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{{Voir homonymes|Église Saint-Pierre}}
{{Ébauche|Côtes-d'Armor|MH}}
{{à vérifier|date=mars 2012}}
{{Infobox Monument
 | nom                  = Église Saint-Pierre
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(contracted; show full)al décide de consacrer l’argent de la vente de ses Communs à la reconstruction du clocher. Une lettre du Préfet, datée du 16 février prescrit au Conseil Municipal de se réunir afin de lui soumettre le plan et le devis pour la reconstruction de la Tour ; « Le conseil, après un long examen sur la forme du plan et sur le montant de son devis, s’est reconnu peu instruit en architecture, se rapporte parfaitement à la commission chargée des examens et approuve en entier le plan ci-joint se montant à la somme de 
{{formatnum:6.660}} francs 30 centimes ». Le Conseil Municipal regrette beaucoup de n’avoir pas cette somme à sa disposition.

Le 10 juin 1855, Pierre Gicquel, Maire, donne lecture en séance de conseil d’une lettre de M. le Préfet qui prescrit la présente réunion afin de lui soumettre le plan et le devis pour la reconstruction de la tour de l’église. Le Conseil Municipal commence par voter la somme de {{formatnum:1.058}} francs, puis demande au Préfet l’autorisation d’organiser une souscription (qui rapportera {{formatnum:2.100}} francs). La Commune s’engage de plus à fournir le bois, la chaux et la pierre nécessaires à la construction, et à faire réaliser les charrois nécessaires à l’approvisionnement des autres matériaux. Les plans et devis sont confiés à un architecte que l’absence de mentions ne nous a pas permis d’identifier ; peut-être s’agit-il à nouveau d’Ange Tregouët. Quoi qu'il en soit, l’architecte ne retient pas le dessin de la charpente réalisé en 1846 : le plan carré, déjà imposé pour la tour et conservé dans le clocher, rendrait l’ensemble monotone. Les dimensions et l’organisation en trois niveaux, réalisés à Gausson, sont trop ambitieuses pour Trédaniel.
L’examen des plans est confié à l’architecte départemental Alphonse Guépin, qui réalise alors la reconstruction de l’église de Trébry. Celui-ci les commente dans un rapport du 25 juin 1855 : « Le projet de clocher pour l’église de Trédaniel, sur une feuille contenant plus, coupes et élévations à l’échelle de 0m m 01 par mètre, se compose d’une portion en maçonnerie d’environ 12 m de hauteur, surmontée d’une autre portion en charpente de 14m m 20. La hauteur totale avec la croix est de 28 m Les maçonneries me paraissent mieux étudiées que la charpente. Le talon renversé de la partie inférieure, au lieu d’être formé par des chevrons de 0m m 10 d’équarrissage, serait plus solidement établi formé des étais. La même observation peut être faite à la base de la flèche. Rien n’indique comment seront fixés les chevrons contournés à distance. De plus, il me semble indispensable d’établir au moins deux enrayures pour fixer les chevrons qui autrement ne seraient pas solides. Le devis est bien établi, les prix sont un peu faibles, surtout ceux de la maçonnerie et de la charpente » .

(contracted; show full)e ralliement de la communauté, une expression du sentiment religieux, une preuve de vie paroissiale. L’absence de grand clocher, de « grande tour » sur laquelle on puisse ajouter une flèche, est pour cette raison la cause de la destruction au {{s-|XIX|e}} de bien des églises de Haute-Bretagne. À cette époque, à laquelle il s’efforce de reconquérir et de consacrer une place prééminente dans la société rurale bretonne, le clergé fait du clocher ce qu’il avait été dans l’orgueil des communautés enrichies des 
XVIe et XVIIe siècles{{s2-|XVI|e|XVII|e}}. Cette vague de constructions nouvelles montre en effet la volonté de la part de l’Église de conserver sa place et son influence dans la société face à la concurrence nouvelle des municipalités. La concurrence entre les ordres laïcs et religieux, représentés par le Maire d’un côté et le Curé de l’autre, n’est pourtant pas évidente à Trédaniel où le maire Pierre Gicquel, « ultra-clérical », favorise au contraire le clergé dans ses desseins. Mais dans cet élan de construction, les paroissiens de Trédaniel, r(contracted; show full)

Le 15 mars 1856, il est procédé au presbytère de Trédaniel à l’adjudication des travaux de construction de la tour devant Maître Guérin-Villeaubreuil, notaire à Moncontour. Elle se fait au profit d’Ange Tregouët, de Moncontour, moyennant 
{{formatnum:4.509}} francs 85 centimes.

Le procès-verbal de la bénédiction de la première pierre de la tour de l’église est rapporté dans le Registre de Paroisse : « L’an 1856, le quatre Mai, à quatre heures de l’après-midi, comme il a été annoncé le premier Mai jour de l’Ascension au prône de la Grand’messe ; les habitans de Trédaniel et beaucoup de fidèles des paroisses voisines se sont réunis pour assister à la bénédiction de la première pierre de la tour de l’église paroissiale de Trédaniel. La cérémonie a commencé par l(contracted; show full)

Dès le début des travaux, au printemps 1856, des frais supplémentaires doivent être pris en compte, certains éléments n’étant pas inclus dans le premier devis, comme l’escalier, et augmentent la facture de 
{{formatnum:2.316}} francs. Le devis se portant à {{formatnum:8.891}} francs, la commune a conscience de s’engager dans une construction qui absorbera « d’ici longtemps » ses ressources, et sollicite dès le mois d’août l’aide du Ministère de l’Intérieur et des Cultes en rédigeant une « Pétition adressée à son Excellence le Ministre des Cultes relativement à la construction d’une église paroissiale », dans laquelle les conseillers précisent que les sacrifices déjà consentis par la population « pèsent considérablement sur une petite commune située au sommet des montagnes du Me(contracted; show full)ngtaine de notables de la commune en vue de décider du poids des cloches. Le Conseil municipal et le Conseil de fabrique ayant fait connaître les ressources dont ils disposent, considérant le poids du kilogramme de métal, on estime que le poids des deux cloches ne pourrait dépasser 900 kilos. Mais un des membres présent à la réunion fait très justement remarquer que les parrains et marraines n’ont pas encore fait connaître leur générosité, et quant à lui, il pense que leur offrande pourrait bien atteindre 
{{formatnum:1.000}} francs. Tenant compte de cette remarque, on décide d’acheter deux cloches pesant ensemble {{formatnum:1.200}} kilos. Si la dépense n’est pas couverte, nouvelle quête ; « chacun promet de se montrer généreux » .

La bénédiction des cloches a lieu avant la fin de l’année. Sur l’une, on peut lire : « L’an 1860, j’ai été bénite par Monseigneur Guillaume Elisée Martial, évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier, et nommée Emélie Louise Charlotte par Monsieur Charles Féburier, Inspecteur général des Ponts-et-Chaussées - Officier de la Légion d’Honneur - et par Madame Louise Boessel, née Hovius, en présence de : Monsieur Yve(contracted; show full)

En 1930, la Commune prévoit de poser des gouttières au côté Nord de l’église, à la demande de l’abbé Masson qui veut récupérer les eaux de pluie pour alimenter le presbytère en eau, l’eau du puits étant mauvaise, et de réparer la toiture du clocher et le paratonnerre. La rigueur et les intempéries de l’hiver 1931-1932 ayant causé quelques dommages aux édifices, le Ministère de l’Intérieur alloue en juin 1932 
{{formatnum:10.000}} francs à la Commune pour réparer les bâtiments communaux et les chemins endommagés  ; fort de cette aide, le Conseil Municipal pense que, « d’après l’avis d’hommes compétents, une réparation partielle serait inutile puisqu’il faudrait refaire quelques années plus tard » ; il décide alors de faire procéder à une réfection complète.

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En 1964 le Conseil Municipal accepte de devis de réparation des cloches mais rejette celui de leur électrification. Il accepte l’année suivante le devis de réparation et d’électrification des cloches, montant à 
{{formatnum:4.445}} francs, la paroisse ayant promis de participer à hauteur de {{formatnum:1.500}} francs. En octobre 1965, le devis présenté par les établissements Bodet se monte à {{formatnum:6.200}} : il est accepté par le Conseil Municipal.

Des réparations et transformations sont réalisées en 1970. La couverture est restaurée au début de l’année 1980 par Étienne Trouchard, couvreur à Moncontour. La toiture du clocher est restaurée en 1985. Le plancher du chœur est réparé en 1986 par Eugène Ollivier, menuisier à Trédaniel. Le clocher, déjà fortement dégradé, est gravement endommagé par la tempête du 15 octobre 1987. En 1989, les établissements Macé, de Plaine-Haute, réparent le paratonnerre, la croix(contracted; show full){{Portail|MH|Côtes-d'Armor|architecture chrétienne}}

{{DEFAULTSORT:Eglise Saint-Pierre Tredaniel}}
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[[Catégorie:Monument historique inscrit en 1925]]