Difference between revisions 97656342 and 97669773 on frwiki{{Voir homonymes|Popper}} {{à recycler|date=21 juin 2013}} {{à wikifier|date=juin 2013}} {{sources secondaires}} {{Infobox_Philosophe | région = Philosophe occidental | époque = {{XXe siècle}} | image =Karl Popper.jpg (contracted; show full) Pour comprendre ce problème, il s'interroge d'abord sur la place de l'[[Induction (logique)|induction]] dans la découverte scientifique : toutes les sciences<ref>à l'exception des [[mathématiques]] et de la [[logique]] qui sont des [[Déduction logique|constructions déductives]] sur des [[axiome|bases axiomatiques]] qu'elles choisissent arbitrairement.</ref> sont basées sur l'[[observation]] du monde. Comme cette [[observation]] est par nature partielle, la seule approche possible consiste à tirer des lois générales de ces [[observation]]s (remarquons que c'est l'approche générale et fondamentale de tout organisme vivant qui apprend de son milieu). Si cette démarche permet d'avancer, elle ne garantit en aucun cas la justesse des conclusions. Pour Popper, il faut donc prendre au sérieux l'analyse de [[David Hume|Hume]] qui montre l'invalidité fréquente de l'induction. Par exemple, une collection d'[[observation|observations]] (« Je vois passer des cygnes blancs ») ne permet jamais d'induire logiquement une proposition générale (« Tous les cygnes sont blancs »), car la présente observation ne dit rien des observations à venir. Il reste toujours possible qu'une seule observation contraire (« J'ai vu passer un cygne noir ») invalide la proposition générale. Cette critique de l'induction conduit Popper à remettre en cause l'idée (que l'on attribue un peu rapidement à tous les [[positivisme|positivistes]]) de vérification. Plutôt que de parler de « vérification » d'une [[hypothèse]], Popper parlera de « [[corroboration]] », c’est-à-dire d'un test ou d'une séries de tests indépendants mais inscrits dans une tradition de recherche, et qu'une théorie testée aurait passée avec succès. Même par un grand nombre de tests, la corroboration ne permet pas de conclure à la « vérité » d'une hypothèse générale (supposée vérifiée pour toutes les observations jusqu'à la fin des temps). La corroboration, pour Popper, demeure donc une sorte de « vérité relative aux tests », et n'est jamais identifiable à une vérité absolue, ou un déterminisme absolu. Une proposition scientifique n'est donc pas une proposition vérifiée (avec certitude) - ni même vérifiable par l'expérience (c'est-à-dire par l'intermédiaire de tests scientifiques) -, mais une proposition [[réfutabilité|réfutable]] (ou falsifiable<ref>Conscient du sens courant du mot « falsifiable » (et ses dérivés) en français, Karl Popper, dans la préface d'un de ses livres (en français), demande d'utiliser à la place « réfutable » et les mots apparentés « réfuter » et « réfutation ».</ref>) dont on ne peut affirmer qu'elle ne sera jamais réfutée. La proposition « Dieu existe » est pour Popper dotée de sens, mais elle n'est pas scientifique, car elle n'est pas réfutable. La proposition « Tous les cygnes sont blancs » est une [[conjecture]] scientifique. Si j'observe un cygne noir, cette proposition sera réfutée. C'est donc la démarche de [[conjecture|conjectures]] et de [[réfutation|réfutations]] qui permet de faire croître les [[connaissance|connaissances]] scientifiques. Il est par ailleurs important de souligner que pour Popper, aucune corroboration, ni même aucune réfutation ne peut être certaine. (Cf. K. Popper, in ''Le réalisme et la science''. Ed. Hermann), ce qui l'écarte de toute accusation de « falsificationnisme naïf ». La certitude d'une réfutation est impossible parce que les conditions initiales permettant d'échafauder les tests, dépendent, elles aussi, d'énoncés universels, et il est toujours possible de sauver une théorie d'une réfutation, grâce à des stratagèmes ad hoc. Mais ceci, loin d'être un défaut du critère de démarcation de Popper, représente au contraire une possibilité pour continuer la voie de la recherche, en imaginant des tests toujours plus sévères. Ce sont donc toujours en dernier ressort, des « décisions méthodologiques » reconnued'après la théorie de l'induction telle que la comprend Karl Popper, ''(selon lui, de manière erronée, puisque ce qui serait initiateur de la connaissance scientifique ne serait pas l'observation mais la théorie, sachant qu'il n'y aurait pas "d'observation pure des faits" ou qui ne soit a priori entachée par quelque préjugé théorique)'', toutes les sciences<ref>à l'exception des [[mathématiques]] et de la [[logique]] qui sont des [[Déduction logique|constructions déductives]] sur des [[axiome|bases axiomatiques]] qu'elles choisissent arbitrairement.</ref> sont basées sur l'[[observation]] du monde. Comme cette [[observation]] est par nature partielle, la seule approche possible consiste à tirer des lois générales de ces [[observation]]s (remarquons que c'est l'approche générale et fondamentale de tout organisme vivant qui apprend de son milieu). Si cette démarche permet d'avancer, elle ne garantit en aucun cas la justesse des conclusions. Pour Popper, il faut donc prendre au sérieux l'analyse de [[David Hume|Hume]] qui montre l'invalidité fréquente de l'induction. Par exemple, une collection d'[[observation|observations]] (« Je vois passer des cygnes blancs ») ne permet jamais d'induire logiquement une proposition générale (« Tous les cygnes sont blancs »), car la présente observation ne dit rien des observations à venir. Il reste toujours possible qu'une seule observation contraire (« J'ai vu passer un cygne noir ») invalide la proposition générale. Cette critique de l'induction conduit Popper à remettre en cause l'idée (que l'on attribue un peu rapidement à tous les [[positivisme|positivistes]]) de vérification. Plutôt que de parler de « vérification » d'une [[hypothèse]], Popper parlera de « [[corroboration]] », c’est-à-dire d'un test ou d'une séries de tests indépendants mais inscrits dans une tradition de recherche qu'une théorie aurait passée avec succès et dont la ''logique'' consiste toujours à tenter de mettre en échec une théorie pour en révéler les potentialités descriptives, explicatives et prédictives. Même par un grand nombre de tests, la corroboration ne permet pas de conclure à la « vérité » (certaine) d'une hypothèse générale (supposée vérifiée pour toutes les observations jusqu'à la fin des temps) ou même à sa grande "probabilité". Popper arguant à ce sujet sur le fait que le ''degré de corroboration'' d'une théorie augmente au contraire son degré "d'improbabilité logique" (qu'il distingue d'une improbabilité mathématique) : plus une théorie est corroborée par des tests, est plus elle "interdit" certains faits particuliers de se produire. Ce sont ces interdictions potentielles qui, non seulement rendent la théorie de plus en plus logiquement improbable selon Popper, mais en outre qui accroissent ce "que nous dit" la théorie de son domaine d'étude empirique, et par conséquent sur ses potentialités à être de nouveau mise à l'épreuve par d'autres tests. La corroboration, pour Popper, demeure donc une sorte de « vérité relative aux tests », et n'est jamais identifiable à une vérité absolue, ou un déterminisme absolu. Une proposition scientifique n'est donc pas une proposition vérifiée (avec certitude) - ni même vérifiable par l'expérience (c'est-à-dire par l'intermédiaire de tests scientifiques) -, mais une proposition [[réfutabilité|réfutable]] (ou falsifiable<ref>Conscient du sens courant du mot « falsifiable » (et ses dérivés) en français, Karl Popper, dans la préface d'un de ses livres (en français), demande d'utiliser à la place « réfutable » et les mots apparentés « réfuter » et « réfutation ».</ref>) dont on ne peut affirmer qu'elle ne sera jamais réfutée. La proposition « Dieu existe » est pour Popper dotée de sens, mais elle n'est pas scientifique, car elle n'est pas réfutable. La proposition « Tous les cygnes sont blancs » est une [[conjecture]] scientifique. Si j'observe un cygne noir, (ou tout autre cygne non blanc) cette proposition sera réfutée. C'est donc la démarche par [[conjecture|conjectures]] et de [[réfutation|réfutations]] qui permet de faire croître les [[connaissance|connaissances]] scientifiques. Il est très important de souligner encore que pour Popper, aucune corroboration, ni même aucune réfutation ne peut être certaine. (Cf. K. Popper, in ''Le réalisme et la science''. Ed. Hermann), ce qui l'écarte de toute accusation de « falsificationnisme naïf ». La certitude d'une réfutation est impossible parce que les conditions initiales permettant d'échafauder les tests, dépendent, elles aussi, d'énoncés universels, et il est toujours possible de sauver une théorie d'une réfutation, grâce à des stratagèmes ad hoc. Mais l'argument le plus important reste celui de la précision des théories, problème expliqué par Popper dans La logique de la découverte scientifique, puis ce même problème insoluble de la précision également démontré par Popper dans L'univers irrésolu, plaidoyer pour l'indéterminisme. Dans le premier ouvrage, Popper démontre que ''"toute mesure consiste à déterminer des coïncidences de points. Mais toute détermination de ce type ne peut être exacte que dans certaines limites"'' lesquelles doivent à leur tour être évaluées par d'autres limites et ainsi de suite sachant que chacune des limites à évaluer ne peut l'être que par un intervalle de deux points et ainsi de suite.. Dans le second ouvrage, Popper démontre qu'il est impossible de satisfaire à ce qu'il nomme le ''"principe de responsabilité renforcé"'' dans un projet de prédiction scientifique, c'est-à-dire d'être "responsable" ou de "rendre compte" avant toute prédiction, de n'importe quel degré de précision dans les mesures possibles à partir desquelles l'on doit calculer aussi le degré de précision des conditions initiales d'une prédiction. Mais ceci, loin d'être un défaut du critère de démarcation de Popper, ou même de sa méthodologie en général, représente au contraire la démonstration qu'il y a toujours une possibilité logique pour continuer la voie de la recherche, en imaginant des tests toujours plus sévères et précis. Ce sont donc toujours en dernier ressort, des « décisions méthodologiques » reconnues par une communauté de chercheurs, qui permettent d'accepter ou de rejeter les résultats d'une corroboration ou d'une réfutation scientifique. Ceci est la raison pour laquelle, Popper précise que son critère de démarcation doit être compris comme étant un « critère méthodologique » de démarcation. (Cf. K. Popper. in ''Le réalisme et la science'', Ed. Hermann). 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