Difference between revisions 83291669 and 83925426 on frwiki{{à sourcer}} {{nom asiatique|Park|langue=[[coréen]]|nom complet=Park Geun-hye}} {{Ébauche|Corée du Sud}} {{Infobox Nom coréen | nom=Park Geun-hye | image=[[Fichier:2007 Park Guen Hye.png]] | légende=Park Geun-hye, le [[15 février]] [[2007]] | révisé=Bak Geunhye | McCune=Pak Kŭnhye | Hangul=박근혜 | Hanja=朴槿惠 }} '''Park Geun-hye''' est une [[femme politique]] [[Corée du Sud|sud-coréenne]] née le [[2 février]] [[1952]] à Samdeok-dong dans la division administrative de [[Jung-ju (Daegu)|Jung-ju]] de la ville de [[Daegu]]. Elle est la fille de l'ancien dictateur militaire [[Park Chung-hee]] (qui dirige la Corée du Sud entre [[1962]] et [[1979]]) et de Yuk Yeong-su, ancienne présidente du premier parti d'opposition, le ''[[Grand parti national]]'' (GPN, conservateur). Depuis [[1998]], elle est membre de l'Assemblée nationale sud-coréenne. == Enfance et études == Née à [[Samdeok-dong]], dans le district de [[Jung-gu, Daegu]], Park Geun-hye est le premier enfant de [[Park Chung Hee]] et [[Yuk Young-soo]]. Elle a un frère et une sœur : son frère cadet [[Park Ji-man]] qui a été inculpé à plusieurs reprises pour des usages illicites de drogues est l'actuel PDG de la société [[EG corporation]] en Corée du Sud et sa sœur cadette [[Park Seo-yeong]] est l'actuelle directrice exécutive de [[Yookyoung foundation]]. Geun-hye sort diplômée du lycée Seongsim de [[Daegu]] en 1970, et obtient une licence en [[génie électrique]] de l'[[université Sogang]] en 1974. Sa mère meurt assassinée la même année et Park tient alors le rôle de première dame de la Corée du Sud au côté de son père jusqu'à l'assassinat de ce dernier en [[1979]]. Park est présidente de l'[[université Yeungnam]] de 1982 à 1991. Elle obtient un doctorat de l'université de la culture chinoise en [[République de Chine (Taïwan)]] en [[1987]]. == Présidente du GPN == Park continue ensuite sa carrière politique en étant élue au parlement pour la première fois en 1998. Le 14 mai 2010, Park Geun Hye s'était rendue en [[Corée du Nord]] où elle avait diné avec le leader nord-coréen [[Kim Jong Il]] lui-même. De retour à Séoul, elle annonça qu'elle avait demandé à Jong Il s'il allait venir visiter la Corée du Sud comme il en avait convenu durant le sommet historique de juin 2000 avec le président sud coréen [[Kim Dae Jung]]. "Il a répondu qu'il honorera sa promesse" avait-elle ensuite déclaré. Elle est élue présidente du GPN en 2004 jusqu'en juin 2006. Lors de la campagne pour les élections législatives du 31 mai 2006, Park est blessée au visage sur une profondeur de 1 à 3 centimètres et sur 10 centimètres de long<ref>{{en}} [http://english.chosun.com/w21data/html/news/200605/200605210002.html ''GNP Chairwoman 'Stable' After Slasher Attack''], [[Chosun Ilbo]], 21 mai 2006.</ref>, créant un élan de sympathie en faveur du [[Grand parti national]] qui a largement remporté ce scrutin. Le 12 février 2007, Park fait une visite très médiatisée à l'[[université Harvard]] dans le [[Massachusetts]]. Sa visite se termine par une conférence dans une salle comble à la [[Kennedy School of Government]] disant qu'elle voulait sauver la Corée et plaidait pour un renforcement des relations entre la [[Corée du Sud]] et les [[États-Unis]]. == Primaires de 2007 == Park se présente à la primaire du GPN pour obtenir l'investiture du parti lors de l'[[Élection présidentielle sud-coréenne de 2007|élection présidentielle de décembre 2007]]. Elle est opposée à [[Lee Myung-bak]]. Lors de la campagne, Park déclare que le coup d'État fait par son père le 16 mai 1961 était une « révolution pour sauver le pays ». Park s'excuse de la répression exercée alors contre les militants démocrates<ref>{{en}} [http://english.kbs.co.kr/news/newsview_sub.php?menu=2&key=2007071917 ''Park Calls 1961 Coup 'Revolution' to Save Nation''], [[Korean Broadcasting System|KBS]], 19 juillet 2007.</ref>. Park est battue, le 19 août 2007, lors de la primaire avec 48,1 % des voix contre 49,6 % pour Lee<ref>{{en}} [http://www.angus-reid.com/polls/view/lee_surges_after_win_in_south_korean_primary/ ''Lee Surges After Win in South Korean Primary''], sur le site Angus Reid Consultants, 31 août 2007.</ref>. == Politiciens pro-Park == Après l'élection présidentielle de 2007, le président Lee Myung-bak forme un gouvernement constitué de ses proches. Les supporters de Park critiquent ce qu'ils considèrent comme des représailles politiques à leur encontre et quittent le GPN pour former deux partis : l'Alliance pro-Park ({{lang-ko|친박연대}}; Chinbak Yeondae) et Solidarité avec les indépendants pro-Park ({{lang-ko|친박 무소속 연대}}; Chinbak Musosok Yeondae). Park Geun-hye choisit de rester au GPN tout en soutenant les deux partis. Après les élections générales de 2008, les « rebelles » remportent 26 sièges : 14 pour l'Alliance et 12 pour la Solidarité. Actuellement, la plupart d'entre eux sont revenus au GPN qui compte environ 60 députés pro-Park. == Les élections municipales de Séoul en octobre 2011 et le retour de Park Geun-hye == La popularité de Park baisse suite à son opposition à Lee Myung-bak et son administration, ainsi qu'à son inactivité durant les municipales mais reste la personnalité politique la plus populaire de Corée du Sud. Elle est d'ailleurs en 2010 la favorite pour être la prochaine présidente. Park Geun Hye s'est mise en retrait par rapport à son parti, le GPN. Cependant, lors des élections municipales de Séoul d'octobre 2011, Park offrit son soutien à [[Na Kyung-won]], candidate du GPN au poste de maire de Séoul face à [[Park Won-Soon]] soutenue lui par [[Ahn Cheol-Soo]] un universitaire et chef d'entreprise très populaire en Corée du Sud. Cependant, ce sera [[Park Won-Soon]], réputé pour son engagement dans les associations citoyennes dénonçant la corruption de l'élite dirigeante. Cette victoire de Park Won-Soon, un activiste n'ayant jamais fait de politique va inquiéter toute la classe politique sud-coréenne et être à l'origine d'importants mouvements de réforme des partis politiques sud-coréens. De plus, plusieurs sondages donnent Ahn Cheol-Soo pour favoris des présidentielles. Le 29 novembre, le GPN, le parti au pouvoir, a tenu une réunion dans le but de débattre de la direction à prendre pour son avenir. Affecté par son échec cuisant, il a vu en effet l’impératif de rénovation s’imposer à lui. Ainsi, 150 députés et 60 présidents des conseils de membres du parti se sont rassemblés pour mener de vifs débats sur plusieurs sujets épineux. Dès lors, l'équipe dirigeante à la tête du parti démissionnera. [[Hong-Joon-pyo]], le chef du parti lui-même se retirera. S'amorce alors un débat pour savoir ce qu'il fallait faire du parti : le réformer en profondeur ou le dissoudre et en reformer un autre. Les réformistes et le groupe des juniors réclament la mise en place d'une commission d'urgence et la nomination de Park Geun-hye au poste de présidente tandis qu'un autre groupe de députés proches du président [[Lee Myung-bak]] appelle à la formation d'un nouveau parti. En effet, il n'était pas question pour Lee Myung-bak que sa rivale, Park Geun-hye dirige le parti ce qui pourrait mettre à mal les relations entre le GPN et le gouvernement. Le 15 décembre, l'idée des réformistes et du groupe des juniors sera retenue par le parti : le parti changera ses statuts pour permettre à Park Geun-hye d'en prendre les rênes et un Comité d'Urgence qui remplacera le Conseil Suprême du Parti sera mis en place. Ainsi, la candidate favorite pour la présidentielle de 2012 va provisoirement prendre la tête du parti afin de le remettre sur les rails, avant l'échéance de 2012. En effet, jusqu'à présent, le parti ne pouvait être dirigé par un candidat à la présidentielle. La fille aînée de l’ancien dictateur [[Park Chung-hee]] s’entretiendra avec les membres réformistes de la formation conservatrice afin de définir une stratégie de restructuration. Ensemble, ils décidèrent de tout faire pour consolider le parti, plutôt que de le dissoudre. Cela implique, entre autres, d'en changer la structure, le processus de nomination et peut-être même le nom. == La mort de Kim Jong-Il == Le 19 décembre 2011 à midi, les médias nords coréens révélèrent que le dictateur [[Kim Jong-Il]] avait perdu la vie le samedi 17 décembre 2011 suite à une crise cardiaque. Son fils [[Kim Jong-eun]] est alors chargé de lui succéder. Cependant, la Corée du Sud, le Japon, les États-Unis, la Chine et la Russie sont en état d'alerte craignant que la mort de Kim Jong-Il ne provoque une situation d'instabilité difficile à gérer pendant la période de transition. Park Geun-hye avait alors déclaré : {{Citation|Nous devons trouver des mesures approfondies pour nous préparer à tous les scénarios possibles, même s'il y a seulement 0,1 % de chances que ça arrive [...]. Je pense que c’est le moment de faire des efforts pour les partis afin d’assurer la sécurité nationale}}. Les leaders des principaux partis se sont également rencontrés dans la journée pour coordonner leurs efforts face à cette situation périlleuse. Mardi 20 décembre, [[Séoul]], sur ordre de Lee Myung-bak, a exprimé ses condoléances « au peuple de Corée du Nord » pour la disparition de leur cher leader. Néanmoins, Lee Myung-bak refusera d'envoyer une délégation officielle pour le funérailles de Kim Jong-Il, même s'il autorisera quelques éminents citoyens sud coréens (comme l'épouse de [[Kim Dae-Jung]] ou l'ex-présidente de Hyundai) à s'y rendre. Park Geun-hye décidera de soutenir la position du gouvernement pour ne pas, dit elle, créer un sentiment de division au sein de la société sud-coréenne. Cette position sera rapidement suivie par les autres partis politiques du pays. == La création du Parti Saenuri et les législatives du 11 avril 2012 == Dès l’annonce de sa composition le 27 décembre, le comité d’urgence dirigé par Park Geun-hye, accélère son rythme de travail pour préparer le plan de réformes du GPN, le parti au pouvoir. En interne, Park Geun-hye lancera des discussions dans le but de préparer la réforme du parti (programme, relations avec le peuple, candidatures...). De plus, en raison du fait que le GPN était embourbé dans un [[scandale]] mettant en cause plusieurs hauts dirigeants du parti qui auraient commandité un piratage à l'encontre du site Internet utilisé pour informer les citoyens de l'endroit ou il devraient se rendre pour voter lors les municipales de Séoul ou encore la distribution de plusieurs pots-de-vin, plusieurs dirigeants du parti furent poussés vers la sortie par Park Geun-hye. Cette dernière s'était montrée en effet très sévère face à ce scandale. Ensuite, Park Geun-hye décidera de remplacer au cours des élections législatives 25 % des députés du GPN encore en poste et conduire une primaire populaire pour choisir 80 % des candidats. Et dès la fin janvier, plusieurs nouveaux venus se sont massivement inscrits dans le but de representer le parti aux [[Élections législatives sud-coréennes de 2012|législatives]]. Toujours sur le chemin de la réforme, Park Geun-hye a officiellement annoncé le 2 février que le GPN se nommerait [[Parti Saenuri]] ([[Saenuridang]], « parti pour une nouvelle nation et un nouveau monde ») et qu'il fusionnera avec un autre parti conservateur : l'[[Alliance pour l'Espoir dans l'Avenir]], un petit parti réunissant des proches de Park Geun-hye faisant ainsi passer le nombre de sièges détenus à l'Assemblée nationale par le parti gouvernemental de 166 à 174. Le parti au pouvoir décide également d'adopter un nouveau programme économique en faveur de la "démocratie économique". En fait, le nouveau programme économique du Parti Saenuri se base sur 3 fondements : la [[sécurité sociale]], l'[[emploi]] et l'[[économie de marché]] équitable. Pour cela, le parti souhaite renforcer le rôle du gouvernement dans le domaine économique pour optimiser l'éfficacité de l'économie de marché et d’instaurer un ordre de marché équitable et transparent. Il s'agit également de réformer les [[chaebols]] (conglomérats sud-coréens insipirés des zaibatsu japonaises d'avant la [[Guerre en Asie et dans le Pacifique]] (dont la direction était réservée à une seule et même famille)) pour permettre le développement des [[Petites et moyennes entreprises|PME]], et d'augmenter les taxes sur les hauts revenus. Cependant, ce programme économique assombriera les relations entre le parti et l'éxécutif. En effet, ce programme économique va à l'encontre de la politique de [[Lee Myung-bak]] qui a pour but de créer un environnement plus favorable aux affaires. Park Geun-hye va également à l'encontre de la politique de [[Lee Myung-bak]] concernant la Corée du Nord. Ce dernier a en effet adopté une approche hostile à la Corée du Nord remettant en cause la [[Sunshine Policy]] de [[Kim Dae-jung]] qui prône le rapprochement entre les deux Corée. Park Geun-hye a décidé de faire une synthèse entre ces 2 approches. L'approche de Park Geun-hye, surnommée [[Trustpolitik]] concilie en effet d'un côté les négociations pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne et de l'autre soutien au rapprochement pacifique. Il s'agit ainsi d'encourager la Corée du Nord à mener des réformes pour son ouverture économique. Park Geun-hye fait donc tout pour se démarquer de Lee Myung-bak. Cependant, la présidente du principal parti d'opposition, le [[Parti démocrate unifié]] (PDU), [[Han Myung-sook]] a accusé Park d'avoir toléré les scandales financiers ayant mis en cause plusieurs proches du président en restant passive. Or cette affirmation est démentie par le fait que Park a depuis son arrivée à la tête du parti lutté contre la corruption et poussé vers la sortie membres du parti mis en cause par les scandales. Cependant, Han Myung-sook pointera également du doigt la politique nord coréenne de Lee Myung-bak qu'elle considère comme une échec total. Elle propose de relancer le dialogue intercoréen, de signer un accord de coopération économique entre les deux pays, de normaliser les relations entre les deux états et de pousser le Japon à faire de même, de créer une structure militaire intercoréenne et d'organiser des sommets intercoréens réguliers. Le 31 mars, alors que la campagne électorale bat son plein, un scandale touche le gouvernement. En effet, le service en charge de l’éthique des fonctionnaires, un service qui était placé sous l’autorité du Premier ministre au moment des faits est accusé d'avoir surveillé illégalement des civils (fonctionnaires, hommes politiques, journalistes). Plusieurs milliers de cas de surveillance par le service en question ont été révélés. Park Geun-hye a décidé de prendre ses distances à l'égard du gouvernement de Lee Myung-bak (dont elle était l'adversaire aux primaires du GPN en 2007) et de réclamer la nomination de procureurs indépendants pour enquêter sur le scandale. Elle réclame également des sanctions sévères à l'égard des personnalités concernées ainsi que la démission du ministre de la Justice [[Kwon Jae-jin]] qui était au moment des faits secrétaire en chef aux affaires civiles, un poste directement concerné par le scandale. Le PDU, a également soutenu les propositions du parti Saenuri à ce sujet. L'enquête révèlera même que ces pratiques de surveillance illégale de civils étaient davantage répandues sous la présidence de [[Roh Moo-hyun]] , prédécesseur de Lee Myung-bak et affilié au Parti Démocrate. De plus, à quelques jours du vote décisif et alors que les partis politiques se mobilisent sur le terrain pour convaincre les indécis, une nouvelle affaire va toucher le PDU. [[Kim Yong-min]] qui se présente aux élections de mercredi comme candidat du PDU dans la circonscription de Nowon, au nord de Séoul se retrouve au centre d'un controverse. En effet, il lui est reproché de s’être permis des plaisanteries jugées déplacées envers les femmes, les personnes âgées ou encore les protestants. Et dans les sondages, le [[Parti Saenuri]] a réussie à rattraper son retard sur son rival le PDU. Un retard provoqué par une impopularité du président Lee Myung-bak, accusé d'avoir creusé les inégalités au sein du pays, de mener une politique en faveur des chaebols qui écrasent les PME et de manipuler les médias. Park Geun-hye s'est montrée volontariste au cours de ces élections et a tenté de se démarquer de Lee Myung-bak en proposant un programme plus « social ». Elle a également tenté en réformant le parti de se débarrasser de l'image de « parti des riches » qu'il a acquis et ce dans le but également d'attirer un électorat plus jeune. L'électorat jeune qui avait permis la victoire de Park Won-Soon aux municipales de Séoul en octobre 2011. Les derniers sondages annoncent cependant des résultats très serrés entre le Parti Saenuri et le PDU. Finalement, les législatives se terminent par une victoire du Parti Saenuri. Ce dernier parvient en effet à conserver la majorité au parlement en obtenant 152 des 300 sièges aux législatives. Le parti d'opposition, le [[Parti Démocrate Unifié]] n'obtient que 127 sièges et son allié, le [[Parti Progressiste Unifié]] en a obtenu 13. Le Parti Saenuri a donc réussi à obtenir la majorité absolue, un véritable tremplin pour les élections présidentielles de décembre 2012. De plus, Park Geun-hye a gagné en popularité ce qui lui permet de partir en candidate favorite pour les présidentielles. A l'annonce de la victoire du Parti Saenuri, Park Geun-hye prononce un discours ou elle promet de respecter cette deuxième chance que les sud-coréens ont accordé à son parti en respectant ses promesses électorales de faire une société plus juste et harmonieuse. Elle a également prévenu qu'elle mettrait tout en œuvre pour lutter contre la corruption au sein de la classe politique sud-coréenne et le système des factions au sein de son parti. De plus, dans le sillage du scandale de surveillance illégale des citoyens, Park Geun-hye a annoncé dans son discours qu’une loi pour la lutte contre les investigations illégales sur les citoyens serait rapidement mise en place. La leader du PDU, [[Han Myung-sook]], a quant à elle, démissionné de son poste à la tête du premier parti d'opposition pour prendre ses responsabilités dans la défaite de son parti aux élections législatives. == Vers l'élection présidentielle == === Période post-législatives, préparatifs des primaires === Le 17 avril, plusieurs proches d'[[Ahn Cheol-soo]] annoncent que ce dernier avait l'intention de présenter sa candidature à l’[[Élection présidentielle sud-coréenne de 2012|élection présidentielle de 2012]]. Son intégrité et le fait qu'il ne fasse pas partie de la classe politique sud-coréenne l'a rendu très populaire aurpès de beaucoup de Sud-coréens, notamment les jeunes. Ahn Cheol-soo, qui n'est affilié à aucun parti est donné au coude à coude avec Park Geun-hye dans plusieurs sondages. Sa candidature inquiète les partis politiques traditionnels comme le parti Saenuri et le PDU. Le PDU par le biais de [[Moon Sung-geun]], son président intérimaire, a invité ce dernier à participer aux primaires du parti pour désigner leur candidat à la présidentielle. En effet, aucun membre du PDU ne semble pouvoir battre Park Geun-hye aux élections. Les proches de Park Geun-hye, dont [[Lee Hye-hoon]], une députée pro-Park, ont appelé Ahn Cheol-soo à officialiser sa candidature pour la présidentielle afin que les Sud-coréens puissent en savoir plus sur lui. Le 19 avril, Park Geun-hye annonce que sa convention nationale visant à nommer sa nouvelle direction aura lieu le 15 mai. En effet, Park Geun-hye avait annoncé au lendemain des élections législatives qu'elle allait permettre au parti de retrouver une organisation « normale ». Ainsi, le comité d'urgence du parti sera remplacé par une véritable direction. De plus, la charte du Parti Saenuri stipule qu'aucun membre de la direction du parti n'est autorisé à se présenter aux présidentielles. Or Park Geun-hye a l'ambition affichée de représenter le parti pour les présidentielles. Mais elle n'est pas la seule à avoir cette ambition puisque [[Chung Mong-joon]], [[Lee Jae-oh]], ancien ministre chargé des relations avec le Parlement, et [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]], le gouverneur de la province de [[Gyeonggi]] envisagent de se présenter aux primaires du parti [[Saenuri]]. Mais celle que l'on appelle, la « Reine des élections », Park Geun-hye est largement favorite pour les présidentielles. Dans le même temps, le nombre de députés du Parti Saenuri pour la nouvelle législature est passé de 152 à 150 : [[Kim Hyung-tae]], élu à [[Pohang]] a démissionné car accusé d'avoir tenté de violer la femme de son frère décédé il y a 10 ans, et [[Moon Dae-sung]] élu à [[Busan]] a fait de même car il est soupçonné d’avoir plagié sa thèse de doctorat. Dès le 23 avril, plusieurs candidats potentiels à la primaire du parti Saenuri pour désigner son candidat aux présidentielles demandent de choisir le candidat du parti au moyen d’une primaire à 100 % ouverte, qu’ils baptisent en anglais « Open Primary ». Cependant Park Geun-hye s'oppose fermement à ce nouveau système et souhaite préserver l'ancien. Jusque là, le candidat était en effet désigné par le vote des adhérents et d’un collège d’électeurs ainsi que par les sondages d’opinion. C'est un sytème favorable à Park Geun-hye. Le 29 avril, [[Chung Moong-joon]] fils de Chung Ju-young, le fondateur du conglomérat [[Hyundai]], a présenté sa candidature aux primaires du parti Saenuri pour tenter d'être le candidat du parti aux présidentielles. Ce qui fait d'ailleur de M. Chung le deuxième poids lourd du parti à présenter officiellement sa candidature dans la course à l'investiture du Saenuri, après [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]], le gouverneur du [[Gyeonggi]]. Chung est un vétéran de la politique, sept fois élu député, ainsi que l'un des principaux actionnaires du plus grand constructeur de bateaux au monde, Hyundai Heavy Industries. Il a mis en avant son experience dans la gestion des entreprises. Il a promis de promouvoir la responsabilité sociale des entreprises, une distribution plus équitable des richesses et une plus grande mobilité sociale et d'engager une réforme politique pour mettre fin mettre fin à la corruption, au régionalisme et aux batailles entre factions. Le 10 mai, un troisième candidat rejoint officiellement la course à l'investiture du Saenuri : [[Lee Jae-oh]], qui en est à son 5{{e}} [[mandat politique|mandat]] de [[député]] et fait partie des proches du président [[Lee Myung-bak]]. Ce poids-lourd de la majorité a appelé à des réformes politiques. Il s’agit notamment de transformer le mandat présidentiel pour le faire passer de cinq ans non renouvelable comme actuellement à quatre ans renouvelable une fois, de réduire le nombre des députés à 200 contre 300 actuellement et d’éradiquer la corruption et les irrégularités. Ainsi, il promet de réviser la Constitution six mois après son investiture à la tête de l’État et de réduire son propre mandat présidentiel à trois ans, pour que les législatives et la présidentielle aient lieu la même année. Pour Lee Jae-oh, le système présidentiel actuel dans lequel tous les pouvoirs sont entre les mains du chef de l’Etat est un sérieux problème. Il faudrait donc selon lui que le président serve de chef de l’État en charge de la diplomatie et de la défense nationale et que le cabinet s'occupe de la politique intérieure. === Pouvoir de Park Geun-hye renforcé au sein du Parti Saenuri === Lors de la convention nationale du Parti Saenuri, le 15 mai, une nouvelle équipe dirigeante est choisie. Les postes clef de la nouvelle direction sont à présent tous occupés par des membres sympathisants de Park. [[Lee Hahn-koo]], ancien fonctionnaire du ministère des Finances, qui est également proche de Park Geun-hye et qui est même surnommé son « tuteur privé en économie » est nommé chef du groupe parlementaire du Saenuri. Celui qui occupe le poste de dirigeant de la formation est [[Hwang Woo-yeo]], un autre pro-Park et ancien chef du groupe parlementaire. De même une grande majorité des postes de chef des comités régionaux qui se sont constitués à la suite des législatives d'avril sont également occupés par des membres pro-Park. Le 21 mai, le député [[Suh Byung-soo]] est choisi comme secrétaire général du Parti Saenuri par le comité suprême de la formation conservatrice. Il est lui aussi un pro-Park. Ainsi le parti Saenuri est largement contrôlé par Park Geun-hye et ses partisans. La nouvelle [[Gukhoe|Assemblée nationale]] (Gukhoe) débute son mandat le 30 mai. Le parti majoritaire, le parti Saenuri annonce dès lors 12 projets de loi. Il s'agit avant tout de mesures sociales et censées favoriser le pouvoir d'achat. Le Saenuri entend notamment faire passer une loi contre la discrimination des travailleurs irréguliers, selon laquelle les travailleurs à temps partiel et en CDD doivent bénéficier des mêmes traitements que leurs collègues en CDI. Par ailleurs, le parti propose d'empêcher, à partir de 2015, les entreprises de service public de recourir à des contrats irréguliers pour des tâches régulières et à long terme. La prise en charge des traitements contre le cancer et l'augmentation des aides pour les gardes d'enfants figurent également dans ces projets de loi. Ces mesures sociales, faites en accord avec le programme du parti au cours de la campagne pour les législatives pourraient être un atout pour le candidat du parti Saenuri à la présidentielle. Mais le candidat conservateur part aussi avec un véritable désavantage. Le podcast politique satirique le plus populaire de Corée du Sud, [[Naneun Ggomsuda]] (« Je suis un combinard ») mène une sorte de campagne contre le parti conservateur. En effet ce podcast tourne en dérision [[Lee Myung-bak]] accusé de contrôler les médias sud-coréens en ayant recours à des moyens financiers depuis son arrivée au pouvoir en 2007. Cette émission tente de mobiliser les électeurs progressistes et les unifier sous la devise : « Tout sauf Park » (en référence à Park Geun-hye, favorite du parti Saenuri pour la présidentielle et fille du dictateur [[Park Chung-hee]]. Cependant, cette mobilisation n'a pas permis de battre le Parti Saenuri aux élections législatives, puisque mené par Park Geun-hye, il réussit à obtenir de nouveau la majorité au parlement. D'ailleurs, un sondage de [[KBS]] réalisé le 30 mai sur un échantillon de 1000 personnes donne Park Geun-hye en tête avec 36,5 % des personnes interrogées qui affirment vouloir voter pour elle, 22 % pour [[Ahn Cheol-soo]] et 11 % seulement pour [[Moon Jae-In]] du [[Parti démocrate unifié|PDU]]. La marge d'erreur est de 3 % environ. En ce qui concerne les partis eux-même, le parti au pouvoir, Saenuri, recueille plus d'opinions favorables que le parti d’opposition PDU, avec 40,2 % contre 31,7 %. C'est donc en favorite de l'élection que Park annonce sa candidature aux primaires de son parti le 10 juillet 2012 dans la matinée sur la place de Time Square dans l’arrondissement de [[Yeongdeungpo]] à [[Séoul]]. Elle a pour slogan le « Pays où mon rêve se réalise » et elle met l'accent sur le "changement", l'"espoir" et l'"avenir". Son objectif étant "le bonheur du peuple". === Les primaires du Parti Saenuri === Si Chung Mong-joon et Lee Jae-oh ont renoncé à se présenter aux primaires du parti Saenuri, cela n'a pas découragé [[Kim Tae-ho]], l'un des plus jeunes députés du Saenuri et ancien gouverneur de la province de Gyeongsang du Sud à présenter sa candidature le 11 juillet 2012 à Séoul, au mémorial du militant indépendantiste [[Ahn Jung-geun]]. Le 12 juillet, c'est au tour de [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]], gouverneur de la province de [[Gyeonggi]]. Cependant ces deux rivaux de Park Geun-hye semblent à priori avoir peu de chances de remporter les primaires. Park étant en effet largement donnée favorite. C'est ainsi que Park Geun-hye a pu démarrer sa campagne sereinement. Dès le lendemain de sa déclaration officielle elle s'est en effet rendue à Daejeon au centre du pays pour y visiter le centre informatique du gouvernement. Une occasion pour elle de commencer à dévoiler son programme électoral. Les maîtres mots sont la transparence, le partage, la coopération et la communication. Cependant un scandale pèse sur les primaires du Saenuri. Dans le cadre de l'affaire qui implique le frère de [[Lee Myung-bak]], [[Lee Sang-deuk]](accusé d'avoir reçu des pots-de-vins de la part de deux grandes caisses d'épargne dont la banque [[Solomon]] il a été arrêté et mis en détention provisoire, une première dans l'histoire de la Corée pour un frère de président), il a été révélé que [[Chung Doo-un]] (député du parti Saenuri) a servi d'intermédiaire entre Lee Sang-deuk et [[Lim Seok]] de la banque Solomon. En effet il aurait transporté dans sa voiture l’argent que Lim a remis au frère de Lee Myung-bak peu avant la présidentielle de 2007. Il est aussi soupçonné d’avoir lui-même reçu des pots-de-vin de la part du chef de la même banque. Le parquet qui l'a d'ailleurs entendu a demandé au tribunal un mandat d’arrêt contre lui. Cependant, pendant la session parlementaire, pour que le tribunal examine la demande du parquet afin de lancer ou pas un mandat d’arrêt contre un député, l’Assemblée nationale doit l’approuver. Cependant, la motion d’arrestation de Chung a été rejetée avec 74 voix pour, 156 contre et 31 abstentions. Peu après le vote, les dirigeants du groupe du Saenuri à l’Assemblée ont annoncé qu’ils démissionneront tous de leur poste de direction pour assumer la responsabilité de ce rejet. [[Lee Hahn-koo]], président du groupe est même allé jusqu'à se déclarer honteux des résultats du vote, alors que son parti ambitionnait de rénover le Parlement (abandon de l’immunité parlementaire). L'opposition n'hésite pas à s'en prendre à Park Geun-hye. Le président du groupe parlementaire du [[Parti démocrate unifié|PDU]], [[Park Jie-won]], a vivement critiqué le Saenuri en disant que sa promesse électorale concernant l’abandon des privilèges des députés n’était qu’un show politique. Il a accusé Park Geun-hye de négliger ses devoirs de députée, n'ayant pas été présente au vote. [[Shim Sang-jung]], la présidente du groupe parlementaire du [[PPU]] est quant à elle allée beaucoup plus loin accusant le Saenuri d'utiliser l'Assemblée comme bouclier pour protéger non pas Chung Doo-un mais Park Geun-hye elle même. Cependant très vite, le parquet s'en prendra également à Park Jie-won, numéro 2 du PDU. Le PDU protestera alors contre le parquet qu'il accuse de mener une enquête politique contre Park Jie-won. Le 13 juillet, Park Geun-hye sort de son silence et exhorte Chung Doo-un à faire fi du vote de l’Assemblée et à se confronter de lui-même à la justice. Elle a rappelé sa promesse de supprimer l’immunité parlementaire. Elle souhaite cependant que le chef du groupe parlementaire du Saenuri Lee Hanh-koo qui a présenté sa démission revienne sur sa décision afin de finaliser ou d’approuver les projets de loi en cours. Lee Hanh-koo se laissera convaincre par Park Geun-hye et annoncera le 16 Juillet qu'il revenait sur sa démission. Ce dernier renouvellera la promesse du Saenuri de réformer l’Assemblée. Dans le même temps, Park Geun-hye continue de mener sa campagne électorale. Le 14 juillet, elle s'est rendue dans un village situé dans la province de [[Jeolla du Sud]] ou elle a parlé avec les agriculteurs du développement des régions rurales. Le 16 juillet, au cours d'un débat organisé par l’association des journalistes de la presse écrite et de la radiotélévision, Park Geun-hye est revenue sur les agissements de son père, [[Park Chung-hee]]. Elle a déclaré que le coup d'État du 16 mai 1961 organisé par son père avait été le meilleur choix possible pour ce dernier en raison de la situation de la Corée du Sud à ce moment. Elle a rappelé qu'il est à l'origine de l'industrialisation de la Corée du Sud dans les années 1960 et 1970. Cependant, elle a déclaré se sentir encore maintenant confuse en pensant à tous ceux qui ont été victimes du régime dictatorial de son père, et elle leur a présenté ses excuses. Park Geun-hye profite en effet de la nostalgie d'une partie de la population coréenne vis-à-vis de l’époque de l’industrialisation sous Park Chung-hee. Des anciens collaborateurs du dictateur ont refait leur apparition sur le devant de la scène politique. Park Geun-hye n'a pas hésité à s'entourer d'anciens collaborateurs de son père comme [[Kim Yong-hwan]], conseiller supérieur du Saenuri et ancien conseiller en politique économique de Park Chung-hee. Les anciens collaborateurs de Park Chung-hee sont de retour dans les médias. C'est le cas par exemple de [[Chun Doo-hwan]], l'ancien président sud-coréen condamné à mort en 1996 (pour son coup d'état de 1979 qui a mis fin à la tentative de démocratisation du pays après l'assassinat de Park Chung-hee) mais gracié fin 1997. Il a en effet reçu les honneurs des élèves de l'école militaire. [[Han Kiho]], député du Saenuri et ancien général a même déclaré en parlant du coup d'état de Park Chung-hee : {{Citation|L'histoire nous dira peut être plus tard qu'il s'agissait d'une révolution pour sauver la patrie}}. Une chaine de télévision sud-coréenne voulait également diffuser un feuilleton consacré à « l'homme Park Chung-hee ». Cependant elle annulera ce projet après avoir été accusée de vouloir influencer la présidentielle. Au cours du premier débat télévisé des primaires du Saenuri, les adversaires de Park (Kim Tae-ho, Kim Moon-soo et Ahn Sang-soo) ont critiqué celle-ci pour avoir qualifié le coup d’État de son père d’inévitable vu la situation du pays à l’époque. Park Geun-hye en a profité pour exprimer son opinion vis-à-vis du président actuel, Lee Myung-bak (du même parti politique). Elle a critiqué le fait qu’il avait trop insisté sur la croissance quantitative au détriment du bien-être des classes populaires. Elle a rappelé sa promesse de « démocratisation économique ». Le 19 juillet, Park Geun-hye a annoncé ses mesures destinées aux femmes dans le cadre de la politique de lutte contre les inégalités de sexe et de la politique nataliste. Sa politique a en effet pour but de permettre aux femmes de concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle. Ainsi, Park Geun-hye prévoit le service de garde d’enfants après l'école pour tous les couples dans lesquels les deux partenaires travaillent, l’adoption d’un congé paternel, un service à domicile pour les tâches ménagères pour les employées des PME, l’élaboration d’un système sur mesure de prise en charge des enfants, etc. Elle a insisté sur l’importance de la main-d’œuvre féminine dans l’économie nationale et a promis d’apporter aux femmes actives un soutien institutionnel. Le 23 juillet, Ahn Cheol-soo, considéré comme le plus grand rival potentiel de Park Geun-hye, est apparu dans une émission télévisée pour dire qu’il prendrait bientôt sa décision de se présenter ou pas à la présidentielle du 19 décembre. L'équipe de campagne de Park a accusé Ahn de mener une stratégie électorale « hypocrite », c'est-à-dire de cacher ses véritables intentions. Un sondage effectué par [[KBS]] auprès de 2 000 adultes dans l’ensemble du pays le 26 juillet donne Park Geun-hye favorite avec 37,1 % des intentions de vote, suivie par [[Ahn Cheol-soo]] (24,6 %) et Moon Jae-in, le probable candidat du [[Parti démocrate unifié|PDU]] (11,2 %). Cependant, en cas du duel Park-Ahn, les deux candidats seraient au coude à coude avec 46,3 % des intentions de vote pour Park contre 45,8 % pour Ahn. La marge d’erreur de ce sondage étant de plus ou moins 2,2 points de pourcentage. Le Saenuri n'hésitera pas à attaquer Ahn Cheol-soo sur son passé dans le but de le décrédibiliser. Il a en effet été révélé qu’une filiale de la société informatique [[AhnLab]] fondée par Ahn Cheol-soo a participé au début des années 2000 à la création d’une cyberbanque avec de grandes entreprises. Cette filiale en question a en effet investi 30 millions de wons, soit environ {{formatnum:22000}} euros, dans le projet de création d’une banque en ligne nommée « V-Bank » par V-Society qui réunissait de grandes entreprises. Le Saenuri critique alors Ahn Cheol-soo en disant que ce fait va à l’encontre de son principe d’interdire aux conglomérats de posséder des banques, un principe qu’il a mis en valeur dans son récent ouvrage. Dans le cadre des primaires, un autre débat réunissant tous les candidats du Saenuri fut organisé {{1er août}} sur l'île de [[Jeju-do|Jeju]]. Au cours de ce débat, Park Geun-hye s'est engagée à élargir les infrastructures de l’aéroport de Jeju. Le lendemain, un autre débat sera organisé à [[Chunan]] dans la province de [[Chungcheong du Sud]]. Park Geun-hye qui a tenu à préserver sa vie privée secrète a porté plainte pour diffamation contre deux journalistes du [[Sunday Journal USA]], un [[hebdomadaire]] en coréen publié dans la région de [[Los Angeles]]. Il a été écrit dans cet article daté du 15 juin 2012 que Park Geun-hye a eu une liaison avec un pasteur sud-coréen aujourd’hui défunt et qu’ensemble ils ont eu deux enfants. Dans sa plainte, Park affirme que, à travers un article, les deux journalistes ont répandu de «fausses» rumeurs concernant sa vie privée avec l’intention de nuire. Le 3 août, un nouveau scandale vient entacher les primaires du Saenuri. En effet, la commission électorale nationale a dénoncé au parquet deux députés élus dans le cadre du scrutin proportionnel lors des législatives du 11 avril. Parmi ces deux députés, [[Hyun Young-hee]] du Saenuri est accusée d'avoir versé 300 millions de wons, à [[Hyun Ki-kwan]], l'un des membres du comité de désignation des candidats du parti, ainsi que 20 millions de wons supplémentaires à [[Hong Joon-pyo]], l'ancien chef du parti. Face à ce scandale, le conseil suprême du Saenuri s'est réuni en urgence afin d'écouter Hyun Young-hee et Hyun Ki-kwan sur les soupçons qui pèsent sur eux. La décision sera alors prise de demander leurs départs du parti. Cependant, les critiques visent aussi Park Geun-hye. Le parti d'opposition, le [[Parti démocrate unifié|PDU]], pense que Park Geun-hye doit en prendre la responsabilité, étant donné qu’elle a orchestré l’investiture des candidats aux législatives d’avril 2012 alors qu’elle était à la tête du comité d’urgence du Saenuri. Au sein même du Saenuri, les candidats à la primaire, adversaires de Park Geun-hye, ont appelé [[Hwang Woo-yeo]] (l'actuel patron du parti) à démissionner de son poste puisqu’il était l'un des membres clé du comité d’urgence à l'époque et un partisan de Park. Ces quatre candidats des primaires du Saenuri (sur cinq) ont également menacé de ne pas concourir à la primaire si le parti ne faisait pas la lumière sur cette affaire et ne prenait pas de mesures appropriées. De plus, trois d'entre eux ont unilatéralement décidé de boycotter un débat télévisé prévu. De son côté, Park Geun-hye a appelé à une enquête « sans l'ombre d'un doute » et a critiqué ses adversaires aux primaires les accusant d'être irresponsables envers la population et le parti. Le comité chargé du contrôle des primaires du Saenuri désapprouvera également le boycott. Dans cette situation de boycott des primaires par trois des candidats, les cinq prétendants, Hwang et le président du comité de gestion des primaires du parti se sont réunis le 5 août et ont fini par décider de reprendre les primaires. Les candidats anti-Park sont revenus sur leur boycott, mais sous conditions. Kim Moon-soo, Kim Tae-ho et Yim Tae-hee ont en effet demandé à Hwang de quitter son poste de chef du parti pour assumer sa responsabilité si les soupçons en question sont avérés par les enquêtes du parquet. De plus, le Saenuri créera un comité chargé de faire la lumière sur l’affaire. Ce comité sera composé de 10 membres, dont 5 seront désignés par chacun des cinq candidats. C'est ainsi que les cinq candidats aux primaires participeront au débat télévisé du 6 août. Mais le chef du PDU, [[Lee Hae-chan]] a jugé absurde la décision du Saenuri concernant le départ de son patron Hwang Woo-yeo si les soupçons sur l’affaire de corruption liée à l’investiture de la candidature aux législatives d’avril sont avérés. Lee a ajouté que c'est à Park Geun-hye de prendre ses responsabilités et de présenter officiellement ses excuses à la nation. La commission d'enquête du parti Saenuri se réunit pour la première fois le 10 août. Cependant les membres de la commission se divisent rapidement entre pro-Park et anti-Park. Ces derniers souhaitent que l'enquête soit plus large et prenne en compte l'ensemble des soupçons qui planent sur les investitures des nouveaux députés du Saenuri. Les pro-Park considèrent que l'enquête doit être centrée sur les allégations de corruption contre la députée [[Hyun Young-hee]] et l'ancien député [[Hyun Ki-hwan]]. Le 16 août, Hyun Ki-hwan, l'ancien député membre du comité d'investiture à l'époque des législatives et accusé d'avoir reçu des pots-de-vin est définitivement exclu du parti Saenuri. Le lendemain, la députée Hyun Young-hee est aussi exclue du parti. Park Geun-hye déclare à ce propos qu'elle est désolée et qu'elle observe attentivement le résultat des enquêtes menées par le parquet. Park Geun-hye est aussi directement insultée par un député du PDU, [[Lee Jong-kul]], sur Twitter. Cette insulte indigne non seulement le parti Saenuri mais également les associations féministes du pays qui organisent une conférence de presse le 9 août pour demander au PDU de présenter ses excuses officielles. Lee Jong-kul qui avait déjà présenté ses excuses déclare qu’il n'est pas nécessaire de répéter les mêmes excuses plusieurs fois et qu’il craint que son problème détourne l’opinion publique de l’affaire de corruption liée à la sélection des candidats aux législatives du Saenuri. Le patron du PDU, [[Lee Hae-chan]], déclare que cette affaire ne nécessite pas des excuses officielles du parti rappelant par ailleurs que Lee Jong-kul a déjà présenté les siennes. Alors les primaires touchent à leur fin, le 17 août, 52 professeurs de 36 universités de l'ensemble du pays organisent une conférence dans laquelle il annoncent soutenir [[Ahn Cheol-soo]] pour la présidentielle du 19 décembre. Selon ces professeurs, Ahn est un dirigeant capable d’incarner les rêves du futur, au-delà des antagonismes régionaux et loin de la politique d’antan. Ils précisent également qu’ils s’alignent sur les valeurs de justice, de bien-être et de paix prônées par Ahn Cheol-soo dans son livre récemment paru. Le même jour, en soirée, est organisé le dernier débat télévisé des candidats aux primaires du Saenuri. Au cours de cet ultime débat, Park Geun-hye déclare que la plus grave erreur de l’administration de Lee Myung-bak réside dans la mauvaise gestion de son personnel. Selon elle, c’est cette mauvaise politique du personnel qui a entrainé la méfiance du public et le mécontentement des citoyens vis-à-vis de la présidence. Park s’est également exprimée en faveur d’une réforme du mandat présidentiel qui passerait à quatre ans, renouvelables, contre l’actuel quinquennat non renouvelable. À propos de la visite historique de [[Lee Myung-bak]] sur les [[Rochers Liancourt|îles Dokdo]], Park juge qu’il ne s’agit pas d’un acte de populisme, contrairement à ce que pensent certains membres du Saenuri. Le 20 août, le parti annonce la victoire de Park Geun-hye, élue avec 83,9 % des voix. Il s’agit des chiffres les plus élevés de l’histoire des primaires du parti. Elle est suivie par le gouverneur de la province de Gyeonggi [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]] qui obtient 8,7 % des voix. Dans son discours Park Geun-hye, s’est engagée à ouvrir une ère de grande réconciliation nationale, si elle est élue à la tête de l’État. == L'élection présidentielle du 19 décembre 2012 == {{Article détaillé|Élection présidentielle sud-coréenne de 2012}} Au lendemain de son investiture comme candidate du parti Saenuri aux présidentielles, Park Geun-hye se rend dans le village natal de l’ancien président [[Roh Moo-hyun]] situé au sud-est pour se recueillir devant sa tombe et rendre hommage au militant pour la démocratie et les droits de l'Homme qui avait dirigé le pays entre 2003 et 2008. Selon Park, Roh Moo-hyun qui a été son adversaire politique entre 2004 et 2006 alors qu'elle était présidente du [[GPN]], a constitué un des pivots importants de la nation. Elle se rend également au [[cimetière national de Séoul]] où reposent les anciens chefs d’État [[Syngman Rhee]], [[Park Chung-hee]], son père et [[Kim Dae-jung]]. Puis elle rencontre [[Lee Hee-ho]], la veuve de l’ancien président Kim Dae-jung que son père, l’ancien dictateur militaire Park Chung-hee, avait persécuté. Elle rencontre également [[Kim Young-sam]], le prédécesseur de Kim Dae-jung. Ces hommages aux anciens chefs d'État de tous bords politiques entrent dans le cadre de sa politique de grande réconciliation de la nation. Le 23 août, au cours d’une rencontre avec les représentants des étudiants d’universités, elle dit qu’il n’est plus acceptable que des jeunes ne puissent pas terminer leurs études à cause de leur situation financière. Elle annonce qu'elle a l'intention d’exempter les étudiants issus des classes défavorisées de la totalité des droits d’inscription ou d’appliquer un taux zéro pour les prêts destinés aux étudiants. Elle précise qu’elle a déjà pensé au financement de ces mesures. Park Geun-hye insiste également sur la nécessité de faire disparaître la mauvaise habitude des étudiants sud-coréens qui concentrent leur énergie pour remplir leur CV et obtenir un bon emploi au détriment de leurs études et de leurs rêves. Le 27 août, le Conseil suprême du parti Saenuri se réunit pour constituer l'équipe de campagne. Le député [[Lee Joo-young]] est chargé de la constitution de l'équipe de campagne. L’ancien conseiller présidentiel à l’économie [[Kim Jong-in]] est quant à lui nommé président du « comité pour le bonheur de la population », un comité qui doit préparer les détails liés aux promesses de Park Geun-hye sur l’économie et le bien-être. Le parti nomme aussi l’ancien juge de la Cour suprême [[Ahn Dae-hee]] au poste de directeur du comité des réformes politiques, qui présentera les moyens d’éradiquer la corruption au sein du monde politique pour établir une nouvelle vision politique. L'ancien député [[Kim Byong-ho]] et le député [[Choi Kyong-hwan]] sont désignés respectivement à la tête de l’équipe de communication et secrétaire général de Park Geun-hye. Les deux nouveaux comités pour la campagne présidentielle démarrent officiellement leurs activités le 29 août. Dans le même temps, Park Geun-hye poursuit ses gestes de réconciliation. Cependant, le 28 août, alors qu'elle tentait de se rendre à la fondation [[Jeon Tae-il]] (un ancien activiste qui s'est donné la mort en 1970 en défendant les droits des ouvriers), 60 syndiqués de [[Ssangyong Motor]] lui bloquèrent l’accès l'appelant à arrêter son spectacle politique. Au cours de cette visite qu'elle dût annuler, Park avait prévu de rencontrer les collègues du défunt et transmettre ses condoléances à sa mère. Sa visite étant annulée, Park s'est directement rendue à la statue de Jeon Tae-il pour déposer un bouquet de fleurs avant qu'un homme ne le jette par terre. À 4 mois de l'élection, un sondage de [[KBS]] donne Park Geun-hye gagnante. Elle arriverait en tête en obtenant 40,7 % des voix. Elle devance [[Ahn Cheol-soo]] qui récolterait 24,1 % des voix et [[Moon Jae-in]], candidat du PDU qui obtient 13,7 % des intentions de vote. En cas de duel entre Park et Ahn, la candidate du Saenuri serait toujours gagnante mais avec un écart minime de 2,9 %. En cas de duel avec Moon l'écart serait plus important (13,4 % d'écart). Ce sondage a été effectué les 27 et 28 août auprès de 1 000 Sud-Coréens. La marge d'erreur est de plus ou moins 3,1 %. Le 2 septembre, le président [[Lee Myung-bak]] et Park Geun-hye se rencontrent en tête-à-tête à la [[Cheongwadae]] (la [[Maison Bleue]]). C'est la première fois en 8 mois que Lee et Park se rencontrent (la dernière fois ayant eu lieu lorsque Lee avait convoqué tous les dirigeants des partis politiques du pays après la mort de [[Kim Jong-il]]). Au cours de la réunion Park propose de désigner les 100 prochains jours comme une période spéciale pour l’établissement de la sécurité. Elle précise que pendant ces 100 jours, les pouvoirs publics et le secteur privé devraient élaborer des mesures en vue de prévenir les crimes dans la société et créer en même temps un environnement sécuritaire. Elle en profite aussi pour demander au président de faire personnellement en sorte que les agriculteurs et les pêcheurs touchés par le [[typhon Bolaven]] se rétablissent rapidement. À la suite d'une série de violentes agressions sexuelles qui ont choqué la population et la classe politique sud-coréenne, le débat sur la peine de mort ressurgit. Si le président du PDU se déclare pour son abolition, Park se dit favorable au maintien de la peine de mort. Elle affirme le 4 septembre que son maintien est nécessaire au moins pour mettre en garde les criminels. Un nouveau scandale pèse sur la campagne de Park Geun-hye. Le porte parole d'[[Ahn Cheol-soo]], Keum Tae-sup a révélé le 6 septembre au cours d'une conférence qu'il avait reçu un coup de téléphone de la part de [[Chung Jun-kil]] en charge des relations presse au sein du parti Saenuri. Ce dernier aurait au cours de cette conversation dit que si Ahn se portait candidat, il révélerait qu’il a versé des pots de vin et qu’il a eu jusqu’à très récemment une maîtresse. Keum aurait alors immédiatement consulté Ahn qui aurait nié toutes ces histoires. Le même jour, le Saenuri a organisé une autre conférence démentant ces informations. Dans la foulée, Chung Jun-kil a donné sa version des faits. Il a effectivement reconnu avoir téléphoné à Keum, mais il s'agissait, d'après lui, d'une conversation « entre amis » au cours de laquelle il aurait averti son interlocuteur qu'en cas de participation d'Ahn à l'élection présidentielle, sa formation serait « dans l'obligation de soulever certaines questions à propos de son passé ». Chung a regretté que le camp d'Ahn Cheol-soo se soit servi de ce coup de fil personnel pour se livrer à ce qu'il considère être une manœuvre politique. Park Geun-hye déclarera à ce propos le 10 septembre qu'elle pensait que les révélations de l’avocat d’Ahn étaient une ancienne habitude de politique intérieure. Park a rajouté qu'elle ne pensait pas qu'il s'agissait de menaces mais d'une conversation habituelle entre amis. Il ne faut donc pas l’exagérer ni la gonfler. Park a ajouté que son parti n’ouvrira donc pas d’enquête sur cette affaire. Le lendemain Park évoque l'incident d'[[Inhyukdang]] affirmant que c'est l'histoire qui doit juger ce qui s'est passé. Dans les années 1970, alors que [[Park Chung-hee]] est au pouvoir, les services secrets emprisonnent une vingtaine d’étudiants proches du Inhyukdang (parti de la révolution populaire). Les propos de Park suscitent un tollé au sein du PDU. Ce dernier met en doute sa perception de l’histoire. En réponse aux critiques, Park Geun-hye se déclare, le 13 septembre, prête à rencontrer les familles des victimes de l'incident d'Inhyukdang. Elle réaffirme également sa position en disant que, depuis toujours, elle a à maintes reprises exprimé ses regrets et ses excuses aux victimes. Le 14 septembre, elle s’entretient avec des balayeurs de l’arrondissement de [[Jung-gu]] à Séoul. Elle promet qu'elle fera tout son possible afin de protéger les travailleurs précaires comme eux. Elle ajoute également qu'une loi en leur faveur est en préparation au Parlement. Le 18 Septembre, un proche de Park Geun-hye, [[Hong Sa-duk]] qui a été l’un des directeurs de campagne de Park pour la primaire du Saenuri, décide de quitter le parti. Accusé par la comission électorale nationale d’avoir touché 60 millions de wons (40 000 euros) de fonds politique illicite de la part d’un patron de PME avant les législatives d’avril, il a annoncé sa démission dans un communiqué et ce afin de ne pas porter atteinte gêner Park Geun-hye et son parti. Deux jours plus tard, le 20 Septembre, le comité suprême et la comission éthique du Saenuri ont décidé d'expulser l'ancienne députée [[Song Yeong-seon]]. Le quotidien [[Hankyeoreh]] en effet divulgué un enregistrement audio indiquant que Song Yeong-seon a demandé à un homme d’affaires de faire un don de 150 millions de wons (100 000 euros) à la campagne électorale de Park Geun-hye en prétendant que si Park était élue, elle la nommerait ministre de la Défense. L'ancienne députée a nié toutes les accusations expliquant qu’elle avait tout simplement demandé un soutien à l’homme d’affaires en question. Elle n'aurait jamais touché d'argent sale. Park Geun-hye commentera ces scandals touchant son parti en disant qu’il ne se passait pas un jour sans que le parti se heurte à des problèmes aussi nombreux que ses membres. Elle a également exhorté ses collègues à ne pas commettre des actes susceptibles d’entraver la rénovation du parti. Park Geun-hye fait face à un défi de taille le 19 Septembre : [[Ahn Cheol-soo]] annonce sa candidature aux présidentielles. Ce dernier a affirmé que l’opinion publique manifestait son désir de réformes politiques par son biais et qu’il se lançait maintenant dans la voie de l’accomplissement de ce devoir. Il en a profité pour proposer à Park Geun-hye et [[Moon Jae-in]], le candidat du PDU, d’abandonner les vieilles habitudes du passé pour mener une campagne en se basant sur leurs programmes au lieu de se dénigrer. Il leur a également proposé que même après l’élection, le vainqueur écoute les candidats malheureux et les vaincus prendront acte des résultats du scrutin. Park poursuivra sa campagne électorale et rencontrera le 20 Septembre des producteurs indépendants de séries télé pour aborder les conditions difficiles de production, notamment la précarité des travailleurs en CDD et étudier les possibilités d’y apporter des solutions. Puis elle a rencontré des jeunes employés d’une société spécialisée dans l’hébergement des sites Internet pour souligner l’importance de l’industrie des technologies de l’information et de la communication et les encourager à contribuer au développement d’un environnement sain dans l’espace virtuel. Le lendemain, au cours d’un atelier de travail des députés du Saenuri dans la région de [[Gyeonggi]], Park a déclaré qu'elle a fait du bonheur de la population son mot d’ordre. Elle a demandé aux participants de redonner de l'espoir à la population sud-coréenne, en lui présentant son programme. A moins de 3 mois des élections, le 24 Septembre, un sondage pour KBS révèle que Park a décroché dans les intentions de vote. En cas de duel elle serait donnée perdante face à Ahn Cheol-soo (49,9% contre 41,2%) et face à Moon Jae-in (45,9% contre 45%). Mais en cas de non alliance des deux candidats de l'opposition, Park l'emporterait avec 34,9% des suffrages contre 28,6% pour Ahn et 17,3% pour Moon. Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès de 1 000 hommes et femmes dans l’ensemble du pays. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 %. Le même jour, et alors que la polémique sur le perception de l’histoire du pays par Park ne désenfle pas, elle présente ses excuses aux victimes de la dictature lorsque son propre père [[Park Chung-hee]] dirigeait le pays d’une main de fer, ainsi qu’à leurs familles. Elle est revenue plus particulièrement sur le coup d’Etat militaire de 1961 à la suite duquel son père Park Chung-hee avait pris le pouvoir, ainsi que l’indicent dit « [[Inhyukdang]] » en 1975. Elle s’est engagée à se consacrer entièrement à cicatriser leurs blessures. Park s’est en effet déclarée prête à « liquider » l’histoire passée controversée en tant que candidate du Saenuri à la présidentielle et non pas en qualité de fille d’un père. Selon elle, le [[coup d’Etat de 1961]] et la [[constitution Yushin]] ont porté atteinte à la valeur constitutionnelle et par conséquent retardé le développement politique de la Corée du Sud. Park en a profité pour annoncer qu’elle mettrait en place une commission de réconciliation nationale pour guérir les douleurs de la population et pour développer la démocratie. Le 26 Septembre, Park révèle la composition de son comité électoral, chargé de la présidentielle du 19 Décembre. Elle a désigné le député [[Yoo Seung-min]] vice-président du comité. Il sera épaulé par ses deux confrères [[Hong Moon-jong]] et [[Yoo Jeong-bok]]. Le lendemain, Park a organisé sa première réunion avec la direction du comité électoral central du parti pour discuter de l’orientation à prendre pour diriger le comité. Elle en a profité pour tenter de faire aboutir son projet de nommer président du comité une personnalité extérieure, probablement une figure importante qui pourrait symboliser l’union de la population sud-coréenne, un concept qui lui est cher. Elle a déclaré avoir l'intention de révéler son nom juste après la fête de [[Chuseok]], donc au cours de la première semaine d’octobre. Parallèlement, l'image d'Ahn Cheol-soo, candidat populaire est écornée par plusieurs allégations publiées aujourd’hui dans les médias sud-coréens. Le fondateur d'[[AhnLab]] est notamment accusé de fraude immobilière : en 2000, il aurait signé un contrat de vente pour un appartement dans le sud de Séoul à un prix bien au-dessous de sa valeur. D’après son porte-parole [[Yoo Min-young]], il est prêt à assumer sa responsabilité dans cette affaire. D’autres proches ont fait remarquer que le montant en question n’était pas suffisant pour justifier des poursuites criminelles. Cet appartement, acheté par Ahn en 1988, a déjà fait la controverse précédemment. Plusieurs observateurs se sont en effet étonnés qu’Ahn ait pu se procurer un bien d’une telle valeur alors qu’il était encore étudiant. De plus,la femme d’Ahn Cheol-soo a également été accusée d’avoir minimisé le prix d’un appartement dont elle est propriétaire. L’ex-professeur de l’université nationale de Séoul s’est déjà excusé à ce propos. Par ailleurs, une chaîne de télévision cablée a affirmé qu’un travail universitaire co-rédigé par Ahn Cheol-soo en 1993 serait en fait un plagiat d’un autre texte publié cinq ans plus tôt. Le porte-parole du candidat a répliqué que celui-ci avait simplement aidé l’auteur de la première thèse à revoir et traduire son texte, et qu’il avait du coup été listé comme co-auteur au moment de la publication. D’après Yoo Min-young, il s’agit d’une pratique très courante dans le milieu universitaire. Park Geun-hye a profité des petites vacances de la fête de Chuseok pour rencontrer ses électeurs. Le premier jours par exemple, elle s'est rendue dans une maison de retraite à l’est de Seoul. Elle a mis la main à la pâte pour préparer les mets typiques de la fête des moissons avec les pensionnaires, tout en les écoutant raconter leurs difficultés. Pendant la période des festivités, elle en profitera aussi pour se pencher sur la sélection des personnalités qui vont constituer son comité électoral central. Le jour de congé de Chuseok, elle s'est rendue à plusieurs services d’urgences de la police de Séoul, où les employés travaillent même ce jour-là. L’occasion pour elle de les écouter parler de leurs conditions de travail ou de leurs difficultés. Le 2 Octobre, après la fête de Chuseok, Park Geun-hye a convoqué le comité chargé de la présidentielle. L’objectif étant de faire le point sur les intentions de vote des électeurs rencontrés au cours de ces trois jours de fêtes selon les régions. En parallèle, Park continue à sélectionner les personnalités de l’extérieur, afin d’achever la composition du comité électoral central du parti. Le 5 Octobre, Park a assisté à une cérémonie dédiée aux expatriés coréens. Ce fut l’occasion pour elle d’appeler les ressortissants à participer activement au scrutin. C'est la deuxième fois, après les législatives d’avril dernier, que les sud-Coréens de l'étranger peuvent voter. L'après midi, Park a participé à une inspection parlementaire du ministère de la Coordination politique et des Finances. Elle en a profité pour rappeler son engagement pour la démocratisation économique et les affaires sociales. Le même jour, [[Han Gwang-ok]] l’ancien secrétaire général du président [[Kim Dae-jung]] rejoint le camp de Park. Une vingtaine de partisans de l’ex-chef de l’Etat lui ont aussitôt emboîté le pas, parmi lesquels [[Kim Bong-ho]], ancien vice-président de l’Assemblée nationale. Ce poids lourd de l'administration de [[Kim Dae-jung]] s’est engagé au cours d’une conférence de presse à faire tout son possible pour mettre fin aux antagonismes régionaux d’une part, et pour mettre en place la réconciliation nationale entre conservateurs et progressistes d’autre part. Le 6 Octobre, Park Geun-hye et [[Moon Jae-in]] ont participé à une conférence regroupant plus de 1 200 pharmaciennes venus des quatre coins du pays. L'occasion pour les deux candidats de les encourager, mais aussi et surtout de présenter leur politique en matière de bien-être afin d’obtenir le soutien de cette profession. Un sondage réalisé par l’institut Media Research pour KBS après Chuseok (qui est d'ailleur d'une grande importance pour voir les tendances de l'élection présidentielle) révèle que Park et Moon progressent par rapport à avant Chuseok, tandis que l’indépendant Ahn Cheol-soo piétine. En cas de duel entre Park et Ahn, ce dernier dépasse toujours Park. Ahn obtient en effet 48,1 %, tandis que Park ne rassemble que 44,4 %. Mais leur écart se rétrécit avec 3,7 %, contre 8,7 % avant la fête. Dans l’hypothèse d’une bataille à deux entre Park et Moon, c'est Park qui l’emporte, avec 47,9 %, contre 44,9 % pour Moon, une différence de 3 %. Elle était de 0,9 % avant Chuseok. Si tous les trois se présentent, Park garde une nette avance sur ses deux rivaux, avec 40,5 %, devant Ahn, 28,7 % et Moon, 21,9 %. Ainsi, Park et Moon sont en hausse respectivement de 2 et 2,8 %. En revanche, Ahn est en baisse de 2,5 %. Le sondage a été réalisé par téléphone auprès de 1 000 hommes et femmes. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 % avec un niveau de confiance de 95 %. Le 8 Octobre, Park Geun-hye a assisté à la cérémonie d’inauguration de son comité de campagne de la province de Chungcheong du Nord, au centre du pays. Là, elle a réaffirmé sa volonté de l’emporter. Puis elle s’est rendue à Daejeon, également dans la même région, pour rencontrer les scientifiques au KAIST, l’institut supérieur des sciences et des technologies. Cependant un problème risque vite de peser sur Park. Cette dernière a obtenu le ralliement à son camp de [[Han Gwang-ok]], qui avait été secrétaire général de Kim Dae-jung, l’ancien président emblématique du camp de centre-gauche. Elle envisagerait de le nommer à la tête de la commission de réconciliation nationale du Saenuri. Cela a suscité la colère de certains membres du parti parmi lesquels [[Ahn Dae-hee]], le directeur de la commission des réformes politiques. Il est allé jusqu’à menacer de démissionner de son poste, si Park Geun-hye confiait à Han un poste important. Il a ajouté qu'un nombre considérable de membres de sa commission lui emboîtera le pas. Park a tout d'abord refusé de modifier son équipe avant de reculer d'un pas au terme d’une réunion à huis clos, le soir du 9 Octobre, à laquelle participaient des conseillers qui l’avaient aidée à remporter les législatives du 11 avril dernier. Elle a annoncé que Kim Moo-sung qui n’appartient à aucune faction politique rivale au sein de sa formation, jouerait un rôle clé dans sa campagne électorale. Kim qui est l’ancien président du groupe parlementaire du Saenuri, avait étroitement soutenu Park lors de la présidentielle de 2007. Mais leurs relations s’étaient détériorées ces dernières années. Dans ce contexte, [[Lee Hahn-koo]], le président du groupe parlementaire et [[Suh Byung-soo]], le secrétaire général, devraient ainsi être exclus du comité électoral de la formation. Park s'est également engagée à mettre un terme aux désaccords avec [[Kim Jong-in]], un économiste réformiste et chef d’une commission spéciale pour le bonheur de la population et [[Ahn Dae-hee]] qui a menacé de démissionner si [[Han Kwang-ok]] assumait un rôle important. Park a d'ailleur nommé ce dernier à la tête de la commission pour la réconciliation nationale.⏎ ⏎ == Références et liens externes == <div class="references-small"> <references /> * {{ko}} [http://www.parkgeunhye.or.kr/ Site officiel de Park] * {{en}} [http://www.kimsoft.com/2004/park_kyunhae_.htm Articles critiques] {{Portail|Corée du Sud|politique}} {{DEFAULTSORT:Park, Geun-hye}} [[Catégorie:Personnalité politique sud-coréenne]] [[Catégorie:Femme politique sud-coréenne]] [[Catégorie:Naissance à Daegu]] [[Catégorie:Naissance en 1952]] [[de:Park Geun-hye]] [[en:Park Geun-hye]] [[ja:朴槿恵]] [[ka:პაკ კინ ჰე]] [[ko:박근혜]] [[nl:Park Geun-hye]] [[no:Park Geun-hye]] [[pl:Park Geun-hye]] [[simple:Park Geunhye]] [[th:พัก กึน-ฮเย]] [[vi:Park Geun-hye]] [[zh:朴槿惠]] All content in the above text box is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike license Version 4 and was originally sourced from https://fr.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&oldid=83925426.
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