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[[Fichier:Ecoliers-Blaeu.jpg|thumb|L''''abbaye du Val des Écoliers de Notre-Dame de l'Isle à Liège'''<ref>Gravée par Julius Milheuser et édité en 1649 par [[Johannes Blaeu]]</ref> dans le quartier d'[[Outremeuse]] de la [[Cité de Liège]], entre la [[Meuse (fleuve)|Meuse]] et l'[[Ourthe (rivière)|Ourthe]]: le bâtiment au centre droit devant l'église détruite abrite toujours la salle capitulaire,]]


L''''abbaye du Val des Écoliers de Notre-Dame de l'Isle à Liège''', fondée au {{XIIIe siècle}} par les [[Écoliers du Christ (ordre religieux)|Écoliers du Christ]], est située dans le quartier d'[[Outremeuse]], entre la [[Meuse (fleuve)|Meuse]] et l'[[Ourthe (rivière)|Ourthe]]. L'ordre du Val-des-Écoliers y installa un prieuré dès le {{s-|XIII|e}} et une abbaye dès le {{s-|XVI|e}} qui sera un des trois plus important de leurs prieurés. Le bâtiment principal abrite toujours l'antique salle capitulaire aux six voûtes à nervures en tuffeau, seul témoin de l'architecture gothique du {{s-|XIV|e}} à Liège. L'abbaye deviendra à la [[Révolution liégeoise|Révolution]] une caserne et récemment une école supérieure d'art et d'architecture.
==Origine==
Selon [[Jean d'Outremeuse]], Otton de Geneffe, dit dès Prés, doyen de Saint Paul, a fondé en 1220, sur la ''Gravioûle'',  une maison qu'il a ensuite donnée à des chanoines régulier du Val-Benoit que venait d'être chassé par les Cistertiennes<ref>{{pc|Berlière}} Ursmer (Dom), ''Abbaye du Val des Écoliers'', Monasticon'', t.2, p. 194, 1928 p. 323; réédition 1955</ref>. Ces arrangements d'Otton des prés seront repris par Jean d'Eppes.

== Du prieuré à l'abbaye ==
[[File:Bel-val-des-ecoliers.jpg|thumb|upright=1.0|Philippe-le Bel, ses trois fils et les Écoliers invoquant Saint-Louis: ''Priez pour nous Saint-Louis, afin que nous soyons digne des promesses du Christ''<ref>Enluminure du Cartulaire de Royallieu, f° 9, r° à la Bibliothèque Nationale de France </ref>]]
=== L'Ordre du Val-des-Écoliers ===
{{Article détaillé|Ecoliers du Christ (ordre religieux)}}
L'abbaye du Val des Écoliers de Liège est rattachée à l'[[Écoliers du Christ (ordre religieux)|ordre des Écoliers du Christ]], fondé en [[1201]]<ref>''Monastica Augustianum'', Paris 1623, p. 110</ref>, par quatre maîtres en [[théologie]] de l'[[Université de Paris]] et est une filiale de l'abbaye fondée en [[1212]], sous la Règle de saint Augustin, dans le Val de Verbriesles dans le diocèse de Langres par les fondateurs de l'ordre<ref>{{pc|Rochette-Russe}} Julia, 1955, pp. 527-528 — {{pc|Mottard}} F. , 1972, p. 1</ref>, avec une trentaine d'étudiants, des « écoliers. » En 1219, le pape approuve la règle de l'ordre. Ce dernier se développe et possède jusqu'à 28 prieurés. L'ordre va essaimer en Belgique à [[Géronsart]]<ref group=note>anciennement Léau</ref>, Mons, [[Malines]], [[Houffalize]] et à Liège. La construction du prieuré de Paris commence en 1229<ref>{{pc|Guyon}} Catherine, ''Les Écoliers du Christ, l'ordre canonial du Val des Écoliers 1201-1539'', PU, Saint-Etienne, 1998, 625 pp, p. 123 à 130</ref>.

L'église de l'abbaye aurait été consacrée en [[1228]]<ref>en cours</ref>.

===Filiation de Géronsart===
Le prieuré de Géronsart, a l'écart de la ville actuelle de Jambes possède les cinq cures d'Erpent Mezeret, Wierde, Andois et Wez, toute situées dans son voisinage. Il relève de l'évèque de Liège, mais n'est qu'à huit kilomètre de la capitale du Comté de Namur. Les trois premières ont été rattachée avant l'arrivée des Ecoliers<ref>{{pc|Barbier}} V., ''Histoire du Monastère de Géronsart'', Namur, 1886, p.7-16</ref>. Le pape Alexandre IV leur en confirme la possession le 12 mars 1265. Les paroisse de Wez et Andoy sont unies aux XV{{e}} siècle à celles de Wierde et d'Erpent et par conséquent reviennent aux frères de Géronsart<ref>{{pc|Barbier}} V. 1886, ''ibidem'', p.10 et p.13</ref>. Le prieuré de Géronsart va attendre 10 ans avant d'avoir une filiale, Notre-Dame de l'Île à Liège<ref>{{pc|Guyon }} Catherine, ''Les Écoliers du Christ: l'ordre canonial du Val des Écoliers, 1201-1539'', Université de Saint-Étienne, 1998</ref>.

=== Situation du monastère de l'Île-Notre-Dame===
[[File:LGG-Outremeuse-16.jpg|thumb|upright=1.6|Carte d'Outremeuse au XVIe siècle: en haut, à droite l'Abbaye du Val des Écoliers<ref> basée sur la ''Carte de Liège au XII et XIVe siècle'' de J. Lejeune, in ''Liège'', Mercator 1967, p. 117 D</ref> ]]
Un peu à l'écart de la Cité, dans l'île d'Outremeuse encore peu peuplée, dans l'enceinte de la cité du XIIIe siècle, reliée à la cité par le seul Pont des Arches, les Écoliers vont choisir un emplacement isolé. Cernée de trois côté par l'eau, par le Barbou, le bief de Gravioule et la Meuse, on n'avait accès à l'abbaye que par un portail au bout de la rue des Écoliers, dite rue ''Devant les Écoliers''<ref group=note>Ce portail Louis XVI est démoli fin XIXe mais deux dessins sont publiés: ''in'' {{pc|Thuillier}} Hubert ''Art Wallon, Croquis et document'', t. 2, planche. 43: relevé et dessiné par B. Denkers</ref>.
Un large biez, le Barbou, qui suivait à peu près l'emplacement actuel des boulevards de l'Est et de la Constitution et était relié à la Meuse par un autre bras transversal, le bief de la Gravioule<ref group=note>Ce terme Gravioule ou ''graveria'' désignait à l'origine l'île comprise entre la Meuse et le Barbou en faisant allusion à la nature du sol, un dépôt de grève alluvionnaire, la rue longeant l'institut supérieur d'architecture au nord conserve ce toponyme</ref>{{,}}<ref>{{pc|Gobert}} Th., 1889 : ''Les rues de Liège, anciennes et modernes'', 2e édition, Liège, t. 1, pp. 450-455, 1977; ''vide p. 451''</ref>. 

C'est à un endroit appelé ''graveria'' en [[Outremeuse]]<ref group=note>Cet endroit s'appelle actuellement la ''Graviôule'' en wallon la ''gravière''</ref> que se trouvait l'église érigée par Otton des Prés, dédiée à Notre-Dame.
Les Écoliers prennent donc place en 1231 à Liège dans ce monastère déjà appelé l'Île-Notre-Dame<ref>{{pc|Heller}} J., ''Aegidii Aureaevallensis Gesta  Leodiensium'', p. 126, repris dans {{pc|Bormans}} S., ''Fragment d'une Chronique liégoise inédite du {{s-|XIII|e}}'', p. 187-188</ref>. [[Jean d'Eppes]] y avait d'abord installé un prieuré de chanoines réguliers en janvier 1231<ref>{{pc|Bacha}} E., ''Chronique liégeoise de 1402'', p. 162</ref>, mais quelques mois plus tard, l'évèque céda le prieuré au couvent de Géronsart<ref>{{pc|Barbier}} G. Histoire du Monastère de Géronsart, p. 220-221, n° 14</ref>, affilié depuis 1221 à l'Ordre du Val des Écoliers. L'institution pris alors le nom de Couvent du Val des Écoliers sous la bienveillance d'Otton, le doyen de Saint-Paul et de [[Jean de Nivelles]], chanoine de Saint-Jean-l'Evangéliste. Ce lieu prit ensuite le nom d'Ile-Notre-Dame après la fondation, sous le règne du prince-évêque [[Jean d'Eppes]], peut-être vers 1224, d'une église en l'honneur de la Vierge.

=== Fondation ===
En janvier 1231, l'évêque <ref>{{pc|Miraeus}} Aubert et {{pc|Foppens}} P., t. 3, p.393 </ref>Jean d'Eppes, reconnaît l'établissement d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin dans l'Ile-Notre-Dame de Liège et quelques mois plus tard, en octobre, la maison est affiliée à l'ordre des chanoines réguliers du Val-des-Écoliers de France<ref> et va les mettre sous la dépendance de Géronsart{{pc|Gobert}} Th., 1889, ''ibidem'' p. 451, ibidem</ref>{{,}}<ref>{{pc|Bélière}} U., ''ibidem'', p. 327-328</ref>.

=== Hors les murs ===
Comme les autres monastères établis à Liège au {{s-|XIII|e}}, le Val-des-Écoliers s'installa donc « hors les Vieux murs », car après l'expansion démographique du {{s-|XII|e}}, l'espace protégé par l'enceinte notgérienne était de plus en plus occupé. La présence du nouveau monastère ainsi que la menace que faisait peser la conquête du [[duché de Limbourg]] par le duc de Brabant (1288) ont stimulé l'élargissement des fortifications au-delà de la tête du Pont des Arches.

Le tracé de la nouvelle enceinte, longeant le biez de la Gravioule et le Barbou, se voit encore sur la gravure de J. Blaeu en 1649 car il est conservé tout au long des Temps modernes. En 1572, la fonte des glaces fit s'écrouler les murailles, ensuite relevées. Ce n'est qu'en 1777 que les religieux furent autorisés à les démolir ; la ville se réservant toutefois le droit d'exiger leur rétablissement<ref>{{pc|Gobert}} Th., 1889, ''ibidem'', p. 451, ibidem</ref>. Les ruines d'un bastion à la rencontre du biez de la Gravioule et de la Meuse se voyait encore en 1852.

===Proche de la Foire===
Les terrains vagues laissés entre l'enceinte et le prieuré servirent de longues années à la foire annuelle de Liège, instituée par Englebert de la Marck en 1550.

===L'abbaye===
[[File:Outremeuse-Blaeu.jpg|thumb|upright=2.4|Le quartier entre ''Urte et Meuse'' vers 1649<ref>Carte publiée par Blaeu en 1649</ref>: de haut en bas le long de la chaussée d'[[Aix-la-Chapelle]], le ''Pont-des-Arques'', ''Saint-Folien'', ''Saint-Nicolas'', ''Saint-Julien'' et enfin la Porte d'Amercœur vers l'Allemagne; à gauche les {{Citation|Terres de Bèches}} et la ''Tour de Bèche'', à droite l''''Abbaye du Val-des-Ecoliers''' et plus bas le Couvent des Récollets et {{Citation|Les Prés Saint-Denis}}.]]
En 1614, le prieuré est transformé en abbaye grâce aux efforts du prieur Winand Latomé. En 1655, le pape Innocent X réunit tous les couvents de l'ordre à la congrégation de France en introduisant les réformes nécessitées par un relâchement de la discipline. Celle-ci était particulièrement déficiente dans le monastère liégeois qui, de plus, de par ses attaches françaises, subissait l'influence janséniste au point d'inquiéter le prince-évêque. Enquêtes et visites de nonces apostoliques ont laissé de nombreux textes éclairants à ce sujet<ref>{{pc|Mottard}} F.,''ibidem'', 1972</ref>.
On trouve une description de Saumery dans les ''Délices du pays de Liège''<ref>{{pc|de Saumery}} P.,'' Les délices du Païs de Liège ou description des monuments sacrés et profanes''. t.1, Liège, pp. 180-181, 1738</ref> :
* ''Le cloître, qui communique à l'église est propre, et solidement voûté. La maison est très bien bâtie; et tous les appartements en sont riants; leur situation ne contribue pas peu à leur donner cet agrément. La Meuse, et l'Ourthe, qui forment de cette Maison une espèce d'Ile, sont deux charmants objets pour ceux qui y font leur séjour. Ils sont, proprement parlé, à la campagne, et à la ville, mais ils voient l'une et l'une et l'autre du même coup d'œil, Les jardins y sont cultivés, avec une propreté, qui se fait souvent désirer ailleurs''.

===L'église et la salle du chapitre de l'Île-Notre-Dame===
L'église à chevet plat, bien orientée, est construite au nord du cloître. Le bras sud du transept touche l'aile abbatiale qui comprenait la salle du chapitre <ref group=note>De 10 mètres sur 15 mètres.</ref> est divisée en deux galeries de trois travées<ref group=note> dont les voûtes d'arête en tuffeau sont bien conservées</ref> miraculeusement conservée et abritait la salle à manger des officiers de la caserne. Une aile en retour borde la galerie méridionale du cloître et l'ensemble se referme avec l'aile occidentale. Curieusement, sur le plan de 1809, le cloître ne compte que trois galeries<ref group=note>alors que la gravure de [[Johannes Blaeu]] en 1647 en montre quatre</ref>.

Le plan de l'église rappelle nettement celui des cisterciennes. Les bras du transept se subdivisent aux extrémités orientales de façon à aménager deux pièces communiquant avec le chœur à un endroit où l'on a l'habitude de voir des chapelles.

On retrouve le même type d'annexes sur le plan de la [[Collégiale Saint-Paul]] dressé en 1850 par l'architecte Delsaux avant la malheureuse transformation de l'église<ref>{{pc|Forgeur}} R., ''ibidem'' 1969 : ''La construction de la collégiale Saint-Paul à Liège aux temps romans et gothique'', dans Bulletin de la Commission Royale des Monuments et des Sites, t. 18, pp. 3-49</ref>.

=== L'hospice de l'Égalité ===
Avec la révolution française, la sécularisation du monastère en 1790 marque le début de son déclin. L'église, la maison conventuelle, les cours, jardins, vergers et dépendances furent occupés par un hôpital militaire, ''l'hospice de l'Égalité'' pour y recevoir les ''braves libérateurs liégeois''<ref group=note>Si en 1790, ces bâtiments furent évalués à {{formatnum:240000}} florins, ils n'en valurent plus que {{formatnum:40000}} en 1795 tant les dégradations étaient grandes et en 1795, la bibliothèque fut pillée par les Autrichiens; in {{pc|Rochette-Russe}} J. , 1955, ''ibidem''</ref>. Puis, en 1805, l'abbaye fut vendue comme bien national et lors de la visite du Premier Consul Bonaparte, elle avait été changée en caserne<ref name="a">{{pc|Gobert}} Th., 1889, p. 454</ref>.

=== Le couvent au {{s-|XVIII|e}} ===
De nouveaux bâtiments sont bâtis au début du {{XVIIIe siècle}} ; il se composait d'une chapelle et de divers corps de bâtiments servant au logement des religieux et à leurs cérémonies, de jardins et de prairies qui s'étendaient depuis l'ancienne ''rue devant les Écoliers'' jusqu'au bras de l'[[Ourthe (rivière)|Ourthe]] appelé le ''Barbou''.

==La période militaire==

===La révolution===
L'utilisation du monastère des Écoliers à des fins militaires a donc rapidement suivi le départ des ecclésiastiques à la Révolution. Dans un premier temps, les constructions religieuses ont été utilisées telles quelles et ont notamment servi lors du recrutement des volontaires engagés par Napoléon pour former un régiment de « chevau-légers » sous le nom de « chevau-légers belges » <ref>{{pc|Puraye}} J., 1970, ''ibidem'' p. 80</ref>.

En 1810, on entreprend la démolition de l'église<ref group=note>adjugée le 21 décembre à un certain Eustache Delhaxhe, au prix de 4 600 francs</ref>. Un accident mortel a lieu pendant les travaux à la suite de la chute d'un pan de mur.

===La caserne des Écoliers===
Par un décret impérial de la même année, la Ville de Liège devient propriétaire de la caserne et est chargée de son entretien et des aménagements suivant la force de la garnison. Cependant, quelques années plus tard, sous le régime hollandais, en 1824, une partie des constructions est rétrocédée au Gouvernement jusqu'en 1832 lorsque le jeune ministre de la guerre restitue les bâtiments à Liège mais dans un état très délabré.

===Installation de la cavalerie===
La ville décide alors la rénovation et l'agrandissement de la caserne pour répondre aux besoins de la cavalerie. Ce qui subsiste du couvent est détruit à l'exception de ce qu'on appelait à l'époque « La chapelle », c'est-à-dire l'aile conventionnelle comprenant la salle du chapitre, et de l'aile sud perpendiculaire.

De 1832 date la construction de longues ailes de part et d'autre de l'ancienne « Cour des Écoliers » et de l'emplacement de l'église démolie. Lors de cette campagne de construction, le portail du couvent est réutilisé pour l'entrée de la caserne. 

Le biez du Barbou n'étant pas encore comblé, il ne le sera qu'un demi-siècle plus tard, la ''rue devant les Écoliers demeure l'accès obligé''. La même année on élève deux ailes en retour d'équerre, contre le bâtiment longeant la cour d'entrée. Dans ce nouveau complexe, les rez-de-chaussées sont conçus pour abriter les écuries; même la salle du chapitre reçoit cette destination au point d'en obstruer partiellement les grandes fenêtres.
===Nouvelles écuries===
Le 6 septembre 1857, une convention entre le gouvernement et le Collège échevinal prévoit la construction de nouvelles écuries pour 489 chevaux et un manège couvert de 68 x 25 m en plus des bâtiments de 1852. Ainsi l'importance de la caserne s'est-elle considérablement accrue avec l'indépendance de la Belgique. Sous le régime hollandais, en 1830, le {{1er}} Bataillon d'artillerie de milice caserné dans l'ancien couvent comptait 799 hommes<ref>{{pc|Dumoulin}} P.,1970, ''ibidem'' p. 109</ref>{{,}}<ref>{{pc|Hoffsummer}} P., ''in'' : ''Description de la caserne des Écoliers au milieu du {{s-|XIX|e}}''. Document manuscrit, daté 1842, anonyme, ce document se présente sous la forme d'un cahier ''in folio'' de cinquante pages couvertes d'une  écriture calligraphiée et illustrées de croquis descriptifs; il est conservé au ''Bureau des domaines de la Direction régionale des Constructions Militaires''</ref>.

Après l'indépendance, avant 1857, la cavalerie installée aux Écoliers comprenait 1048 hommes et 511 chevaux; ces chiffres, après les travaux de 1837, s'élevèrent à 1156 hommes et 873 chevaux<ref name="a"/>.

Le biez du « Barbou » constituait un handicap évident pour l'agrandissement de la caserne. Son comblement précéda la dernière grande campagne de construction qui donna à la caserne sa physionomie actuelle avec ses bâtiments de 1887 longeant le nouveau ''boulevard de la Constitution'' crée grâce au retrait des eaux et son comblement.

=== La Caserne Fonck ===
En 1885, la, caserne des Écoliers abritait le [[2e Régiment de Lanciers|2e Régiment des Lanciers]] qui, en 1914, comptait le cavalier Antoine-Adolphe Fonck parmi ses hommes. Premier soldat belge tué dans la « Grande guerre » son nom sera désormais attaché à l'ancien monastère transformé en caserne.

== Classement ==
Le bâtiment conventuel, la salle capitulaire et le sont manège classés comme monument le 7 mai 1997.

== Destination actuelle ==
Les bâtiments sont dédiéaffectés à l'enseignement depuis l'an 2000 par la vente des bâtiments aux instituts supérieurs Saint-Luc et en 2010, par l'installation partielle de la nouvelle Faculté d'architecture de l'Université de Liège. La salle capitulaire est co-propriété de L'école supérieure et de l'Université

==  Sources fondamentales  ==
* [[Archives de l'État à Liège]], 
** douze chartes dont la première datée du 5 avril 1377.
** Registres des écoliers: 1 à 36, de 1234 à 1792
** Cartulaire des écoliers (reg. 2)
** Liste des pierres tombales (reg. 8, f° 544-548)
* Archives de l'évêché à Liège: liasse G. VI. 16
* Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris
** Manuscrit 519 et 1855, concernant l'alliance avec la Congrégation de France
* Archives vaticanes
** Dossier 144 de l'''Archiviodelle Nuziatura di Colonia'', relate les visite de l'abbé de Géronsart en 1635 et 1636

==  Iconographie  ==
Le manuscrit 1676 de l'Université de Liège reproduit deux dessins de bâtiment de l'abbaye
== Sources complémentaires==
* {{pc|HOFFSUMMER}} Patrick, auteur en trois partie d'une publication qui fait le point sur la question, complétée d'un document anonyme de la description de la caserne: ''Du couvent des écoliers à la caserne Fonck''<ref>''Du couvent des écoliers à la caserne Fonck'': in ''Centre liégeois d'Histoire et d'Archéologie Militaire'', t. 1 - Fascicule 12 - Octobre-Décembre 1982; t. 2 - Fascicule 1 - Janvier-Mars 1983; t. 2 - Fascicule 5 - Janvier-Mars 1984</ref>{{,}}<ref>[http://www.clham.org/ CLHAM], Tome II - Fascicule 5 - Janvier-Mars 1984</ref>.

== Articles connexes ==
* [[Cité de Liège]]
* [[Outremeuse]]
* [[Ecoliers du Christ (ordre religieux)]]
* [[Patrimoine religieux de Liège]]
* Patrimoine religieux d'Outremeuse
** [[Église Saint-Pholien de Liège|Église Saint-Pholien]] où se trouve la statue de la vierge des écoliers
** Église Saint-Nicolas Au-Pont
** [[Hôpital et Chapelle Saint-Julien de Liège|Hôpital et Chapelle Saint-Julien]]
** [[Couvent des Récollets de Liège|Couvent des Récollets]]
* [[École supérieure des arts Saint-Luc]]
* Faculté d'architecture de l'Université de Liège

== Notes et références ==
=== Notes ===
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=== Références ===
{{Références|colonnes=3}}

{{Portail|architecture chrétienne|monachisme|Liège}}
{{DEFAULTSORT:Abbaye Val des Ecoliers Liege}}
[[Catégorie:Abbaye de Liège|Val des Ecoliers]]
[[Catégorie:Abbaye fondée au XIIIe siècle|Val des Ecoliers]]
[[Catégorie:Patrimoine immobilier classé à Liège]]