Difference between revisions 87464161 and 87984083 on frwiki{{Infobox Écrivain | nom = Jules Vallès | image = JulesVallèsCourbetCarnavalet.jpg | légende = Portrait de Jules Vallès par [[Gustave Courbet]] | nom de naissance = Jules Louis Joseph Vallez | nom alias = | activité = écrivain, journaliste | date de naissance = {{date|11|juin|1832}} | lieu de naissance = Puy-en-Velay | date de décès = {{date|14|février|1885}} | lieu de décès = Paris | langue = | mouvement = [[Réalisme (littérature)|Le réalisme]] | genre = | distinctions = | œuvre = | complément = }} '''Jules Vallès''' ([[nom de plume]] de '''Jules Louis Joseph Vallez''')<ref>{{BNF brut|119275052}}</ref>, né au [[le Puy-en-Velay|Puy-en-Velay]] ([[Haute-Loire]]) le {{date|11|juin|1832}}, mort à [[Paris]] le {{date|14|février|1885}} est un [[journaliste]], [[écrivain]] et [[Personnalité politique|homme politique]] [[France|français]] d'[[Extrême gauche en France|extrême gauche]]. Fondateur du journal ''[[Le Cri du peuple (journal 1871)|Le Cri du Peuple]]'', il fait partie des [[Commune de Paris (1871) : Élus|élus]] de la [[Commune de Paris (1871)|Commune de Paris]] en [[1871]]. Condamné à mort, il doit s'exiler à [[Londres]] (de [[1871]] à [[1880]]). == Biographie == Jules Vallès a écrit une trilogie romanesque largement autobiographique centrée autour d'un personnage que Vallès nomme Jacques Vingtras : le premier tome s'appelle ''L'Enfant'' ; l'auteur évoque sa jeunesse entre un père professeur et une mère fille de paysans, période de sa vie qu'il présente comme pauvre (au moins pour la partie consacrée au Puy) et malheureuse. Les tomes suivants sont ''Le Bachelier'' et ''L'Insurgé''. On peut reprendre ces titres pour présenter la biographie de Jules Vallès, même si l'adéquation n'est pas totale entre la vie (racontée) de Jacques Vingtras et celle (réelle) de Jules Vallès. == Enfance et formation == Jules Vallès est le troisième enfant de Jean-Louis Vallez et de Julie Pascal ; il apparaît comme "Louis Jules Valles"<ref>Erreur d'état-civil confirmée par Guiffan, 2008, page 475, mais sous la forme "Vallès".</ref> à l'état-civil. Son père, ayant obtenu son baccalauréat en 1826, travaille d'abord comme maître d'école à l'Institut des sourd-muets du Puy, puis, à partir de 1833, comme maître d'études au collège royal du Puy, mais il est congédié quelques années et ne reprend ce travail qu'en 1839. En 1840, il est nommé maître de {{7e}} au collège royal de Saint-Étienne. En [[1839]], Jules entre en {{8e}} au collège du Puy, et en 1840, au collège de Saint-Étienne où il restera de la {{7e}} à la {{3e}}. Louis Vallez prépare l'agrégation de grammaire et est admissible en 1845. Il est alors nommé professeur au [[Lycée Clemenceau (Nantes)|Collège royal de Nantes]]. Il sera reçu à l'agrégation en 1847. Jules Vallès entre donc au collège de Nantes, de nouveau en 3e<ref>Ce redoublement serait à expliciter.</ref>, et se trouve en classe de [[rhétorique]] en [[1847]]-[[1848]]. . === 1848 : première expérience révolutionnaire === À partir de février 1848, Jules Vallès participe activement aux [[Révolution française de 1848|événements révolutionnaires]] (qui font du « collège royal » un « lycée national »). Le 26 février, il participe à une manifestation républicaine dans le centre et le 27 assiste à la plantation d'un [[arbre de la liberté]] place Royale (rebaptisée de l'Égalité) aux côtés de son ami [[Charles-Louis Chassin]]. Début mars, celui-ci fonde le ''Club républicain de la Jeunesse de Bretagne et Vendée'', qui organise une manifestation pour l'abolition de l'esclavage. Le club est cependant surtout consacré à la réflexion et ne se réunit que le jeudi et le dimanche. Fin mars, les dirigeants du club rencontrent le Commissaire de la République, Maunoury ; celui-ci leur explique que la meilleure chose à faire pour un jeune républicain, c'est d'étudier avec assiduité. Vallès estime que c'est une réponse de pion<ref>Souvenirs de Charles-Louis Chassin, 1887, cités dans Guiffan, 2008.</ref>. En recrutant des élèves d'autres établissements de la ville, Jules Vallès réussit à devenir président du club, dans une perspective plus révolutionnaire que celle de Chassin. Il propose un programme radical : suppression du baccalauréat, des examens, « liberté absolue de l'enfance »<ref>Chassin, cité par Barreau, 1991, page 181.</ref>, etc. Le proviseur du lycée réagit à ce moment en informant les parents et en leur demandant d'intervenir auprès de leur enfant. Le journal nantais de droite ''L'Alliance'' fait état de cette affaire. Le club perd alors l'accès qu'il avait à un local prêté par les autorités et périclite. Quelques-uns de ses membres, dont Jules Vallès, se manifestent cependant en juin, au moment de l'insurrection des ouvriers parisiens ; ils envisagent de partir à Paris pour aider les insurgés, mais la mairie n'organise que le départ de gardes nationaux pour les combattre. Le 27 juin, au moment du départ des volontaires (au Port Maillard), Vallès et ses amis viennent manifester leur opposition, ce qui est rapporté dans ''L'Alliance'' du lendemain<ref>Cf. Guiffan, 2008, et Barreau, 1991, pour tout ce paragraphe. Il ne s'agit pas d'éléments repris de ''Jacques Vingtras'', où Vallès ne parle pas du tout de son action en 1848 ; en revanche, il en parle dans ''Souvenirs d'un étudiant pauvre''.</ref>. Tout cela n’empêche pas Jules Vallès d’obtenir le {{1er}} prix d’excellence en 1848, alors qu’il n’avait eu que le {{2e}} en 1847<ref>Cf. Guiffan, 2008, page 475 : palmarès de Julles Vallès au lycée de Nantes.</ref>. En septembre [[1848]], il quitte Nantes pour [[Paris]]. Il habite au pensionnat Lemeignan (faubourg Saint-Honoré) ; il est élève au lycée Bonaparte (actuel [[lycée Condorcet]]), pour redoubler sa classe de [[rhétorique]] et préparer le concours général. === [[Le Bachelier (roman)|Le Bachelier]] === * 1849-1850 : Jules Vallès est de retour au lycée de Nantes pour la classe de philosophie. Échec au baccalauréat, à Rennes. * Octobre 1850 : Retour à Paris pour préparer l'École Normale. * 1851 : Jules Vallès et Charles-Louis Chassin fondent un ''Comité des Jeunes'' pour lutter contre [[Louis-Napoléon Bonaparte]], dont ils suspectent les intentions ; après le [[Coup d'État du 2 décembre 1851|coup d'état du 2 décembre]], ils essaient de mobiliser les étudiants parisiens. * 31 décembre 1851 : Jules Vallès est rappelé à Nantes par son père et interné à l'asile de Nantes pour « aliénation mentale ». * Fin février 1852 : Deux certificats médicaux du même médecin certifient que Jules Vallès est guéri. Les amis nantais de Jules Vallès avaient menacé de crier au scandale. * Mai 1852 : Jules Vallès obtient son baccalauréat. * 1853 : Jules Vallès s'inscrit en droit à Paris. [[Complot de l'Opéra Comique]] : Jules Vallès et [[Arthur Ranc]] sont emprisonnés à [[Prison Mazas|Mazas]] ([[Prisons de Paris]]) . * 1855 : Jules Vallès est le secrétaire de [[Gustave Planche]]. * 1857 : Mort du père. Premier livre non signé, ''L'Argent'', commande du financier [[Jules Mirès]]. * 1860 : Jules Vallès est employé à la Mairie de Vaugirard au bureau des naissances. Rencontre avec [[Hector Malot]]. * 1862-1863 : Jules Vallès « pion » au collège de Caen, suit les cours de la faculté, échec à la licence de Lettres. * 1863-1864 : Retour à la Mairie de Vaugirard. Grand article au ''[[le Figaro|Figaro]]'' : ''Les Réfractaires''. * 1864-1865 : Journaliste au ''[[Le Progrès|Progrès]]'' de Lyon. Il envoie des articles à Paris. * 1865 : Salle du Grand Orient, rue Cadet, conférence sur [[Honoré de Balzac]]. Jules Vallès est renvoyé de la Mairie de Vaugirard. Journaliste à ''[[L'Époque]]''. Premier livre signé '''Vallès''', ''Les Réfractaires''. * 1866 : Voyage à Lyon et à Saint-Étienne, visite sa mère. Deuxième livre signé, ''La Rue''. * 1867 : Jules Vallès fonde son premier journal, ''[[La Rue]]''. Voyage en Périgord. === [[L'Insurgé (roman)|L'Insurgé]] === [[Fichier:Vallès.JPG|thumb|left|200 px|Photographie de Jules Vallès]] * 1868 : ''La Rue'' cesse de paraître. Condamné à deux mois de prison pour des articles sur la police, Jules Vallès est emprisonné à [[Prison Sainte-Pélagie|Sainte-Pélagie]]. Il y fonde le ''Journal de Sainte-Pélagie''. * 1869 : Jules Vallès invente le journal ''[[Le Peuple (journal)|Le Peuple]]'' (quelques numéros), puis le journal ''[[Le Réfractaire]]'' (3 numéros). En mai, il est candidat aux élections législatives contre un « républicain », [[Jules Simon]], et un « impérial », Lachaud. :Son programme : <cite>« J'ai toujours été l'avocat des pauvres, je deviens le candidat du travail, je serai le député de la misère ! La misère ! Tant qu'il y aura un soldat, un bourreau, un prêtre, un [[gabelou]], un rat-de-cave, un sergent de ville cru sur serment, un fonctionnaire irresponsable, un magistrat inamovible ; tant qu'il y aura tout cela à payer, peuple, tu seras misérable ! »</cite> :Jules Vallès, accusé de diviser le camp républicain par sa candidature, est battu. En octobre, voyage sur le champ de bataille de [[Bataille de Waterloo|Waterloo]] pour le dictionnaire ''[[Le Petit Larousse|Larousse]]'', son article ne sera pas publié. * 1870 : Jules Vallès relance son journal ''La Rue''. Écrit à [[La Marseillaise (journal)]]. La [[Guerre franco-allemande de 1870|guerre contre la Prusse]] est déclarée. Jules Vallès, « pacifiste », est arrêté. En septembre, la guerre est perdue, avec la [[Bataille de Sedan|prise de Sedan]], c'est la chute de l'[[Second Empire|Empire]]. La [[Troisième République (France)|République]] est proclamée le [[4 septembre]]. Vallès est opposé au « [[Gouvernement de la Défense nationale]] ». Préparation à la [[Soulèvement du 31 octobre 1870|journée révolutionnaire]] du [[31 octobre]]. ==== 1871 : [[La Commune de Paris (1871)|La Commune de Paris]] ==== * 6 janvier : Vallès est un des quatre rédacteurs de L'[[Affiche Rouge (1871)|Affiche Rouge]] proclamation au peuple de Paris pour dénoncer ''« la trahison du gouvernement du 4 septembre »'' et pour réclamer ''« la réquisition générale, le rationnement gratuit, l'attaque en masse »''. Elle se terminait par : ''« Place au peuple ! Place à la Commune ! »''. :Février : Jules Vallès fonde le ''[[Le Cri du peuple (journal 1871)|Cri du Peuple]]''. ''« [[La Sociale]] arrive, entendez-vous ! Elle arrive à pas de géant, apportant non la mort, mais le salut. »'' * 18 mars - 28 mai : [[Commune de Paris (1871)|Commune de Paris]] ** 26 mars : élection de Jules Vallès à la Commune par {{formatnum:4403}} voix sur {{formatnum:6467}} votants du {{XVe}} arrondissement. Durant la Commune, Jules Vallès intervient contre les arbitraires, pour la liberté de la presse. ''[[Le Cri du peuple (journal 1871)|Le Cri du Peuple]]'' (83 numéros du 22 février au 23 mai 1871) fut, avec ''[[Le Père Duchêne (XIXe siècle)|Le Père Duchêne]]'', le journal le mieux vendu de cette période. Vallès siégea d'abord à la commission de l'enseignement, puis à celle des relations extérieures. Il appartient à la minorité opposée à la dictature d'un [[comité de Salut public (1871)|comité de Salut public]]. Durant la [[Semaine sanglante]], {{référence nécessaire|{{formatnum:20000}} personnes}} seront fusillées par l'[[Versaillais|armée de Versailles]]armée régulière. Deux faux Vallès seront exécutés par méprise. ==== Exil ==== [[Fichier:Maison natale de Jules Vallès - Le Puy en Velay.JPG|thumb|180px|maison natale de Jules Vallès au Puy en Velay]] Vallès, menacé de mort, fuit Paris vers la [[Belgique]] et l'[[Angleterre]]. * [[1872]] : Mort de la mère de Vallès. Condamnation à la peine de mort par contumace le 14 juillet 1872 par le {{6e}} conseil de guerre. * Fin 1872 : Séjour à [[Lausanne]] où il écrit avec [[Bellenger]], un grand drame en 12 tableaux : ''La Commune de Paris''. * 1873-1880 : Long exil à [[Londres]]. * [[1875]] : Mort à Londres de Jeanne-Marie, la fille de Vallès, âgée de 10 mois seulement. Vallès écrit le premier volet du roman Vingtras, il ne paraîtra, en feuilleton dans ''[[Le Siècle (journal)|Le Siècle]]'' qu'en 1878, signé du pseudonyme ''La Chaussade''. * 1875-1880 : Nombreux articles envoyés de [[Londres]], publiés à [[Paris]] sous pseudonymes. Articles : ''La Rue à Londres''. * [[1878]] : Vallès écrit ''Vingtras II'' (le futur ''Bachelier''), qui paraît en feuilleton en 1879, sous le pseudonyme de Jean La Rue. * [[1879]] : Rencontre à [[Bruxelles]] de [[Séverine]]. Reparution de son journal ''La Rue'', dirigé depuis Londres (5 numéros) ; première édition de ''[[L'Enfant (roman)|L'Enfant]]''. * 14 juillet [[1880]] : Avec l'[[Amnistie des communards|amnistie]], Vallès rentre à Paris. [[Séverine]] devient sa disciple et sa collaboratrice. Parution du roman ''[[Les Blouses]]''. * [[1881]] : L'éditeur [[Georges Charpentier]] publie ''[[L'Enfant (roman)|L'Enfant]]'' et ''Le Bachelier'', signés de Jules Vallès. * 1882-1883 : Grands articles du ''Tableau de Paris''. * 1883-1885 : Jules Vallès relance et dirige ''Le Cri du Peuple''. * [[1885]] : Jules Vallès, épuisé par la maladie, meurt le 14 février en murmurant : « j'ai beaucoup souffert ». Il est enterré au [[cimetière du Père-Lachaise]] accompagné par des dizaines de milliers de Parisiens et des survivants de la Commune.''' == Œuvres de Jules Vallès == [[Fichier:LInsurgé.jpg|thumb|150px|L'insurgé]] ** ''Les Enfants du Peuple'' / Jules Vallès, préf. par Julien Lemer.-Paris : La Lanterne, 1879.- XXXIX-244 p. ; {{unité|19.5|cm}}. ** ''Les Blouses'' (1881) ** ''Souvenirs d'un étudiant pauvre'', éd. du Lérot, 1993 ** ''Un Gentilhomme'', feuilleton-roman de 1869, préface de Roger Bellet, éd. Petite Bibliothèque Ombres, 1996 ** ''Les Enfants du Peuple'', éd. du Lérot, 1987 ** Trilogie autobiographique de ''[[Jacques Vingtras]]'' (disponible dans toutes les éditions de poche.) *** ''[[L'Enfant (roman)|L'Enfant]]'' 1879 *** ''[[Le Bachelier (roman)|Le Bachelier]]'' 1881 *** ''[[L'Insurgé (roman)|L'Insurgé]]'' 1886 ** ''Le Testament d'un blagueur'', Mille et une nuits, 2001. ** ''Le Tableau de Paris'', annotation et bibliographie de [[Maxime Jourdan]], [[Berg International]], 2007. ** ''Dictionnaire d'argot et des principales locutions populaires'', avant-propos de Maxime Jourdan, [[Berg International]], 2007. Attribution contestable selon [[Denis Delaplace]] (voir ''L'Argot selon Casciani'' aux éditions Classiques Garnier 2009, « Ce Dictionnaire d’argot que n’a décidément pas pu écrire Jules Vallès » dans ''Autour de Vallès'',revue de lectures et d’études vallésiennes, {{numéro|40}} de 2010) et ''Dictionnaire d'argot et des locutions populaires'' de Jean La Rue, version raisonnée et commentée, aux éditions Classiques Garnier en 2010<ref>L'auteur original du dictionnaire est un Jean La Rue inconnu (peut-être Casciani le préfacier, mais rien n'est sûr). Même si ce pseudonyme a été utilisé auparavant par Jules Vallès, la première édition (1894) de cette compilation terne et impersonnelle reprend visiblement des passages d'ouvrages parus après la mort de Jules Vallès (1885). En outre, l'édition de 2007 reproduit une édition Flammarion de la seconde moitié du vingtième siècle qui ajoute elle-même des erreurs à une réédition Flammarion de 1901 comportant de nombreux termes nouveaux ajoutés seize ans après la mort de Jules Vallès.</ref>, plausible selon [[Jean-Claude Caron (historien)|Jean-Claude Caron]] qui n'apporte aucune preuve<ref>''Revue d'histoire du {{XIXe}} siècle'', n° 36, 2008/1, pp. 187-189</ref>. == Bibliographie == * Eloi Valat, ''L'Enterrement de Jules Vallès'', Bleu-Autour, 2011. * Gaston Gille, ''Jules Vallès (1832-1885). Ses révoltes, sa maîtrise, son prestige'', Genève-Paris, Slatkine, 1981 [1941], IX-657 p. * Gaston Gille, ''Sources, bibliographie et iconographie vallésiennes : essai critique'', Genève-Paris, Slatkine, 1981 [1941], V-191 p. * Roger Bellet, ''Journalisme et Révolution, 1857-1885'', éd. du Lérot, 1987 * Max Gallo, ''Jules Vallès'', biographie, Robert Laffont, 1988 * Guillemette Tison, ''La Trilogie de Jacques Vingtras'', éd. PUL, 1988 * [[Henri Guillemin]], ''Du courtisan à l'insurgé. Vallès et l'argent'', éd. Arléa, 1990 * Gaston Cherpillaud, ''Jules Vallès peintre d'histoire'', essai, L'Âge d'Homme, 1991 * Pierre Pillu, ''Lectures de L'Enfant'', éd. Klincksieck, 1991 * Marie-Hélène Biaute Roques, '' L'Enfant'', Parcours de lecture, éd. Bertrand Lacoste, 1992 * Adrien Faure, ''Jules Vallès et la Haute Loire'', éd. du Roure, 1994 * Roger Bellet, ''Jules Vallès'', biographie, Fayard, 1995 * Franck Almi, ''Jacques Vingtras, du double à l'irréel'', Septentrion, 1997 * Silvia Disegni, ''Jules Vallès, du journalisme au roman autobiographique'', L'Harmattan, 1997 * François Marotin, ''Les Années de formation de Jules Vallès, histoire d'une génération (1845-1867)'', L'Harmattan, 1997 * [[Daniel Zimmermann (écrivain)|Daniel Zimmermann]], ''Jules Vallès, l'Irrégulier'', biographie, le cherche midi éditeur, 1999 * Corinne Saminadayar, commente ''L'Enfant'' de Jules Vallès, Foliothèque Gallimard, 2000 * Marie-Hélène Biaute Roques,'' Masques et blasons de Jules Vallès'', L'Harmattan, 2002 * Maxime Jourdan, ''Le Cri du Peuple (22 février 1871-23 mai 1871)'', L'Harmattan, 2005 * Hédia Benmansour Balafrej,'' Jules Vallès artiste : portraits de contemporains'', L'Harmattan, 2007 * Hichem Chebbi, ''L’œuvre de Jules Vallès : une écriture de combat'', thèse de doctorat, 2007 [http://www.bu.univ-paris8.fr/web/collections/theses/ChebbiThese.pdf en ligne] * [[Jean Guiffan]], Joël Barreau, et Jean-Louis Liters dir., ''Le Lycée Clemenceau, 200 ans d'histoire'', Éditions Coiffard, Nantes, 2008. Fiche biographiques de Louis Vallez page 459, de Jules Vallès page 458, et pages 88 à 92 pour Jules Vallès et la révolution de 1848.{{plume}} * Joël Barreau, "Jules Vallès et le mouvement lycéen à Nantes en 1848", dans Alain Croix dir., ''Du sentiment de l'histoire dans une ville d'eau Nantes'', Éditions de l'Albatros, Thonon-les-Bains, 1991, {{p.|173-185}}. {{ISBN|2-908528-31-2}}{{plume}} ** Charles-Louis Chassin, ''Félicien ou Souvenirs d'un étudiant de 1848'', Paris, 1904. Mémoires d'un ami de Jules Vallès cité dans la bibliographie de l'ouvrage précédent. == Notes et références == {{Références}} {{Autorité | type = personne | VIAF = 4937548 | BNF = 119275052 | SUDOC = 027174905 | WORLDCATID = lccn-n80-153887}} == Liens externes == {{Autres projets|wikisource=Jules Vallès|commons=Jules Vallès}} * [http://www.bibliboom.com/pages/auteurs/valles-jules.html La trilogie : L'enfant, Le bachelier, L'insurgé de Jules Vallès en version audio gratuite] [[Fichier:Speaker Icon.svg|20px]] * [http://www.julesvalles.com Jules Vallès, l'enfant du Velay] photos, biographie, le Velay, ses œuvres... * [http://cths.fr/an/societe.php?id=638 Les amis de Jules Vallès], association, biographie, bibliographie. * [http://www.bmlisieux.com/litterature/valles/valles.htm Textes] en ligne sur la Bibliothèque électronique de Lisieux. * [http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/valles-jules-lenfant.html L'Enfant], [http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/valles-jules-le-bachelier.html Le Bachelier] et [http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/valles-jules-linsurge.html L'Insurgé], la trilogie Jacques Vingtras en version audio [[Fichier:Speaker Icon.svg|20px]] <!-- Bribes déplacées de [[Jules valles]] Jules Vallès est né au Puy-en-Velay (place de la plâtrière) le 11 juin 1832 (acte de naissance). Sa vie est une révolte permanente contre l’injustice, une lutte sans relâche pour changer l’ordre établi. À partir de l’expérience douloureuse de sa propre enfance, il s’attache à défendre « les droits de l’enfant comme d’autres les droits de l’homme ». Son enfance au Puy-en-Velay est dure, il vit dans un petit appartement. Sur son quartier Vallès écrira : « Voici la maison où je suis né - basse et rongée – sur une place par où l’on passe pour aller à la Cathédrale et qu’on prenait pour aller à l’ancien musée, en face d’un couvent fermé et à côté d’une prison toujours ouverte ». A cette phrase Vallès ajoutera en parlant de l’appartement de ses parents : « C’est dans cette prison que j’ai passé les heures libres de ma vie d’enfant … » (citation extraite du journal le réveil du 02/10/1882). Cette phrase ironique est certainement vraie car les différents domiciles de ses parents devaient être exigus et sombres. La vie des parents de Vallès n’était guère heureuse : ressources aléatoires et faibles, quatre de leurs enfants vont décéder en bas âge ; on imagine très facilement toutes ces difficultés de la vie imprégnant le jeune Jules Vallès et son désir de trouver des échappatoires à cette sombre existence. Aussi dès qu’il put bénéficier de quelques moments de libres c’est dans les rue actives et commerçantes qu’il aime flâner. Les autres lieux qu’affectionne Vallès durant son enfance sont le village de Chaudeyrolles et celui de Farreyrolles. Dans ces lieux il y retrouve ses oncles et tantes; aime s’y amuser et découvrir la vie à la campagne avec ses nombreux cousins. Son enfance va s’écouler entre la violence d’une mère possessive et exigeante et les joies simples avec ses oncles, tantes, cousin(e)s et ami(e)s. En 1848, à seize ans, il participe à sa première manifestation à Nantes. Trois ans plus tard, il est sur les barricades à Paris, en réaction au coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte. Il fait son premier séjour en prison. Successivement journaliste au « Figaro », au « Progrès de Lyon », au « Globe », à « L’Evénement » et à « L’Auvergnat de Paris », il crée plusieurs titres : « La Rue », « Le Peuple », « Le Cri du Peuple ». La censure le conduit devant les tribunaux et à plusieurs reprises derrière les barreaux. La liberté de la presse fut une bataille pour Vallès; même si elle n‘est jamais acquise d’avance, c’est grâce à des gens comme Vallès qu’elle progressa. Opposant déterminé au Second Empire, après le soulèvement de la Commune de Paris, en mars 1871, où il est élu du XVéme arrondissement, il siége à la commission de l’Enseignement puis à celle des relations extérieures. Au moment de l'écrasement de la Commune, lors de la « Semaine Sanglante », il se bat sur les barricades. Le bruit court qu’il a été fusillé mais il est parvenu à s’enfuir jusqu’en Angleterre. En juillet 1872, un tribunal militaire le condamne à mort par contumace. Vallès connaît neuf années d’exil très éprouvantes sur les plans matériel et moral. Il pense souvent à sa ville natale comme le montrent ses correspondances. Durant cette période il écrit « L’Enfant », Le Bachelier » et « L’Insurgé ». Cette œuvre passera à la postérité, lue et traduite dans de nombreux pays. De retour en France après l’amnistie, il relance son journal « le Cri du Peuple ». Il revient au Puy en Velay où il souhaite, dit-il s’installer quatre mois par an. Mais le diabète le ronge et il s’éteint le 14 février 1885. La dépouille de Jules Vallès est conduite au cimetière du Père Lachaise. Ses funérailles furent suivies par près de cent mille personnes. Dans le cortége des heurts éclatèrent entre royalistes et anciens communards. Une vie et une mort jusqu’au bout marquées du signe de la lutte, du désespoir mais aussi pleine d’énergie. Site référence : www.julesvalles.com --> {{Portail|littérature|France au XIXe siècle|Second Empire|politique française}} {{DEFAULTSORT:Valles, Jules}} [[Catégorie:Personnalité enterrée au cimetière du Père-Lachaise (division 66)]] [[Catégorie:Personnalité de la Haute-Loire]] [[Catégorie:Personnalité de Nantes]] [[Catégorie:Opposant au Second Empire]] [[Catégorie:Élu de la Commune de Paris]] [[Catégorie:Condamné à la peine de mort]] [[Catégorie:Portail:France/Articles liés]] [[Catégorie:Portail:France au XIXe siècle/Articles liés]] [[Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle]] [[Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle]] [[Catégorie:Nom de plume]] [[Catégorie:Élève du lycée Condorcet]] [[Catégorie:Élève du lycée Clemenceau de Nantes]] [[Catégorie:Naissance en 1832]] [[Catégorie:Naissance au Puy-en-Velay]] [[Catégorie:Décès en 1885]] [[Catégorie:Collaborateur du Progrès de Lyon]] [[br:Jules Vallès]] [[ca:Jules Vallès]] [[de:Jules Vallès]] [[en:Jules Vallès]] [[eo:Jules Vallès]] [[eu:Jules Vallès]] [[fa:ژول واله]] [[it:Jules Vallès]] [[mzn:ژول واله]] [[nl:Jules Vallès]] [[pt:Jules Vallès]] [[ru:Валлес, Жюль]] [[sv:Jules Vallès]] [[uk:Жуль Валлес]] All content in the above text box is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike license Version 4 and was originally sourced from https://fr.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&oldid=87984083.
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