbares. De même les [[Carthaginois]] et les [[Vandales]] passèrent par Sala. Cependant hormis Chellah, tous les établissements romains ont été détruits ce qui réduit au silence les récits hypothétiques des historiens<ref> ''People of Salé'', Kenneth L. Brown</ref>.

=== Moyen Âge ===
{{Article connexe|Prise de Salé (1260)}}
[[image:Flag of Morocco 1258 1659.svg||100pxright|thumb|Drapeau des Mérinides]]
La ville de Salé est fondée par la tribu amazighe des [[Banou Ifren|Ifrenides]] au X{{e}} siècle<ref>[[Ibn Khaldoun]], Histoire des Berbères</ref>, et fut proclamée capitale.
La ville est ensuite prise en [[1068]] par les [[Almoravides]]. Au {{XIe siècle}}, la ville connut un véritable développement à l'époque des [[Almohades]] au ({{XIIe siècle}}) du fait de sa position stratégique sur la voie terrestre [[Fès]]/[[Marrakech]], et grâce à son port, centre d’échanges entre l’[[Europe]] et le [[Maroc]]. Le sultan [[Abu Yusuf Yaqub al-Mansur]] restaure les remparts de Salé qui sont parmi les plus anciens et les plus imposants du Maroc.
Salé connaîtra son véritable essor sous les [[Mérinides]]. La ville, alors l’un des ports des plus important de l’époque, servait également d'arsenal et de base aux navires armés en partance pour [[Al-Andalus]]<ref name="Terrase 357_371">Henri Terrase, ''Les portes de l'Arsenal de Salé'', ed. ''Hespéris'', 1999 {{p.|357-371}}</ref>.

La [[Grande mosquée de Salé|Grande Mosquée]], construite entre [[1028]] et [[1029]], et la [[Médersa Mérinide de Salé]] ou centre d'études islamiques, font de la ville un des centres religieux les plus importants du [[Maroc]].

En [[1260]]<ref group="N">[http://www.cosmovisions.com/ChronoAlmohades.htm] Le raid a eu lieu en 1260 selon [[Ibn Khaldoun]] et en 1263 selon [[Luis del Mármol Carvajal]]</ref> c'est la [[Prise de Salé (1260)|prise de Salé]]. La cité est attaquée par les troupes d'[[Alphonse X de Castille]]. Ce fut le plus grand massacre jamais connu dans toute l'histoire de la ville. Salé restera pendant deux semaines dans les mains des Castillans avant que le sultan mérinide [[Abu Yusuf Yaqub ben Abd al-Haqq]] ne vienne la délivrer<ref>[http://www.qantara-med.org/qantara4/public/show_document.php?do_id=1010 ''Qantara'', centre de recherche historique méditerranéen], Version de [[Ibn Khaldoun]] sur la prise de Salé</ref>.
La date coïncide avec la construction de l'une des plus grandes portes fortifiées du Maroc, [[Bab Lamrissa]] ; une porte maritime qui, à moitié enterrée aujourd'hui, trônait sur un canal laissant passer entre ses piliers des navires pour les abriter de l'autre coté des remparts<ref>Cressier, P., « Les portes monumentales urbaines almohades : symboles et fonctions », in ''Los Almohades : problemas y perspectivas, [[Madrid]] : Consejo Superior de Invistigaciones Cientificas/Estudios arabes e islamicos'', 2005, p. 149-187.</ref>. Le port accroîtra son activité, longtemps après, à l'époque des corsaires salétins.

=== XVII - XVIII{{e}} siècles : la cité corsaire ===
{{article détaillé|République du Bouregreg}}
[[Image:Mola_Pirata.jpg|upright|thumb|left|[[Jan Janszoon]] (alias ''Murat Reis''), renégat Hollandais servant la course Salétine, 1650, peinture de [[Pier Francesco Mola]]]]
Au {{XVIIe siècle}}, et notamment à partir de [[1610]], la ville de Salé, et, de l'autre côté du [[Bouregreg]], la ville de [[Rabat]], dite à l'époque « Salé la nouvelle » accueillirent l’arrivée massive de musulmans et de juifs chassés d’[[Espagne]]. Ce fait nouveau donna un nouveau souffle à la cité (Salé l'ancienne), augmenta la population, et créa une rivalité avec la ville toute voisine de [[Rabat]]. Les [[morisques]] établis à Salé y vinrent en deux vagues : la première comprenait les habitants de [[Hornachos]], qui étaient des colons, et qui avaient donc certains privilèges pour quitter la péninsule ibérique avec certains de leurs biens s'ils partaient volontairement. La deuxième vague, quant à elle, regroupait les autres morisques expulsés sans leurs biens ni leur honneur. Ils cherchèrent donc à se venger à travers la piraterie<ref>{{harvsp|id=Pickens, Peuriot, Ploquin|texte=''Maroc: Les Cités Impériales}}, {{p.|230}}</ref>. En effet, à cette époque, Salé fut célèbre surtout par son intense activité maritime, et les Andalous en firent la capitale des corsaires. Tandis que les Hornacheros s'occupaient de l'assemblage des navires, les autres morisques formaient leurs premiers équipages.

Le développement économique venu avec les Hornacheros et les Andalous était tel que Salé et Rabat décidèrent de s'unir et d'instituer, entre [[1627]] et [[1666]], une république indépendante sous le nom de [[République du Bouregreg]] ou [[République de Salé]]. L'actuelle [[Kasbah des Oudayas]] leur tenait lieu de capitale. Cette république était dirigée par des corsaires et avait comme mission principale la piraterie. En ce temps, seule la [[République de Salé]] avait un port indépendant. Tous les autres ports du Maroc étaient occupés par l'[[Espagne]] ou le [[Portugal]]. Pendant ces temps de gloire, Salé fut surnommée « [[La Rochelle]] de l'Afrique ».

En 1666, les [[Alaouites]] (dynastie actuellement au pouvoir au Maroc) s'emparèrent des villes de Salé et de Rabat, et mirent fin à la [[République du Bouregreg]]. Mohamed Fennich fut le dernier gouverneur de Salé sous la [[république du Bouregreg|République]] avant la réunion du territoire au [[Maroc]]<ref>{{ar}} ''Les Andalous'', par [http://abdelazizbenabdallah.org/cvanglais.pdf Abdelaziz Benabdallah] ; consultable en ligne [http://abdelazizbenabdallah.org/Art_maqal_andaloussioune.pdf]</ref>.

[[image:Braun_Salé_UBHD.jpg|right|thumb|Gravure de Georg Braun et Frans Hogenberg représentant les remparts de Salé ainsi que ceux de Rabat en [[1572]]]]

Salé fut toujours attaquée et sujette aux bombardements. Les Français très ciblés leur déclarent la guerre, ainsi depuis [[Louis XIV]] les canons sont toujours en batterie.

* Ainsi le 20 juillet 1629 la ville fut bombardée par l'amiral français [[Isaac de Razilly]] avec une flotte composée de sept vaisseaux ''Licorne'', ''Saint-Louis'', ''Griffon'', ''Catherine'', ''Hambourg'', ''Sainte-Anne'' et ''Saint-Jean''. Il détruisit trois navires salétins. Notons que l'Amiral fut en [[1624]] ambassadeur de France à la [[République de Salé]] <ref name="Houtsma 549">Martijn Theodoor Houtsma, ''E.J. Brill's First Encyclopaedia of Islam, 1913-1936, Volume 9'', ed. Brill, 1987 {{ISBN|9004082654}} {{p.|549}}</ref>.

* En [[1765]], le [[Lieutenant général|lieutenant général des armées navales]] [[France|français]] [[Louis Charles du Chaffault de Besné]] envoyé de [[Louis XV]] tente une expédition contre Salé mais c'est un vrai désastre. Le 31 mai, il mouille devant Salé à bord de L'Utile, accompagné de six frégates<ref group="N">Il s'agite de trois frégates de Brest : ''La Terpsichore'', ''La Licorne'' et ''L'Héroïne'', que commande le [[comte de Grasse]], et de trois frégates de Toulon : ''La Chimère'', ''La Gracieuse'' et ''La Pléïade''.</ref>, deux bombardes et une barque, L'Hirondelle<ref>[http://librairie-marine.com/documents/louis-quinze/louis-quinze.htm Expédition de Louis Charles du Chaffault de Besné contre Salé au Maroc]</ref>.

* La ville est de nouveau bombardée en [[1767]] par l'escadre du vice-amiral et ambassadeur de France au Maroc le [[Pierre-Claude Haudeneau, comte de Breugnon|comte de Breugnon]]. C'est là aussi une boucherie qui coûta à l'escadre {{unité|450|hommes}}. Le vice-amiral dut ensuite racheter les captifs à la cour du Sultan<ref>[http://www.cosmovisions.com/ChronoMarocHasani.htm Bombardement de Salé par le comte de Breugnon en 1767]</ref>.

* Le premier bombardement victorieux, d'ailleurs le dernier, survient le 26 novembre [[1851]] où Salé sera bombardé par l'envoyé de [[Napoléon III]], le contre-amiral Dubourdieu qui pour la même occasion fit un coup de canon à Rabat. Le Pacha de Salé, alors Abdelhadi Zniber fut blessé à mort et la [[Grande Mosquée de Salé]] fut dangereusement touchée<ref>{{harvsp|id=Brown|texte=''People of Sale : Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930}}, {{p.|180}}</ref>. [[Louis Le Breton]] et [[Théodore Gudin]] [[Peintre de la Marine|peintres officiels de la Marine]] à bord de l'un des navires, immortalisent le moment à travers des gravures.

Les corsaires de Salé laissèrent dans la mémoire des européens l'image des ''Sallee Rovers'', les « écumeurs de Salé » dont les plus célèbres étaient [[Jan Janszoon]] (alias Murad Reis) qui fut le fondateur de la République corsaire<ref>[http://books.google.com/books?id=SJEg0p4RCP4C&pg=PA206&dq=republic+of+sale,+morocco#v=onepage&q=murad%20reis&f=false "Murad Reis"], Pirate Utopias, p. 97</ref>, le premier président [[Ibrahim Vargas]] (l'actuelle [[Familles anciennes de Rabat|famille Rbatie]] ''Bargach'' descend de ce morisque), ou encore [[Ahmed El Inglizi]]<ref>« ''Ahmed el Inglizi'' » dans ''The Real Guide, Morocco'' par Mark Ellingham, Shaun McVeigh Prentice Hall, p.189 (ISBN 978-0-13-783697-0)</ref> « l'anglais » (appelé ''Laalej'', qui veut dire en arabe « le renégat ») ; un ingénieur qui fortifia le mur des Andalous de l'autre rive.

<gallery>
Image:Old_Sally.jpg|Sally, une carte de Richard Simson représentant la ville corsaire en [[1637]] <ref>{{harvsp|id=Brown|texte=''People of Sale: Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930}}, {{p.|14}} </ref>
Image:Ville_de_Sale_en_1670.jpg|Dessin du port de Salé en 1670 par [[John Ogilby]] (1600-1676)
Image:1600s.sale.morocco.jpg|Salé à l'époque de [[Jan Janszoon]]
Image:Salé.jpg|Ancien port de Salé (carte non datée)
</gallery>

=== Prise du pouvoir par les Alouites ===
{{Article connexe|Dynastie alaouite|Bombardement de Salé (1851)}}
En [[1661]], d'après Michael Dumper, la [[dynastie alaouite]] prend le contrôle de la [[république du Bouregreg]]<ref name="Dumper et Stanley 306" group="L">{{harvsp|id=Dumper, Stanley|texte=Dumper et Stanley}}, {{p.|306}} </ref>, et de tout le Maroc à partir de [[1666]] puis le sultan [[Moulay Rachid]] met fin à l'autonomie politique dont bénéficiait le [[république du Bouregreg|Bouregreg]] en [[1668]] par la prise de la [[Zaouia de Dila]]<ref name="Coindreau 53" group="L">{{harvsp|id=Roger Coindreau |texte=''Coindreau''}} {{p.|53}} </ref>{{,}}<ref>[[Mikel de Epalza]], '' Los Moriscos antes y después de la expulsión'', 1992, éd. MAPFRE, p. 106 (ISBN 84-7100-249-3)</ref>{{,}}<ref name=Harakat>Brahim Harakat, ''Le makhzen sa'adien'', dans : ''Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée'', N° 15-16, 1973. pp. 43-60</ref>.

L’activité commerciale de Salé durant le {{XVIIIe siècle}} lui avait permis d’étendre son influence grâce à la course dans le pays jusque dans des régions très éloignées. Cependant le déclin de la ville vient en [[1755]] avec le [[tremblement de terre de Lisbonne]]. En effet, ce dernier dont l'épicentre se trouvait à la même distance de [[Lisbonne]] et de Salé cause un [[tsunami]] qui dévie définitivement le cours du [[Bouregreg]]. Ceci cause la désaffection du port, situé jusqu'alors à l'intérieur des murailles de la ville. Le principal port du royaume devient ensuite [[Essaouira]], bien que Salé garde une certaine activité corsaire jusqu'en [[1818]] lorsque [[Sulayman du Maroc|Moulay Sliman]] déclare mettre fin à la guerre sainte, ce qui met fin à toute activité corsaire<ref name="Coindreau 58" group="L">{{harvsp|id=Roger Coindreau |texte=''Coindreau''}} {{p.|58}}</ref>.

[[Image:Bombardement_de_Sale_Le_Breton_PW4890.jpg|thumb|Bombardement de Salé le 26 novembre 1851 par le contre amiral Dubourdieu<ref group="N">À ne pas confondre avec [[Bernard Dubourdieu]] qui fut lui aussi un officier de marine mais du [[Premier Empire]]. Il s'agit ici du contre-amiral Louis Thomas Napoléon Dubourdieu qui servit la [[IIe République]] puis le [[Second Empire]]. Cependant un lien de parenté n'est pas impossible</ref> pendant le mandat du Pacha Abdelhadi Zniber<ref>{{harvsp|id=Brown|texte=''People of Sale: Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930}}, {{p.|29, 73, 74, 177-180}} </ref>, gravure de [[Louis Le Breton]]]]

En [[1851]], suite au pillage par des Salétins d'un navire marchand, la [[marine française]] lance une attaque navale sur la ville de Salé<ref group="N">Le navire en question est un [[brick-goélette]] du nom de ''Courraud-Rose'' d'après les témoignages de Charles Jagerschmidt, un représentant diplomatique de France au Maroc [http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog04_jagers.htm]</ref>. D'après le pacha Abdelhadi Zniber, les marchandises perdues était évaluées à {{unité|11391|francs}} en or<ref name="Doukkali 335_336" group="L">{{harvsp|id=Doukkali|texte=''Doukkali''}}, {{p.|335, 336}}</ref>{{,}}<ref name="Cousté 77_78" group="L">{{harvsp|id=Cousté|texte=''Cousté''}} {{p.|77 à 78}}</ref>. De ce fait, la [[France]] demande un remboursement bien que ce pillage ne soit pas imputable au sultanat, puisque les assaillants n'étaient que des éléments incontrôlés. Après plusieurs mois d'attente sans réponse, la France décide de se faire justice par la force, et lève une force navale comportant cinq navires (''Henri IV'', ''Sané''<ref>[http://dossiersmarine.free.fr/fs_f_F5.html La frégate à vapeur ''Sané''], photo du vaisseau, flotte de [[Napoléon III]]</ref>, ''Gomer''<ref>[http://dossiersmarine.free.fr/fs_f_F5.html La frégate à vapeur ''Gomer''], photo et historique du vaisseau, flotte de [[Napoléon III]]</ref>, ''Narval'' et ''Le Caton'') mais selon l'historien salétin Naciri, il y aurait eu un autre navire français dans cette bataille du nom de ''Napios''.

La bataille débute le [[26 novembre]] [[1851]] ; après plusieurs heures de combats, les navires français ont victoire acquise et se retirent. Les pertes sont assez lourdes puisque plusieurs bâtiments sont détruits et que la [[grande mosquée de Salé]] est elle-même gravement endommagée. Côté français, les navires ''Henri IV'' et ''Sané'' sont également endommagés et d'après le pacha Abdelhadi Zniber, blessé dans les combats, les Français ont perdu quatre des leurs. Selon Abdelhadi Zniber, le bilan humain des Salétins est six à sept ''tabjiyas''<ref group="N"> Tobjia (طوبجيا), désigne le fantassin dans le dialecte salétin (voir [[Salé#Lexique slaoui]])</ref> tués ainsi que 12 à 15 civils tués<ref name="Doukkali 337" group="L">{{harvsp|id=Doukkali|texte=''Doukkali''}}, {{p.|337}}</ref>.

=== Le protectorat français et la résistance ===
[[Image:Place_des_martyrs_salé.jpg|left|thumb|Place des Martyrs à Salé]]
D'un autre côté, [[Rabat]] fut établie capitale en 1912, date du début du protectorat français. La ville jusqu'ici jumelle est devenue une grande ville administrative, tandis que Salé est quelque peu reléguée au second plan, bien qu'elle demeure encore un centre religieux et culturel face à sa voisine européanisée. De nos jours, le port de Salé a perdu son importance commerciale et reste seulement un port de pêche à la barque.

[[Image:Principaux_acteurs_contre_le_Dahir_Berbère..jpg|thumb|Les principaux acteurs contre le [[dahir berbère]]. De gauche à droite : Ahmed Hajji, Ahmed El Jariri et Abu Bakr Zniber]]

{{pas clair|L’appel au « latif »|C'est quoi, un latif ? Il n'y a aucun article sur WP qui porte ce nom.}} lancé à Salé, par feu Haj Abdelkrim Hajji, relayé par la suite dans les principales cités du Maroc, et la pétition contre le [[dahir berbère]] rédigée par le mufti [[Abu Bakr Zniber]] remise au Sultan [[Mohammed V du Maroc|Mohammed V]] par le biais du grand vizir Al-Moqri<ref group="N">Avant l'[[Histoire du Maroc depuis 1956|indépendance retrouvée du Maroc]], le monarque était appelé « sultan », son Premier ministre « grand vizir » et ses ministres « vizirs ». Cf. {{lien web|url=http://www.bdlp.org/fiche.asp?no=414532&base=MA&boite=1|titre=Grand vizir}} et {{lien web|url=http://www.bdlp.org/fiche.asp?base=MA&no=414532&rubrique=&boite=1|titre=Vizir|site=www.bdlp.org}} {{consulté le|3 août 2012}}</ref> et au Résident général conduira la [[France]] au retrait du dahir de mai 1930, perçu par les intellectuels de l’époque comme une tentative de division du peuple marocain.
Ce texte aura entraîné la première réaction nationaliste des élites marocaines contre l'occupant et consacré leur volonté de résistance.
Nombreux s’accordent aujourd’hui à reconnaitre que cet épisode constitue l’acte fondateur de la prise de conscience politique qui conduira quatorze ans plus tard à la signature du [[manifeste de l'indépendance]] du {{date|11|janvier|1944}} par de nombreux slaouis.
Salé voit ainsi une partie de son élite se former à l'étranger, citons [[Saïd Hajji]] étudiant en Syrie puis en Palestine, [[Hajj Ali Zniber]] qui propose au Sultan un brillant projet de constitution après 30ans en Égypte, [[Ahmed Balafrej]] étudiant en France ainsi que d'autres.
Salé a aussi été réputé avoir été le fief de la gauche marocaine pendant de nombreuses décennies, de nombreux leaders y ont résidé.
Plusieurs Slaouis furent membres de la cellule nationaliste clandestine ''Attaifa'' tel que Tahar Zniber et [[Saïd Hajji]].
La ville a été submergée par un grand exode rural ces dernières années qui lui fait valoir le déclin de son prestige.

Le [[18]] [[novembre]] [[1933]], à l’initiative du jeune Mohamed Hassar et Mohamed Ben Driss Alaoui, un groupe se forma sous le nom de « Comité des fêtes » qui se compose de Mohamed Alaoui, Hadj Boubker Aouad, Mohamed Gharbi, Idriss Jaidi, Mohamed Maâninou, Mohamed Hijji, Hadj Mohamed Aouad et [[Ahmed Maâninou|Hadj Ahmed Maâninou]], ces derniers ont organisé la première fête du trône ; Un an après cette fête est officialisé par le dahir du [[26]] [[octobre]] [[1934]].

=== Indépendance et développement ===
{{...}}
En 1957, le [[pont Moulay-al-Hassan]] a été inauguré<ref>{{Rabat-Salé : Vingt siècles de l'oued Bou Regreg}}, 1997 {{ISBN| 9981-889-07-5}} {{p.|322}} </ref> est le premier pont routier à lier Rabat et Salé. Actuellement, on compte quatre ponts entre les deux villes, dont un ferroviaire, et le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg compte d'en construire quelques-uns de plus.
Salé a acquis ses titres de noblesse pendant la période du protectorat français.
Pendant les décennies qui précédent l'indépendance du Maroc, la ville fut le fief des mouvements de résistance nationale.

== Société ==
=== Démographie ===
Salé forme avec [[Rabat]] et [[Témara]] une conurbation de 1,66 million d'habitants (2005). La croissance exponentielle de la population est due en grande partie à l'exode rural. la ville de Salé est appelée à devenir millionnaire à l'horizon 2020. Selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2004, sa population était d'à peu près 800 000. Les quelques {{unité|21000|urbains}} qui s'ajoutent chaque année dans la ville devraient faire de Salé une ville millionnaire dans moins de dix ans.

{| align="center" rules="all" cellspacing="0" cellpadding="4" style="border: 1px solid #999; border-right: 2px solid #999; border-bottom:2px solid #999; background: #f3fff3"
|+ style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 0.5em"| Évolution démographique de la ville de Salé entre [[1912]] et [[2007]]
|-style="background: #ddffdd"
! Année !![[1912]] !! [[1936]] !! [[1952]] !! [[1960]] !! [[1971]] !! [[1982]] !! [[1994]] !! [[2004]] !! [[2005]]!! [[2007]]
|-
| Salé ||align=center| {{formatnum:19000}} ||align=center| {{formatnum:32000}} ||align=center| {{formatnum:47000}}||align=center| {{formatnum:77000}} ||align=center| {{formatnum:159000}} ||align=center| {{formatnum:328000}} ||align=center| {{formatnum:580000}} ||align=center| {{formatnum:761000}}||align=center| {{formatnum:780000}}||align=center| {{formatnum:903485}}
|}
=== Répartition ===
Après l'indépendance du [[Maroc]], la ville a connu une forte croissance démographique qui a touché la totalité des zones qui se trouvent aux alentours de la médina. Sa population est passée d’un chiffre estimé de {{unité|75000|habitants}} en 1960 à plus de {{unité|750000|habitants}} , selon la projection des statistiques en [[2004]], soit un chiffre multiplié par 10 en 40 ans.
Le taux d’accroissement annuel moyen que connaît aujourd’hui Salé dépasse les 6,5%, soit environ {{unité|11000|h}} par an<ref name=Mess>Leila Messaoudi, ''Urbanisation linguistique et dynamique langagière dans la ville de Rabat'', Cahiers de Sociolinguistique, (2001) p.134, 135</ref>.

Ce mouvement est le résultat d’un [[exode rural]] notamment, motivé par la recherche de meilleures conditions de vie en ville.

L’espace urbain de Salé peut être divisé en trois types d’agglomération distincts<ref name=Mess>Leila Messaoudi, ''Urbanisation linguistique et dynamique langagière dans la ville de Rabat'', Cahiers de Sociolinguistique, (2001) p.134, 135</ref> :

* Espace citadin : l’ancienne médina avec ses vieux remparts et ses anciennes portes qui représentent l’ancien Salé avec toute une histoire. Elle constitue, en général, le centre d’habitation des slaouis qui comptent des [[Chorfas]] (aristocratie religieuse), des [[Oulémas]] (savants), des personnes connue par la succession de ses générations à Salé etc... Ce site entre dans la catégorie des villes qualifiées par l'historien Ahmed Naciri de « ''hadaria'' » c’est-à-dire la citadinité.

* Espace urbain : les quartiers autorisés habités généralement par une population qui a une certaine ancienneté à Salé, cette population est dotée d’un niveau socio-économique passablement aisé (des fonctionnaires de l’État, des commerçants, etc).

* Banlieue : les quartiers construits « clandestinement » sans équipement et non conformes aux règles urbanistiques et qui regroupent une population récemment installée à Salé et dont le niveau de vie est généralement en dessous de la moyenne.

=== Anciennes familles de Salé ===
{{Article détaillé|Anciennes familles de Salé}}
Les familles anciennes de Salé sont prises en compte depuis la date de leur première citation dans la littérature ou dans les [[registre adoulaire|registres adoulaires]] ; une grande partie de ces familles sont cependant présentes à Salé bien avant leur première citation connue<ref>[http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=98&Itemid=370 Les familles salétines établies dès la fondation de la ville]</ref>.

Plus de 200 familles s'installèrent ensuite du {{s mini-|XVIII|e}} au {{s-|XX|e}} dans la vieille médina de Salé dont la population ne dépassait guère les {{unité|50000|habitants}} à l'aube de l'indépendance du pays en 1956, avant de connaître à partir de cette date là une explosion démographique multipliant la population de la ville par 10 en l'espace de 30 ans, du fait de son attractivité due à son passé glorieux, à sa réputation de ville majeure de la résistance d'où a débuté la lutte contre les colons français au tout début des années 1930 mais surtout à sa proximité avec la capitale Rabat.

== Économie ==
=== Aménagement de la vallée du Bouregreg ===
{{article détaillé|Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg}}
[[Fichier:Salé nouveau quartier d'affaires P1060388.JPG|thumb|Bal al Bahr : phase I du projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg]]

Un projet majeur pour le [[Maroc]] d'aménagement et de développement de la vallée du [[Bouregreg]] qui doit concerner à terme 6 000 hectares et qui a été lancé en [[2006]], d'un montant de 30 milliards de dirhams, a pour objectif de remodeler significativement les deux rives du fleuve et devrait permettre à la ville de Salé de connaître à terme un important développement économique.

Pour la réalisation de la première séquence sur trente hectares, l'Agence s'est jointe à Al-Mâabar d'[[Abou Dhabi]], pour créer une cité de 35 ha comprenant des résidences, hôtels, commerces et musées, outre une cité des arts et métiers : Bab El-Bahr

Inauguré en [[2007]], la marina Bouregreg offre, sur un plan d'eau de 4 hectares et peut accueillir des yachts allant jusqu'à 25 m, sa construction aura coûté prés de [[190]] millions de dirhams dans une durée de 7 mois.

=== Transport ===
==== Transport aérien ====
Salé est desservie par l’[[aéroport international de Rabat-Salé]], situé à 5 kilomètres au nord-est du centre-ville, l’aérogare actuelle est dotée d’une capacité d’accueil 1,5 million de passagers. Elle Dispose de deux pistes (une milliaire et une civile).

==== Transport terrestre ====
[[Fichier:Chantier tramway Rabat P1060468.JPG|thumb|Chantier du [[pont Hassan-II]] (novembre 2009)]]
[[Fichier:Borj_bab_sebta.jpg|thumb|Les taxis jaunes de Salé devant Borj Bab Sebta (''Porte de [[Ceuta]]'')]]
; Nouveau [[pont Hassan-II]]

Pour décongestionner le trafic sur l'axe reliant Salé à Rabat un nouveau pont doté de 2 fois 3 voies a remplacé l'ancien [[pont Moulay-al-Hassan]] (2 x 2 voies). Ce nouveau pont est doté de 2 fois 3 voies permettant ainsi un trafic fluide sur la traversée du fleuve. De plus, deux lignes de tramway sur un tracé commun y traversent le fleuve du [[Bouregreg]], permettant à la fois d'assurer le transport des Rabatis et des Slaouis mais également de réduire le nombre de bus traversant le pont : principale source de bouchons.

; Tramway

La ville de Salé dispose depuis mai 2011 de deux lignes de tramway ([[Ligne 1 du tramway de Rabat-Salé|Ligne 1]] et la [[Ligne 2 du tramway de Rabat-Salé|Ligne 2]]) d'une longueur totale de 22 km. Les lignes desservent à la fois Salé et Rabat selon un axe nord-sud avec un tronc commun de 3 km du centre-ville de Rabat jusqu'à l'entrée de Salé, après le franchissement du [[Bouregreg]] via le [[pont Hassan-II]]. Les 41 stations sont desservies par des rames doubles [[Alstom Citadis]] d'une longueur totale de 60 mètres.

;Lignes de bus

L'agglomération dispose d'un réseau de bus, réaménagé depuis début 2011, d'une soixantaine de lignes reliant les villes de Rabat, Salé et Témara.

;Trains

La ville possède deux gares de l'[[Office national des chemins de fer|ONCF]] ([[Gare de Salé-Ville|Salé-Ville]] et Salé-Tabriquet), il existe aussi [[Bouregreg Express|une ligne qui relie les deux rives]] tous les 15 minutes. Une gare [[TGV]] est prévue en périphérie près de [[Technopolis]], cette gare permettra au [[LGV Tanger-Casablanca|LGV]] de mettre à [[Rabat]] à 1h de [[Tanger]] et à une demi heure de [[Casablanca]].

==== Transport fluvial ====

Le transport fluvial sur le [[Bouregreg]] a existé avec des [[gabare]]s et [[barque]]s ainsi qu'un bac à vapeur qui a assuré le transport des véhicules et des personnes pendant une quarantaine d'années.

== Culture ==
=== Artisanat ===
[[image:Travailleurs_de_bois_à_Salé.JPG|right|thumb|Travailleurs de bois à Salé]]
Une partie des métiers manuels les plus pratiqués apparut durant la période romaine, et le reste à l'époque musulmane :

;Le [[travail du bois]] : Il commença dès l'époque romaine, à moins qu'il n'y soit antérieure. Cette branche englobe la coupe des arbres en forêt, le secteur des chantiers navals, les bois de soutènement dans la maçonnerie, la menuiserie domestique, etc. Cette industrie se développa sous l'influence de l'[[Andalousie]]<ref name="Mrini et Alaoui 94" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|94}}</ref>.

;La [[poterie]] : Salé s'adonnait aux métiers de la poterie depuis des temps reculés, puisque des objets des poterie datant des premiers siècles de [[Civilisation islamique|l'époque islamique]] et aussi de l'[[époque romaine]], y ont été découverts<ref name="Mrini et Alaoui 96" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|96}}</ref>.

;Le [[zellige]] : Le zellige est très courant dans le style architectural de Salé. Très coloré et décoratif, il est très apprécié depuis les [[Mérinides]] et connait son heure de gloire après l'arrivée des expulsés andalous qui ramènent leur savoir-faire non seulement à Salé mais aussi à [[Rabat]] et notamment à [[Fès]].

[[image:Fontaine_salé.JPG|right|thumb|Fontaine en zellige au centre d'artisanat de Salé]]

;La [[tannerie]] et l'industrie du cuir : Ce qui certain c'est que Salé était parmi les villes les plus réputées dans la confection des sandales et autres chaussons<ref name="Mrini et Alaoui 98" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|98}}</ref>.

;La fabrication des nattes : Cette profession est demeurée prospère jusqu'aux années 60 à cause de l'abondance du jonc qui en est la matière première, sur la rive du [[Bouregreg]]. Une grande variété de couleur et de styles décoratifs caractérisaient les types de nattes utilisées principalement dans les maisons. Les variétés les plus usuelles étaient plutôt utilisées dans les mosquées, les zaouîas et les medersas<ref name="Mrini et Alaoui 100" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|100}}</ref>.

;Les métiers du bâtiment : Concernant la construction des maisons particulières et des édifices publics tels que les murailles, tours, citadelles, mosquées, medersas, hôpitaux, zaouïas et les sièges des services administratifs, entre autres.

;Les [[textile]]s : Les métiers de textile incluent aussi les tissus que la tapisserie du fait qu'ils sont tous confectionnés à base de coton, de lin ou de laine. La fabrication des babouches ([[Balgha]]) de couleur jaune comme le veut la tradition) et du ''Cherbil'' (en fil d'or) s'est perpétuée depuis les temps anciens. Au Souk Lakbir, les marchands de vêtements traditionnels foisonnent avec leur ''Jabador'', sarwal ''qandrissa'' (typique des vêtements maures et andalous), les djellabas de toute les couleurs, et les cafatans ([[Takchita]] munie d'une [[Mdamma]] richement orné en or et pierres précieuses) en sqalli (fils d'or et d'argent) pour les femmes sont oublier le tarboush rouge (ou [[Fez (coiffure)]]) très à la mode chez les nationalistes<ref name="Mrini et Alaoui 100" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|100}}</ref>.

=== Gastronomie ===
{{article détaillé|Cuisine marocaine|Pâtisserie marocaine}}
[[Fichier:Pastilla11.jpg|thumb|Le [[Pastilla]], plat maghrébin transmis par l’arrivée des maures andalous en [[Afrique du Nord]]. Ce plat est présent au [[Maroc]] ainsi qu'en [[Algérie]].]]
La gastronomie occupe une bonne place dans la tradition Salétine. Plusieurs plats ont été ramenés avec les expulsés andalous comme la ''[[Pastilla]]'' qui est un plat d'origine [[Andalousie|andalouse]] où l'on trouve une fine pâte feuilletée farcie de pigeon et d'amandes ; c'est le fameux salé-sucré à la marocaine. Comme partout au Maroc le [[couscous]] reste emblématique, ce dernier est parfois accompagné de «''tfaya''»: oignons et raisins secs caramélisés agrémenté d'œufs et d'amandes. Pendant le mois de ramadan le couscous est dit des « sept légumes » car il est traditionnellement agrémenté de sept différents légumes ou plus. Durant ce même mois le gâteau sucré ''Zamita'' (Gâteau sucré d'apparence chocolaté, très épicé parfois préparé à l'aide de plantes médicinales) est très apprécié, sans oublier le ''sfouf'' mangé avec un verre de lait frais. Toujours dans le cadre du sucré, on trouve ''Leqli'' ou ''[[chebakia]]'' (Gâteaux frits dans l'huile et enrobés de miel) ou encore le fameux ''[[Baghrir]]'' (Petites crêpes en nid d'abeille servies avec du beurre fondu et du miel) qui tapisse les tables du jour de [[Aïd al-Fitr]]. Mais tout ces délices ne sont appréciables que part un bon verre de [[Thé à la menthe]] comme l'exige la coutume. Pour le salé, ''Lamqila'' (Viande d'agneau cuite avec de la graisse et du coriandre sèche) reste très prisée. Le ''[[Tajine]]'' de poulet avec du citron et d'olives est aussi un repas très savoureux.
<gallery>
Image:Plat à Tajine.jpg|[[Tajine]], [[cuisine maghrébine|plat traditionnel maghrébin]]. Les salétins rajoutent quand eux du [[poulet]], du [[citron]] ainsi que des [[olive]]s dans ce plat.
Image:Beghrir (Homemade).jpg|[[Baghrir]], sorte de crêpe utilisé traditionnellement pendant le ramadan dans tout le [[Maghreb]].
Image:The menthe.jpg|Le [[thé à la menthe]], très populaire dans l’ensemble du [[Maroc]].
Image:Chebakia.jpg|Des [[chebakia]]s, [[pâtisserie marocaine]] préparée généralement pendant le [[ramadan]].
</gallery>

=== Musique ===
{{Article détaillé|Musique arabo-andalouse|Musique marocaine}}
[[image:COLLECTIE_TROPENMUSEUM_Korthalsluit_met_twee_snaren_TMnr_2439-24a.jpg|thumb|Instrument de musique Salétin d'origine andalouse.]]
[[image:79-tone_Kanun_on_the_couch.jpg|thumb|Le [[Qanûn (instrument)|qanûn]] très utilisé dans la musique [[Gharnati]] à Salé comme à Rabat et Fès]]
La musique dominante à Salé est la musique arabo-andalouse ({{lang-ar|الطرب الأندلسي}}), aussi appelée ''al-ala'', ''al-andaloussi'' ou encore ''[[Gharnati]]''. Elle est l'héritière de la musique chrétienne pratiquée en [[Espagne]] et au [[Portugal]] avant la ''[[Reconquista]]'' et de la musique maure musulmane transmise à [[Cordoue]] et [[Grenade (Espagne)|Grenade]] depuis le califat [[Abbassides|Abbasside]]. Suite à [[Chute de Grenade]], les expulsés [[morisques]] et les [[Juif]]s [[sépharades]] la ramenèrent à Salé comme à [[Rabat]], à [[Fès]] et à [[Tétouan]]. Elle est composée de formes poétiques tels le [[muwashshah]] ou le [[zadjal]] (qui furent l'une des sources des ''[[Cantigas de Santa Maria]]'' du roi [[Alphonse X de Castille]], du [[flamenco]] et des [[troubadours]])<ref>Un patrimoine en danger, par Faouzi Adel, Insaniyat (Revue), Numéro 12. septembre-décembre 2000.</ref>. Plusieurs instruments sont utilisés dans la ville de Salé dont le [[riqq]], le [[Nagara (musique)|naqarat]], la [[darbouka]], le [[Qanûn (instrument)|qanûn]], l'[[oud]], le [[violon]] (tenu sur la jambe à la manière typique marocaine) et [[nay (musique)|nay]].

La chanteuse [[:en:Françoise Atlan|Françoise Atlan]] est un modèle de référence à la musique judéo-andalouse encore pratiquée à Salé comme dans les autres villes du [[Maroc]] ayant accueilli la venue des expulsés andalous.

Ce qui fait la particularité de Salé depuis l'époque ancienne, c'est qu'elle a été le berceau de l'art du ''samae'' (louanges et panégyriques chantés en chœur)<ref>[http://www.dailymotion.com/video/x22924_le-malhoun-de-sale_music Le malhoun et samae de Salé]</ref>.

Salé est aussi un centre de rayonnement de la [[musique andalouse]] avant les vagues de migration andalouses où ils ne portèrent au [[Maroc]] en général et à cette ville en particulier un ordre de vivre et une culture entre autre al-alla, [[muwashshah]] et le [[zadjal]] : une production poétique et musical en rupture avec la poésie bédouine qui fut la première source d’inspiration pour le [[Melhoun]] qui ne sera pas comme avant.

Parmi les instrumentalises illustres de Salé figurent: Salah Cherkaoui dit Cherki le virtuose du Qanûn, [[Houcine Slaoui]] qui se démarque en s'attaquant à la musique populaire, Hajj Ahmed Zniber talentueux musicien du Gharnati et précurseur de l'utilisation du Qanûn dans la musique moderne, Mohammed Baroudi un expert de Al-Ala. On peut aussi citer les pros du Malhoune : artistes de l'art du malhoune : Cheikh al-Barri, Mohammed Chlih, Larbi Maâninou, Hassan Yacoubi, Cheikh Mohammed ben Ghanem, Cheikh ben Aissa et Cheikh Haj Mohammed Bensaid.
Salé fut aussi le berceau de tant de poètes depuis l'ère [[Mérinide]]. 

Aboul Abbas Ahmed ibn Kassim ibn Achra en ai l'exemple ; L'un des vers de son poème dit : {{citation|J'aime Salé parce que tu es de Salé. Car tout ce qui est de Salé m'est cher}}. Citons aussi les poètes Ibn Bakki qui résidait à Salé chez le cadi Aboul Abbas Ahmed ibn al-Kasim ibn Achara ou encore Aboul Hassan ben Abi al-Homara<ref>[http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=99&Itemid=372. Musiques et chants à Salé], ''Selon les propos tenue par Kenneth Brown''</ref>.

=== Traditions et coutumes ===
==== Procession des cierges ====

{{article détaillé|Procession des cierges de Salé}}
Cette tradition slaouie remonte au règne du sultan [[Ahmed al-Mansur Saadi]]<ref>Victorien Loubignac, « La procession des cierges à Salé », ''Hespéris'', {{vol.}}33, 1946, {{p.}}5–30, avec une note d'A. Épaulard, ''Hespéris'', {{vol.}}35, 1948, {{p.}}192.</ref> ([[1578]]-[[1603]]) qui avait été très impressionné lors de son séjour en [[Turquie]] par la procession des cierges à l’occasion de Aid Al-Mawlid. Ainsi le sultan saadien [[Ahmed al-Mansur Saadi]] décida d'organiser cette fête pour la première fois au [[Maroc]] précisément dans la ville de [[Marrakech]]. La tradition s'est ensuite répandue dans le [[Maroc]] et c'est à partir de [[1569]] que la ville de Salé a organisé son premier moussem<ref name="Mrini et Alaoui 75_78" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|75 à 78}}</ref>.

==== Ramadan ====

C’est au mois sacré du [[ramadan]] que les Slaouis prennent le temps de se recueillir, de lire le Coran et de réciter les invocations recommandées par le prophète Mahomet portant un chapelet à la main.
Pour l’accueillir, le 29 Chaâbane, un groupe de neffara, musiciens traditionnels, scrute la lune depuis le minaret de la [[Grande mosquée de Salé|Grande mosquée]]. Dès son apparition, il court vers les habitants leur annoncer l’arrivée du mois de ramadan en disant : « Naâm Allah m’sakoum Ramdan ha houa jakoum! ».

Ce groupe réveille les dormeurs au [[Sahur]] pour prendre un repas léger, afin de mieux se préparer physiquement au jeûne, certaines personnes se réfugient dans les mosquées ou dans d’autres lieux saints au cours de ce mois sacré précisément vers les dix derniers jours pour consacrer leur temps à la prière, c’est le Iεtikāf.

Le moment du « Moughroub » ou de l'[[Iftar]] est marqué par un enchaînement de coup de canons tirés depuis les forteresses de Sidi Benacher.
Après l’Iftar, des soirées de musique andalouse, du Madih ou de Malhoune sont organisées pour le plaisir de tous<ref>[http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/mon-ramadan/le-mois-de-ramadan-ravive-chez-les-slaouis-cette-volonte-de-perpetuer-les-coutumes-alliant-habitudes-culinaires-renforcement-des-liens-familiaux-et-recueillement.-94744.html Traditions ramadanesques : Salé : Des coutumes sacrées pour un mois sacré], article du quotidien marocain [[Aujourd'hui le Maroc|Aujourd'hui]], 2007</ref>.

=== Lexique slaoui ===
{{Article détaillé|Lexique de l'arabe salétin}}
L'arrivée de certains Andalous puis [[Expulsion des Morisques d'Espagne|Morisques expulsés d'Espagne]] à Salé a beaucoup influencé le parler de l'époque. On trouve ainsi des emprunts à l'espagnol ou au turc (expliqué par la venue de certains corsaires [[ottomans]]). Les tournures issues de l'[[arabe andalou]] y sont particulières ; elles ont tendance à féminiser, enjoliver ou utiliser des diminutifs pour les mots : On a ainsi « ''chjira'' » pour « ''chajara'' » (arbre), « ''tfifha'' » pour « ''touffaha'' » (pomme). Ce parler s'est façonné au fil du temps jusqu'à créer un propre dialecte à la ville que l'on entend toujours au bout de la langue des « purs slaouis »<ref>Leïla Maziane, ''Salé et ses corsaires, 1666-1727 : un port de course marocain au {{s-|XVII}}'', éd. Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2007 {{ISBN|2841332829}} {{p.|351, 352, 353}}</ref>.

=== Festivals et évènements ===
* [[Festival international du film de femmes de Salé]]
* [[Festival Karacena]] ou le Génie des lieux, un festival biennale des arts du cirque et du voyage
* [[Festival Mawazine]]
* [[Procession des cierges de Salé]]
* Maroc Hit Parade

== Architecture et urbanisme ==
=== Médina ===
==== Souks ====
{{article détaillé|Souks de Salé}}
[[File:Marchand de fruit sec.jpg|thumb|Marchand de Fruit sec]]
[[File:Marchand d'épices.jpg|thumb|Marchand d'épices]]
Les souks de Salé tel ''Souk Lakbir'' et ''Souk Laghzal'' sont aujourd'hui parmi les plus authentiques et les plus anciens du Maroc. Après avoir traversé la muraille érigée contre les attaques des flibustiers espagnols, on découvre les étroites ruelles des souks couvertes de bois de thuya datant parfois d'au moins cinq siècles, ceux-ci protègent les marchands de tissu, de babouches, d'épices ou de bijoux autrefois consacrés au juifs<ref name="Rabaté-Goldenberg-Thau109">Marie-Rose Rabaté, André Goldenberg, Jean-Louis Thau ''Bijoux du Maroc du Haut Atlas à la Méditerranée, depuis le temps des juifs jusqu'à la fin du XXe siècle'', ed. Edisud, 1999 {{ISBN|2-7449-0081-8}} {{p.|109}}</ref>.

Organisé par quartier et par métiers, les [[souks de Salé]] jouissent d'une popularité grâce à son artisanat et à sa culture. Le kissaria ou le souk de tissus, est un souk vendant plusieurs sortes d'objets dont du tissus et des bijoux<ref name="Rabaté-Goldenberg-Thau109">Marie-Rose Rabaté, André Goldenberg, Jean-Louis Thau ''Bijoux du Maroc du Haut Atlas à la Méditerranée, depuis le temps des juifs jusqu'à la fin du XXe siècle'', ed. Edisud, 1999 {{ISBN|2-7449-0081-8}} {{p.|109}}</ref>. En 1912, elle s’étendait dans une superficie d'environ 2500 m². Plusieurs rues passe dans ce souk dont les principales sont la rue des kharrazines (Cordonniers) et la rue des harratines (vendeurs de fil de soie)<ref name="Les gens de Salé: tradition et changement dans une ville marocaine de 1830 à 1930"> {{harvsp|id=Brown2001|texte=''Les gens de Salé: tradition et changement dans une ville marocaine de 1830 à 1930''|p=73}}</ref>. Le souk Al-Ghzel est un marché de [[Enchère|ventes aux enchères]]. La laine brute ou teinte en tas y est également vendu. De plus c'est la plus grande place de la ville<ref name="Souks de Salé">http://www.azurever.com/maroc/magazine/sale.php3</ref>{{,}}<ref name="Mrini et Alaoui 83" group="L">{{harvsp|id= Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''|p=83}}</ref>{{,}}<ref name="Auzias 67">Dominique Auzias ''Carnet de voyage Maroc : 2009'', ed. [[Petit Futé]], 2009 {{ISBN|2746924676}} {{p.|67}}</ref>.

Kissaria As-sawari (souk des colonnes), est le principale centre de la vente du tissus et du lainages, une vingtaine de boutique y serait ouverte<ref name="Les gens de Salé: tradition et changement dans une ville marocaine de 1830 à 1930"> {{harvsp|id=Brown2001|texte=''Les gens de Salé: tradition et changement dans une ville marocaine de 1830 à 1930''|p=73}}</ref>. Le grand marché ou Souk El-Kbir, est un souk spécialisée pour la vente de tissus et de vêtements traditionnels tels les [[Jilbab|Djellabas]], les [[Babouche]]s et le [[Fez (coiffure)|Fez]]. Ce souk était un ancien marché d'esclaves chrétiens<ref name="Dyan 227">Florence Dyan ''Maroc : voyage pratique'', ed. [[Michelin]], 2009 {{ISBN|2067138758}} {{p.|227}}</ref>. Le Souk Sebt (marché du samedi) est ouvert que ce jour-ci. Le Souk El-Attarine est l'un des principaux marchés d'épices.

Le Souk el-Merzouk est un marché réservée seulement aux [[bijoutier]]s, aux nattiers et aux [[Vannier (métier)|vanniers]]<ref name="Loizillon 41">Sophie Loizillon ''Maroc'', ed. Marcus, 2008 {{ISBN|2067138758}} {{p.|41}}</ref>. Le Souk Lakhmiss lui est l'un des plus anciens souks de la ville, le souk vend essentiellement des plantes. Le Souk Alimentaire a pour spécialisation la vente des aliments dont des pâtisseries d'origine slaouis ainsi que des épices<ref name="Souks de Salé">http://www.azurever.com/maroc/magazine/sale.php3</ref>. Le Souk aux bijoutiers est constitué d'une dizaine de boutique qui vend principalement des bijoux<ref name="Rabaté-Goldenberg-Thau109">Marie-Rose Rabaté, André Goldenberg, Jean-Louis Thau ''Bijoux du Maroc du Haut Atlas à la Méditerranée, depuis le temps des juifs jusqu'à la fin du XXe siècle'', ed. Edisud, 1999 {{ISBN|2-7449-0081-8}} {{p.|109}}</ref>.

=== Remparts et portes ===
{{article détaillé|Enceinte de la médina de Salé}}
L'enceinte de la médina de Salé est formée d'un ensemble de remparts, de fortifications et de bastions, classé [[monument historique]] en octobre 1914<ref name="BO1914">{{harvsp|id=BO1914|texte=Dahir du 10 octobre 1914}}</ref>. Sur le plan architectural, elle est {{citation|flanquée par des tours barlongues et ponctuée par des portes urbaines dans la pure tradition des enceintes médiévales de l’Occident musulman}}<ref name="minculture">{{lien web|url=http://www.minculture.gov.ma/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=70&Itemid=133&lang=fr|titre=Médina de Salé|site=www.minculture.gov.ma|consulté le={{1er}} août 2012}}</ref> et {{citation|compte parmi les ouvrages défensifs [[architecture islamique|islamiques]] les plus anciens du Maroc}}<ref name="minculture" />.

==== Portes ====
[[Image:Timbre_bab_lamrissa.jpg|right|thumb|[[Bab Lamrissa]] figurant sur un timbre]]
Les portes de Salé sont parmi les plus vétustes et les plus imposantes du Maroc<ref>Cressier, P., « Les portes monumentales urbaines almohades : symboles et fonctions », in Los Almohades : problemas y perspectivas, Madrid : Consejo Superior de Invistigaciones Cientificas/Estudios arabes e islamicos, 2005, p. 149-187.</ref>. Elle en possède 7 principales ; car à l'époque, chaque porte était ouverte un jour par semaine pour mieux protéger les habitants. On a ainsi Bab El-Khamiss (''Porte du Jeudi'') qui était ouverte seulement pendant ce jour-ci. Vous trouverez ci-dessous les portes principales et secondaires confondues:

* [[Bab Lamrissa]]<ref group="N">Autres variantes : al-Mrissa, Lemrissa, Mrissa, Mrisa…</ref> : Porte maritime monumentale du {{s-|XIII|e}}, unique par sa fonction et ses ornements; elle est actuellement la plus importante porte de la ville et la plus imposante du Maroc. Elle fut bâtie par un ingénieur andalou originaire de [[Séville]], Mohamed Ben Ali<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

* Bab Maalaqa : Elle s’ouvre sur le cimetière et la plage et était réservée au sultan quand il visitait les lieux saints de Salé<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

* Bab Jdid : Une petite porte sans grand intérêt, depuis les années 60 elle est utilisé comme dépôt<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

* Bab sidi Bou Haja : Grande porte détruite dans les années 60 par les Français<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

* Bab Ferran (''porte du Fourneau'') : dite aussi '''Bab Dar As-Sinaâ''' qui fut l'arsenal et la fabrique d'arme des corsaires<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

* Bab El-Khmiss (''porte du Jeudi'') : Anciennement '''Bab Fès''', donne accès à l’est de Salé<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

* Bab Sebta (''porte de Ceuta'') : C'est une porte du {{s-|XII|e}}, surélevée vers le début du {{s-|XIX|e}}, passage obligé pour prendre la route vers [[Ceuta]], d'où son nom<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

* Bab Cortouba (''porte de [[Cordoue]]'') : Petite porte dont l'appellation demeure mystérieuse.

* Bab Chaafa : Porte très pittoresque<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

<gallery>
Image:Bab khmiss.jpg|Bab Khmiss ou Bab fès.
Image:Sale,BabMrisa.jpg|[[Bab Lamrissa]] à moitié enterrée est la plus grande porte fortifié du Maroc.
Image:Dar_Assinaa_Sala.JPG|Bab Dar Assinaâ
</gallery>

==== Les tours ou borjs ====
[[image:Borj_adoumoue_salé.jpg |right|thumb|Canons de [[Borj Adoumoue]]]]
* Borj Bab Sebta : Elle a été construite en [[1738]] par le gouverneur Abdelhaq Fennich ; il y gérait les affaires de la ville<ref name="Mrini et Alaoui 40" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|40}}</ref>.
* [[Borj Adoumoue]] : Le donjon de '''Borj Adoumoue''' (''Bastion des Larmes''), communément appelé '''Skala Al-Kdima<ref group="N">Skalla (اسقالة), emprunté de l'espagnol ''Scala'', désigne un bastion fortifié du XVIIIe siècle (voir [[Salé#Lexique Slaoui]])</ref>''' (''l'ancienne Scala''), fut construit en [[1261]] par le Sultan mérinide [[Abu Yusuf Yaqub ben Abd al-Haqq|Yacoub Ben Abdelhaq]]. Il en fit une fortification alignée de canons en bronze et d'armements turcs<ref name="Mrini et Alaoui 40" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|40}}</ref>.
* Borj Roukni : Appelée aussi '''Borj El-Kebir''' (Grande tour) ou encore '''Skala Jdida''' (''la nouvelle Scala''), construite en [[1853]] par le sultan Abderrahmane Ibn Hicham. Il est de forme semi circulaire sur deux niveaux<ref name="Mrini et Alaoui 42" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|42}}</ref>.
* Borj al-Mellah : Le Borj al-Mellah est érigé près de Bab Lamrissa, de l'autre côté des remparts<ref name="Mrini et Alaoui 43" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|43}}</ref>.

==== Autres fortications ====
* La [[Kasbah des Gnaouas]]
* Les canons et les fortesses militaires prés de Sidi Benacher
* Sour el Aqouass (''L'enceinte d'arcade''): Cet ouvrage d'art mérinide de grande importance, conçu par le sultan [[Abu al-Hasan ben Uthman]] en [[1340]] ap. J.-C pour alimenter les bâtiments, les jardins, et notamment les médersas et la grande mosquée en eau douce provenant de la source Aïn Barka située à quelques kilomètres au nord de la ville.

=== Édifices religieux ===
==== Mosquées et médersas ====
[[Image:Mosquée_Sala.JPG|upright|thumb|Le minaret de la [[Grande mosquée de Salé]], construite par les [[Banou Ifren|Ifrenides]] entre 1028 et 1029]]
[[Image:Médersa_de_Sala.jpg|upright|thumb|right|[[Médersa mérinide de Salé]], construite par le Sultan [[Abu al-Hasan ben Uthman]] en 1341]]
* La [[Grande mosquée de Salé|Grande mosquée almohade]] construite par les [[Ifrénides]] en [[1028]] et restaurée par [[Yacoub El Mansour]] en [[1196]] est la troisième en importance au Maroc après celles de [[Fès]]. La mosquée est classée la troisième par ordre de grandeur du royaume, après la [[Mosquée Hassan II]] à [[Casablanca]] et [[Mosquée Al Quaraouiyine]] à [[Fès]]. Elle est aussi la deuxième plus vieille du royaume après la [[mosquée Al Quaraouiyine]]<ref name="Mrini et Alaoui 55_56" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|55 à 56}}</ref>;
[[image:Fontaine_medersa_salé.jpg|upright|thumb|right|Fontaine de la [[Médersa mérinide de Salé|Médersa]]]]
* La Mosquée Achahbae est la deuxième mosquée construite à Salé. Elle fut édifiée par le sultan [[Almoravides|almoravide]] [[Youssef Ibn Tachfin]] dans la seconde moitié du [[xie siècle]]<ref name="Mrini et Alaoui 56" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|56}}</ref>;
* La [[Médersa Mérinide de Salé|Médersa des Mérinides]] édifiée en [[1341]] sous le règne du sultan mérinide par [[Abu al-Hasan ben Uthman]] est une œuvre d’art d'inspiration andalouse. Elle offre un une architecture unique en ses écritures [[Koufique|koufiques]] et [[zelliges]] polychromes. Elle est décrite par l'historien Ibn Ali Doukkali comme l'une des plus petites et des plus belles médersas par son agencement et son décor, et dont l'architecture atteignit un haut niveau de perfection<ref name="Mrini et Alaoui 61_62" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|61 à 62}}</ref>;
* La médersa Bou Inaniya : élevée par [[Abu al-Hasan ben Uthman]] et achevée par son fils et successeur [[Abu Inan Faris]] vers [[1345]], elle a été un hôpital appelé Maristan<ref name="Mrini et Alaoui 63" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|63}}</ref>;

==== Les Zaouayas ====
{{article connexe|Zaouïa (édifice religieux)|Confréries soufies}}
[[Image:Zaouiyat_Annoussak.JPG|upright|thumb|right|Zaouiya Annoussak édifiée par [[Abu Inan Faris]] en 1356]]
La ville de Salé est réputée dès l'avènement de l'islam au Maroc pour être le refuge des ermites et des dévots. Elle attirait de toutes parts les gens se vouant à l'ascétisme. C'est pourquoi elle compte un grand nombre de sites réservés au recueillement, soit plus d'une centaine de [[Zaouïa (édifice religieux)|Zawayas]], de cloîtres et de sanctuaires pris comme modèles :
''Zaouia Chrichi'', ''Zaouia Sidi Bouzekri'', ''Zaouia Annousak'', ''Zaouia Sidi Moghit'', '' [[Qadiriyya|Zaouia Qadiriyya]]'', ''Zaouia Hajjiya'', ''Zaouia El-Moubarakiya'', ''[[Zaouïa Naciria]]'', ''Zaouia Hansalia'', '' Zaouia Hassounia'', ''[[Aïssawa|Zaouia Aissawiya]]'', ''Zaouia Ghaziya'', ''Zaouia Khassimiya'', ''Zaouia Touhamya'', ''Zaouia Hamdouchia'', ''[[Tijanisme|Zaouia At-tijâniyyah]]'', ''Zaouia Ad-dlilia'', ''Zaouia Kettania '', ''Zaouia Ben Aboud'', ''Zaouia Harratia'', '' Zaouia Seddiquia''<ref name="Mrini et Alaoui 64_70" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|64 à 70}}</ref>.

==== Les mausolées et marabouts ====

* Mausolée de Sidi Aboul Abbas (''Sidi Belabbès'') ([[1145]]) : sa coupole fut construite par un roi mérinide<ref name="Mrini et Alaoui 71" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|71}}</ref>.
* Mausolée de Sidi Moussa Doukkali ([[1155]])<ref name="Mrini et Alaoui 71" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|71}}</ref>.
* Mausolée Sidi Al-Hajj Abdellah ([[1165]])<ref name="Mrini et Alaoui 71" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|71}}</ref>.
* Mausolée de Sidi Ahmed Benachir ([[1364]]) : il fut restauré par les sultans Moulay Abdellah Ibn Ismail et Aderrahmane Ibn Hicham<ref name="Mrini et Alaoui 72" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|72}}</ref>.
* Mausolée de Sidi Ali Ben Ayoub ([[1369]]) : mausolée d'un saint personnage qui enseignait le Coran aux enfants<ref name="Mrini et Alaoui 72" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|72}}</ref>.
* Mausolée de l'imam Ibn Al-Mejrad ([[1376]])<ref name="Mrini et Alaoui 72" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|72}}</ref>.
* Mausolée de Sidi Abdellah Benhassoun ([[1604]]) : plusieurs personnalités (outre les Hassounis) y sont inhumées dans le mausolée du saint patron de Salé<ref name="Mrini et Alaoui 74" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|74}}</ref>.
* Mausolée de Sidi M'Hamed M'Fadel (surnommé « Moul l'Gomri ») ([[1661]]) : [[Ouléma|Alem]] et descendant du cheikh M'Hamed Charqui, patron de [[Bejaâd]] où il est inhumé<ref name="Mrini et Alaoui 74" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|74}}</ref>.
* Mausolée de Sidi Ahmed Taleb ([[1662]])<ref name="Mrini et Alaoui 74" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|74}}</ref>.
* Mausolée de Sidi Al-Hassan Al-Aydi Sjiri ([[1719]]) : celui-ci était un homme pieux dont la bénédiction illuminait le visage<ref name="Mrini et Alaoui 74" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|74}}</ref>.

=== Établissements culturels ===
==== Musées ====

* Musée Dar Belghazi<ref>[http://museebelghazi.marocoriental.com/ Site officiel du Musée Belghazi]</ref>, l'un des principaux musées de Salé offrant une panoplie de collections privées: instruments de musiques andalous et berbères, armes anciennes, habits traditionnels, tapis, fontaines en zelliges, monnaies, textes coraniques etc.
* Musée de la poterie de l'[[Oulja]]
* Musée Bab Khemiss <ref>[http://www.babelfan.ma/tous-les-lieux/details/0/515/musee-de-bab-khemiss,-sale.html Musée Bab Khemiss]</ref>
* Musée de la céramique aménagé dans l'ancienne forteresse de Borj Adoumoue (tour des Larmes) depuis [[1994]].
* Musée maritime de Salé prévoit une ouverture prochaine. Il rendra hommage à la glorieuse époque du jihad maritime en exposant des canons en bronze datant des corsaires ainsi qu'une galerie présentant plusieurs maquettes de navires salétins ([[Chebec|chebecs]], [[Galion|galions]], [[Corvette (navire)|corvettes]], [[Galiote|galiotes]], etc.).
Le thème du musée est organisé par trois époques : avant l’islamisation du Maroc jusqu’aux [[Mérinides]], l’époque mérinide et la période de la course salétine, l'époque depuis [[Moulay Rachid]] à nos jours.

==== Bibliothèques ====
* Bibliothèque Naciri: bibliothèque privée de l'historien Ahmed Naciri.
* Bibliothèque de la [[Grande Mosquée de Salé|Grande Mosquée]]: bibliothèque d'archives historiques et des études islamiques.
* Bibliothèque [[Abderrahim Bouabid]]
* Bibliothèque [[Saïd Hajji]]<ref>[http://www.blanee.com/etablissements/bibliotheque-said-hajji-sale Bibliothèque Saïd Hajji]</ref>
* [[Bibliothèque Sbihi]] : fondée en [[1967]], elle est l'une des plus célèbres bibliothèques privées du Maroc et un musée montrant un large éventail d'astrolabes, de décorations, d'anciens livres cuirassés, de cartes et d'archives historiques sur Salé. Elle est conservée par l'actuel ministre de la Culture [[Mohamed Amine Sbihi]] et son frère. Elles s'ouvrent aux hommes de lettres, historiens et artistes pour accueillir leurs conférences.
<gallery>
Image:Blason_Sbihi.JPG|Tableau de tous les pavillons marins dont ceux de Salé, 1737 (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]])
Image:Astrolabe_Sbihi.jpg|Astrolabe avec alidade (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]])
Image:Décorations_sbihi.JPG|Décorations françaises (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]])
Image:Coran_Almohade.JPG|Coran Almohade du XIIe siècle sur peau de gazelle (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]])
</gallery>

== Sport ==
=== Football ===
L'arrivé du sport dans la ville coïncide avec l'arrivée des français au [[Maroc]]. Ce sont les Français qui montreront aux Marocains les différents sports joués en [[France]] et en [[Europe]]. Pour le [[football]], à partir de [[1913]], plusieurs clubs sont créés par les soldats français dans les principales villes du [[Maroc]] dont on notera l'[[Union sportive de Rabat-Salé]]<ref name="Zerzouri 13">{{harvsp|id=Saïd Zerzouri|texte='' L'Histoire du sport au Maroc''}} {{p.| 13}}</ref>. Puis en [[1928]], l'[[Association sportive de Salé]], club toujours actif de nos jours est créée. Lors de cette époque, le club de l'[[AS Salé]] disposait de deux section : le [[football]] et le [[basket-ball]]. Mais de nos jours le club est devenu extrêmement omnisports et plusieurs autres sections ont ainsi vu le jour. Bien que la ville est l'une des plus peuplé du [[Maroc]], pour le football par rapport a son [[Rabat|voisin d'en face]], la ville de Salé a un très faible niveau de nos jours. Alors que dans les années 90, le [[sporting de Salé]] avait réussit a rester dans l'élite pendant plusieurs années<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro96.html |titre=Morocco 1995/1996 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro97.html |titre=Morocco 1996/1997 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro98.html |titre=Morocco 1997/1998 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro99.html |titre=Morocco 1998/1999 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro00.html |titre=Morocco 1999/2000 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>, avant de tomber dans le font et en seconde division lors de la [[Championnat du Maroc de football D2 2000-2001|saison 2000-2001]]. Et avant de se faire relégué en troisième la saison suivante après avoir terminé dernier, les deux principaux clubs : le [[sporting de Salé]] et l'[[AS Salé]] fusionnent pour garder le même nom que celui-ci. Durant cette époque lorsque les deux clubs étaient présents dans la même division, des « derby de Salé » entre le [[sporting de Salé]] et l'[[AS Salé]]<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro01.html |titre=Morocco 2000/2001 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro02.html |titre=Morocco 2001/2002 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>.

Un autre derby existe dans la ville entre un club de Salé et un club de [[Rabat]]. Ce derby oppose deux clubs de villes ennemies ayant des liens historiques. Appelé [[derby du Bouregreg]], ce derby peut opposer n'importe quel équipe tant que ces deux équipes sont de [[Rabat]] et de Salé<ref>[http://www.lesoir-echos.com/al-botola-26e-journee-le-derby-mais-aussi-les-autres/sport/5953/ Al botola-26e journée : Le derby mais aussi les autres], ''Le Soir'', {{date|16|avril|2010}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>. Aujourd’hui plusieurs autres petit club ont été crée dont le Amal de Salé et le Najah Sportive de Salé. Le [[derby du Bouregreg]] n'est pas un derby réservée seulement au football, il est présent dans plusieurs autres sections notamment le basketball entre l'[[AS Salé (basket-ball)|AS Salé]] et le [[FUS de Rabat (basket-ball)|FUS de Rabat]]<ref>[http://www.lesoir-echos.com/l%E2%80%99ass-survole-ses-adversaires/sport/21902/ L'ASS survole ses adversaires], ''Le Soir'', {{date|13|mai|2011}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>.

Depuis 2011, l'[[AS Salé]] organise un tournoi amical annuel se déroulant au [[Stade Boubker Ammar]]. Il a pour nom le ''[[Tournoi Mohamed Benghmouch de football|Tournoi Mohamed Benghmouch]]'' et rend hommage à celui-ci qui fut ex-dirigeant de l'ASS durant les années 70 et 80. La première édition de ce tournoi a été remportée par le [[Chabab Rif Al Hoceima]] face aux [[FAR de Rabat]] sur le score de trois buts à un<ref>[http://www.lesoir-echos.com/les-rifains-au-top/sport/27819/ Les Rifains au top], ''Le Soir'', {{date|3|août|2011}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>.

=== Basket-ball ===
Pour le [[basket-ball]], l'[[AS Salé (basket-ball)|AS Salé]] a un palmarès remarquable en ayant remporté deux championnats et cinq coupes du Trône. De plus chaque année est organisé un tournoi international à Salé dont l'[[AS Salé (basket-ball)|AS Salé]] remportera deux fois le titre. Les « pirates de Salé » ont également représenté le [[Maroc]] lors de la [[Coupe arabe des clubs champions de basket-ball|coupe arabe des clubs champions]] en atteignant la seconde place puis lors de la [[Coupe d’Afrique des clubs champions de basket-ball|coupe d’Afrique des clubs champions]] en se classant troisième. Entre le football et le [[basket-ball]], le sport le plus réputé est de loin le [[basket-ball]] puisqu'elle a une équipe en première division contrairement au [[football]]{{refnec}}. Pour ce qui est des compétitions annuelles, Salé organise chaque année depuis [[2008]], un tournoi international réunissant plusieurs équipes venant du coin du monde. L'[[AS Salé (basket-ball)|AS Salé]] remporta deux fois cette compétition<ref>[http://www.radiomars.ma/fr/actualites/2175-tournoi-international-de-sale-le-cra-en-demie-finale Tournoi international de Salé: le CRA en demie finale], ''Radio Mars'', {{date|17|février|2012}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>{{,}}<ref>[http://www.libe.ma/Tournoi-international-de-basketball-de-Sale-Consecration-de-l-ASS_a25289.html Tournoi international de basketball de Salé : Consécration de l’ASS], ''Libération'', {{date|21|février|2012}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>.

=== Autres sports ===
Plusieurs autres sports sont également pratiqués dans la ville de Salé dont le [[hand-ball]] qui dispose d'une équipe en première division celle-ci est une section de l'[[AS Salé]]. Et plusieurs autres clubs salétins de cette discipline sont en seconde division. Le [[beach-volley]] est également polaire dans la ville, ainsi la ville de [[Rabat]] ainsi que celle de Salé organisent le 3{{e}} tournoi international de [[beach-volley]] dans la marina du Bouregreg. Sous l'égide de la [[fédération royale marocaine de volley-ball]], cette compétition a vu la participation de plusieurs soit la Grande Bretagne, l'Espagne, la Slovénie, la Colombie, Cuba, l'Argentine, l'Italie et les États-Unis<ref>[http://www.bouregregmarina.com/fr/actualites/25-3eme-edition-du-tournoi-international-de-beach-volley 3ème Edition du Tournoi International de Beach Volley], ''Bouregreg Marina'', {{date|16|juillet|2010}}, consulté le {{date|12|août|2012}}</ref>. Grâce à sa marina avec le tournoi de [[beach-volley]], la marina du Bouregreg a organisé la 3{{e}} édition du salon « extrême loisir » du [[29 mai]] au {{date|6|juin|2010}}<ref>[http://www.bouregregmarina.com/fr/actualites/26-3eme-edition-du-salon-extreme-loisir 3ème Edition du salon Extreme loisir], ''Bouregreg Marina'', {{date|29|mai|2010}}, consulté le {{date|12|août|2012}}</ref> ainsi que la 11{{e}} édition de la Nuit Internationale du Jet Ski du [[10 septembre|10]] au {{date|12|septembre|2012}}<ref>[http://www.bouregregmarina.com/fr/actualites/24-11eme-edition-de-la-nuit-internationale-du-jet-ski- 11ème édition de la Nuit Internationale du Jet Ski], ''Bouregreg Marina'', {{date|10|septembre|2010}}, consulté le {{date|12|août|2012}}</ref>.

Mise à part ces compétitions, le ville de Salé a organisé plusieurs autres compétitions sportives de disciplines différentes. Parmi ces compétitions, le 6{{e}} Rallye automobile du corps diplomatique est organisé par le [[Maroc]]. Dans ce parcours, Salé fut la ville de départ et d'arrivée<ref>[http://www.maghress.com/fr/mapfr/5088 Le {{6e}} Rallye automobile du corps diplomatique, une occasion pour découvrir la diversité du Maroc (organisateurs)], ''Maghress'', {{date|11|mars|2010}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>. Le Maroc a organisé un même genre de compétition sauf que cette fois-ci celle-ci à lieu chaque année et seul les femmes doivent y participer. La compétition a pour nom « le Rallye des Colombes »<ref>[http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=2960&Itemid=354 Le 6ème Rallye Féminin International du Maroc - Les Colombes -], ''Selwane'', consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>. Une autre compétition de grande envergure eut lieu à Salé, c'est le « Jet Cup de Salé » qui d'après maghress, fut une véritable réussite<ref>[http://www.maghress.com/fr/lematin/52564 Jet Cup de Salé : un réel succès!], ''Maghress'', {{date|6|avril|2005}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>.

=== Infrastructures ===
Avant l'ouverture du nouveau stade de Salé, le [[Sporting de Salé]] ainsi que l'[[AS Salé]] jouaient au [[stade de la Marche verte]] qui atteignait les 4000 places<ref>{{en}} [http://www.worldstadia.com/stadium/morocco/stade_marche_verte/8728.php Details for Stade Marche Verte, Salé], ''World Stadia'', {{date|1|janvier|2008}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>. Mais dans le but du [[Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg|projet pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg]], il aura fallu détruire le stade qui sera remplacé par un nouveau tout neuf. La construction pour ce [[Stade Boubker Ammar|nouveau stade Boubker Ammar]] a duré 25 ans puisqu'elle a été entamée à partir de [[1981]]. Mais c'est l'[[agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg]] qui a permis de finaliser ses travaux<ref>[http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=363&Itemid=357 Conseil de la ville de Salé : Des infrastructures qui laissent à désirer], ''Selwane'', consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>.

== Enseignement ==

* '''Établissements scolaires''' :
** Lycée An-Nahda (''Lycée de la Renaissance''): établissement arabisant et conservateur fondé par [[Boubker el-Kadiri]] pour s'opposer à l'enseignement français.
** École Mohammedia, fondée en [[1947]] et édifiée à l'emplacement de l'ancienne Médersa Almohade.
** [[Lycée Moulay Tayeb El Alaoui]]
** École des Remparts, anciennement ''École des fils de Notables de Salé''.
** Lycée [[Mohamed Hassan El Ouazzani]]
** Lycée [[Allal El Fassi]]
** Lycée Almaghrib Alarabi
** Lycée Ibn Alkhatib
** Lycée Lafkih Abou Bakr Titouani : établissement connu sous le nom « Plateau »
** Lycée Lafkih Lemrini
** Lycée Salaheddine El Ayoubi
** École al-Allama Ahmed Ben Abdenbi
** École al-Ouali Sidi Benachir

* '''Enseignement supérieur''' :
** [[Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Salé]] - FSJESS
** [[École supérieure de technologie]] de Salé - ESTS ouvert en 1993 il est premier établissement universitaire de la ville de Salé

== Personnalités liées à Salé ==
{{Catégorie détaillée|Naissance à Salé}}
=== Personnalités littéraires, culturelles et artistiques ===
[[Fichier:Robinson von Offterdinger und Zweigle Kap 1.jpg|thumb|[[Robinson Crusoé]], la victime la plus connue des corsaires de Salé.]]
* [[Cervantes]] fut prisonnier à Salé.
* [[Robinson Crusoé]], le personnage de [[Daniel Defoe]], serait passé par [[Bab Lamrissa]]<ref name="Clammer131">Paul Clammer, ''Morocco'', ed. Lonely Planet, 2009 {{ISBN|1741049717}} {{p.|131}} </ref> après avoir été capturé par les [[République du Bouregreg|corsaires de Salé]]<ref>{{article|prénom1=Bouchra|nom1=Bensaber|titre=Victimes des corsaires|périodique=La Gazette du Maroc|lien périodique=La Gazette du Maroc|jour=21|mois=août|année=2006|url texte=http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=7&sr=971&n=486&id_artl=11082|consulté le=26 juillet 2012}}</ref>.
* [[Frédéric Dumond]], ([[1967]] -), plasticien et écrivain français.
* [[Mohamed El Jem]], ([[1948]]-), humoriste et acteur.
* [[Ahmed Essyad]], ([[1939]] -) compositeur.
* [[Alain Sanders]], ([[1947]] -), écrivain et journaliste français.
* [[Mohamed Zniber]], ([[1923]]-[[1993]]), historien et écrivain
* [[Houcine Slaoui]], ([[1921]]– [[1951]]), chanteur compositeur.
* Salah Cherki, instrumentaliste en cithare.
* Mohamed Ben Ali Doukkali, historien et écrivain.
* Mohammed Baroudi, ([[1898]]– [[1951]]), un très grand violoniste de musique andalouse.

=== Personnalités sportives ===
* [[Marouane Zemmama]], ([[1983]] -), footballeur
* [[Amine Laâlou]], ([[1982]] -), athlète spécialiste du demi-fond.

=== Personnalités politiques ===
* [[Abu Zakariya Yahya]], ([[1420]]-[[1448]]), gouverneur [[Mérinides|mérinide]] de Salé
* [[Abu Bakr Zniber]], (?-[[1956]]), grand mufti et un nationaliste du temps des protectorats au Maroc.
* [[Ahmed el-Alami]], ([[1939]]-[[2003]]), juriste et magistrat.
* [[Moulay Ismaïl Alaoui]], ([[1940]]- ), homme politique, ancien ministre et député
* [[Moulay Slimane Alaoui]], ([[1938]] -), homme politique.
* [[Mohamed El Bekkali]], ([[1915]]-), journaliste et résistant.
* [[Mohamed Aouad]], ([[1922]]-[[2007]]), ancien ministre et ambassadeur.
* [[Abderrahmane Benabdelali]], ancien ministre des Travaux publics
* [[Abderrahim Bouabid]], ([[1922]]-[[1992]]), militant, homme politique.
* [[Ahmed Cherkaoui (homme politique) | Ahmed Cherkaoui]], ([[1929]]-[[2006]]), homme politique.
* [[Hajj Ali Zniber]], ([[1844]]-[[1914]]), écrivain et nationaliste.
* [[Mohamed Saâd Hassar]], ([[1953]] -), politicien et ingénieur.
* [[Boubker el-Kadiri]], ([[1914]]-[[2012]]), intellectuel, académicien, écrivain et homme politique.
* [[Ahmed Maâninou]], ([[1906]]-[[2003]]), nationaliste, résistant et démocrate.
* [[Abdelwahed Radi]], ([[1935]] –), député, ancien ministre de la Justice.
* [[Saïd Hajji]], ([[1912]]-[[1942]]), précurseur de la presse nationale marocaine.
* [[Abdellatif Sbihi]], ([[1897]] -), politicien et résistant.
* [[Mohamed Amine Sbihi]], ([[1954]] -), homme politique
* [[Kacem Zhiri]], ([[1920]]-[[2004]]), diplomate
* [[Tahar Zniber]], homme politique et signataire du Manifeste de l'indépendance.

=== Corsaires ===
{{Article détaillé|Liste de corsaires}}
* [[Jan Janszoon]], renégat d'origine hollandaise. Il est grand amiral de Salé de 1624 à 1627.
* [[Ibrahim Vargas]], premier gouverneur de la [[République du Bouregreg]] et grand amiral.
* [[:en:Abdallah bin Aisha|Abdellah Benaicha]], « général des vaisseaux de Salé », {{s2|XVII|e|XVIII|e}}
* [[:en:Abdelkader Perez|Abdelkader Perez]], ''raïs'' puis « grand amiral », {{s|XVIII}}
* [[Isaac de Razilly]], ambassadeur français à Salé. Il fut prisonnier à Salé.
* [[Ahmed El Inglizi]], ingénieur et corsaire Salétin.

=== Gouverneurs de la ville de Salé depuis 1817 ===
* ?-[[1817]] : Boujmiaaâ<ref name="Gouverneurs de Salé"> {{harvsp|id=Cousté|texte=''Bouyoutat Madinat Sala (Les Maisons de Salé)''}} {{p.|79}} Gouverneurs de Salé en 1817</ref>
* [[1817]]-? : Ahmed Ben Mohamed Zniber<ref name="Gouverneurs de Salé"> {{harvsp|id=Cousté|texte=''Bouyoutat Madinat Sala (Les Maisons de Salé)''}} {{p.|79}} Gouverneurs de Salé en 1817</ref>
* [[1827]]-[[1840]] : Hajj Ahmed Ben Mohamed Ben Al-Hashimi Aouad<ref name="Brown-59">{{harvsp|id=Brown|texte=''People of Sale : Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930}} {{lire en ligne|lien=http://books.google.fr/books?id=QGK7AAAAIAAJ&pg=PA59}} {{p.|163}}</ref>
* [[1840]]-? : Abu Amar Ben Al-Hajj At-Tahir Fannish (Fennich)<ref name="Brown-59"/>
* ? : Abd Al-Aziz Mahbuba<ref name="Brown-59"/>
* ?-[[1854]] : Mohamed Ben Abdelhadi Zniber<ref name="Brown-59"/>
* [[1854]]-[[1861]] : Abd Al-Aziz Mahbuba ({{2nd}} mandat)<ref name="Brown-59"/>
* [[1861]]-[[1892]] : Hajj Mohamed Bensaid<ref name="Brown-59"/>
* [[1892]]-[[1905]] : Abdallah Ben Mohamed Bensaid (fils du précédent)<ref name="Brown-59"/>
* [[1905]]-[[1914]] : Hajj At-Tayyib As-Sbihi<ref name="Brown-59"/>
* [[1914]]-[[1958]] : Hajj Muhammad Ben At-Tayyib As-Sbihi (fils du précédent)<ref name="Brown-59"/>
* [[1992]]-[[1998]] : [[Mohamed Cheikh Biadillah]]
* [[2002]]-[[2005]] : Mohamed El-Hafi <ref>[http://www.leconomiste.com/article/de-nouveaux-walis-et-gouverneurs Mohamed El-Hafi, gouverneur de Salé (2002-2005)]</ref>
* [[2005]]-[[2009]] : Mohamed Sabri<ref>[http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/nouvelles-nominations-l-administration-centrale/sa-majeste-le-roi-mohammed-vi-que-dieu-l-assiste-a-recu-mercredi-au-palais-royal-de-rabat-plusieurs-personnalites-que-le-souverain-a-nommees-a-la-tete-de-wilayas-prefectures-et-provinces-du-royaume.-93817.html Mohamed Sabri, gouverneur de Salé (2005-2009]</ref>
* [[2009]]-[[2012]] : Alami Zbadi<ref>[http://www.lavieeco.com/actualite/le-roi-a-nomme-aujourd-hui-37-walis-et-gouverneurs-110.html Alami Zbadi, gouverneur de Salé (2009-2012)]</ref>
* [[2012]]- : Abdesslam Bikrat<ref>[http://www.infomediaire.ma/news/maroc/alerte-la-liste-des-nouveaux-walis-et-gouverneurs, gouverneur de Salé (2012)]</ref>

== Jumelages et partenariats ==
{|width="100%" |
|-
|width="70%" |

* {{jumelage|Rabat|Maroc|année=}}
* {{jumelage|Portalegre|Portugal|année=1997|mois=octobre|jour=21}}<ref>[http://www.cm-portalegre.pt/page.php?page=404 ''Municipalité du Portugal'': Jumelage des villes]</ref>
* {{jumelage|Tlaxcala|Mexique}}
* {{jumelage|Ariana|Tunisie|année=1997|mois=octobre|jour=21}}<ref>[http://economiesocialequebec.ca/?module=document&uid=1523&division=0&subject=134&audience=0&type=0 Jumelage entre Salé-Ariana]</ref>
* {{jumelage|Guande|Sénégal|année=2009|jour=20|mois=décembre}}<ref>[http://www.wana.ma/news/marocplus1.php?idnews=10211 Jumelage de plusieurs villes et collectivités marocaines et africaines]</ref>
* {{jumelage|Grand Yoff|Sénégal|année=2009|jour=20|mois=décembre}}
* {{jumelage|Sotchi|Russie|année=2010}}
|
{{Carte:début|plan=Blank map of world no country borders.PNG|taille=375px|right}}
{{Carte:étiquette|x=45|y=71|label=|desc=La commune de Tlaxcala}}
{{Carte:étiquette|x=162|y=52|label=|desc=La commune de Ariana}}
{{Carte:étiquette|x=143|y=47|label=|desc=La commune de Portalegre}}
{{Carte:étiquette|x=142|y=56|label=|desc=La commune de Rabat}}
{{Carte:étiquette|x=134|y=76|label=|desc=La commune de Grand Yoff}}
{{Carte:étiquette|x=200|y=35|label=|desc=La commune de Sotchi}}
{{Carte:fin}}
|}

== Galerie ==
=== Salé en noir et blanc ===
<gallery>
Image:Soldats_slaouis.jpg|Garde royale à Salé
Image:Plage_de_salé.jpg|Plage de Salé
Image:Pyroscaphes_à_salé.jpg|Pyroscaphes à Salé
Image:Zaouiyat_annoussak.jpg|Zaouïa Annoussak
Image:Souk_de_salé.jpg|Place du Souk El-Kebir
Image:Navires_français_salé.jpg|Navires français à Salé
Image:Bab_Khmiss_2.jpg|Bab El-Khemiss (''Porte du [[Jeudi]]'')
Image:Bab_Khmiss.jpg|Bab El-Khemiss
Image:Un_juif_et_son_fils_à_salé.jpg|Des juifs au mellah
Image:L%27aqueduc_portugais_de_Salé.jpg|L'aqueduc mérinide de Salé
Image:Slaouis.jpg|Photo de slaouis en sarwal qandrissa
Image:Tramway_Salé_(1920).jpg|Tramway de Salé dans les années 1920
</gallery>

=== Médina de Salé ===
<gallery>
Image:Maison_naciri.JPG|Type de Maison traditionnelle Salétine, ici Dar Naciri.
Image:Maison_à_salé.JPG|Porte d'une maison à la médina
Image:Porte_maison_salé.JPG|Porte d'une maison à la médina
Image:Dar_à_sala.jpg|Porte d'une maison à la médina
Image:Bab_zaouiya_tidjania.JPG|Entrée de la Zaouiya Tidjania
Image:Bab_grande_mosquée.JPG|Une des 9 portes de la [[Grande Mosquée de Salé|Grande Mosquée]]
Image:Entrée_madarsa.JPG|Entrée de [[Médersa mérinide de Salé|Médersa]]
Image:Canon_italien_borj_adoumoue.JPG|Canon italien au [[Borj Adoumoue|Borj]]
Image:Passage_bab_maalqa.JPG|Passage vers le cimetière de Bab Maâlqa
Image:Borj_adoumoue.JPG|Vue sur [[Borj Adoumoue]]
Image:Fenetre_slaouie.JPG|Motif typique des fenêtres slaouies, ici celle de de Dar Benkhadra.
Image:Cierges_à_sala.jpg|[[Procession des cierges de Salé|Moussem des cierges]]
Image:Médersa_Salé.jpg|intérieur de la [[Médersa mérinide de Salé|Médersa]]
</gallery>

== Annexes ==
=== Notes ===
{{références|colonnes = 2|groupe = N}}

=== Sources littéraires ===
{{références|colonnes = 2|groupe = L}}

=== Références ===

{{Références | colonnes = 2 }}
=== Bibliographie ===
{{légende plume}}
==== Francophone ====
* {{ouvrage
|langue=fr
|id=Mrini et Alaoui
|prénom1=Ismaïl
|nom1=Alaoui
|lien auteur1=Ismaïl Alaoui
|directeur1=
|prénom2=Driss
|nom2=Mrini
|lien auteur2=Driss Mrini
|directeur2=oui
|titre=Salé
|sous-titre=Cité millénaire
|éditeur=Éclat|lien éditeur=
|collection=Trésors d'une ville
|lieu=Rabat
|année=1997
|pages totales=199
|isbn=9981-9995-0-4}} {{plume}}
* {{Ouvrage
| prénom1 = Roger| nom1 = Coindreau
| titre = Les Corsaires de Salé
| numéro d'édition = 3 | année première édition = 1948
| éditeur = Eddif | année = 2006
| format = poche
| isbn = 978-9981-896-76-5
| lire en ligne = http://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=TaaSQECw4IcC&oi=fnd&pg=PA9&dq=hornacheros&ots=BypKRdN7nC&sig=16aAwNWTksvDyw7pPw-ILxbyUZI#v=onepage&q=hornacheros&f=false}} {{plume}}
* {{ouvrage|auteur=Abderraouf Hajji|titre= Saïd Hajji|sous-titre:Naissance de la Presse Marocaine Nationale|éditeur=Mohammed Hajji|pages totales=|année=2007|isbn=0-9732236-1-8}} Lire en ligne: [http://said.hajji.name/fr/toc.html Saïd Hajji, naissance de la presse nationale marocaine] {{plume}}
* {{ouvrage|langue=fr|nom1=M'hammed Aouad et Maria Awad|lien auteur1=|titre=Les Trente Glorieuses ou l'Age d'or du Nationalisme Marocain|sous-titre=1925-1955 Témoignage d'un compagnon de [[Mehdi Ben Barka]]|lieu=Rabat|éditeur=LPL|http://www.lpl.ma www.lpl.ma|pages totales=391|année=2006|passage=24, 27|isbn=9981-110-08-6}} {{plume}} {{commentaire biblio|Ouvrage {{lien web|url=http://books.google.co.ma/books/about/Les_trente_glorieuses_ou_l_%C3%A2ge_d_or_du.html?id=_G49GQAACAAJ&redir_esc=y|titre=publié en français}} au Maroc en 2006.}}
* {{Ouvrage
| prénom1 = Samuel | nom1 = Pickens
| prénom2 = Françoise |nom2= Peuriot
|prénom3= Philippe |nom3= Ploquin
| titre = Maroc: Les Cités Impériales
| éditeur = www.acr-edition.com | lieu = Courbevoie
| année = 1995
| isbn = 978-2-86770-075-0
| lire en ligne = http://books.google.fr/books?id=QTg65S8luoEC&pg=PA5&dq=R%C3%A9publique+Bouregreg&hl=fr&ei=wnG8S_reLZiGsAbx7onlCQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CDMQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false }}
* {{ouvrage
|langue=fr
|id = Zerzouri
|prénom1=Saïd
|nom1=Zerzouri
|titre=L'Histoire du sport au Maroc
|lieu=Bruxelles
|année=2006
|pages totales=23
| lire en ligne = http://www.adrare.net/sport/infosport/elements/histoire_du_sport_au_Maroc%5B1%5D.pdf }} {{plume}}

==== Anglophone ====
* {{Ouvrage | langue = en
| prénom1 = Michael| nom1 =Dumper
| prénom2 = Bruce E.| nom2 = Stanley
| titre = Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia
| éditeur = ABC-CLIO
| lieu = Oxford | année = 2007
| pages totales = 439 | format = relié
| isbn = 978-1-57607-919-5
| lccn = 2006027503
| lire en ligne = http://books.google.com/books?id=3SapTk5iGDkC&pg=PA305&dq=corsair+republic,+sale&as_brr=3#v=onepage&q=corsair%20republic%2C%20sale&f=false }} {{plume}}
* {{ouvrage|langue=en|prénom1=Kenneth L.|nom1=Brown|lien auteur1=|titre=People of Sale|sous-titre=Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930|lieu=Cambridge (Massachusetts)|éditeur=Harvard University Press|lien éditeur=Harvard University Press|pages totales=240|année=1976|isbn=9780674661554|id=Brown}} {{plume}} {{commentaire biblio|Ouvrage {{lien web|url=http://books.google.fr/books?id=Yy59OgHTMA0C|titre=publié en français}} au Maroc en 2011.}}

==== Arabophone ====
* {{ouvrage|langue=ar|prénom1=Jean|nom1=Cousté|lien auteur1=|traducteur=Abu al-Kacem Achach|titre=Bouyoutat Madinat Sala (Les Maisons de Salé)|titre original=Les Grandes Familles indigènes de Salé|éditeur=Imprimerie officielle de Rabat, diffusion de la bibliothèque Sbihi|année=1989|pages totales=152|isbn=|id=Cousté|passage= 77 à 123}} {{plume}} {{commentaire biblio|{{lien web|url=http://books.google.co.ma/books?id=w2e3tgAACAAJ|titre=Informations}} sur l'ouvrage original en français, publié en 1931.}}
* {{ouvrage|langue=ar|prénom1=Mohamed Ben Ali|nom1=Doukkali|lien auteur1=|traducteur=|titre=l'Histoire des Deux Rives|titre original=Al-Ithaf Al Wajiz, Tarikh Al-Adwatayn|éditeur=Editions Maârif de Rabat, diffusion de la bibliothèque Sbihi|année=1996 (2nd édition)|pages totales=400|isbn=|id=Doukkali|passage= 335 à 354}} {{plume}}

=== Articles connexes ===
* [[République du Bouregreg]]
* [[Rabat]]
* [[Essaouira]]
* [[Fès]]
* [[Tlemcen]]

=== Liens externes ===
{{Autres projets
| commons = Category:Salé
}}
* [http://www.villedesale.ma/fr/ Ville de Salé]
* [http://www.selwane.com/ Selwane]
* [http://www.amwaj.ma/ Portail dédié à l'aménagement de la vallée du Bouregreg]
* {{en}} {{lien web
|auteur=Barnaby Rogerson
|titre=The Sallee Rovers
|url=http://www.travelintelligence.com/travel-writing/sallee-rovers
|site=travelintelligence.com
}}
* {{lien web
|auteur= Rapport du Contre-Amiral Dubourdieu, commandant en chef de la division navale expéditionnaire au Maroc
|titre=Expédition du Maroc: Bombardement de Salé et de Rabat
|url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56916113
|site=http://www.bnf.fr/fr
}}

{{Portail|Rabat-Salé-Zemmour-Zaër}}

[[Catégorie:Salé|*]]

[[ar:سلا]]
[[be:Горад Сале]]
[[bg:Сале]]
[[ca:Salé]]
[[da:Salé]]
[[de:Salé]]
[[en:Salé]]
[[es:Salé]]
[[fa:سلا]]
[[it:Salé]]
[[ja:サレ]]
[[kk:Сале]]
[[ko:살레]]
[[lt:Salė]]
[[nl:Salé]]
[[pl:Sala (miasto)]]
[[pt:Salé]]
[[ro:Salé]]
[[ru:Сале]]
[[sco:Salé]]
[[sv:Salé]]
[[sw:Sale (mji)]]
[[vi:Salé]]
[[war:Salé]]
[[zh:塞拉 (摩洛哥)]]