Revision 128842403 of "Carcassonne" on frwiki{{Entête label|AdQ}}
{{Autre1|la ville du Sud de la France}}
{{Infobox Commune de France
| nom = Carcassonne
| image = Cité de Carcassonne.jpg
| légende =
| blason = Blason Carcassonne 11.svg
| légende blason = Carcassonne#Héraldique
| drapeau = Logo carcassonne.jpg
| taille drapeau = 70
| région = [[Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées]]
| département = [[Aude (département)|Aude]]<br/><small>([[préfecture]])</small>
| arrondissement = [[Arrondissement de Carcassonne|Carcassonne]]<br/><small>([[chef-lieu]])</small>
| canton = [[Bureau centralisateur]] de [[Canton de Carcassonne-1|Carcassonne-1]]<br/>[[Canton de Carcassonne-2|Carcassonne-2]]<br/>[[Canton de Carcassonne-3|Carcassonne-3]]
| insee = 11069
| cp = 11000
| maire = [[Gérard Larrat]]
| mandat maire = [[Élections municipales de 2014 dans l'Aude|2014]]-2020
| intercomm = [[Carcassonne Agglo]]<br/><small>([[siège social|siège]])</small>
| longitude = 2.352028
| latitude = 43.21306
| alt mini = 81
| alt maxi = 250
| superficie = 65.08
| population = {{Dernière population commune de France}}
| année_pop = {{Dernière population commune de France|date}}
| population agglomération = 98318
| année_pop agglomération = 2013
| gentilé = Carcassonnais
| siteweb = [http://www.carcassonne.org/ carcassonne.org]
| géoloc-département = Aude
}}
'''Carcassonne''' est une [[commune (France)|commune française]], [[préfecture]] du [[département français|département]] de l'[[Aude (département)|Aude]] dans la [[région française|région]] [[Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées]].
Au dernier recensement de {{Dernière population commune de France|date}}, la commune comptait {{nombre|{{Dernière population commune de France|nombre}}|habitants}} [[gentilé|appelés]] les ''Carcassonnais''. Carcassonne est la ville principale de la [[Carcassonne Agglo]] {{formatnum:105104}} habitants (2010), de l'[[aire urbaine de Carcassonne]] {{formatnum:98318}} habitants (2013)<ref>http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=au2013-092</ref> et de son [[Unité urbaine de Carcassonne|unité urbaine]] qui compte {{formatnum:49257}} (2013) habitants.
Occupée depuis le [[Néolithique]], Carcassonne se trouve dans la plaine de l'[[Aude (fleuve)|Aude]] entre deux grands axes de circulation reliant l'[[Atlantique]] à la [[mer Méditerranée]] et le [[Massif central]] aux [[Pyrénées]].
La ville est connue pour la [[Cité de Carcassonne]], ensemble architectural médiéval restauré par [[Eugène Viollet-le-Duc|Viollet-le-Duc]] au {{s-|XIX|e}} et inscrit au [[Liste du patrimoine mondial|patrimoine mondial]] de l'[[Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture|UNESCO]] depuis [[1997]]<ref name="unesco">{{Lien web|url=http://whc.unesco.org/pg.cfm?cid=31&id_site=345|titre=Ville fortifiée historique de Carcassonne - UNESCO World Heritage Centre :|éditeur=Patrimoine mondiale de l'UNESCO|consulté le=23/05/2007}}</ref>.
{{Sommaire|niveau=2}}
== Géographie ==
=== Localisation ===
[[Fichier:Plan carcassonne vectoriel.svg|thumb|Plan de situation de Carcassonne.]]
[[Fichier:Carcassonne JPG01.jpg|thumb|L’Aude, le pont Vieux et la cité médiévale.]]
Carcassonne est située dans le sud de la [[France]] à 80 kilomètres à l'est de [[Toulouse]]. Son emplacement stratégique sur la route entre la [[mer Méditerranée]] et l'[[océan Atlantique]] est connu depuis le [[Néolithique]]. La ville se trouve dans un couloir entre la [[Montagne Noire (France)|montagne Noire]] au nord et les [[Corbières (région)|Corbières]] à l'est, la plaine du [[Lauragais]] à l'ouest et la vallée de l'Aude au sud. Cette région naturelle est appelée le [[Carcassès]] ou le Carcassonnais.
La superficie de la commune est de {{unité|65|km|2}}, ce qui est une grande commune comparée aux nombreuses petites communes de l'Aude.
La ville est traversée par l'[[Aude (fleuve)|Aude]], le [[Fresquel]] et le [[canal du Midi]].
=== Communes limitrophes ===
{{Communes limitrophes|commune = Carcassonne|nord = [[Pennautier]]<br>[[Villemoustaussou]]|nord-est = [[Villedubert]]|est = [[Berriac]]<br>[[Trèbes]]|sud-est = [[Fontiès-d'Aude]]<br>[[Montirat (Aude)|Montirat]]|sud = [[Palaja]]<br>[[Cazilhac (Aude)|Cazilhac]]<br>[[Cavanac]]|sud-ouest = [[Lavalette (Aude)|Lavalette]]<br>[[Roullens]]<br>[[Couffoulens]]|ouest = [[Caux-et-Sauzens]]|nord-ouest = [[Pezens]]}}
=== Climat ===
La [[station météorologique]] de Carcassonne-Salvaza mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques depuis [[1948]]<ref>{{pdf}} [http://www.imprimerie-d3.com/sesa/Castel.pdf Divers aspects du climat de Carcassonne au cours du {{s-|XIX|e}} et début du {{s-|XX|e}}] par Henri Castel</ref>. Mais des mesures régulières sont faites depuis [[1849]] sous l'initiative de Don de Cépian, un ingénieur du département, qui plaça un pluviomètre à Carcassonne. Théodore Rousseau prend le relais en [[1873]], puis en [[1897]], les Ponts et Chaussées et l'école normale de Carcassonne jusqu'en [[1914]]. Ces données permettent de connaître les conditions météorologiques de la fin du {{s-|XIX}}.
Selon la [[classification de Köppen]], le climat y est de type « cfa » ou subtropical humide tel qu'on peut le trouver sur la façade orientale d'un continent (comme au sud-est des [[États-Unis]]). Ce climat se démarque de la [[France métropolitaine]], où le climat est majoritairement, hors régions d'altitude, de type ''cfb'' ou ''csa'', de plus Carcassonne est situé sur la façade occidentale du continent, le climat de Carcassonne est un climat de transition, ce qui empêche de le considérer formellement comme un climat méditerranéen pur (''csa'').
* La lettre ''c'' indique qu'il s'agit d'un climat tempéré : les températures moyennes y sont supérieures à - 3° durant la saison froide.
* La lettre ''f'' indique qu'il s'agit d'un climat humide : les pluies sont réparties sur toute l'année. En effet, malgré un mois de juillet relativement sec, l'écart entre les précipitations du mois le plus sec et du mois le plus pluvieux, n'est pas suffisant pour qu'on puisse réellement parler de saison sèche.
* La lettre ''a'' indique qu'il y a un été chaud : le mois de juillet a une température supérieure à 22°.
Toutefois, d'après la classification de [[Indice de Gaussen|Gaussen]] (''P'' < 2''T''), Carcassonne a 2 mois secs et donc posséderait un climat supra méditerranéen.
Le climat de Carcassonne se caractérise donc par des étés relativement chauds, dont un mois de juillet sec et chaud, avec situation de sécheresse, des automnes et des hivers doux avec des gels relativement rares. Les pluies sont réparties à peu près équitablement du mois d'octobre au mois de mai.
Le record de chaleur a été mesuré le 13 aout 2003 avec une température de 41.9 °C, et le record de froid fut mesuré le 15 février 1956 avec une température de -18.7 °C.
La neige y est occasionnelle, il en tombe en moyenne sept jours par an entre décembre et mars. Pendant l'hiver 2009/2010, Carcassonne connait 20 jours de neige tenant au sol, cela faisait plus de 50 ans qu'il n'y avait pas eu de période aussi longue de jours de neige tenant au sol. Le 13 janvier 1981, il tombe 55 cm de neige à Carcassonne<ref>{{Lien web|langue = fr|titre = Archives météorologiques Carcassonne Salvaza - 13 janvier 1981|url = http://www.infoclimat.fr/observations-meteo/archives/13/janvier/1981/carcassonne-salvaza/07635.html|site = infoclimat.fr|date = |consulté le = 4/02/2015}}</ref> . Il y aurait eu 1 mètre de neige à Carcassonne pendant l'hiver 1913/14 mais les chiffres ne sont pas certains.
Lors de certaines vagues de froid ( notamment en: 1956, 1963, 1985 et 2012 (février)) la température ressentie est accentuée par la tramontane avec un ressentie parfois compris entre -15 et -25 °C.
L'ensoleillement est assez élevé, puisque supérieur, en moyenne, à {{unité|2190|heures}} par an sur la période [[1961]] - [[1990]].
{| class="wikitable sortable" style="text-align:right; font-size:95%;"
!width="140px"| Ville !! Ensoleillement !! Pluie !! Neige !! Orage !! Brouillard
|-
|align="left"| [[Paris]] || {{formatnum:1797}} h/an || {{unité|642|mm}}/an || 15 j/an || 19 j/an ||13 j/an</tr>
|align="left"| [[Nice]] || {{formatnum:2694}} h/an || {{unité|767|mm}}/an || 1 j/an || 31 j/an || 1 j/an</tr>
|align="left"| [[Strasbourg]] ||{{formatnum:1637}} h/an || {{unité|610|mm}}/an || 30 j/an || 29 j/an ||65 j/an</tr>
|-style="background: #D1E8FF"
|align="left"| Carcassonne || {{formatnum:2190}} h/an || {{unité|695|mm}}/an || 7 j/an || 19 j/an || 14 j/an</tr>
|align="left"| Moyenne nationale || {{formatnum:1973}} h/an || {{unité|770|mm}}/an || 14 j/an || 22 j/an || 40 j/an</tr>
|}
Les précipitations y sont les plus fortes en automne au mois d'octobre et au printemps au mois d'avril. Les pluies d'été sont sous forme d'[[orage]]s parfois violents se transformant en [[grêle|orages de grêle]] fatals aux vignes.
Le [[vent]] est très présent à Carcassonne, une moyenne de plus de 117 jours par an de vents de plus de {{unité|55|km/h}} y est relevée. Ce sont des vents d'est, vents marins, ou des vents d'ouest appelés [[Cers (vent)|Cers]].
Carcassonne subit plusieurs inondations de l'[[Aude (fleuve)|Aude]] en [[1872]] et [[1875]]. Les inondations de l'année [[1891]] sont parmi les plus importantes avec une montée des eaux de huit mètres<ref>{{pdf}} [http://www.imprimerie-d3.com/sesa/Castel.pdf Divers aspects du climat de Carcassonne au cours du {{s-|XIX|e}} et au début du {{s-|XX|e}}] par Henri Castel, page 153</ref> envahissant tout le quartier bas de la ville. En août [[1912]], Carcassonne est frappé par une [[tornade]] occasionnant de nombreux dégâts : platanes sectionnés, toitures détruites, etc.
<!-- DÉBUT DU TABLEAU DES DONNÉES MÉTÉO -->
{{Relevé météo
|titre=Relevé météorologique de Carcassonne
|source= [http://www.infoclimat.fr/climatologie-07635-carcassonne-salvaza.html Infoclimat], [http://climat.meteofrance.com/jsp/site/Portal.jsp?page_id=15872&CLIMAT_PORTLET.path=climatstation%2F11069001 Météo-France] et [http://www.lameteo.org/clim/RECcarcassonne.GIF Lameteo.org]
|diagramme=oui
<!-- PARTIE A : TEMPÉRATURES MOYENNES, ENSOLEILLEMENT ET HUMIDITÉ -->
<!-- température minimale moyenne (en °C) -->
|tmin-jan=2.7
|tmin-fev=3.7
|tmin-mar=4.9
|tmin-avr=7.4
|tmin-mai=10.5
|tmin-jui=13.8
|tmin-jul=16.3
|tmin-aou=16.1
|tmin-sep=13.9
|tmin-oct=10.7
|tmin-nov=6.1
|tmin-dec=3.5
|tmin-ann=9.1
<!-- température moyenne (en °C) -->
|tmoy-jan=5.9
|tmoy-fev=7.2
|tmoy-mar=9.1
|tmoy-avr=11.7
|tmoy-mai=15.3
|tmoy-jui=19.1
|tmoy-jul=22.1
|tmoy-aou=21.5
|tmoy-sep=19
|tmoy-oct=14.8
|tmoy-nov=9.6
|tmoy-dec=6.7
|tmoy-ann=13.5
<!-- température maximale moyenne (en °C) -->
|tmax-jan=9.2
|tmax-fev=10.8
|tmax-mar=13.3
|tmax-avr=16.1
|tmax-mai=20
|tmax-jui=24.4
|tmax-jul=27.9
|tmax-aou=26.9
|tmax-sep=24.1
|tmax-oct=19
|tmax-nov=13
|tmax-dec=9.8
|tmax-ann=17.9 <!-- température moyenne (en °C) -->
|soleil-jan=97
|soleil-fev=120
|soleil-mar=173
|soleil-avr=188
|soleil-mai=215
|soleil-jui=240
|soleil-jul=275
|soleil-aou=260
|soleil-sep=213
|soleil-oct=145
|soleil-nov=102
|soleil-dec=92
|soleil-ann=2120
<!-- Humidité relative (%) -->
|humidité-jan=82
|humidité-fev=79
|humidité-mar=74
|humidité-avr=74
|humidité-mai=72
|humidité-jui=69
|humidité-jul=64
|humidité-aou=68
|humidité-sep=73
|humidité-oct=80
|humidité-nov=82
|humidité-dec=84
|humidité-ann=75.08
<!-- PARTIE B : PRÉCIPITATIONS -->
<!-- précipitations mensuelles (en mm) -->
|prec-jan=67.3
|prec-fev=67.7
|prec-mar=64.8
|prec-avr=71.5
|prec-mai=62.3
|prec-jui=43
|prec-jul=29.1
|prec-aou=43.2
|prec-sep=46.1
|prec-oct=74
|prec-nov=56.7
|prec-dec=69.4
|prec-ann=695.1
<!-- nombre moyen de jours de pluie -->
<!-- dont nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 5 mm -->
|pluie-jour-jan=10 |pluie-jour+5mm-jan=4.3
|pluie-jour-fev=9.4 |pluie-jour+5mm-fev=4.5
|pluie-jour-mar=9.6 |pluie-jour+5mm-mar=4.1
|pluie-jour-avr=9.7 |pluie-jour+5mm-avr=4.4
|pluie-jour-mai=8.5 |pluie-jour+5mm-mai=3.9
|pluie-jour-jui=5.9 |pluie-jour+5mm-jui=2.7
|pluie-jour-jul=4.5 |pluie-jour+5mm-jul=1.8
|pluie-jour-aou=5.4 |pluie-jour+5mm-aou=2.4
|pluie-jour-sep=5.6 |pluie-jour+5mm-sep=2.6
|pluie-jour-oct=7.5 |pluie-jour+5mm-oct=3.3
|pluie-jour-nov=8.5 |pluie-jour+5mm-nov=3
|pluie-jour-dec=9.3 |pluie-jour+5mm-dec=4.2
|pluie-jour-ann=93.9 |pluie-jour+5mm-ann=41.2
<!-- PARTIE C : PHÉNOMÈNES -->
<!-- nombre moyen de jours d'orage -->
|orage-jour-jan=0.3
|orage-jour-fev=0.3
|orage-jour-mar=0.8
|orage-jour-avr=1.5
|orage-jour-mai=2.2
|orage-jour-jui=2.9
|orage-jour-jul=3.8
|orage-jour-aou=3.8
|orage-jour-sep=2.1
|orage-jour-oct=1.1
|orage-jour-nov=0.1
|orage-jour-dec=0.2
|orage-jour-ann=19.1
<!-- nombre moyen de jours de neige -->
|neige-jour-jan=2.1
|neige-jour-fev=2.1
|neige-jour-mar=0.9
|neige-jour-avr=0.3
|neige-jour-mai=0
|neige-jour-jui=0
|neige-jour-jul=0
|neige-jour-aou=0
|neige-jour-sep=0
|neige-jour-oct=0
|neige-jour-nov=0.6
|neige-jour-dec=1.4
|neige-jour-ann=7.4
<!-- nombre moyen de jours de gel -->
|gel-jour-jan=7.6
|gel-jour-fev=5.1
|gel-jour-mar=2.7
|gel-jour-avr=0.1
|gel-jour-mai=0
|gel-jour-jui=0
|gel-jour-jul=0
|gel-jour-aou=0
|gel-jour-sep=0
|gel-jour-oct=0
|gel-jour-nov=2.5
|gel-jour-dec=6.5
|gel-jour-ann=24.5
<!-- nombre moyen de jours de brouillard -->
|brouillard-jour-jan=2.8
|brouillard-jour-fev=1.6
|brouillard-jour-mar=0.9
|brouillard-jour-avr=0.5
|brouillard-jour-mai=0.4
|brouillard-jour-jui=0.2
|brouillard-jour-jul=0.3
|brouillard-jour-aou=0.3
|brouillard-jour-sep=0.9
|brouillard-jour-oct=1.9
|brouillard-jour-nov=2.1
|brouillard-jour-dec=2.2
|brouillard-jour-ann=14.1
<!-- PARTIE D : RECORDS -->
<!-- record de froid en °C et date du record -->
|tmin-record-jan=-12.5 |tmin-record-date-jan=16/01/1985
|tmin-record-fev=-18.7 |tmin-record-date-fev=15/02/1956
|tmin-record-mar=-7.5 |tmin-record-date-mar=01/03/2005
|tmin-record-avr=-1.6 |tmin-record-date-avr=08/04/1956
|tmin-record-mai=0.9 |tmin-record-date-mai=04/05/2010
|tmin-record-jui=6 |tmin-record-date-jui=01/06/1949
|tmin-record-jul=8.4 |tmin-record-date-jul=04/07/1948
|tmin-record-aou=8.2 |tmin-record-date-aou=30/08/1986
|tmin-record-sep=2.9 |tmin-record-date-sep=27/09/1972
|tmin-record-oct=-2 |tmin-record-date-oct=29/10/1949
|tmin-record-nov=-6.8 |tmin-record-date-nov=22/11/1998
|tmin-record-dec=-12 |tmin-record-date-dec=28/12/1962
|tmin-record-ann=-15.2 |tmin-record-date-ann=04/02/1963
<!-- record de chaleur en °C et date du record -->
|tmax-record-jan=21.1 |tmax-record-date-jan=15/01/1955
|tmax-record-fev=23.6 |tmax-record-date-fev=15/02/1998
|tmax-record-mar=27.3 |tmax-record-date-mar=21/03/1990
|tmax-record-avr=31 |tmax-record-date-avr=13/04/1949
|tmax-record-mai=35.2 |tmax-record-date-mai=30/05/2001
|tmax-record-jui=39.8 |tmax-record-date-jui=21/06/2003
|tmax-record-jul=40.2 |tmax-record-date-jul=06/07/1982
|tmax-record-aou=41.9 |tmax-record-date-aou=13/08/2003
|tmax-record-sep=36.4 |tmax-record-date-sep=07/09/1988
|tmax-record-oct=31 |tmax-record-date-oct=10/10/1967
|tmax-record-nov=26.2 |tmax-record-date-nov=13/11/1948
|tmax-record-dec=22.4 |tmax-record-date-dec=18/12/1989
|tmax-record-ann=41.9 |tmax-record-date-ann=13/08/2003
<!-- record de pluie en 24 h (mm) et date du record -->
|pluie-record-jan=77.2 |pluie-record-date-jan=29/01/2006
|pluie-record-fev=86.4 |pluie-record-date-fev=12/02/1990
|pluie-record-mar=60.6 |pluie-record-date-mar=04/03/1969
|pluie-record-avr=81.6 |pluie-record-date-avr=27/04/1993
|pluie-record-mai=74.3 |pluie-record-date-mai=18/05/1977
|pluie-record-jui=67.6 |pluie-record-date-jui=05/06/1963
|pluie-record-jul=90.4 |pluie-record-date-jul=28/07/1990
|pluie-record-aou=107.4 |pluie-record-date-aou=26/08/1990
|pluie-record-sep=79.9 |pluie-record-date-sep=13/09/1963
|pluie-record-oct=151.3 |pluie-record-date-oct=11/10/1970
|pluie-record-nov=168.6 |pluie-record-date-nov=12/11/1999
|pluie-record-dec=113.6 |pluie-record-date-dec=03/12/2003
|pluie-record-ann=168.6 |pluie-record-date-ann=12/11/1999
<!-- record de vent en vitesse instantanée (km/h) et date du record -->
|vent-record-jan=133 |vent-record-date-jan=23/01/2009
|vent-record-fev=130 |vent-record-date-fev=08/02/1996
|vent-record-mar=104 |vent-record-date-mar=07/03/1988
|vent-record-avr=112 |vent-record-date-avr=07/04/1994
|vent-record-mai=94 |vent-record-date-mai=28/05/1999
|vent-record-jui=86 |vent-record-date-jui=13/06/1982
|vent-record-jul=108 |vent-record-date-jul=28/07/1990
|vent-record-aou=119 |vent-record-date-aou=16/08/1983
|vent-record-sep=97 |vent-record-date-sep=26/09/1992
|vent-record-oct=97 |vent-record-date-oct=11/10/2006
|vent-record-nov=101 |vent-record-date-nov=07/11/1982
|vent-record-dec=140 |vent-record-date-dec=27/12/1999
|vent-record-ann=140 |vent-record-date-ann=27/12/1999
}}
<!-- FIN DE TABLEAU DE DONNÉES MÉTÉO -->
==== Voies de communication et transport ====
[[Fichier:France carcassonne gare.jpg|thumb|Gare SNCF de Carcassonne.]]
[[Fichier:France carcassonne agglobus.jpg|thumb|Transport en commun Agglo'bus de Carcassonne.]]
Carcassonne est située sur l'axe majeur de communication entre Toulouse et la côte méditerranéenne. Le [[canal du Midi]] datant du {{s-|XVIII}} était autrefois un axe fluvial très emprunté. Aujourd'hui, l'[[autoroute des Deux Mers]] et plus précisément le tronçon est de l'[[Autoroute française A61|A61]] passe au sud de la ville permettant un accès direct depuis [[Toulouse]] ou [[Montpellier]]. Deux sorties ({{Sofr|23}} et {{Sofr|24}}) desservent la commune. Sur le réseau secondaire, la route départementale 6113 (ancienne [[route nationale 113]]) traverse Carcassonne et permet de rejoindre [[Toulouse]] à l'ouest et [[Narbonne]] à l'est. Au sud, la [[route départementale 118 (Aude)|route départementale 118]] permet d'emprunter la vallée de l'Aude et de rejoindre [[Limoux]] et [[Quillan]]. Au nord, cette même départementale 118 continue vers la [[Montagne Noire (France)|montagne Noire]] et rejoint [[Mazamet]].
Carcassonne est aussi accessible par le [[train]] grâce à la liaison [[Toulouse]]-[[Sète]] en passant par [[Narbonne]]. La ville est aussi reliée à [[Quillan]] ''via'' une portion rénovée de l'ancienne ligne Carcassonne-[[Rivesaltes]].
{{Article détaillé|gare de Carcassonne}}
La construction de cette gare marque le début du [[tourisme]] vers la cité de Carcassonne. L'hôtel Terminus inauguré en 1914 par l'architecte Belin est un bâtiment remarquable du quartier de la gare<ref>{{pdf}} [http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/85459425604751F9C12571AA00488A6A/$file/BastideMeconnue.pdf?OpenElement Carcassonne - Une Bastide méconnue. L'architecture contemporaine ({{sp-|XIX|e|et|XX|e}}s) de la Bastide Saint-Louis]</ref> qui a profité de cet afflux touristique pour se développer.
{{Article détaillé|Aéroport de Carcassonne Salvaza}}
L'aéroport de Carcassonne Salvaza, rebaptisé « [[aéroport de Carcassonne Salvaza|aéroport de Carcassonne en Pays Cathare - Sud de France]] », en 2010, est situé à l'ouest de la ville dans la zone d'activité de Salvaza. Il permet de s'envoler vers l'[[Angleterre]] ([[Londres]], [[Liverpool]], [[Bournemouth]], et [[Nottingham]]), vers l'[[Irlande (pays)|Irlande]] ([[Dublin]], [[Cork]]), vers l'[[Écosse]] ([[Glasgow]]), vers la [[Belgique]] ([[Charleroi]]), vers le [[Danemark]] ([[Billund]]) et vers le [[Portugal]] ([[Porto (Portugal)|Porto]]) ''via'' la compagnie aérienne [[Ryanair]]<ref>{{Lien web|éditeur=CCI Carcassonne|titre=Aéroport de Carcassonne|url=http://www.carcassonne.aeroport.fr/|consulté le= 21/05/2007}}</ref>. En 2002, des travaux ont permis d'allonger la piste principale afin de recevoir de plus gros [[avion]]s. L'[[aéroport]] a reçu {{formatnum:426798}} passagers en 2006, {{formatnum:466305}} passagers en 2007, {{formatnum:444702}} passagers en 2008 et {{formatnum:452158}} passagers en 2009<ref>{{pdf}} [http://www.languedoc-roussillon.pref.gouv.fr/grandsdossiers/rapportactivite/pdf/rapport2005_chapitre3.pdf Rapport sur les transports en Languedoc-Roussillon]</ref>{{,}}<ref name="pdf_ville">{{pdf}} [http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/0F66DE06DD63A9C3C12571F00031211F/$file/ProjetsVilleCarcassonne.pdf?OpenElement Ville de Carcassonne]</ref>. En 2010, de gros travaux vont être entrepris pour augmenter la capacité de l'aéroport avec la création d'une nouvelle aire de stationnement permettant d'accueillir simultanément 4 aéronefs, construction d'une nouvelle caserne de pompiers, renouvellement du matériel d'exploitation, création d'un nouveau hangar pour le matériel de piste, adaptation des infrastructures terminales pour garantir le cheminement des passagers, agrandissement des salles d'embarquement<ref>[http://www.midilibre.com/articles/2010/01/22/CARCASSONNE-Une-ligne-vers-le-Portugal-1080923.php5]</ref>.
En centre-ville, la voiture est le moyen de transport privilégié des Carcassonnais. La circulation aux heures de pointe y est pourtant assez difficile, surtout en été avec l'afflux de touristes. La route départementale 6113 (ex-route nationale 113) qui débouche directement en ville est très vite saturée. Un premier tronçon routier est construit en 1980 avec la rocade ouest permettant de joindre la sortie d'autoroute 23 et la route départementale 6113. La rocade nord-est est ouverte depuis le 18 décembre [[2008]] et permet de dévier le trafic de la RD 6113 grâce à un contournement par le nord. Ces travaux ont nécessité la construction d'un [[viaduc]] au-dessus de l'[[Aude (fleuve)|Aude]] et des trois ponts<ref>{{ppt}} [http://www.piles.setra.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/rocade_carcassonne_cle57e59b.pdf SETRA]</ref>. En centre-ville, trois parkings souterrains (le parking André-Chénier de 340 places, le parking des Jacobins de 211 places et depuis le 25 février 2008 le parking Gambetta de 403 places) permettent d'accueillir jusqu'à 954 voitures<ref>{{Lien web|éditeur=site officiel de la ville de Carcassonne|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docVisiterTransport1?opendocument&FR&Visiter&Informations%20pratiques&3&&Informations%20pratiques|titre=Transports |consulté le=6/06/2007}}</ref>. L'aménagement de l'esplanade du square Gambetta est actuellement terminé<ref name="pdf_ville" />.
Du côté des transports en commun, onze lignes de [[Autobus|bus]] sillonnent la ville de Carcassonne et desservent l'ensemble de la ville dont l'aéroport de Carcassonne<ref>{{Lien web|éditeur=site officiel de la ville de Carcassonne|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vuetitre/docVivreTransports1|titre=Transports en Commun|consulté le=6/06/2007}}</ref>. La société Agglo'Bus gère l'ensemble du parc des [[autobus]] pour la [[communauté d'agglomération du Carcassonnais]]. Durant la période estivale, la bastide Saint-Louis est desservie par de petites navettes électriques gratuites dénommées « Les Toucs ».
=== Site ===
Carcassonne est située sur les bords du fleuve de l'[[Aude (fleuve)|Aude]]. La commune est traditionnellement divisée en deux, la ''ville basse'' qui occupe les berges du fleuve à l'ouest et la ''ville haute'' (ou ''[[Cité de Carcassonne|cité]]'') qui occupe la colline surplombant l'Aude. La cité est construite sur un petit plateau constitué par le creusement de l'Aude à environ {{unité|150|mètres}} d'altitude au-dessus de la ville basse<ref>''Carcassonne, histoire et architecture'' de Jean-Pierre Panouillé, éditions Ouest-France, {{ISBN|2737321948}}, page 2</ref>. La ville basse se situe au niveau de l'Aude dont l'altitude est de {{unité|100|mètres}}.
L'[[Aude (fleuve)|Aude]] arrive à Carcassonne après son périple montagneux dans les gorges de la haute-vallée de l'Aude et devient alors un fleuve plus tranquille. Elle passe au Païcherou, longe le cimetière Saint-Michel puis se sépare en deux bras formant une île appelée « l'île du Roy ». Quatre [[pont]]s permettent de la franchir : le pont Garigliano, le pont-Vieux accessible uniquement aux piétons, le pont Neuf et le pont de l'Avenir. Le [[canal du Midi]] passe également au nord de la ville entre la [[gare]] et le jardin André-Chénier jouxtant la bastide Saint-Louis.
La ville se situe dans un couloir entre la [[Montagne Noire (France)|montagne Noire]] au nord et la chaîne des [[Pyrénées]] au sud. La plaine est constituée de dépôts récents amenés par l'Aude et provenant des Pyrénées. Il s'agit de la molasse de Carcassonne, qui se caractérise par une alternance de [[grès (géologie)|grès]], de [[Conglomérat (géologie)|conglomérats]] et de marnes gréseuses fluviatiles datant de l'[[Éocène]].
== Urbanisme ==
=== Morphologie urbaine ===
[[Fichier:France carcassonne vue generale.jpg|thumb|Vue du ''quartier de la Trivalle'' et de la ''ville basse'' depuis la cité de Carcassonne.]]
Les deux quartiers les plus importants sont la cité ou ville haute et la bastide ou ville basse. Ils sont réunis par celui de la Trivalle avec le pont Vieux traversant l'Aude<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=La ville aux deux sites classés au Patrimoine Mondial|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vuetitre/docpgeIntroPatrimoine|consulté le=21/05/2007}}</ref>. La Cité est sise sur un promontoire élevé et entouré d'épais remparts depuis le [[Moyen Âge]]. Aussi l'habitat y est dense et vieux. La circulation y est difficile, réglementée et interdite en juillet et en août. La ville basse est une ancienne bastide dont l'organisation suit un plan régulier d'un hexagone aux angles flanqués de [[bastion]]s. Les rues se coupent en angles droits et sont organisées autour d'une place centrale, la place Carnot. Un boulevard ceinture l'ensemble de cette bastide en suivant les anciens remparts de la ville détruits en [[1764]] sur ordre de l'évêque [[Armand Bazin de Bezons (évêque de Carcassonne)|Armand Bazin de Bezons]]. Ce boulevard est large et ouvert contrairement aux rues de la bastide qui sont plus étroites. Plusieurs de ces rues de la bastide sont [[rue piétonnière|piétonnes]].
Le reste de la ville est découpé en quartiers : La Conte et Joliot-Curie, Ozanam et Saint-Saëns, Saint-Georges, le Viguier, Saint-Jacques, la Cité Fleming, Grazailles-la Reille, la Cité la Prade, la Cité Albignac, le Palais, Gambetta, le Plateau, les Capucins, Bellevue et Pasteur.
La ville possède de nombreux hameaux : Montlegun, Montredon, Grèzes, Herminis, Maquens et Villalbe.
=== Logement ===
[[Fichier:France Carcassonne trivalle.jpg|Logements du quartier de la Trivalle.|thumb]]
Carcassonne comptait {{formatnum:25632}} logements en [[2007]]. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en [[1999]], seulement 8,9 % des résidences principales étaient postérieures à [[1990]]. ''A contrario'', les constructions antérieures à [[1949]] représentaient 29,2 % du parc.
86,6 % des logements sont des résidences principales, réparties à 51,3 % en maisons individuelles et à 47,8 % en appartements (respectivement 57,7 % et 40,5 % dans la région). 48 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 49,8 % qui ne sont que locataires et 2,2 % logés gratuitement(respectivement 58,5 % et 41,5 % dans la région)<ref>[http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=CARCASSONNE&codeZone=11069-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher Carcassonne (11069 - Commune) - Thème : Logement ]</ref>{{,}}<ref>[http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=5&zoneSearchField=LANGUEDOC&codeZone=91-REG&idTheme=6&rechercher=Rechercher Languedoc-Roussillon (91 - Région) - Thème : Logement]</ref>.
En 2013<ref>[http://www.languedoc-roussillon.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_bilan_triennal_SRU_cle1a78da.pdf]</ref> la ville respecte les dispositions de l’article 55 de la [[Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains|loi solidarité et renouvellement urbain]] (SRU) de décembre [[2000]] fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en [[1999]] avec 9,4 % du parc contre seulement 7,7 % dans la région. L'office HLM de l'Aude a participé à des programmes d'amélioration des logements en 1988 en construisant des résidences intégrant la [[domotique]]. Ainsi, les résidences « l'étoile » et « Roosevelt » à Carcassonne sont les premiers logements HLM de ce type<ref>{{Lien web|url=http://www.ophlm11.fr/pages/savoir_faire.htm|éditeur=Office HLM de l'Aude|titre=Histoire de l'office|consulté le=20/08/07}}</ref>. Les quartiers du Viguier et de La Conte regroupent la grande partie des logements sociaux de la ville dont la population est majoritairement composée d'habitants immigrés ou d'origine immigrée. Ces quartiers sont composés de logements HLM ainsi que de pavillons.
La plupart des habitations possèdent 4 pièces (62,4 %), ou 3 pièces (18,8 %), puis 2 pièces (13,5 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 5,3 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements<ref>[http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=CARCASSONNE&codeZone=11069-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher Insee - Logements à Carcassonne : le parc]</ref>{{,}}<ref>[http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=5&zoneSearchField=LANGUEDOC&codeZone=91-REG&idTheme=6&rechercher=Rechercher Insee - Logements en Languedoc-Roussillon : le parc]</ref>. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 89,9 % ont le chauffage central et 57,4 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 76,5 % et 61,7 % pour la région).
=== Projets d’aménagement ===
Plusieurs projets d'aménagement de la commune sont en cours de réalisation au nord-est de la ville. Il s'agit de mettre en place de nouvelles zones d'activité commerciale afin d'attirer de nouvelles entreprises à Carcassonne ainsi que l'implantation de nouvelles zones résidentielles. La [[Zone d'aménagement concerté|ZAC]] (zone d'aménagement concerté) des Hauts de Grazailles située entre la [[périphérique (route)|rocade]] et le [[canal du Midi]] est en cours de réflexion et permettrait d'ajouter entre 500 et 700 logements ainsi que des services publics (groupes scolaires) sur 27 hectares. La ZAC de Montredon est un nouveau quartier qui sera créé avec la délocalisation de l’hôpital en 2012. Le site accueillerait le nouveau pôle santé ainsi que des logements et des équipements publics. Enfin, le [[lotissement]] de Montredon est en cours de réalisation sur un site de 17 hectares au hameau de Montredon pour la construction de logements sociaux et de pavillons<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Les projets d'aménagement de la ville |url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docVivreProjetAmenagementVille|consulté le=27/07/2007}}</ref>.
== Toponymie ==
Le premier toponyme connu de la ville est ''Carcasso''. [[Pline l'Ancien]] cite ce nom, plus précisément il cite ''Carcaso Volcarum Tectosage'', au {{-s-|I|er}} mais il semble que le terme existait déjà au {{-s|VI|e}}<ref>''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 4</ref>.
En [[occitan]] le nom de la ville est directement dérivé de sa forme latine, ce qui donne ''Carcassona'' {{API|[karka'suno]}}.
== Histoire ==
{{Article détaillé|Cité de Carcassonne}}
[[Fichier:Medaille de Carcassonne AV.jpg|thumb|upright|Médaille représentant la cité de Carcassonne, signée [[Roger Baron]], {{unité|68|mm}}, 1986.]]
[[Fichier:Medaille de Carcassonne RV.jpg|thumb|upright|Revers de la médaille avec les armes de la ville et Raymond VI ainsi que Simon de Monfort s'affrontant en tenue de chevalier à cheval.]]
Dès l'origine, la cité était construite comme une place-forte en cas de conflit, du fait de sa position. Malgré ses imposants remparts, elle sera prise par de nombreux envahisseurs (les Romains, puis les Francs et même les Sarrasins).
L'histoire de Carcassonne est directement liée à celle de la cité. C'est en [[1247]] que la ville s'étend réellement hors de la cité. Il s'agit de la ville basse ou bastide [[Louis IX de France|Saint-Louis]].
Au sud de la cité, cinq châteaux forts ([[château de Termes]], [[château d'Aguilar]], [[château de Quéribus]], [[château de Peyrepertuse]] et [[château de Puilaurens]]), désignés comme les « cinq fils de Carcassonne », dont les ruines subsistent encore, défendaient le passage du [[Languedoc]] contre les Espagnols.
=== Les origines de Carcassonne ===
==== Préhistoire ====
[[Fichier:Hache Carcassonne Global Fond.jpg|thumb|<center>Hache polie [[néolithique]] en [[Néphrite (minéral)|néphrite]] – Carcassonne – [[Muséum de Toulouse]]]]
Le site était déjà habité au [[Néolithique]] et a livré des objets notamment une hache en [[Néphrite (minéral)|néphrite]], qui a appartenu au {{s|XIX|e}} au [[Minéralogie|minéralogiste]] [[Alexis Damour]], conservée au [[Muséum de Toulouse]].
==== Histoire ====
Carcassonne était très tôt l'emplacement d'un site protohistorique très actif situé près du fleuve Atax (l'[[Aude (fleuve)|Aude]]). C'est la première apparition connue du toponyme ''Carcasso'' (voir ''supra'' au § Toponymie)
« Dans l'intérieur des terres, colonies : Arles de la sixième légion, Béziers de la septième, Orange de la seconde ; dans le territoire des Cavares, Valence, des Allobroges Vienne ; villes latines : Aix des Salluviens, Avignon des Cavares, Apta Julia des Vulgientes, Alébécé des Reies Apollinaires, Alba des Helves, Augusta des Tricastins, Anatilia, Aeria, Bormanni, Comacina, Cabellio, Carcasum des Volces Tectosages, Cessero, Carpentoracte des Mémines, Ies Caenicendes, les Cambolectres, surnommés Atlantiques, Forum Voconii, Glanum Livii »<ref>[[Pline l'Ancien]], ''Histoire naturelle'', III, 5, 6</ref>
Le site originel de Carcassonne se trouvait sur le plateau où passe l'actuelle autoroute [[Autoroute française A61|A61]]. Il s'est ensuite déplacé, au {{s-|VI}}, vers l'emplacement actuel de la cité de Carcassonne sans raison connue. À la fin du {{-s|II}}, le lieu est déjà un [[oppidum]] avec des fossés et héberge des habitations gauloises. En 118 {{av JC}}, les [[Romains]] s’emparent du lieu occupé par les [[Volques Tectosages]] et fortifient l’[[oppidum]].
L'itinéraire de l'[[Anonyme de Bordeaux]] passe dans la région et mentionne ce site.
Ensuite les [[Wisigoths]] s’emparent de l’oppidum au {{s-|V}}<ref>Les dates sont différentes suivant les sources : ''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 39 donne la date de 462</ref>, puis les [[Sarrasins]] au {{s-|VIII}} qui resteront environ trente ans avant d'être chassés par les [[Francs]]. Ces derniers laisseront le nom de Karkashuna. D'autres noms apparaissent comme ''Carcasona'' ou ''Carcassione''<ref>''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 41</ref>. Après l’éclatement de l'[[empire carolingien|Empire Carolingien]], l’époque féodale s’instaure avec à la tête de la ville la famille [[Maison Trencavel|Trencavel]] qui va y régner en dynastie du {{sp-|XI|e|au|XIII|e}}. Carcassonne prospère et prend une place stratégique très importante dans le [[Languedoc]].
==== Légende ====
{{Article détaillé|Dame Carcas}}
[[Fichier:Dame Carcasse.JPG|thumb|upright|Dame Carcas accueille les touristes à l'entrée de la cité de Carcassonne.]]
La ville de Carcassonne entretient la légende selon laquelle le nom de la ville de Carcassonne daterait du début du {{s-|IX|e}}. Au moment des faits, la ville aurait été sarrasine. Charlemagne aurait fait le siège, mais la maîtresse des lieux, dame Carcas, aurait fort résisté. Les deux armées seraient devenues affamées. Tandis qu'il n'aurait resté qu'une mesure de blé et un petit cochon dans la cité, la dame Carcas aurait eu l'idée de démoraliser ses adversaires.
Le porcelet aurait été engraissé, puis projeté par dessus les remparts. Pensant que la ville avait encore beaucoup de nourriture, Charlemagne aurait fait lever le siège. À ce moment, dame Carcas aurait fait sonner les trompettes ( ou les cloches des églises ) et, Charlemagne revenant sur ses pas, la dame Carcas lui aurait proposé la paix. D'où l'expression « Carcas sonne ».
Historiquement, la ''reconquête'' des terres du [[Languedoc]] par [[Charlemagne]] remonte à son père, [[Pépin le Bref]], au milieu du {{s-|VIII|e}}.
=== Le Moyen Âge ===
[[Fichier:France caracssonne rempart bastide.jpg|thumb|Reste de rempart de la Bastide construite sous le règne de saint Louis.]]
Le [[catharisme]] atteint Carcassonne qui aura beaucoup d'adeptes dans ses murs. Les cathares étant protégés par le vicomte [[Raimond-Roger Trencavel]], la ville devient terre d’hérésie aux yeux du pape [[Innocent III]]. En conséquence, elle subira de plein fouet les feux de la [[Croisade des Albigeois|croisade]] bientôt dirigée par [[Simon IV de Montfort|Simon de Montfort]] après la chute de la ville le 15 août 1209 (auparavant c'était [[Arnaud Amaury]] le légat pontifical qui dirigeait la croisade). C'est ainsi que l'armée des croisés met le siège devant Carcassonne. Les deux bourgs tombent rapidement, ils sont brûlés et détruits. L'enceinte de la Cité va résister à l'assaillant. C'est la sécheresse et la soif qui feront capituler le vicomte de Carcassonne au bout de deux semaines de siège. En effet Trencavel ne prit aucune disposition pour défendre l'accès aux points d'eau situés en dehors de l'enceinte, croyant que les assiégés seraient secourus rapidement. Il sera aussitôt jeté en prison où il mourra très vite<ref>''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 56</ref>. Dès la prise de la Cité les terres des Trencavel sont attribuées à un des Barons du nord, le célèbre Simon de Montfort. Son fils donnera ses terres au roi de France, qui les intégrera au domaine royal en [[1224]]<ref>Emmanuel Leroy Ladurie, ''Histoire du Languedoc'', éd. [[Presses universitaires de France]], coll. Que sais-je ?, 1982, page 42</ref> et deviendra officiellement sénéchaussée en [[1226]]. Un tribunal d'[[inquisition]] est installé dans la ville en [[1234]].
Ce dernier événement est majeur dans l'histoire de Carcassonne. Après la tentative de révolte des Carcassonnais menée par le [[Raimond II Trencavel|fils du vicomte Trencavel]] en 1240, [[Louis IX de France|saint Louis]] chasse la population de la ville, et l'autorise à s'établir sur l'autre rive du fleuve : c'est la création d’une ville nouvelle. Une [[bastide (ville)|bastide]] est alors créée en contrebas de la Cité de Carcassonne<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.culture.fr/fr/hc401.htm|titre=la dynastie des Trencavel|éditeur=Ministère de la culture|consulté le = 27/05/2007}}</ref>. Carcassonne devient alors une ville bicéphale où une concurrence économique et politique acharnée a lieu entre Cité et Bastide. Progressivement, la Bastide Saint-Louis va prospérer économiquement au point de surpasser la Cité qui perd au fur et à mesure tous ses pouvoirs et son rayonnement politique.
La ville basse est dotée d'un [[Consulat (Moyen Âge)|consulat]] en [[1248]]. Six consuls gouvernent la ville aidés par des notables. Au {{s-|XIV}}, la ville est le premier centre de production textile du royaume, dont la matière première utilisée est la [[laine]]. Elle provient des élevages de la [[Montagne Noire (France)|Montagne Noire]] et des [[Corbières (région)|Corbières]]. Les productions étaient exportées vers les grands comptoirs européens comme [[Constantinople]] ou [[Alexandrie]]<ref>''Carcassonne, histoire et architecture'' de Jean-Pierre Panouillé, éditions Ouest-France, {{ISBN|2737321948}}, page 52</ref>.
En [[1348]], la ville est touchée par la [[peste]] comme le reste du pays et l'épidémie est récurrente jusqu'au siècle suivant. À cette même période, la [[guerre de Cent Ans]] provoque de nombreux dégâts. Le [[Édouard de Woodstock|prince Noir]] dévasta par le feu la ville basse en [[1355]] en épargnant la cité de Carcassonne<ref>''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 97</ref>. Un siège aurait été trop long et l'aurait ralenti dans son entreprise de pillage. La bastide fut reconstruite (mais seulement la moitié de la bastide) et fortifiée en [[1359]]. L'industrie du drap reprend et se développe.
Quoique la ville de Carcassonne ne connût pas le roi [[Louis XI]] (1423-1461-1483), ce dernier n'hésita pas à confirmer ses privilèges et défendre la ville en mars 1462 (1461 v. st.)<ref>http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA409</ref>{{,}}<ref>http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA407</ref>{{,}}<ref>http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA220 Lettres patentes de Louis XI, Dieppe, juillet 1464</ref>.
=== Du {{sp-|XVI|e|au|XVIII|e}} ===
[[Fichier:France carcassonne cassini.png|thumb|Carcassonne vers 1780 ([[carte de Cassini]]) avec la bastide à l'ouest de l'[[Aude (fleuve)|Aude]] et la [[cité de Carcassonne|cité]] sur les hauteurs à l'est de l'Aude.]]
À partir de cette période, la ville basse connaît une croissance supérieure. Jusqu’à la signature en [[1659]] du [[Traité des Pyrénées]], la Cité conserve son rôle militaire à la frontière entre la France et l’Aragon. En [[1531]], le [[protestantisme]] fait son apparition, mais les calvinistes sont chassés de la ville basse qui se fortifie de plus belle. C'est une base pour les catholiques qui partent en guerre contre les villages protestants de la région : [[Limoux]], [[Bram]]… De plus des rivalités apparaissent entre la cité et la ville basse provoquant des destructions de la ville basse. Au début des années [[1560]], les protestants de la ville sont massacrés<ref name="ReferenceA">{{Guerres de religion-Miquel}}, {{p.|255}}</ref>. [[Charles IX de France|Charles IX]] passe dans la ville lors de son [[tour de France royal]] ([[1564]]-[[1566]]), accompagné de la [[Cour de France|Cour]] et des Grands du royaume : son frère le [[Henri III de France|duc d’Anjou]], [[Henri IV de France|Henri de Navarre]], les [[Charles Ier de Bourbon (archevêque de Rouen)|cardinaux de Bourbon]] et de [[Charles de Guise, cardinal de Lorraine|Lorraine]]<ref name="ReferenceA" />.
Un passage de l'[[Histoire générale de Languedoc]] de Dom [[Joseph Vaissète|Vaissète]] offre un intéressant compte rendu de la réunion des [[États de Languedoc]] [dont il est possible de visualiser la gravure d'une séance solennelle plus tardive en note<ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10401063/f9.image.r=.langFR se référer à ce lien]</ref>] de [[1569]] qui se tint, en pleine [[Guerres de religion (France)|guerres de religion]], à Carcassonne dans le grand réfectoire des [[Augustins]] de la ville basse, sous la présidence par [[ordonnance royale]], d'[[Famille Dax|Antoine II de Dax]], [[Liste des évêques d'Alet|évêque d'Alet]] ([[1565]]-†[[1579]]). Ce texte illustre bien le type de tâches et de débats qui animaient les réunions des États, il est lisible par la note<ref>[http://books.google.fr/books?id=8pgOAAAAQAAJ&pg=PA59&dq=vaissete+dax+y+pr%C3%A9sida&hl=fr&ei=gpw8Te7vFaKQ4gbUiIzdCg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CDAQ6AEwAQ#v=onepage&q&f=false se référer à ce lien]</ref>. La tenue des États à Carcassonne permet aussi de vérifier que la ville conservait toujours une place et un rôle politique en [[Languedoc]], [[Pays d'états]], au {{s-|XVI}}.
Petit à petit la Cité perd de son importance avec le transfert de nombreuses institutions à la ville basse croissante. La richesse due au commerce drapier permet d'embellir la ville. La [[manufacture de draps des Saptes]] fut créée, ou plutôt relancée, en 1667 par [[Colbert]] pour développer ce qu'avaient créé les frères Saptes, venus de Tuchan, qui s'installèrent au {{s-|XVI}} près de [[Conques]], puis Carcassonne, où ils concentrèrent en un même lieu toutes les opérations nécessaires à la fabrication des tissus, ce qui valut une grande prospérité à la famille, dont la troisième génération abandonna la fabrique pour la magistrature.
Des hôtels luxueux sont construits, l'eau est amenée jusqu'à la ville, le pavage et l'éclairage des rues rendent la ville plus moderne. Les vieux remparts et portes de la ville basse sont démolis au {{s-|XVIII}}, le portail des Jacobins est construit à cette époque. Malheureusement, de nombreux problèmes causent la perte de cette mono-industrie. Sous la [[Restauration française|Restauration]], l'activité est mécanisée et les salaires sont tirés vers le bas. La [[viticulture]] rentre en concurrence et la misère gagne la cité de Carcassonne et ses derniers tisserands.
À la [[Révolution française]], la ville est peu engagée et l'industrie drapière est concurrencée par les Anglais provoquant des baisses de salaires importantes. Le {{date|29|janvier|1790}}, le département de l'[[Aude (département)|Aude]] est créé et Carcassonne en devient le chef-lieu<ref>''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 164</ref>. Elle devient aussi chef-lieu de [[district de Carcassonne|district]]. Mais les prix de la nourriture augmentent, la famine et le mécontentement populaire se font sentir.
Carcassonne absorbe ''Carcassonne-Cité'' entre [[1795]] et [[1800]].
=== {{sp-|XIX|e|au|XXI|e}}s ===
[[Fichier:Carcassonne postcard place davilla.jpg|Place Davilla à Carcassonne.|thumb]]
Au {{s-|XIX}}, un changement dans les mentalités intervient et une prise de conscience pour les monuments historiques s'annonce. On veut restaurer et valoriser le patrimoine français. La Cité, complètement ruinée et miséreuse va recevoir le soutien d’érudits audois et carcassonnais tel [[Jean-Pierre Cros-Mayrevieille]]<ref group="Note">Il possède sa statue dans la Cité</ref> soutenu par [[Prosper Mérimée]], inspecteur des [[Monument historique (France)|monuments historiques]]. Les premiers travaux de restauration portent sur la [[Basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse]].
De nombreuses expropriations ont ensuite lieu, supprimant la totalité de l’habitat construit dans les lices et excluant une partie de la population de la Cité. Un demi-siècle de travaux aura lieu pour restituer toute la grandeur du {{s-|XIII}} au plus grand ensemble de fortification du Moyen Âge d’Occident. L’architecte [[Eugène Viollet-le-Duc|Viollet-le-Duc]], spécialiste des restaurations en [[France]], portera ce chantier avec réussite mais déclenchera parfois une certaine polémique sur ses choix de restaurations et sur ses initiatives personnelles assez particulières. Il n'en demeure pas moins que la Cité de Carcassonne est globalement très bien restaurée, la restauration portant sur seulement 15 % du bâti (crénelages, toitures).
En [[1907]], les vignerons carcassonnais participent à la [[révolte des vignerons du Languedoc en 1907|révolte des vignerons]] pour dénoncer les problèmes qui affectent la viticulture du Languedoc. La fraude récurrente de certains producteurs, la surproduction, le [[mildiou]] et la concurrence provoquent leur colère et ils demandent à l'État, qui dans un premier temps ne réagit pas, de mettre en place une réglementation sur les productions viticoles. Carcassonne rejoint en septembre 1907 la [[Confédération générale de vignerons du Midi]] (CGV), la première union syndicale<ref>{{rtf}} [http://www.cr-languedocroussillon.fr/uploads/Document/WEB_CHEMINACC_3673_1136451237.rtf Histoire de la viticulture en Languedoc-Roussillon - Conseil régional du Languedoc-Roussillon]</ref>.
<gallery mode=packed>
Fichier:Carcassonne 26 mai 1907.jpg|Arrivée d'une délégation accueillie par une pancarte ''Bienvenu aux sacrifiés'', le 26 mai 1907
Fichier:Carcassonne slogans 1907.jpg|Les slogans de la manifestation de Carcassonne
Fichier:Carcassonne 1907.jpg|Les manifestants de Carcassonne rassemblés par villages
</gallery>
{{Article détaillé|Révolte des vignerons du Languedoc en 1907}}
En [[1944]], la [[cité de Carcassonne]] est occupée par les troupes allemandes qui utilisent le château comtal comme une réserve de munitions et d'explosifs. Les habitants sont expulsés de la Cité. [[Joë Bousquet]], commandeur de la Légion d'honneur, s'indigne de cette occupation et demande par lettre au préfet la libération de la Cité considérée par tous les pays comme une œuvre d'art qu'il faut respecter et laisser libre<ref>{{Lien web|titre=Le retour de l'Histoire|url=http://www.carcassonne.culture.fr/culture/carcassonne/fr/ii410.htm|éditeur=ministère de la Culture|consulté le=23/05/2007}}</ref>.
En avril [[1996]], [[Rémy Cazals]] organise le colloque de Carcassonne sur la [[Première Guerre mondiale]], qui permettra de publier ''Traces de 14-18''<ref>{{Lien web|url=http://www.ac-grenoble.fr/histoire/programmes/lycee/classique/premiere/prog2003/guerre1418.htm|éditeur=Académie de Grenoble|titre=Résumé historiographique à propos de la Première Guerre mondiale.|consulté le=27/08/2007}}</ref> et de faire avancer l'historiographie de la Première Guerre mondiale.
En [[1997]], la Cité de Carcassonne atteint la consécration en obtenant son classement sur la liste des sites au [[Liste du patrimoine mondial|patrimoine mondial de l'humanité]] par l’[[Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture|Unesco]] et la ville basse de Carcassonne « La Bastide Saint-Louis » est classée secteur sauvegardé. Aujourd’hui, plus de trois millions de touristes en font un des lieux les plus visités d’[[Europe]]<ref>{{pdf}}[http://www.crtlr.com/Revue%20de%20presse%20CRT160305au290405.pdf Revue de presse du Languedoc-Roussillon sur le tourisme] page 20</ref>.
Le 6 novembre [[2003]] eut lieu à Carcassonne dans l'hôtel de la Cité le {{16e}} sommet franco-espagnol<ref>[http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais_archives/actualites/deplacements_en_france/2003/novembre/sommet_franco-espagnol_a_carcassonne.7596.html Site de l'Élysée]</ref> en présence de [[José María Aznar]], chef du gouvernement espagnol, de [[Jacques Chirac]], président de la République et de 13 ministres des deux pays<ref>''L'Indépendant'' du 7/11/2003.</ref>.
Le 29 juin [[2008]] pendant les journées « portes ouvertes » à Carcassonne du [[3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine|{{3e}} régiment de parachutistes d'infanterie de marine]] ({{3e}} RPIMa), à la suite d'une erreur d'approvisionnement de tir (balles réelles au lieu de balles à blanc), [[Fusillade de Carcassonne|un accident]] provoque des blessures graves sur 17 personnes dans le public. Cette affaire devenue nationale après la visite sur place du président de la République, [[Nicolas Sarkozy]], accompagné de son ministre de la Défense, entraîna la démission du chef d'état-major des armées<ref>''Le Figaro'' du 2/07/2008 (en Une)</ref>.
== Politique et administration ==
[[Fichier:Circonscriptionsaude.JPG|thumb|Circonscriptions de l'Aude.]]
[[Fichier:France carcassonne palais de justice.jpg|thumb|Palais de Justice de Carcassonne.]]
Carcassonne est le chef-lieu de quatre cantons :
* le [[canton de Carcassonne-Centre]] est formé d'une partie de Carcassonne ({{formatnum:12124}} habitants) ;
* le [[canton de Carcassonne-Est]] est formé d'une partie de Carcassonne et des communes de [[Berriac]], [[Cavanac]], [[Cazilhac (Aude)|Cazilhac]], [[Couffoulens]], [[Leuc]], [[Mas-des-Cours]] et [[Palaja]] ({{formatnum:21022}} habitants) ;
* le [[canton de Carcassonne-Nord]] est formé d'une partie de Carcassonne et de la commune de [[Pennautier]] ({{formatnum:15019}} habitants) ;
* le [[canton de Carcassonne-Sud]] est formé d'une partie de Carcassonne ({{formatnum:9252}} habitants).
C'est aussi la préfecture du département de l'[[Aude (département)|Aude]] dont les locaux sont hébergés dans un bâtiment de 1760 de style Louis XV<ref>[http://www.aude.pref.gouv.fr/prefecture.asp Préfecture de l'Aude]</ref>. La ville fait aussi partie de la première circonscription de l'Aude qui contient 10 cantons et {{formatnum:99717}} électeurs.
Elle abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de [[La Poste (France)|poste]] (40, rue Jean-Bringer), un hôtel de police, une direction départementale des renseignements généraux, une [[compagnie républicaine de sécurité]], un groupement de gendarmerie<ref>{{Lien web|éditeur=Préfecture de l'Aude|titre=Service de sécurité de l'Aude|url=http://www.aude.pref.gouv.fr/inter-securite.asp|consulté le=07/07/2007}}</ref>, un poste de douane présent à l'[[aéroport de Carcassonne Salvaza]], un centre des impôts<ref>{{Lien web|éditeur=Préfecture de l'Aude|titre=Services de l’État|url=http://www.aude.pref.gouv.fr/services/dsf/index.asp|consulté le = 07/07/2007}}</ref> ainsi qu'une [[caserne de pompiers|caserne]] de [[Pompiers|sapeurs-pompiers]]<ref>[http://www.pompierdecarcassonne.com/ Sapeur-pompier de Carcassonne]</ref>. D'autres services publics sont disponibles comme un centre de [[sécurité sociale]], une [[agence nationale pour l'emploi|agence nationale pour l’emploi]] (ANPE)<ref>[http://www.anpe.fr/region/languedoc_roussillon/point_reperes/agences_espaces_jeunes/adresses_agences_anpe/agences_locales_aude/agence_locale_carcassonne_673.html Agences ANPE de l'Aude]</ref>, un point d’accueil [[Électricité de France|EDF]]-[[Gaz de France|GDF]] et la caisse d'allocation familiale de l'Aude<ref>[http://www.aude.caf.fr/ CAF de l'Aude]</ref>.
Carcassonne fait partie de la [[Organisation juridictionnelle (France)|juridiction]] d’[[Tribunal d'instance|instance]], de [[Tribunal de grande instance (France)|grande instance]] et de [[Tribunal de commerce (France)|commerce]] de Carcassonne, ainsi que de la cour d'appel de [[Montpellier]]<ref>{{Lien web|url=http://www.justice.gouv.fr/recherche-juridictions/mapjurid.php?cour=montpellier|éditeur=Ministère de la Justice|titre=La justice dans votre région, cour d'appel de Montpellier|consulté le=11/06/2007}}</ref>. La ville possède son propre palais de justice sur le boulevard jean Jaurès. De plus, l'[[armée]] est très bien implantée à Carcassonne avec des détachements de l'[[armée de terre (France)|armée de Terre]] : le [[3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine|{{3e}} régiment de parachutistes d'infanterie de marine]] ({{3e}} RPIMa) hébergé à la caserne Laperrine datant du {{s-|XVIII}}, une délégation militaire départementale de l'Aude et le centre d'information et de recrutement de l'armée de Terre<ref>{{Lien web|url=http://www.aude.pref.gouv.fr/services/dmd/index.asp|éditeur=Préfecture de l'Aude|titre=Les armées dans l'Aude|consulté le = 11/07/2007}}</ref>.
=== Administration municipale ===
Le [[Conseil municipal (France)|conseil municipal]] est composé de quarante-trois membres, dont le maire et onze adjoints<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocConseilMunicipalWeb?opendocument&FR&Vivre&D%E9marches%20-%20Contacts&57&&D%E9marches%20-%20Contacts |éditeur=Site de la ville de Carcassonne|titre= Le conseil municipal|consulté le = 07/07/2007}}</ref>. Le maire est secondé par vingt vice-présidents<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docVivreConseilCommunautaire?opendocument&FR&Vivre&D%E9marches%20-%20Contacts&58&&D%E9marches%20-%20Contacts|éditeur=Site de la ville de Carcassonne|titre= Le conseil communautaire|consulté le = 07/07/2007}}</ref>. De plus, un conseil municipal des enfants est formé de 44 élèves de classes de CM1 et CM2 de vingt-deux écoles<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docConseilMunicipalEnfant|éditeur=Site de la ville de Carcassonne|titre=Conseil municipal des enfants|consulté le = 07/07/2007}}</ref>.
=== Tendances politiques et résultats ===
{{Article connexe|Élections municipales de 2014 dans l'Aude}}
Politiquement, Carcassonne était plutôt une ville de droite jusqu'en 2009, les électeurs ayant voté majoritairement à droite pour les élections municipales depuis [[1983]]. L'ancien maire de la commune de [[2005]] à 2009, Gérard Larrat, était de droite ([[Union pour un mouvement populaire|UMP]]), il avait succédé à [[Raymond Chesa]] lui-même de droite ([[Union pour un mouvement populaire|UMP]]) après sa mort à la suite d'une longue maladie<ref>{{Lien web|éditeur=Journal de l'emploi|titre=Hommage|url=http://www.journaldelemploi.com/article_ancien_jde.php3?id_article=560|consulté le=07/07/2007}}</ref>. Cependant l'élection présidentielle de 2007 a montré une nette préférence pour le candidat de gauche au premier tour et une quasi-égalité droite/gauche au second tour. Depuis 2009, la mairie de Carcassonne est à nouveau tenue par la gauche, comme avant 1981. La ville passe à nouveau à droite en mars 2014.
À l’[[élection présidentielle de 2002]], le premier tour a vu arriver en tête [[Jean-Marie Le Pen]] avec 23,50 %, suivi de [[Lionel Jospin]] avec 20,15 %, puis de [[Jacques Chirac]] avec 17,93 % et enfin [[Jean-Pierre Chevènement]] avec 5,36 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 77,15 % pour [[Jacques Chirac]] contre 22,85 % pour [[Jean-Marie Le Pen]] avec un taux d’abstention de 17,27 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant cinq points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen<ref>{{Lien web|url=http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2002/091/011/11069.html|titre=Scrutin présidentiel de 2002 - Carcassonne|éditeur=Ministère de l'intérieur|consulté le = 06/06/2007}}</ref>.
Au référendum sur le [[Résultats du référendum français du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne|traité constitutionnel pour l’Europe]] du {{date|29|mai|2005}}, les Carcassonnais ont largement voté contre la Constitution européenne, avec 59,63 % de Non contre 40,37 % de Oui avec un taux d’abstention de 29,84 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont assez conformes à la tendance départementale de l'[[Aude (département)|Aude]] (Non à 64,62 % ; Oui à 35,38 %) mais légèrement supérieurs à la moyenne du département démontrant le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste du département rural, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation<ref>{{Lien web|url=http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/rf2005/091/011/9111.html|titre=Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Carcassonne|éditeur=ministère de l’Intérieur|consulté le = 06/06/2007}}</ref>.
À l’[[Élection présidentielle française de 2007|élection présidentielle de 2007]], le premier tour a vu se démarquer en tête [[Ségolène Royal]] avec 31,13 %, suivi par [[Nicolas Sarkozy]] avec 29,60 %, [[François Bayrou]] avec 13,71 %, [[Jean-Marie Le Pen]] avec 13,33 %, puis [[Olivier Besancenot]] avec 3,75 %, et enfin [[Marie-George Buffet]] avec 2,29 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête [[Nicolas Sarkozy]] avec 50,30 % (résultat national : 53,06 %) contre 49,70 % pour [[Ségolène Royal]] (national : 46,94 %)<ref>{{Lien web|url=http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/091/011/11069.html|titre=Scrutin présidentiel de 2007 - Carcassonne|éditeur=ministère de l’Intérieur|consulté le = 06/06/2007}}</ref>. La victoire au premier tour de la gauche à Carcassonne montre un retournement depuis plusieurs années de la dominance de la droite.
En mars 2008, le maire sortant [[Gérard Larrat]] ([[Union pour un mouvement populaire|UMP]]) gagne l'élection de 56 voix face au député [[Jean-Claude Perez (homme politique)|Jean-Claude Perez]] ([[Parti socialiste (France)|PS]]) mais à la suite de nombreuses irrégularités dans le scrutin, cette victoire est contestée par la liste adverse. Le 29 mai 2009, en appel, le Conseil d'État prononce l'annulation des élections municipales. Au premier tour des nouvelles élections, le 6 septembre 2009, la liste de [[Jean-Claude Perez (homme politique)|Jean-Claude Perez]] ([[Parti socialiste (France)|PS]]) arrive en tête avec 45,9 % des voix, suivi par celle de [[Gérard Larrat]] ([[Union pour un mouvement populaire|UMP]]) avec 39 % des voix. Le 13 septembre, la liste de Jean-Claude Perez remporte l'élection avec 54,03 % des suffrages, contre 45,96 % pour celle de Gérard Larrat<ref>[http://www.aude.pref.gouv.fr/fichiers/actualite/CP_Résultats_munic_carcassonne_sd_TOUR_13.09.09-1.pdf Communiqué de presse de la préfecture de l'Aude, 13-09-2009]</ref> (avec 36,71 % d'abstentionnistes).
=== Liste des maires ===
{{Article détaillé|Liste des maires de Carcassonne}}
=== Fiscalité ===
[[Fichier:France carcassonne trivalle habitation.jpg|thumb|Habitations du quartier de la Trivalle.]]
Les quatre taxes de [[2006]] furent votées par le conseil municipal de Carcassonne pour des taux de : 15,23 % pour la [[taxe d'habitation]], 39,82 % pour la [[taxe foncière]] bâti, 107,99 % pour la taxe foncière non bâti, et 21,33 % pour la [[taxe professionnelle]] (taux intercommunal)<ref name="impots.gouv.fr">{{xls}} [http://www.impots.gouv.fr/portal/deploiement/p1/fichedescriptive_1489/fichedescriptive_1489.xls Site officiel de la direction générale des Impôts] - Données communales</ref>. Les taux départementaux étaient respectivement la même année de 9,43 %, 21,17 %, 54,93 % et 14,68 %.
Cette fiscalité est très supérieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Ces taux sont à titre de comparaison et respectivement 11,44 %, 28,63 %, 67,79 % et 14,37 % pour [[Narbonne]]. Narbonne est de taille équivalente à Carcassonne mais possède un dynamisme et une économie liée au tourisme et à des entreprises privées plus nombreuses.
Le taux de la fiscalité directe locale est de 15,23 % en 2006 ce qui est là aussi supérieur au taux départemental avec 9,43 %<ref>{{xls}} [http://www.impots.gouv.fr/portal/deploiement/p1/fichedescriptive_4271/fichedescriptive_4271.xls Site officiel de la direction générale des Impôts] - Données communales</ref>.
Le taux de la taxe d’habitation de 13,82 % en [[2003]] et 15,23 % [[2006]] comme les autres taxes est en augmentation constante depuis plusieurs années<ref name="impots.gouv.fr" />, contrairement à Narbonne qui a réussi à maintenir ces taux entre 2003 et 2006, notamment les taxes foncières et professionnelles qui n'ont pas bougé.
Enfin, la municipalité a dû supporter le poids de la [[dette]] « Orta »entre 1989 et 2009<ref>200 millions de francs, soit 30,5 millions d'euros remboursés entre 1989 et 2009. Voir [http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/14/573560-Carcassonne-1-an-apres-son-election-le-maire-s-explique.html]</ref>. Cette dette vient d'un projet de centre international de congrès financé par la municipalité lors du mandat de [[Raymond Chesa]]. La construction du site a été confiée un promoteur immobilier appelé « Orta ». Le promoteur s'est enfui avec le financement et la municipalité a été condamnée à rembourser l'argent emprunté. Cette dette est à l'origine d'une partie de l'augmentation. Mais Carcassonne doit aussi rattraper son retard par rapport à [[Narbonne]] car elle a connu une période d'immobilisme durant laquelle aucun [[investissement]] n'avait été fait sur la commune<ref>{{Lien web|url=http://www.lexpress.fr/info/region/dossier/aude/dossier.asp?ida=454831|éditeur=L'express|titre=Carcassonne-Narbonne: où vit-on le mieux ? Deux villes, deux mondes|consulté le=20/08/2007}}</ref>. Aujourd'hui, de nombreux projets d'aménagement et d'infrastructures sont en cours.
=== Sécurité ===
Le taux de criminalité de la circonscription de police de Carcassonne est de 108,60 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres [[2005]]) ce qui en fait le plus élevé de l'[[Aude (département)|Aude]], très largement supérieur à la moyenne nationale (83/1000). Ce taux correspond au taux de criminalité de la région Languedoc-Roussillon (109,31/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 24,51 %, le plus faible du département et de la région mais proche des moyennes régionale (26,79 %) et nationale (28,76 %)<ref>{{Lien web|url=http://www.lefigaro.fr/delinquance/languedoc-roussillon.html|éditeur=Le Figaro - Délinquance |titre= Palmarès 2005 du Languedoc-Roussillon|consulté le=07/07/2007}}</ref>.
=== Politique environnementale ===
La ville réalise plusieurs projets de gestion de l'[[environnement]]. Un tri sélectif a été mis en place en [[2005]] et a permis de traiter {{unité|750|tonnes}} d'ordures ménagères. Ce dispositif a nécessité la mise en place de la déchèterie de ''La Fajolle'', de faire des campagnes de sensibilisation auprès des citoyens et des écoles, et l'extension de l'aire de [[compostage (biologie)|compostage]] au pôle environnemental de Salvaza<ref name="pdf_ville" />. La ville a investi {{formatnum:28000000}} d'[[euro]]s dans la station d’épuration et l'usine de compostage de Saint-Jean.
=== Jumelages ===
* {{jumelage|Eggenfelden|Allemagne|année=1973}}<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTous/89B8D3ECB6A75688C125716A00239873?OpenDocument&FR&Vivre&Associations%20/%20Th%C3%A8mes&40&msqAssociationThemeWeb|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassone|titre=Comité de jumelage Carcassonne-Eggenfelden|consulté le=07/07/2007}}</ref>
* {{jumelage|Baeza|Espagne|année=2012}}<ref>{{Lien web|url=http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/18/1286692-carcassonne-se-trouve-une-jumelle.html|éditeur=La Dépêche Du Midi|titre=Carcassonne se trouve une jumelle|consulté le=18/02/2012}}</ref>
* {{jumelage|Tallinn|Estonie|année=2013}}<ref>{{Lien web|url=http://chroniquesdecarcassonne.midiblogs.com/archive/2013/02/15/carcassonne-est-officiellement-jumelee-avec-tallinn-en-eston.html|éditeur=Chroniques de Carcassone|titre=Carcassonne est officiellement jumelée avec Tallinn en Estonie|consulté le=14/02/2013}}</ref>
'''Jumelages en projet:'''
* {{jumelage|Castellar del Vallès|Espagne}} (partenariat depuis 2011)<ref>{{Article |langue=fr |auteur1= |titre=Carcassonne. Castellar del Vallès investit l'esplanade du Conservatoire |périodique=La Dépêche |volume= |numéro= |jour=11 |mois=avril |année=2011 |pages= |issn= |lire en ligne=http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/11/1056284-carcassonne-castellar-del-valles-investit-l-esplanade-du-conservatoire.html |consulté le=18 juillet 2014 |id= }}</ref>
<small>''D'après''</small><ref>[http://www.assissou.com/2010/11/21/jumelage-entre-essaouira-et-carcassonne-en-france-10021095/ Jumelage entre Essaouira et Carcassonne en France. - Webanis]</ref>:
* {{jumelage|Salamanque|Espagne}}
* {{jumelage|Cuenca (Espagne)|Espagne}}
* {{jumelage|Binche|Belgique}}
* {{jumelage|Essaouira|Maroc}}
* {{jumelage|Tipaza|Algérie}}
* {{jumelage|Suzhou|Chine}}
* {{jumelage|Xi'an|Chine}}
''<small>et:</small>''<ref>[http://www.11lemagazine.fr/news-1-3995-viisite-du-consul-g-n-ral-d-italie-un-jumelage-carcassonne-venise-.html Viisite du consul général d'Italie: un jumelage Carcassonne-Venise ?]</ref>:
* {{jumelage|Venise|Italie}}
== Population et société ==
=== Démographie ===
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Veuillez insérer votre texte après {{Section démographie d'article de commune de France}} -->
{{Section démographie d'article de commune de France}}
Carcassonne est la deuxième ville la plus peuplée de l'Aude après [[Narbonne]] ({{unité|51039|hab}}). La densité de la commune est de 729 hab/km{{2}}. C'est aussi la plus densément peuplée par rapport à [[Limoux]] (313 hab/km{{2}}), Narbonne (295 hab/km{{2}}) ou [[Castelnaudary]] (246 hab/km{{2}}). Mais cette densité est largement inférieure à des villes comme [[Toulouse]] ({{formatnum:3735}} hab/km{{2}}), [[Montpellier]] ({{unité|4524|hab/km|2}}) ou [[Perpignan]] ({{unité|1725|hab/km|2}}). C'est aussi l'[[aire urbaine]] la plus peuplée du département avec {{formatnum:96420}} habitants avant [[Narbonne]] ({{formatnum:88745}} hab), [[Castelnaudary]] ({{formatnum:21106}} hab) et [[Limoux]] ({{formatnum:15458}} hab)<ref>{{Lien web|url=http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=AU2010-092&codgeo=AU2010-101&codgeo=AU2010-248&codgeo=AU2010-296|éditeur=Insee|titre=Aire urbaine de l'Aude|consulté le = 26/04/2013}}</ref>.
L'évolution démographique <small>(source : Insee<ref>[http://www.recensement.insee.fr/searchResults.action?zoneSearchField=&codeZone=11069-COM Carcassonne sur le site de l'Insee]</ref>)</small> de la ville est régulière et en augmentation depuis le {{s-|XIX}} en passant de {{formatnum:15219}} habitants en 1800 à {{formatnum:47854}} habitants en 2009. Dans le milieu du {{s-|XX}}, cette progression stagne. En 1968, le nombre total d'habitants était de {{formatnum:43616}} habitants. Il descend à {{formatnum:41153}} habitants en 1982. Ce recul de la population s'explique par un solde migratoire négatif au profit des villes de [[Toulouse]] ou de [[Montpellier]] dans lesquelles l'économie et l'emploi sont plus attractifs.
Cependant depuis [[1982]], la population augmente à nouveau puisque celle-ci est passée de {{formatnum:41153}} habitants en 1982 à {{formatnum:47854}} habitants en 2009<ref name="insee_demographie">{{Lien web|url=http://www.insee.fr/fr/insee_regions/languedoc/rfc/docs/synthese/syn0602/page2.htm|titre=25km autour de Carcassonne, une ville à la campagne|éditeur=Insee|consulté le=11/06/2007}}</ref>.
Un autre phénomène est l'arrivée des [[Royaume-Uni|Britanniques]] à Carcassonne. L'Insee a noté une augmentation nette passant de 0,42 Britannique pour {{formatnum:1000}} habitants en 1975 à 2,4 en 1999. La proportion dans le département de l'[[Aude (département)|Aude]] est plus forte avec 3 pour mille en [[1999]]<ref name="insee_demographie" />.
=== Pyramide des âges ===
{{Pyramide des âges 2
|float=center
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|maxvalue=27
|bg=rgb(100%,100%,100%)
|border=1px solid blue|margin-top=1ex
|caption=Pyramide des âges à Carcassonne en 1999<ref>[http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=11069&produit=P_POPB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR Pyramide des âges, Recensement 1999] sur le site de l'Insee</ref> en pourcentage.
|barcolor=rgb(0%,0%,100%)
|Avant 1904|0.2|0.5
|1905-1924|8.4|13.3
|1925–1939|13.4|15.5
|1940-1954|18.1|17.6
|1955-1969|20.8|19.6
|1970-1984|20.8|18.2
|1985-1999|18.3|15.3
}}
La ville suit exactement les mêmes tendances que la région [[Languedoc-Roussillon]]. Les parts des 15-29 ans et des 30-44 ans sont les plus représentées avec 20,8 % pour les deux en [[1999]] (respectivement : 19,8 et 20,9 % pour la région). Les personnes âgées sont peu représentées avec 8,4 % en [[1999]] comme dans le reste de la région (7,5 %)<ref>[http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=11069&produit=P_POPB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR Insee : pyramide des âges 1999 - Carcassonne]</ref>{{,}}<ref>[http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=R&codgeo=91&produit=P_POPB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR Insee : pyramide des âges 1999 - Région Languedoc-Roussillon]</ref>.
=== Enseignement ===
[[Fichier:France carcassonne ecole.jpg|thumb|Ancienne école des filles de Carcassonne.]]
Carcassonne possède seize [[École maternelle|écoles maternelles]], quatorze [[École élémentaire en France|écoles élémentaires]] et quatre écoles primaires. Cela représente {{formatnum:4250}} élèves dans les écoles publiques et 750 élèves dans le privé<ref>{{Lien web|éditeur= site officiel de la ville de Carcassonne| titre= Enseignement|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docVivreEducation1?opendocument&FR&Vivre&Enseignement&15&&Enseignement|consulté le=07/07/2007}}</ref>.
La ville possède six collèges publics : les collèges André-Chenier, de Grazailles, Alain, Jules-Verne (ancien « la conte »), le Bastion et Varsovie ; et quatre lycées publics : Charles-Cros, lycée agricole Charlemagne, Jules-Fil et Paul-Sabatier.
La commune compte en outre trois établissements privés : le collège Jeanne-d'Arc, le lycée Saint-Stanislas et le lycée d'enseignement professionnel Saint-François.
Carcassonne est équipée de quelques établissements d'enseignement supérieur comme un [[Études en soins infirmiers|Institut de formation en soins infirmiers]], une antenne de l'[[École nationale de l'aviation civile]], un [[Institut universitaire de formation des maîtres|IUFM]] et deux départements de l'[[Institut universitaire de technologie|IUT]] de Perpignan en « [http://www.iut-perpignan.fr/index.php?p=iut-stid-perpignan STatistique et Informatique Décisionnelle] » (STID) et en « techniques de commercialisation ».
=== Santé ===
Le premier centre de santé de Carcassonne date de 1648. Il est situé au pied du pont vieux du côté de la bastide Saint-Louis. Il s'agit de l'ancien [[Centre hospitalier en France|hôpital]] général qui est devenu le centre de séjour du pont Vieux, fermé à son tour<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineAncienHopitalGeneral5|titre=Ancien hôpital général|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=12/07/2007}}</ref>. La ville possède un établissement privé, la clinique Montréal, et un établissement public, le [[Centre hospitalier en France|centre hospitalier]] de Carcassonne. Un nouveau pôle Santé est est en service depuis juin 2014 sur la zone d'activité de Montredon. Elle comprend un pôle logistique et un secteur hospitalier<ref name="pdf_ville" />.
=== Manifestations culturelles et festivités ===
[[Fichier:Carcassonne 14 juillet 2012.JPG|thumb|Embrasement de la cité de Carcassonne lors du 14 juillet 2012.]]
* Avril - Semaine du Jazz
* Mai-août - Festival d'Orgues:"les Vents D'Anges".
* 21 juin - Fête de la musique
* Juin-juillet-août - Festival de Carcassonne
* Juillet-août - Les estivales d'Orgue de la Cité.
* 14 juillet - Embrasement de la cité
* Fin août - Féria "Carcassonne fête le Sud"
* Juillet-août - Grand tournoi de chevalerie
* Octobre - Festival international de la Magie
* Octobre - Fête du vin
* Décembre - Animations: "La magie de Noël"
La ville est membre du l'[[Union des villes taurines françaises]].
=== Sports ===
==== Rugby à XIII ====
Le club ''[[Association Sportive Carcassonne XIII]]'' dit (ASC) est le club de rugby à XIII de la ville de Carcassonne.Auparavant, ce club crée en 1899 jouait au rugby à XV et a d'ailleurs participé à la finale en 1925, défaite devant l'U.S.Perpignanaise (5 à 0).
Le club évolue en première division nationale de [[rugby à XIII]] depuis 1938. C'est une des équipes de rugby à XIII qui a eu son heure de gloire durant les années 1945-1954 avec la famille Taillefer<ref>{{Lien web|url=http://www.ascarcassonne13.com/|éditeur=ASC Carcassonne XIII|titre=Accueil|consulté le = 20/08/07}}</ref>. Les joueurs [[Édouard Ponsinet (rugbyman)|Édouard Ponsinet]], [[Puig-Aubert]] et [[Gilbert Benausse]] étaient des figures emblématiques du rugby à XIII carcassonnais<ref>{{Lien web|url=http://lemondedurugby.chez-alice.fr/vichy.html|titre=Histoire du rugby durant le régime de Vichy|éditeur=lemondedurugby.com|consulté le=27/08/2007}}</ref>. L'[[ASC XIII]] est le club le plus titré de France avec 11 titres de [[Championnat de France de rugby à XIII Élite 1|champion de France]] et 13 [[Coupe de France de rugby à XIII|coupes nationales]]. L'ensemble des équipes évoluent au [[stade Albert-Domec]].
==== Rugby à XV ====
Le club de [[rugby à XV]] ''[[Union sportive carcassonnaise XV]] (USC)''. La structure a créé une école de rugby, l'école de ''Rugby Bassin Carcassonnais'' pour former les jeunes de la région<ref>{{Lien web|url=http://www.uscarcassonne.com|éditeur=USC Carcassonnais|titre=Accueil|consulté le = 20/08/07}}</ref>. Son palmarès n'est pas très important et le club a rétrogradé en division honneur en 1951. Le renouveau a lieu en 2008 avec l'arrivée de [[Christian Labit]], il accède à la Fédérale 1 ({{3e}} division nationale) en remportant le titre de champion de France de Fédérale 2. Il enlève en 2010 celui de Fédérale 1 avec la montée en PRO D2 qui lui permet de figurer sur la liste des 30 meilleurs clubs français.
==== Autres sports et infrastructures ====
La ville possède aussi des clubs de football, le ''[[Football Athlétique Carcassonne Villalbe|Football Agglomération Carcassonne]]'' fondé en 1947, de [[basket-ball]], ''Sport Olympique Carcassonnais Basket'', et de [[handball]], le ''Handball Club Carcassonnais''.
Avec les Blackhawks, Carcassonne dispose d'un club permettant la découverte ou la pratique du [[Football Américain]].
Au niveau des infrastructures sportives, Carcassonne propose dix stades dont le stade Albert-Domec pouvant accueillir {{formatnum:10000}} personnes. Elle possède aussi des aires de jeux, un centre omnisports de {{unité|6500|m|2}} où l'on peut pratiquer les sports de raquette, les arts martiaux et la [[gymnastique]] et centre de remise en forme avec la possibilité de faire du [[tir à l'arc]], de la [[boxe]] et du tae kwon do. La ville possède aussi six gymnases et une salle polyvalente ainsi que trois [[Piscine (bassin)|piscines]] dont 2 couvertes et enfin trente courts de tennis (couverts et de plein air). Il existe aussi un [[golf]] de 18 trous et un [[hippodrome]]<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docVivreSports1?opendocument&FR&Vivre&Jeunesse%20et%20sports&44&&Jeunesse%20et%20sports|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Extrêmement sport !|consulté le=08/08/2007}}</ref>.
À partir d'octobre 2015 aura lieu la première édition du « Grand raid des Cathares », course pédestre d'ultra-distance en semi autonomie sur trois formats de course : 170 km, 96 km et 39 km ; depuis la cité de Carcassonne vers le Sud du département de l'Aude. Elle reliera les [[Sentier cathare|sentiers cathares]] du nord du département de l'[[Aude (département)|Aude]] à ceux du Sud.
=== Médias ===
La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux ''[[L'Indépendant (Midi)|L'Indépendant]]'', ''[[Midi libre]] '' et ''[[La Dépêche du Midi]]''. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont ''Contact FM'', ''100 pour 100'', ''Radio Marseillette'' ou nationales avec décrochage local, comme ''[[Chérie FM]]'' et ''[[Radios chrétiennes francophones]]'' (''R.C.F pays d'Aude''). Une [[télévision]] locale diffuse des émissions sur Internet. Il s'agit de TV Carcassonne, et aussi sur internet depuis 2007, des informations au quotidien sur le site du "Magazine" www.cathare.net
== Économie ==
[[Fichier:France carcassonne rue verdun.jpg|thumb|La rue commerçante de Verdun dans la bastide.]]
[[Fichier:Carcassonne-vignes.jpg|thumb|La cité de Carcassonne, le moteur du tourisme carcassonnais.]]
[[Fichier:France carcassonne hotel de la cite.jpg|thumb|Hôtel de la cité.]]
Au {{s-|XVIII}}, la ville était une grande ville industrielle grâce à la production de [[textile]]s de toutes sortes. Aujourd'hui, Carcassonne ne vit que de commerce local lié au tourisme et de ses fonctions administratives.
Carcassonne est aussi le siège de la [[Chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary]].
=== Prédominance du commerce ===
L'économie industrielle est faible, l'industrie lourde est inexistante et la ville tente d'attirer de nouvelles industries<ref>{{pdf}} [http://www.ville-carcassonne.fr/carcassonne2.nsf/vueTitre/FC9DA5F915B8676DC1256CBC004ED899/$file/CarcassonneHistoireEconomieGeographieV3.pdf?OpenElement Ville de Carcassonne]</ref>. Quelques entreprises sont présentes en agro-alimentaire comme ROLLAND-PILPA (fabrication de crèmes glacées), le groupe UCCOAR (usine d'embouteillage) dont le chiffre d'affaires est de 92 M d'euros<ref>[http://www.linternaute.com/ville/ville/entreprise_service/129/carcassonne/ Carcassonne - Aude (Code postal - 11000)]</ref> et Aude Coop (Coopérative des producteurs du terroir d'Oc)<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docEntreprendreAgro1?opendocument&FR&Entreprendre&Secteurs%20d'activit%E9s&1&&Secteurs%20d'activit%E9s|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Agro-alimentaire|consulté le=07/07/2007}}</ref>.
L'[[artisanat]] est bien représenté à Carcassonne avec 936 entreprises regroupant 2700 actifs<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Artisanat|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docEntreprendreArtisanat1|consulté le=07/07/2007}}</ref>. L'agriculture est peu représentée et se limite majoritairement à la [[viticulture]]. Le [[tourisme]] est aussi un apport économique important grâce à l'attrait mondial de la [[cité de Carcassonne]] et du [[canal du Midi]]. Il représente un taux d'emploi comparable à celui de la côte languedocienne<ref name="insee_emploi" />. La commune a donc développé son offre d'accueil avec de nombreux restaurants et 1200 chambres réparties dans 34 établissements<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre= Services|url= http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docEntreprendreServices1?opendocument&FR&Entreprendre&Secteurs%20d'activit%E9s&3&&Secteurs%20d'activit%E9s|consulté le=07/07/2007}}</ref> dont deux hôtels de luxe, un cinq étoiles, l'hôtel de la Cité et un quatre étoiles, le Domaine d'Auriac. Carcassonne possède aussi un [[camping]] trois étoiles et de nombreux gîtes. Au milieu de la cité, se trouve aussi une auberge de jeunesse.
Comme dans tout le reste de la France, le commerce de détail de Carcassonne a régressé au profit du commerce de grande surface. La grande surface gagnait 14,1 emplois pour {{formatnum:1000}} habitants entre [[1975]] et [[1999]] tandis que le reste du commerce de détail en perdait 16,3 pour 1 000. Le commerce de détail reste tout de même majoritaire avec 68 % des emplois commerciaux tandis que les grandes surfaces représentaient 32 % dans l’ensemble des communes {{unité|25|km}} autour de Carcassonne<ref>{{Lien web|url=http://www.insee.fr/fr/insee_regions/languedoc/rfc/docs/synthese/syn0602/page4.htm#appcom|éditeur=Insee|titre=25 km autour de Carcassonne, l'appareil commercial|consulté le=11/07/2007}}</ref>.
Depuis 2003, un manager du commerce de centre-ville, employé par la CCI et la Ville fait le lien avec les commerçants.
=== Viticulture ===
[[Fichier:Carcassonne 21.jpg|thumb|upright=1.2|left|Vignoble au pied de la [[Cité de Carcassonne]].]]
Un vin porte le nom de cette ville : [[Cité-de-carcassonne (IGP)]]. Comme son nom l'indique, Carcassonne est une commune viticole du vignoble du Languedoc. Cependant le vin plus connu qui peut y être produit est l'AOC Malepère, mais cette commune à l'autorisation d'y produire les IGP Pays d'Oc, Pays Cathare et Aude<ref>{{Lien web |url=http://www.vin-vigne.com/commune/Carcassonne-11000.html |titre=Carcassonne, commune viticole|site=Vin Vigne |auteur=Placido Llorca |année=2012 |consulté le= 3 juillet 2012}}</ref>.
{{clr}}
=== Emploi ===
{| align="center" rules="all" cellspacing="0" cellpadding="4" style="border: 1px solid #999; border-right: 2px solid #999; border-bottom:2px solid #999; background: #FFFFFF"
|+ style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 0.5em" | Répartition de l'emploi<ref>Répartition des actifs par secteur économique selon le RP Insee 1999, [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/wr_page.affiche?p_id_nivgeo=C&p_id_loca=11069&p_id_princ=ACT4&p_theme=ALL&p_typeprod=ALL&p_langue=FR étude de l’Insee (1999)]</ref>
|-style="background: #adcdf1"
! !! [[Secteur tertiaire|Tertiaire]] !! [[Industrie]] !! [[Construction]] !! [[Agriculture]]
|-
| '''Carcassonne''' || align=center|'''84,97 %''' || align=center|'''7,66 %''' || align=center|'''5,52 %''' || align=center|'''1,85 %'''
|-
| Moyenne nationale || align=center|71,5% || align=center|18,3% || align=center|6,1% || align=center|4,1 %
|}
L'[[agriculture]] est très peu représentée parmi les emplois Carcassonnais avec 1,9 %. Cet emploi a beaucoup régressé depuis 1990 comme une grande partie de la France<ref name="insee_emploi">{{Lien web|url=http://www.insee.fr/fr/insee_regions/languedoc/rfc/docs/synthese/syn0602/page3.htm#actsal|titre= Carcassonne, activités et salaires|éditeur=Insee|consulté le=11/07/2007}}</ref>. L'industrie et la construction représentent aussi peu d'emploi avec respectivement 7,7 % et 5,5 % des emplois. Ces taux sont le résultat de plusieurs années de désindustrialisation comme à [[Limoux]]<ref name="insee_emploi" />. Le secteur tertiaire regroupe pratiquement la totalité de l'emploi avec un taux de 85 %<ref>{{Lien web|url=http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/wr_page.affiche?p_id_transac=&p_theme=ALL&p_typeprod=ALL&p_id_nivgeo=C&p_id_loca=11069&p_id_princ=ACT5&p_id_second=ACT5A&p_langue=FR&p_specim=N&p_pourcent=3| titre=Catégorie socioprofessionnelle de l'emploi carcassonnais|éditeur=Insee|consulté le=11/07/2007}}</ref>. Le taux de Carcassonnais ayant suivi des études supérieures est de 17,4 %, contre 18,1 % en moyenne en France métropolitaine<ref>[http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/wr_page.affiche?p_id_transac=&p_theme=ALL&p_typeprod=ALL&p_id_nivgeo=C&p_id_loca=110698&p_id_princ=FOR3&p_id_second=FOR3A&p_langue=FR&p_specim=N&p_pourcent=3 Insee - Population de quinze ans ou plus par sexe et âge selon le niveau d’études]</ref>. Le taux de [[chômage]] est d’environ 10,6 % (estimation [[2005]]), soit légèrement supérieur à la moyenne nationale (9,6 %), et le revenu moyen par ménage est d'environ {{unité|13650|€}} par an (moyenne nationale : {{unité|20363|€}} par an).
En [[1999]], 85,8 % des actifs Carcassonnais ayant un emploi travaillaient dans la commune<ref>[http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=95428&produit=P_ACTA&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR Insee]</ref>. La plupart des actifs travaillent à Carcassonne car la ville regroupe la plus grande partie du bassin d'emploi de la région. 74 % des actifs avec emploi utilisent leur voiture particulière pour leur trajet domicile / lieu de travail. Carcassonne rencontre assez peu de difficultés de circulation et les [[transport en commun|transports en commun]] sont peu développés ce qui favorise l'utilisation de ce mode de transport.
== Culture locale et patrimoine ==
=== Lieux et monuments ===
{{Article détaillé|Liste des monuments historiques de Carcassonne}}
==== La cité de Carcassonne ====
{{Article détaillé|cité de Carcassonne}}
La [[Cité de Carcassonne]], sur la rive droite de l'[[Aude (fleuve)|Aude]], a été classée au [[Liste du patrimoine mondial|patrimoine mondial]] de l'[[Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture|UNESCO]] en [[1997]]. C'est le haut lieu touristique de la ville avec près de 4 millions de visiteurs chaque année dont près de {{formatnum:500000}} visites du château comtal et des remparts<ref>http://www.ladepeche.fr/article/2010/07/06/869066-Premier-site-classe-la-Cite-attire-4-millions-de-visiteurs-par-an.html citant les 4 millions de visiteurs par an</ref>. C'est le deuxième site touristique le plus visité de France après le [[Mont-Saint-Michel]].
C'est un ensemble médiéval unique en [[Europe]] de par sa taille et son état de conservation. La cité est ceinturée de deux rangées de [[rempart]]s et possède un [[château]], le château comtal, et la basilique Saint-Nazaire.
<gallery mode=packed>Carcassonne vieux pont.jpg|La [[Cité de Carcassonne]] et le pont Vieux traversant l'[[Aude (fleuve)|Aude]].</gallery>
==== Le château comtal ====
<gallery mode="packed">
Carcassonne(France)4.JL.jpg|Château comtal de la cité de Carcassonne.
Vue du château comtal de Carcassonne.jpg|Château comtal de Carcassonne.
Tour du château comtal de Carcassonne.jpg|Tour du château comtal de Carcassonne.
</gallery>
[[Fichier:Carcassonne JPG04.jpg|thumb|La basilique Saint-Nazaire.]]
[[Fichier:Cite carca cath1.jpg|thumb|upright|La basilique Saint Nazaire au cœur de la Cité.]]
Situé au sein de la cité de Carcassonne, le château comtal est une forteresse qui hébergeait les vicomtes de Carcassonne. Certaines de ses fondations reposent sur une [[domus]] du {{s-|I|er}}. Très tôt, cet emplacement devient un lieu de pouvoir. Le nouveau château comtal est bâti au début du {{s-|XII}} ; il en reste aujourd’hui une partie du [[donjon]]. Il connaît de nombreuses modifications au cours des siècles en particulier en [[1229]] où, aux mains du pouvoir royal, il devient le siège de la [[Sénéchaussée]]. De [[1240]] à [[1250]], la construction de l’enceinte est entreprise pour le fortifier. Cette ceinture est constituée d’une [[rempart|courtine]], de tours rondes, du châtelet d'entrée, de la [[barbacane]] ainsi que du fossé.
Le château se visite toute l'année et permet d'accéder aux remparts de la cité. Il contient en outre un musée lapidaire et une exposition permanente sur la restauration de la Cité au {{s-|XIX}}.
==== La basilique Saint-Nazaire ====
{{Article détaillé|Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne}}
La basilique Saint-Nazaire est une [[église (édifice)|église]] d'origine romane datant du {{s-|XI}}. C'est tout d'abord une simple église bénie et consacrée cathédrale par le pape [[Urbain II]] en [[1096]]<ref>''Carcassonne, histoire et architecture'' de Jean-Pierre Panouillé, éditions Ouest-France, {{ISBN|2737321948}}, page 20</ref>{{,}}<ref>''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 72</ref>. Sur son emplacement se trouvait une cathédrale carolingienne dont il ne reste aucune trace aujourd'hui<ref>Joseph Poux, ''La Cité de Carcassonne, précis historique, archéologique et descriptif'', éd. Privat, 1923, page 174</ref>. La [[crypte]] date aussi de l'époque de la construction de la nouvelle cathédrale par la famille Trencavel malgré son état dégradé qui fait penser le contraire. Les vitraux originaux de la basilique se trouvent dans la Sainte-Chapelle à Paris.
La cathédrale est construite en [[Grès (géologie)|grès]] à l'extérieur. Elle est agrandie entre [[1269]] et [[1330]] dans le style gothique imposé par les Français devenus maîtres de la région, avec un transept et un chœur très élancés, un décor de sculptures et un ensemble de vitraux qui comptent parmi les plus beaux du sud de la France. Un prélat bâtisseur, [[Pierre de Rochefort]], est à l'origine financière d'une grande partie des décors et de l'achèvement des voûtes. Ses armoiries sont visibles dans le chœur, l'[[abside]] et le bras sud du transept, tandis que la chapelle du collatéral nord contient le monument commémoratif de la mort du contributeur. Un autre personnage, Pierre Rodier [[Liste des archevêques de Carcassonne|archevêque de Carcassonne]], possède son [[blason (héraldique)|blason]] dans la chapelle du collatéral sud<ref>Joseph Poux, ''La Cité de Carcassonne, précis historique, archéologique et descriptif'', Ed. Privat, 1923, page 174</ref>.
La basilique Saint-Nazaire est classée au titre des [[Monument historique (France)|monuments historiques]] par la [[liste des monuments historiques de 1840|liste de 1840]]<ref>{{Base Mérimée|PA00102592}}</ref>. Les rénovations d'[[Eugène Viollet-le-Duc]] ont largement transformé son extérieur, mais l'intérieur est le plus remarquable. On observe alors les deux styles, gothique et roman, sur les vitraux, les sculptures et tous les décors de l'église. De nombreux vitraux des {{s2-|XIII|e|XIV}} sont présents sur les façades. Elles représentent des scènes de la vie du christ et de ses apôtres.
Jusqu'au [[XVIIIe siècle|XVIII<sup>e</sup> siècle]], la cathédrale Saint-Nazaire demeure pourtant le principal centre religieux de Carcassonne. À la fin de l'Ancien Régime, le chapitre cathédral entretient même un petit corps de musique comptant un organiste, un maître de musique et au moins cinq enfants de chœur<ref>{{Lien web|langue = |titre = Musique et musiciens d’Église dans le département de l'Aude autour de 1790|url = http://philidor.cmbv.fr/musefrem/aude|site = Base de données Musefrem|date = |consulté le = 28-10-2014}}</ref>. En [[1790]], cependant, la chapitre est supprimé. Ce n'est qu'en [[1801]] que l'église est déchue de son rang de cathédrale de Carcassonne au profit de l'église Saint-Michel, située dans la bastide à l'extérieur de la Cité. Ce transfert se déroule dans un contexte de changements avec l'abandon de la cité et l'expansion de la ville basse. Elle devient basilique en [[1898]], par un bref du pape [[Léon XIII]]<ref>{{Lien web|url = http://www.carcassonne.org/Carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineBasiliqueStNazaire5|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=La basilique Saint-Nazaire|consulté le=10/06/2007}}</ref>.
Une communauté de [[chanoine]]s vivait à proximité de la cathédrale avec une salle capitulaire et le dortoir à l'est, le réfectoire et les cuisines au sud et les caves et écuries à l'ouest. Mais l'ensemble des bâtiments est démoli en [[1792]].
==== Le canal du Midi ====
[[Fichier:France carcassonne canal du midi.jpg|thumb|Quai du canal du Midi à Carcassonne.]]
{{Article détaillé|canal du Midi}}
Le [[canal du Midi]], appelé aussi canal des Deux-Mers car il relie la [[mer Méditerranée]] à l'[[océan Atlantique]], est une voie fluviale classée au [[Liste du patrimoine mondial|patrimoine mondial]] de l'[[Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture|UNESCO]] depuis [[1996]]. À l'origine, en 1681, le canal ne passe pas à Carcassonne et se trouve à plus de deux kilomètres de la cité à cause d'un désaccord de négociation entre [[Pierre-Paul Riquet]] qui réclamait aux consuls de Carcassonne une aide financière de {{formatnum:100000}} livres pour faire passer le canal dans la ville. Cette erreur des dirigeants de la ville eut un impact sur l'économie de la ville puisque le trafic fluvial ne s'arrêtait pas à Carcassonne. Cette dernière ne s'épanouissait pas autant que Castelnaudary. Un nouveau tracé est alors proposé pour détourner le canal dans la ville et pour construire un port fluvial. En [[1810]], le canal du Midi passe définitivement par Carcassonne. La ville possède désormais un axe majeur de navigation fluvial du {{s-|XIX}}, le bassin du port, et trois ponts que sont le pont Marengo, le pont de la Paix et le pont d'Iéna<ref>''Michel Cotte'', « canal du Midi, merveille de l'Europe », édition Belin Herscher, 2003, {{ISBN|2-7011-2933-8}}, page 97</ref>.
L'arrivée du canal du Midi est générateur de nombreuses transformations urbaines dans la ville basse. Les [[fossé (infrastructure)|fossés]] entourant les [[rempart]]s de la bastide sont comblés afin de construire des grands [[boulevard]]s. En [[1812]], un grand projet permet d'urbaniser la partie située entre le canal et la bastide. Des logements sont construits ainsi que des bâtiments pour le fonctionnement du canal durant les années qui suivirent<ref name="canal_a_carca">{{Lien web|éditeur=Site Officiel de la ville de Carcassonne|titre=Une Histoire Particulière|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docPatrimoineHistoireCanal1?opendocument&FR&Patrimoine&Le%20Canal%20du%20Midi&12&&Le%20Canal%20du%20Midi|consulté le=21/05/2007}}</ref>.
==== La bastide Saint-Louis ====
Plus communément appelée « ville basse », elle est le centre marchand et résidentiel de Carcassonne. C'est [[Louis IX de France|Louis IX]] (saint Louis) qui autorise la construction en [[1247]] d'un bourg sommairement fortifié pour loger les Carcassonnais. L’enceinte longue de {{unité|2800|m}} qui entoure la ville est construite de 1355 à 1359, sous les ordres du comte d’Armagnac<ref name="bastide_saint_louis">{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=La Bastide Saint-Louis|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docPatrimoineBastide1?opendocument&FR&Patrimoine&%20&5&&La%20Bastide%20Saint-Louis|consulté le=21/05/2007}}</ref>. La ville basse fut saccagée par [[Édouard de Woodstock|Édouard de Galles]], le [[Édouard de Woodstock|Prince Noir]], en [[1355]]. En [[1539]], la bastide fut modifiée et prit son aspect actuel.
[[Fichier:Carcassonne La fontaine monumentale Vue n°1.jpg|thumb|upright|La fontaine de Neptune, place Carnot.]]
La bastide Saint-Louis était entourée de remparts dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges, notamment à l'est de la ville, les remparts du bastion. Le plan de la ville basse est un plan en damier centré sur la place Carnot. Les rues étroites se coupent à angle droit et courent d'un bout à l'autre de la ville, plan typique des bastides du sud de la France. Ce découpage permettait aux défenseurs du [[Moyen Âge]] de parcourir sans obstacle la ville à cheval afin de défendre les remparts attaqués. Au centre de la ville se trouve la place Carnot, qui est encore aujourd'hui la place du [[marché]]. Vers la fin du {{s-|XVI|e}}, les murailles sont renforcées de quatre [[bastion]]s : le bastion Saint-Martin, le bastion du Calvaire, le bastion de Montmorency et le bastion de la Tour Grosse ou des Moulins<ref name="bastide_saint_louis" />. Ces travaux interviennent durant les [[Guerres de religion (France)|guerres de religion]] afin de renforcer les protections de la ville basse.
Aujourd'hui, la bastide est constituée de [[rue piétonnière|rues piétonnières]] possédant de nombreux commerces. La place Carnot centrale accueille en été une scène pour le festival de la Bastide proposant plusieurs spectacles gratuits<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docVisiterFestivalBastide?opendocument&FR&Visiter&Les%20temps%20forts&27&&Les%20temps%20forts|titre= festival de la bastide|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=21/07/2007}}</ref>.
[[Fichier:Portail des Jacobins.jpg|thumb|upright|La porte monumentale des Jacobins.]]
La porte monumentale des Jacobins est l'une des quatre dernières portes qui se situaient aux quatre points cardinaux de la bastide. Ces portes permettaient le contrôle des entrées dans la bastide quand cette dernière était fortifiée.
Un seul film de cinéma a été tourné uniquement dans la Bastide, il s'agit de ''Sans famille'' de [[Marc Allégret]] en 1934.
==== Lieux sacrés ====
[[Fichier:Église Saint-Vincent de Carcassonne 2014-09-26 - i3097.jpg|thumb|Le clocher de l'église Saint-Vincent, qui domine toute la bastide à une hauteur de {{unité|54|mètres}}, abrite un important [[carillon]] de 54 cloches.]]
Entre la ville basse et la ville haute, Carcassonne possède plusieurs lieux sacrés. Deux églises, la [[Cathédrale Saint-Michel de Carcassonne|cathédrale Saint-Michel]] et l'église Saint-Vincent<ref>Marcel Durliat - ''L'église Saint-Vincent de Carcassonne'' - {{p.|595-603}}, dans ''Congrès archéologique de France. 131{{e}} session. Pays de l'Aude. 1973'' - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973</ref>, datent de l'extension de deux villages, Saint-Vincent et Saint-Michel, hors de murs de la cité durant l'époque médiévale. La cathédrale Saint-Michel est le lieu de culte de la bastide Saint-Louis construit en 1247. C'est une église gothique de style languedocien qui devient cathédrale en [[1803]]<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Cathédrale Saint-Michel|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineCathedraleSaintMichel5|consulté le=21/05/2007}}</ref> à la suite de la destitution de la basilique Saint-Nazaire (décrite plus haut) située dans la cité. La partie sud de la cathédrale reposait contre une muraille construite après la destruction du Bourg en [[1355]]. Le clocher se compose de trois étages rectangulaires et massifs et un quatrième octogonal. La cathédrale a été restaurée plusieurs fois par [[Eugène Viollet-le-Duc]]. L'église Saint-Vincent, pour sa part, a été construite en [[1269]], elle possède la {{2e}} nef a travée unique la plus large de France ({{unité|20|m}}), seulement devancée par la cathédrale de [[Mirepoix (Ariège)|Mirepoix]] ({{unité|20.50|m}})<ref>''Histoire de Carcassonne'' de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, {{ISBN|2-7089-8328-8}}, page 77</ref>.
L'église Saint-Gimer est située dans le quartier de la Barbacane au pied de la cité. Elle est plus récente car elle a été construite par [[Eugène Viollet-le-Duc]] de 1854 à 1859<ref>http://www.tourisme-carcassonne.fr/preparer/voir-faire/sites-et-monuments-a-visiter/358135-eglise-saint-gimer</ref> à la place de la barbacane d'Aude qui a été détruite pour l'occasion<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineEgliseSaintGimer5?OpenDocument&FR&Patrimoine&Les%20lieux%20remarquables&13|titre=église Saint-Gimer|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=11/07/2007}}</ref>. La chapelle Saint-Gimer existait dans le quartier avant la construction de l'église. Elle a été érigée au {{s-|XVII}} sur l’emplacement de la maison natale de saint Gimer, évêque de Carcassonne au début du {{s-|X}}<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineChapelleSaintGimer5?OpenDocument&FR&Patrimoine&Les%20lieux%20remarquables&13| titre=Chapelle Saint-Gimer|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=11/07/2007}}</ref>.
Des [[chapelle]]s sont aussi présentes en ville comme la chapelle Notre-Dame-de-la-Santé qui date de 1527 grâce à l'argent du legs de Jean de Saix. Elle faisait partie de l'hôpital des pestiférés<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Chapelle Notre-Dame de la Santé|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineChapelleNotreDameSante5|consulté le=21/05/2007}}</ref> situé près du pont vieux. Une autre chapelle, la chapelle des Carmes, est située dans la bastide Saint-Louis. Elle a été reconstruite plusieurs fois au {{s-|XIV}}, puis au {{s-|XVII}} et enfin au {{s-|XVIII}}<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineEgliseCarmes5?OpenDocument&FR&Patrimoine&Les%20lieux%20remarquables&13|titre=église des Carmes|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=11/07/2007}}</ref>.
Enfin, un temple protestant est situé dans la rue Antoine-Marty et a été inauguré en 1890. Sa façade est sobre et ressemble à une église anglicane<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineTempleProtestant5?OpenDocument&FR&Patrimoine&Les%20lieux%20remarquables&13| titre=Temple protestant|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=27/07/2007}}</ref>.
La mosquée As-Salam a été inaugurée le 24 juin 2000 dans le quartier La Conte.
==== Espaces verts ====
[[Fichier:France Carcassonne jardin pierre sire.jpg|thumb|Jardin Maria et Pierre-Sire.]]
La ville possède de nombreux espaces verts dont :
* le jardin Maria-et-Pierre-Sire, situé devant les bâtiments administratifs du quartier de la Trivalle au pied du pont de l'Aude. Son nom rend hommage à deux écrivains renommés de Carcassonne, Pierre Sire, instituteur, et Maria Sire, directrice de l'école de la Cité<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineJardinPierreSire5|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Jardin Maria et Pierre-Sire|consulté le=10/07/2007}}</ref>. Le jardin possède une stèle en leur souvenir ;
* le jardin André-Chénier, situé entre le [[canal du Midi]] et la [[route nationale 113]] en face de la gare SNCF. Il date de 1821 et honore l'abdication de [[Napoléon Ier|Napoléon]] et l’entrée de [[Louis XVIII]] à [[Paris]]<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineJardinAndreChenier5|titre=Jardin André Chenier|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=11/07/2007}}</ref> ;
* l'esplanade Gambetta avec ses espaces engazonnés et ses deux allées de platanes ;
* le parc de la Fabrique des Arts ;
* le parc de l'ile au pied de cité médiévale ;
* les jardins Bellevue au bord de l'Aude.
Carcassonne possède deux fleurs en tant que [[ville fleurie]] par le Conseil national des villes et villages fleuris de France<ref>{{Lien web|url=http://www.villes-et-villages-fleuris.com/leconcours/palmaresdep/P11.htm|éditeur=Villes et villages fleuris|titre=Dans l'Aude|consulté le=12/07/2007}}</ref>.
==== Hôtels particuliers ====
Carcassonne possède de nombreux [[Hôtel particulier|hôtel]]s bourgeois témoins de son passé industriel et commerçant. Ces hôtels datent de l'industrie du [[textile]] entre le {{sp-|XVII|e|et le|XVIII|e}}. La rue de Verdun (ancienne rue Mage) regroupe plusieurs de ces hôtels comme l'hôtel Besaucèle, l'hôtel Bourlat et l'hôtel de Roux d'Alzonne qui renferme le collège André-Chénier. Quelques hôtels sortent du lot comme l'hôtel de Franc de Cahuzac, l'hôtel Castanier-Laporterie ou l'hôtel de Murat.
Enfin d'autres hôtels particuliers peuvent être signalés comme l'hôtel de Pelletier du Claux, l'hôtel de Rolland qui renferme l'actuel hôtel de la [[mairie]], l'hôtel de Saix, l'hôtel Roques-Guilhem, l'hôtel de Maistre et l'hôtel Saint-André.
==== Autres édifices ====
D'autres édifices sont caractéristiques de l'histoire et du patrimoine de la ville. Le pont Vieux est un [[pont]] d'une longueur de {{unité|225|mètres}} enjambant l'[[Aude (fleuve)|Aude]] qui fut le premier pont à relier la cité à la [[bastide (ville)|bastide]]. Il est aujourd'hui réservé aux piétons. Il permet d'avoir une belle vue sur les remparts de la cité et sur le quartier de la Trivalle situé en contrebas de la cité. C'est dans ce quartier que se trouve la manufacture royale de La Trivalle qui était un ensemble d'usines destiné à la confection de draps. Cette manufacture a été mise en place en 1696 par [[Jean-Baptiste Colbert|Colbert]] pour favoriser l'exportation de textile de qualité en Méditerranée orientale. Le seul bâtiment conservé se situe à l’extrémité du pont Vieux. Il est aujourd'hui intégré aux bâtiments de la cité administrative<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne |titre=Manufacture royale de La Trivalle |url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineManufactureRoyaleTrivalle5?OpenDocument&FR&Patrimoine&Les%20lieux%20remarquables&13| consulté le = 27/07/2007}}</ref>.
Au cœur de la bastide Saint-Louis, se trouve la halle aux grains qui date de 1769<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Halle aux grains|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineHalleGrains5?OpenDocument&FR&Patrimoine&Les%20lieux%20remarquables&13| consulté le = 27/07/2007}}</ref>. Enfin, le monument à la Résistance est une œuvre de [[René Iché]] dont la sculpture monumentale, située boulevard Marcou, représente deux ''Lutteurs'' s'affrontant.
=== Gastronomie ===
[[Fichier:Cassoulet Carcassonne FRA 001.JPG|thumb|Plat de cassoulet de Carcassonne dans un restaurant.]]
La cuisine de Carcassonne est une cuisine typiquement du sud-ouest basée sur des produits fermiers tels que les [[volaille]]s et [[légumes]]. Ainsi, des spécialités de Carcassonne comme le jambonneau, les [[gésier]]s de volailles confits, le [[confit de canard|confits]] d’oie et de canard, les petits carcassonnais, les chocolats de la Cité, les pavés de la Cité, le grès de la Cité et les briques de la Cité, peuvent être dégustés en ville<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/docVisiterGastronomie|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Gastronomie|consulté le=25/07/2007}}</ref>. Les petits carcassonnais, les chocolats de la Cité, les pavés de la Cité, le grès de la Cité et les briques de la Cité sont des friandises à base de sucre ou de chocolat que l'on peut trouver dans les boutiques de la cité de Carcassonne.
La région carcassonnaise offre d'autres spécialités comme les [[pâté]]s de foies d'oie ou de canard, la salade d'[[artichaut]] au foie sec, le [[cassoulet]] (composé de haricots secs, de couennes et de viandes de porc, de saucisse et de confits d'oie ou de canard) et les [[fricassée]]s de haricots ou de fèves. Le cassoulet de Carcassonne se différencie de ses homologues de [[Castelnaudary]] et de [[Toulouse]] par l'ajout de viande de [[perdrix]].
D'autres spécialités sont proches du terroir languedocien comme les escargots à la Languedocienne (composés d'oignons, de jambon, de tomates, et de [[persillade]]), la bourride de Bages, les bouillabaisses et le flan de Saint-Jean du Minervois (composé de muscat de Saint-Jean, de miel des Corbières et d’œufs).
Plusieurs [[Aude (département)#Viticulture|vignobles]] autour de Carcassonne produisent des [[vin]]s de terroirs utilisés dans de nombreuses spécialités comme les [[daube provençale|daubes]] ou civets au vin des [[Corbières (région)|Corbières]] ou du [[Minervois]]. Ainsi, on retrouve près de Carcassonne le [[vignoble du Cabardès]] situé au nord, le [[vignoble des Corbières]] situé au sud-est, le [[vignoble des Côtes de la Malepère]] qui entoure Carcassonne et le [[vignoble du Minervois]] au nord-est.
La [[distillerie]] Sabatier, fondée par Michel Sabatier en 1885 fabriquait la Micheline, une [[liqueur]], et l'Or-Kina, un [[apéritif]]<ref>Rémy Cazals, [http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTous/CA3BBB95DEBC36FEC125702100300D9C?OpenDocument Michel Sabatier], site internet carcassonne.org consulté le 12 avril 2008</ref>. En 2008, ils sont produits par la maison Cabanel<ref>[http://chroniquesdecarcassonne.midiblogs.com/archive/2008/02/22/la-petite-boutique-au-coin-de-la-rue-3.html Chroniques de Carcassonne], 22 février 2008, consulté le 12 avril 2008</ref>.
=== Patrimoine culturel ===
[[Fichier:France carcassonne cinema colisee.jpg|thumb|upright|Cinéma le Colisée géré par Cap Cinéma Carcassonne.]]
La ville de Carcassonne possède plusieurs installations pour promouvoir la culture. Deux théâtres existent dans la ville. Le [[théâtre Jean-Deschamps]]<ref>[http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineTheatreCite5?OpenDocument&FR&Patrimoine&Les%20lieux%20remarquables&13 Théâtre Jean-Deschamps sur le site de la mairie de Carcassonne]</ref> à ciel ouvert installé au cœur de la cité offre un lieu de spectacle privilégié pour le ''festival de la cité'' qui se déroule chaque [[été]]<ref>[http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vuetitre/docVisiterFestival Théâtre Jean Deschamps pour le festival de la Cité]</ref>. Le théâtre municipal Jean-Alary propose aussi plusieurs pièces tout au long de l'année. C'est un [[théâtre]] aux caractéristiques de l'entre-deux-guerres (sobre et fonctionnel), construit en [[1933]] par les architectes R. Esparseil et M. Oudin, il se trouve sur l'emplacement de l'ancien couvent des Dominicains. Les décors intérieurs peints sont les œuvres de J.-N. Garrigues et de G.-J. Jaulmes. Immeuble classé sur la liste des [[Monument historique (France)|Monuments historiques]]. Deux autres salles de spectacles existent : l'auditorium dans l'ancienne chapelle du collège des Jésuites et le Chapeau rouge rue Trivalle au pied de la Cité.
Le [[musée des beaux-arts de Carcassonne]] est situé dans l’ancien Présidial sur les boulevards plantés de platanes de la ville basse. Il abrite, notamment, une longue vue ayant servi à [[Napoléon]] lors de son voyage retour de l'île d'Elbe en 1815. L'objet avait été oublié après l'incendie des archives du musée en 1942. Il est réapparu en janvier 2011 grâce à une lecture d'Alain Pignon, animateur du blog ''Chroniques de Carcassonne''<ref>{{Lien web|url=http://lindependant.com/articles/2011-01-13/la-longue-vue-de-napoleon-retrouvee-au-musee-des-beaux-arts-317118.php|titre=La longue vue de Napoléon retrouvée à Carcassonne|éditeur=L'Independant|consulté le=13/01/2011}}</ref>. Le musée offre une collection de peinture occidentale du {{sp-|XVII|e|au|XIX|e}}, une collection de [[faïence]]s, des tapisseries et des objets d’art<ref>{{Lien web|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocVivreMuseesMenu?opendocument&FR&Vivre&Mus%E9e%20et%20biblioth%E8que&22&&Mus%E9e%20et%20biblioth%E8que|titre=Musée des Beaux-Arts de Carcassonne|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|consulté le=11/07/2007}}</ref>.
La [[bibliothèque]], placée depuis janvier 2010 sous la tutelle de la communauté d'agglomération du Carcassonnais, possède un fonds important de documents anciens et précieux. Elle abrite par exemple le seul manuscrit connu du Roman de [[Flamenca]], considéré comme un prototype de l'amour courtois, ou les archives du philosophe [[Ferdinand Alquié]]. Un projet de grande médiathèque est en cours mais il est repoussé depuis de nombreuses années, tout comme les autres chantiers attenants (constitution d'un catalogue informatisé, mise à jour des collections, etc.). En 2010, la nouvelle majorité a brusquement mis fin au projet du site prat-mary, en phase finale du concours d'architecte. Depuis 2010, la plupart des fonds ne sont plus accessibles au public. De l'ancienne bibliothèque municipale, il subsiste une section pour enfant, baptisée "Grain d'Aile" et située sous les halles couvertes. En août 2011, la mise au rebut accidentelle d'ouvrages patrimoniaux a suscité une importante polémique<ref>{{Lien web|url=http://www.actualitte.com/actualite/27581-benne-livre-carcassonne-conservateur-emotion.htm|titre=Actualitté|consulté le=14/09/2011}}</ref>.
Le multiplexe Cap'Cinéma a ouvert ses portes dans la zone du Pont Rouge depuis le 27 octobre 2007 avec neuf salles de cinéma soit {{formatnum:1828}} places, une halte garderie et plusieurs restaurants. Dans le futur, un [[bowling]] et une [[patinoire]] doivent également s'installer sur le même site<ref name="pdf_ville" />. Carcassonne possède également cinq salles de [[cinéma]] en centre-ville, cinéma le Colisée, gérées également par la société Cap Cinéma Carcassonne. Ce cinéma se consacre essentiellement à l'art et l'essai<ref>{{Lien web|url=http://www.cap-cine.fr/carcassonne/carca.html|éditeur=Cap'Cinéma|titre=Cap'Cinéma de Carcassonne|consulté le=12/07/2007}}</ref>. En réalité, l'association "Les Amis du Cinoch'" loue la salle à Cap Cinéma afin de diffuser sa programmation art et essai. La société Cap Cinéma possédait une autre salle le cinéma l'Odéum qui a fermé ses portes lors de l'ouverture du multiplexe. Cette salle, dont la façade est de style Art déco, a été rachetée par la mairie pour en faire un centre de congrès, dont le réaménagement a été annulé pour cause d'amiante
Un ancien secrétaire de la mairie de Carcassonne Edouard Lacombe a composé un hymne à la cité ''La carcassouneso''. Il était originaire de [[Venerque]] dans la [[Haute-Garonne]] où il repose dans son cimetière.
=== Carcassonne à l'écran ===
De nombreuses scènes de films ont été tournées à Carcassonne, notamment au sein des films ou séries suivants :
* ''Le retour du croisé'', ''Serment de fiançailles'', ''Remords'' et ''La guitare enchantée'' de [[Louis Feuillade]] en 1908.
* ''[[Le Miracle des loups (film, 1924)|Le Miracle des loups]]'' de [[Raymond Bernard]] en 1924.
* ''[[Le Tournoi dans la cité]]'' de [[Jean Renoir]] en 1928.
* ''[[La Merveilleuse Vie de Jeanne d'Arc, fille de Lorraine|La Merveilleuse Vie de Jeanne d'Arc]]'' de [[Marco de Gastyne]] en 1929.
* ''[[Sans famille (film, 1934)|Sans famille]]'' de [[Marc Allegret]] en 1934.
* ''[[Adémaï au Moyen Âge|Ademaï au Moyen Âge]]'' de [[Jean de Marguenat]] en 1935.
* ''[[La Fiancée des ténèbres]]'' de [[Serge de Poligny]] en 1944.
* ''[[Le Miracle des loups (film, 1961)|Le Miracle des loups]]'' d'[[André Hunebelle]] en 1961.
* ''[[Le Corniaud]] de [[Gérard Oury]]'' en 1965.
* ''[[Le Lion en hiver]]'' d'[[Anthony Harvey]] en 1968.
* ''Casimir le grand'' d'Ewa Czeslaw en 1974.
* ''[[Une glace avec deux boules]]'' de [[Christian Lara (réalisateur)|Christian Lara]] en 1982.
* ''[[La Promise (film, 1985)|La Promise]]'' de Franc Roddam en 1985.
* ''[[Robin des Bois : Prince des voleurs]]'' de [[Kevin Reynolds]] en 1991.
* ''[[Les Visiteurs (1993)|Les Visiteurs]]'' de [[Jean-Marie Poiré]] en 1992.
* ''[[Le Destin]]'' de [[Youssef Chahine]] en 1997.
* ''[[D'Artagnan (film)|D'Artagnan]]'' de [[Peter Hyams]] en 2001.
* ''[[Les Chevaliers du Roi]]'' de [[Pieter Verhoeff]] en 2008.
* ''[[Noob (série)|Noob]]'' de [[Fabien Fournier]] en 2012 et 2013
* ''[[Vie sauvage (film)|Vie Sauvage]]'' de [[Cédric Kahn]] en 2014
=== Personnalités liées à la commune ===
* [[Liste des évêques de Carcassonne]]
==== Au Moyen Âge ====
* [[Liste des comtes de Carcassonne]]
* [[Liste des vicomtes de Carcassonne]]
* [[Olivier de Termes]] dont la famille possédait en fief le château Narbonnais et qui mena le siège de 1240.
* [[Bernard Gui]] (1261-1331), dominicain, inquisiteur de l'hérésie à Carcassonne.
* [[Bernard Délicieux]] (v. 1260-après 1319), franciscain qui combattit l'Inquisition.
* [[Jean Dax, seigneur d'Axat]] (?-1495), viguier de Carcassonne en 1491.
==== À la Renaissance ====
* [[Jean-François de La Rocque de Roberval]] (1500-1560), homme de guerre protestant, corsaire, courtisan de François {{Ier}}, explorateur du passage du Nord-Ouest, seigneur de Roberval et vice-roi du [[Canada]], né à Carcassonne.
* [[Charles Ier de Bourbon (archevêque de Rouen)|Charles, cardinal de Bourbon]] (1523-1590), évêque de Carcassonne.
* [[François de Faucon]] (? - 1565), évêque de Carcassonne.
==== Période révolutionnaire ====
* [[Jacques Gamelin]] (1738-1803), peintre et dessinateur, né et mort à Carcassonne.
* [[Philippe Fabre d'Églantine]] (1750-1794), acteur, dramaturge, poète et homme politique, né à Carcassonne.
* [[Joseph-Vincent-Dominique Fabrefonds]] (1752-1826), général des armées de la République et de l'Empire, né à Carcassonne.
* [[Jean Baptiste Arnaud (général)|Jean-Baptiste Arnaud]] (1754-1823), général des armées de la République et de l'Empire, né à Carcassonne.
* [[André Chénier]] (1762-1794) était un engagé durant la [[Révolution française]] et admirateur de la [[Grèce antique]]. Même s'il n'a vécu à Carcassonne que de 1765 à 1773, sa famille est originaire de Carcassonne<ref>{{Lien web|éditeur=Site officiel de la ville de Carcassonne|titre=Famille Chénier|url=http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTous/BF96B5488FB1B495C125702100300D8E?OpenDocument|consulté le = 20/08/2007}}</ref>.
* [[Pierre Gabriel Aussenac]] (1764-1833), général des armées de la République et de l'Empire, né à Carcassonne, décédé à [[Auch]].
* [[Pierre Louis d'Arnauld]] (1771-1832), général des armées de la République et de l'Empire, né à Saint-Pierre (Martinique), décédé à Carcassonne lors d'une émeute.
* Guillaume Joseph Peyrusse (1776-1860), trésorier général de la Couronne pendant les Cent-jours en 1815. Maire de Carcassonne de 1832 à 1835.
* [[Jean Hyacinthe Sébastien Chartrand]] (1779-1816), général des armées de la Révolution et de l'Empire ; condamné à mort par un conseil de guerre et fusillé le 22 mai 1816 à Lille.
==== Personnalités du {{s-|XIX}} ====
* [[Jean-Pierre Cros-Mayrevieille]] (1810-1876), historien et archéologue, né à Carcassonne.
* [[Fortuné Henry]] (1821-1882), Poète libertaire, journaliste et maroquinier. Pendant son séjour à Carcassonne entre 1859 et 1862, il crée et dirige un hebdomadaire satirique intitulé ''Panurge''.
* [[Paul Lacombe (compositeur)|Paul Lacombe]] (1837-1927), compositeur, né et mort à Carcassonne.
* [[Armand Raynaud]] (1847-1900), compositeur et chef d'orchestre, né à Carcassonne.
==== Personnalités du {{s-|XX}} ====
[[Fichier:Sabatier.jpg|[[Paul Sabatier]], prix Nobel de chimie, né à Carcassonne.|thumb|upright]]
* [[Paul Sabatier]] (1854-1941), chimiste, prix Nobel de chimie, né à Carcassonne.
* [[Maurice Sarrail]] (1856-1929), général, né à Carcassonne.
* [[Prosper Montagné]] (1865-1948), chef cuisinier, auteur du [[Larousse gastronomique]], né à Carcassonne.
* [[Fortunat Strowski]] (1866-1952) historien de la littérature, essayiste et critique littéraire, né à Carcassonne.
* [[Jacques Ourtal]] (1868-1962), peintre, né à Carcassonne.
* [[François-Paul Alibert]] (1873-1953), poète et journaliste, né à Carcassonne.
* [[Joë Bousquet]] (1897-1950), poète et un écrivain, mort à Carcassonne).
* [[René Iché]] (1897-1954), sculpteur. Il a vécu plusieurs années à Carcassonne.
* [[Albert Domec]] (1901-1948), joueur de rugby à XV, mort à Carcassonne.
* [[René Nelli]] (1906-1982), poète occitan, philosophe et historien du catharisme, né et mort à Carcassonne.
* [[Ferdinand Alquié]] (1906-1985), écrivain et philosophe, né à Carcassonne.
* [[André Cayatte]] (1909-1989), réalisateur et scénariste, né à Carcassonne.
* [[Georges Guille]] (1909-1985), homme politique, l'un des créateurs du Festival de la Cité.
* [[Jean Bringer]] (1916-1944), résistant nommé chef départemental de la Résistance de l'Aude.
* [[Aimé Ramond]] (1918-1944), résistant, policier du commissariat de Carcassonne.
* [[Jean Deschamps (acteur)|Jean Deschamps]] (1920-2007)acteur et metteur en scène. Il dirigea de 1957 à 1974 le Festival de la [[Cité de Carcassonne]]. Le grand théâtre de la Cité porte son nom depuis 2006.
* [[Pierre Bordas]] (1913-2000), éditeur, fondateur des éditions Bordas, né à Carcassonne le 5 juillet 1913
* [[Jacques Roubaud]] (1932), poète, romancier, essayiste et professeur de mathématiques. Il passe son enfance à Carcassonne.
==== Personnalités du {{s-|XXI}} ====
[[Fichier:Olivia Ruiz mg 5644.jpg|[[Olivia Ruiz]], artiste née à Carcassonne.|thumb]]
* [[Pierre Cabanne]] (1921-2007), critique d'art, journaliste et écrivain, né à Carcassonne.
* [[Suzanne Sarroca]] (1927), soprano, née à Carcassonne.
* [[Gilbert Benausse]] (1932-2006), joueur de [[rugby à XIII]], né et mort à Carcassonne.
* [[Jean Guilaine]] (1936), archéologue, né à Carcassonne.
* [[Henri Gougaud]] (1936), écrivain, poète, conteur et chanteur, né à Carcassonne.
* [[Albert Fert]] (1938), physicien, prix Nobel de Physique 2007, né à Carcassonne.
* [[Claudi Marti]] (1940), chanteur, poète, romancier et essayiste, né à Carcassonne.
* [[Claude Brosset]] (1943-2007) acteur,, il possédait un restaurant dans le quartier du Dôme de 1992 à 1994 à l'enseigne du "Cyrano".
* [[Bernard-Roger Mathieu]] (1946), écrivain et journaliste, réside entre Carcassonne et Castelnaudary.
* [[Jean-Michel Signoles]] (1949), homme d'affaires, né à Carcassonne.
* [[Christian Thibon]] (1952), enseignant et spécialiste de la région des grands lacs, né à Carcassonne.
* [[Jean-Marie Besset]] (1959), auteur et traducteur, né à Carcassonne.
* [[Stephan Eicher]] (1960), auteur, chanteur et compositeur. Il enregistra en février 1993 chambre 23 (aujourd'hui 218) de l'hôtel de la Cité un album devenu célèbre intitulé ''Carcassonne''.
* [[Pierre Bardina]] (1965), plongeur, né à Carcassonne.
* [[Wilfrid Estève]] (1968), photographe et producteur, né à Carcassonne.
* [[Yves Jeuland]] (1968), réalisateur, né à Carcassonne.
* [[Gabriel Delmas]] (1973), peintre, dessinateur, auteur de bande dessinée, photographe et artiste multimédia, né à Carcassonne.
* [[Olivia Ruiz]] (1980), chanteuse, une actrice et une réalisatrice,née à Carcassonne.
=== Héraldique ===
{{Blason-ville-fr
| img1=Blason Carcassonne 11.svg
| texte= '''Carcassonne - blason actuel'''<br />
Il se décrit ainsi : ''d'azur semé de fleurs de lys d'or au portail de ville flanqué de deux tours couvertes d'argent, maçonné, ajouré et ouvert de sable, la porte coulissée aussi d'argent surmontée d'un écusson de gueules chargé d'un agneau pascal d'argent à la tête contournée nimbée d'or, portant un panonceau aussi d'argent surchargé d'une croisette du champ''<br />
Ce blason est le résultat d'une recomposition à partir des blasons jadis distincts, de la ville haute et de la ville basse, celui de la ville basse remplaçant au-dessus de la porte un précédent "de France moderne".
Toutefois on trouve de nombreuses variantes.
* Le champ de l'écu n'est pas toujours ''semé de fleurs de lis'';
* Les tours sont parfois blasonnées comme ''couvertes'', en précisant ''"en clocher"''
* Le champ de l'écusson est parfois lui aussi ''semé de fleur de lys d'or'', et même ''bordé "cousu" d'azur''… (reste du précédent "de France" : azur et fleurs de lis ?...)
* L'agneau pascal et ses accessoires sont très variablement décrits (''tête contournée'' ou non, ''nimbé'' ou non, lequel nimbe est parfois ''crucifère'', et ainsi que la croix, tantôt ''d'argent'', tantôt ''d'or'').
La raison invoquée pour ses nombreuses variations, en particulier pour l'écusson, est sa petite taille rendant difficile la lecture des détails.
}}
{{Blason-ville-fr
| img1=Blason_Carcassonne_Ville_Haute_11.svg
| texte='''Carcassonne - ville haute'''
* selon [[Victor Adolphe Malte-Brun|Malte-Brun]] (''la France illustrée'', [[1882]]) : ''D'azur, à un portail de ville, accompagné de deux tours crénelées d'argent et surmonté d'un écusson d'azur à trois fleurs de lis d'or, 2 et 1.''
<small>Malte-Brun ne donne pas toujours des blasonnements rigoureux : ici le portail de ville (qui est une muraille équipée d'une porte) est confondu avec la porte elle-même : c'est la porte qui est surmontée de l'écusson, non le portail, ce dernier flanqué et non accompagné de deux tours. </small>
<br />Ces armoiries de la ville haute représentent le pouvoir.
}}
{{Blason-ville-fr
|img1=Blason_Carcassonne_ville_basse_11.svg
|texte='''Carcassonne - ville basse'''
* selon [[Victor Adolphe Malte-Brun|Malte-Brun]] (''la France illustrée'', [[1882]]) : ''D'azur, semée de fleurs de lis d'or sans nombre, au besant d'or mis en cœur, chargé d'un tourteau de gueules, surchargé d'un agneau pascal d'argent supportant une croix d'or avec un guidon d'argent chargé d'une croix de sable.''
* Devise : « H<small>IC OVES BENE NATÆ AGNUM COMITANTUR</small> »
<small>Ici aussi ainsi, on trouve deux anomalies: "Sans nombre", synonyme de "Semé" fait pléonasme; "supportant" signifie "posé dessus" ce qui n'est pas le cas de la croix, qui est en fait simplement "portée" - si on n'utilise pas le terme spécifique de "croisé" normalement utilisé ici. Un blasonnement plus correct serait : ''D'azur, semée de fleurs de lis d'or, au besant du même mis en cœur, chargé d'un tourteau de gueules, surchargé d'un agneau pascal d'argent croisé d'or, le guidon aussi d'argent chargé d'une croix de sable.''</small><br />
Ces armoiries de la ville basse représentent l'industrie de la laine très puissante.
}}
== Voir aussi ==
=== Bibliographie ===
* {{ouvrage |langue=fr|auteur1=[[Gauthier Langlois]]|prénom1= |nom1= |lien auteur1= |directeur1=oui|responsabilité1=scénario|auteur2=[[Yigaël]]|prénom2= |nom2= |lien auteur2= |directeur2= |responsabilité2=dessin|auteur3=[[Charles Peytavie]]|responsabilité3=scénario|auteur4=[[Jean-Michel Arroyo]]|responsabilité4=dessin|auteur5=[[Éric Lambert]]|responsabilité5=dessin|auteur6=[[Emmanuel Nhieu]]|responsabilité6=dessin|auteur7=[[Claude-Marie Robion]]|responsabilité7=scénario|auteur8=[[Christian Boube]]|responsabilité8=dessin|auteur9=[[Yves Renda]]|responsabilité9=dessin|auteur10=[[Fabienne Calvayrac]]|responsabilité10=scénario|auteur11=[[Weissengel]]|responsabilité11=dessin|et al.=|traducteur= |préface= |postface= |illustrateur= |photographe= |champ libre= |titre=Au fil des siècles|sous-titre= Histoire(s) de Carcassonne|titre original= |traduction titre= |volume= |tome= |titre volume= |lieu=Albi|éditeur=Grand Sud|nature ouvrage= |collection=Histoire(s)|série= |numéro dans collection= |année=2013|mois= |jour= |numéro d'édition= |année première édition= |réimpression= |pages totales=42| format={{unité|24|cm}} × {{unité|32|cm}}, couverture couleur, relié |isbn=978-2-36378-043-0 |isbn2= |isbn3= |issn= |issn2= |issn3= |oclc= |bnf= |lccn= |dnb= |doi= |pmid= |jstor= |présentation en ligne=http://paratge.wordpress.com/publications/histoires-de-carcassonne/|lire en ligne= |écouter en ligne= |consulté le=2 novembre 2013 |partie= |numéro chapitre= |titre chapitre= |passage= |id= |libellé= |référence= |référence simplifiée= |COinS= }}
* [[Gauthier Langlois]], ''La rébellion contre le roi, le siège de la Cité de Carcassonne (1240)'', dans ''Archéothéma '' {{numéro|23}}, juillet août 2012, {{p.|45-50}}.
* [[Martial Andrieu]], ''Carcassonne, mémoire en images tome 3'' éditions Alan Sutton (2011)
* [[Claudi Martí|Claude Marti]] et [[Patrice Cartier]], ''Je t'écris de Carcassonne ([[1905]]-[[1914]])'', Éditions du Mont (2011), {{ISBN|978-2-915652-44-4}}
* [[Martial Andrieu]], ''Carcassonne, mémoire en images tome 2'' éditions Alan Sutton (2008)
* [[Claude Marquié]], ''Carcassonne, hommes et métiers au fil du temps'', édition du Lions Club Carcassonne Cité, (2008)
* [[Jean-Louis Bonnet]], ''La Bastide de Carcassonne en poche'', édition La Tour Gile, (2007), {{ISBN|978-2-87802-430-2}}
* [[Charles Peytavie]], ''Le siège et la reddition de Carcassonne''({{1er}}-15 août 1209) dans : ''Les Grandes bataille méridionales (1209-1271), Privat, 2005, {{p.|39-60}} et {{p.|107-124}}.
* [[Jean-Louis Bonnet]], ''Carcassonne d'hier à aujourd'hui'', édition La Tour Gile, (2005), {{ISBN|2-87802-420-6}}
* [[Laurence Catinot-Crost]], ''Autrefois Carcassonne'', Édition Atlantica, (2003)
* Henry Alaux, ''Carcassonne, quartiers et faubourgs'', édition du Lions Club Carcassonne-Cité, (2002)
* Philippe Benoist ''Carcassonne pays cathare'', éditions Déclic, (2002) {{ISBN|2-84768-005-5}}
* {{Ouvrage|titre=Histoire de Carcassonne |auteur= [[Jean Guilaine]] et [[Daniel Fabre]]|éditeur=édition Privat (2001)|isbn=2-7089-8328-8|langue=français}}
* {{Ouvrage|titre=Carcassonne|auteur= Jean-Pierre Panouillé|éditeur=Sud-Ouest|collection=Connaître|année=(2000)|isbn=2879010365|langue=français}}
* Collectif, ''Carcassonne, mémoire en images tome 1'' éditions Alan Sutton (2000)
* [[Claude Marquié]], ''Carcassonne : hôtels et maisons du Moyen Âge à la Révolution'', édité par l'Amicale Laïque de Carcassonne, (1998), {{OCLC|492314278}}
* Betty Robion et Caroline Delerue, ''Carcassonne métamorphoses'', Édition Équinoxe, (1990)
* [[René Nelli]] et [[Henri Alaux]] ''Carcassonne d'heureuse rencontre'', éditions Edisud, (1980)
* René Descadeillas, ''Carcassonne'', éditions Saep, (1972)
* Gustave Mot, ''Carcassonne, ville basse 1247-1962'', édité par la Société d’études scientifiques de l’Aude, (1963)
* Collectif, ''Mémoires de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne'', {{2e}} Série, T2, Carcassonne, N.B. : une parution par année, (1906) [http://books.google.fr/books?id=pWHNAAAAMAAJ&q=dax+d%27axat&dq=dax+d%27axat&hl=fr&ei=roE7TefpB8Gt8gOEwLnoCA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CDAQ6AEwATiCAQ]
* [[Jacques-Alphonse Mahul|Mahul]], ''Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne'', plusieurs volumes, Paris, (1867) [http://books.google.fr/books?ei=6qg7TYq8A8ScOvCWvcgL&ct=result&id=1gsiAQAAIAAJ&dq=Cartulaire+carcassonne&q=arnaud+dax#search_anchor][http://books.google.fr/books?ei=sao7TZvXBIjsObeujIEL&ct=result&id=Kd2cP1m5bdcC&dq=Cartulaire+carcassonne+dax&q=dax#search_anchor][http://books.google.fr/books?id=4_ZCAAAAcAAJ&pg=PA190&dq=Alphonse+Mahul+leuc+dax&hl=fr&ei=J580TtyANY31-gaxuMzwDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CDAQ6AEwAQ#v=snippet&q=dax&f=false]
* Thomas Augustin Bouges, ''Histoire ecclésiastique et civile de la ville et diocèse de Carcassonne'', Paris, (1761), N.B. : cet ouvrage comprend, entre autres listes, la liste complète des consuls de la Ville de Carcassonne de l'an 1294 à l'an 1740 extraite du ''Livre de l'hôtel de ville'' appelé ''le Juratoire'', {{p.|471-496}} [http://books.google.fr/books?id=1DBOAAAAYAAJ&pg=PA307&dq=%C3%A9tats+antoine+dax&hl=fr&ei=eP87TfDdKamL4gaViJXKCg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CCwQ6AEwAQ#v=snippet&q=histoire%20ecclesiastique&f=false]
=== Articles connexes ===
* [[Liste des communes de l'Aude]]
=== Liens externes ===
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}}
* [http://www.carcassonne.org Site de la mairie]
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* [http://philidor.cmbv.fr/musefrem/aude Les musiciens d'Église du département de l'Aude en 1790 dans la base de données MUSÉFREM]
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