Revision 146266233 of "Histoire des Girondins de Bordeaux" on frwikiCet article présente l''''histoire des Girondins de Bordeaux'''.
{{article principal|Football Club des Girondins de Bordeaux}}
== Les débuts (1910-1937) ==
{{article principal|Girondins de Bordeaux omnisports}}
Le [[1er octobre en sport|{{1er}} octobre]] [[1881 en football|1881]] est créée la [[Girondins de Bordeaux omnisports|Société de gymnastique et de tir des Girondins]], club omnisports à l'origine des Girondins de Bordeaux. Ce club, présidé par André Chavois et domicilié rue Sanche de Pomiers à côté du marché des Capucins, comprend différentes sections : agrès, [[Girondins de Bordeaux Natation|natation]], aviron, course à pieds, sports équestres et escrime.
Ce n'est qu'en [[1910 en football|1910]], sous la pression de Raymond Brard, qu'une section [[football]] voit le jour au sein de la SGTG. Cet essai ne dure qu'une saison mais reprend en [[1919 en football|1919]]. Après fusions avec d'autres clubs de sports, changement de local et déménagement rue Henri IV, la section football du Girondins Guyenne Sport compte vingt-quatre licenciés. Les Girondins fusionnent quelques semaines plus tard avec l’Argus Sport qui transmet aux Girondins ses couleurs Marine et Blanc. Le nombre de licenciés de la section football passe alors à 70. Les joueurs disputent leur premier match officiel en [[1920 en football|1920]] (défaite 12 à 0 contre la Section Burdigalienne)<ref name="SudOuest"> Sud Ouest, ''L'album des girondins'', Sud Ouest, 2006 {{ISSN|0999-4173}}</ref>.
Avant que les Girondins n'accèdent au statut professionnel, Bordeaux comptait deux clubs professionnels situés rive droite de la [[Garonne]] : le [[La Bastidienne Bordeaux|Sporting club de la Bastidienne]] et le [[Club Deportivo Espagnol Bordeaux|Club Deportivo Espagnol de Bordeaux]]. Leur candidature ayant été acceptée le 28 juin 1933, ils évoluent dans le [[Championnat de France de football D2 1933-1934|groupe Sud de D2]] et leur classement est respectivement quatrième et septième (sur huit) pour le Deportivo et la Bastidienne. Les clubs sont contraints, sur ordre de la Fédération, de fusionner en [[Championnat de France de football D2 1934-1935|1934-1935]] au nom du principe « une ville, un club » et forment le [[Hispano-Bastidienne Bordeaux|FC Hispano-Bastidienne]]. Le nouveau club termine quatorzième et dernier de la poule unique de D2. Cette union contre nature ne dure qu'une saison et Bordeaux reste orpheline d'un club professionnel pendant deux saisons.
Le 2 juillet 1936, le Girondins Guyenne Sport fusionne avec le Bordeaux FC et les statuts de la nouvelle association sportive, Girondins de Bordeaux Football Club, sont déposés en préfecture le 17 octobre [[1936]]. Les Girondins posent leur candidature pour le statut professionnel et intègrent le groupe B de [[Championnat de France de football de Ligue 2|deuxième division]] la [[Championnat de France de football D2 1937-38|saison suivante]] (1937/1938).
== Professionnalisation (1937-1945) ==
{{Article détaillé|amorce=Pour le détail des saisons voir|Saison 1937-1938 des Girondins de Bordeaux{{!}}1937-1938}}
[[Fichier:Bordeaux dot2.png|thumb|La ville de Bordeaux en France.]]
[[Championnat de France Amateurs de football (1935-1948)|Champion de France Amateurs]] en [[1937 en football|1937]] grâce à une victoire le 23 mai 1937 au Stade de Colombes face au Football Club de [[Scionzier]] 2 buts à 1, les Girondins accèdent alors au statut professionnel<ref name="SudOuest" />. Ils disputent leur premier match professionnel à [[Toulouse FC (1937)|Toulouse]] le 22 août 1937 (défaite 3 à 2) mais leur début à Bordeaux est victorieux face à [[Nîmes Olympique|Nîmes]].
Les Girondins jouent à Suzon, à Galin et au stade des Chartrons avant de disposer de leur nouveau Stade Municipal, le [[Stade Jacques-Chaban-Delmas|Parc Lescure]]<ref> Le Parc Lescure est renommé en [[Stade Jacques-Chaban-Delmas|Stade Jacques Chaban-Delmas]] en novembre 1999, historique du Parc Lescure sur [http://www.girondins.com/html/visite/chaban_delmas/histoire.shtml http://www.girondins.com/].</ref>, inauguré le 12 juin à l'occasion de la [[Coupe du monde de la FIFA|Coupe du monde]] [[Coupe du monde de football de 1938|1938]]<ref> Découvrir Bordeaux, le Parc Lescure article sur [http://www.bordeaux-tourisme.com/fr/decouvrir/parc_lescure.html http://www.bordeaux-tourisme.com/].</ref>. Au début de leur seconde saison en seconde division, les Girondins arborent pour la première fois un maillot avec un [[Scapulaire (vêtement)|scapulaire]], alors très à la mode sur les maillots des équipes.
Le 15 octobre 1940, les Girondins fusionnent avec l’Association Sportive du Port et le maillot s'orne dès lors d'une [[Ancre (mouillage)|ancre]] de marine à la base du scapulaire, fusion plus « sociale » que sportive. En effet, alors que la France est plongée en pleine [[seconde Guerre mondiale]] en enrôlant les sportifs des Girondins dans le corps des pompiers du [[port de Bordeaux]], Brard leur évite d'être déportés dans le cadre du [[service du travail obligatoire (France)|service du travail obligatoire]] ou par l'[[organisation Todt]] pour la construction du [[mur de l'Atlantique]].
Les Girondins A.S.P. (nouvelle dénomination à la suite de la fusion) remportent leur première [[Coupe de France de football|Coupe de France]] en [[Coupe de France de football 1940-1941|1941]]. En raison de la géopolitique de l'époque, cette coupe se dispute en plusieurs finales. Bordeaux élimine le [[Red Star]] (France occupée) au [[Stade du Parc des Princes|Parc des Princes]] le 13 avril (3-1), Toulouse (zone libre) sur le même score puis à [[Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)|Saint-Ouen]] le club de la banlieue lilloise, le [[SC Fives]] (zone interdite) 2 à 0, deux buts de [[Santiago Urtizberea]]. Il faudra attendre quarante-cinq ans pour voir les joueurs au scapulaire soulever de nouveau la Coupe après six finales perdues entre-temps<ref name="CF1986">« 1986, Bordeaux second cru classé », article sur [http://www.fff.fr/cfra/actu/histoire/2938.shtml http://www.fff.fr/].</ref>. Lors du match contre le Red Star, [[Charles Rigoulot]], [[Haltérophilie|haltérophile]], « l'homme le plus fort au monde », donne le coup d'envoi<ref name="SudOuest" />.
== Après-guerre (1945-1978) ==
À la [[Libération (histoire)|Libération]], les Girondins repartent en Division 2 avant de retrouver l'élite en 1949. Le [[7 mai en sport|7 mai]] [[Championnat de France de football D1 1949-1950|1950]], à la fin de leur première saison en [[Ligue 1|Division 1]], les Girondins de Bordeaux sont sacrés [[Championnat de France de football|champions de France]] avec 6 points d'avance sur [[Lille OSC|Lille]] : c'est la première équipe à réaliser cet exploit en France<ref> Historique des Girondins sur le [http://www.girondins.com/ site officiel] [http://www.girondins.com/html/club/histoire/1940_1945.shtml 1940-45].</ref>. L'entraîneur [[André Gérard]] est l'un des grands artisans de ce titre. Sous sa conduite, Bordeaux muscle son jeu et devient « l'imprenable forteresse ». Parmi les attaquants, trois noms se détachent : [[Johannes Lambertus de Harder|De Harder]], [[Édouard Kargu|Kargu]] et [[Camille Libar|Libar]], meilleurs buteurs de l'équipe<ref name="buteurs"> Liste des meilleurs buteurs des girondins, [http://www.cs.umu.se/~kenth/divers/buteurs.htm http://www.cs.umu.se].</ref>. Les Girondins disputent alors la [[Coupe Latine de football|Coupe Latine]] [[Coupe Latine de football 1950|1950]] qui oppose les champions de France, d'[[Championnat d'Espagne de football|Espagne]], d'[[Championnat d'Italie de football|Italie]] et du [[Championnat du Portugal de football|Portugal]]. Les équipes qualifiées sont respectivement l'[[Atlético de Madrid]], la [[SS Lazio|Lazio Rome]] et le [[Benfica Lisbonne]]. La finale contre Benfica disputée à [[Lisbonne]] doit être rejouée à la suite d'un match nul 2-2 et Bordeaux s'incline 2-3 lors d'un épique second match qui durera... 2 heures et 25 minutes, prolongation au [[but en or]] sans limite de temps comprise<ref name="SudOuest" />.
Les Girondins rentrent ensuite dans le rang malgré une seconde place en 1952 et deux finales de Coupe de France (1952, 1955). Avec l'arrivée de [[Salvador Artigas]] au poste d'entraîneur, Bordeaux revient au premier plan dans les années 60 et flirte avec les sommets sans toutefois décrocher de trophée (trois places de second en Championnat, trois finales de Coupe de France perdues face à [[Olympique lyonnais|Lyon]] en [[Coupe de France de football 1963-1964|1964]]<ref> « 1964 - Lyon est de retour », article sur la finale de la Coupe de France de 1964 sur [http://www.fff.fr/cfra/actu/histoire/46565.shtml http://www.fff.fr/].</ref>, [[Association sportive de Saint-Étienne Loire|Saint-Étienne]] en [[Coupe de France de football 1967-1968|1968]]<ref> « 1968 - Coup double pour Rachid Mekhloufi et Albert Batteux », article sur la finale de la Coupe de France de 1968 sur [http://www.fff.fr/cfra/actu/histoire/47221.shtml http://www.fff.fr]</ref>, et [[Olympique de Marseille|Marseille]] en [[Coupe de France de football 1968-1969|1969]]<ref> « 1969 - Année Olympique », article sur la finale de la Coupe de France de 1969 sur [http://www.fff.fr/cfra/actu/histoire/44563.shtml http://www.fff.fr]</ref>). C'est l'époque des [[Christian Montes|Montes]], [[André Chorda|Chorda]], [[Hector De Bourgoing|De Bourgoing]], [[Didier Couécou|Couécou]], ou autres [[Jacky Simon|Simon]] dans un style inspiré du ''[[catenaccio]]'' italien : physique, défensif. Cette solidité jamais récompensée fait ensuite place à un lent déclin dans les [[années 1970]]. Malgré l'éclosion de futurs internationaux ([[Jean Gallice|Gallice]], [[Philippe Bergeroo|Bergeroo]], et surtout [[Alain Giresse|Giresse]]), le club végète en milieu du classement de la première division, luttant parfois pour le maintien, comme en [[Championnat de France de football D1 1977-78|1978]], année où Bordeaux finit avec un petit point d'avance sur le premier relégué<ref> Historique des Girondins sur le [http://www.girondins.com/ site officiel] {{lien brisé|url=http://www.girondins.com/html/club/histoire/1955_1980.shtml |titre=1955-1980 }}.</ref>. Tout change en 1979 avec l'arrivée d'un ambitieux président, [[Claude Bez]].
== L'ère Bez (1978-1990) ==
S'appuyant sur sa fortune immobilière et résolu à remettre les Girondins aux premières loges sans tarder, Bez injecte des millions dans les caisses bordelaises. Il recrute une pléthore d'internationaux dont [[Bernard Lacombe|Lacombe]], [[Omar Sahnoun|Sahnoun]] ou encore [[Albert Gemmrich|Gemmrich]] et fait de Bordeaux, sur le papier, un rival crédible de grands clubs comme [[Football Club Nantes Atlantique|Nantes]], [[Association sportive de Saint-Étienne Loire|Saint-Étienne]], ou [[Racing Club de Strasbourg|Strasbourg]] qui sont alors les ténors du football français.
La [[Championnat de France de football D1 1979-80|saison 1979-80]] manque de peu de tourner au désastre : après un début de saison catastrophique, les Girondins sont relégables après treize journées sous la direction de l'entraîneur [[argentine|argentin]] [[Luis Carniglia]]. Claude Bez remplace alors celui-ci par [[Raymond Goethals]], auréolé de ses succès européens avec [[Royal Sporting Club d'Anderlecht|Anderlecht]], pour une « pige » de neuf mois. Pari gagné : les Girondins redressent la barre et terminent sixièmes, faisant jeu égal avec le champion Nantes malgré le tragique décès d'[[Omar Sahnoun]] d'une crise cardiaque à l'entraînement en avril [[1980]]. (Sahnoun, alors âgé de 25 ans, décède quelques mois avant la naissance de son fils [[Nicolas Sahnoun|Nicolas]] qui jouera lui aussi aux Girondins<ref name="SudOuest" />.) Au départ de Goethals, et sur la foi de l'expérience lyonnaise de [[Bernard Lacombe]], Bez recrute en provenance de l'OL un jeune entraîneur encore peu connu : [[Aimé Jacquet]].
Durant les [[années 1980]], les Girondins sont l'équipe-phare du football français. Les Girondins remportent trois titres, deux [[Coupe de France de football|coupes de France]] et se qualifient chaque année pour les [[Campagnes européennes des Girondins de Bordeaux|coupes d'Europe]]. Un grand nombre d'internationaux français et étrangers sont recrutés et jouent à Bordeaux autour de l'emblématique [[Alain Giresse]]. On peut citer [[Dominique Dropsy|Dropsy]], [[François Bracci|Bracci]], [[Raymond Domenech|Domenech]], [[Jean-Christophe Thouvenel|Thouvenel]], [[Léonard Specht|Specht]], [[Thierry Tusseau|Tusseau]], [[Marius Trésor|Trésor]], [[Patrick Battiston|Battiston]], [[René Girard|Girard]], [[Jean Tigana|Tigana]], [[José Touré|Touré]], [[Dieter Müller]], ou encore les jumeaux [[Zlatko Vujovic|Zlatko]] et [[Zoran Vujovic]]<ref> Historique des Girondins sur le [http://www.girondins.com/ site officiel] [http://www.girondins.com/html/club/histoire/1980_1990.shtml 1980-90].</ref>.
Les Girondins manquent de peu la consécration européenne par deux fois. En [[Campagnes européennes des Girondins de Bordeaux#1984-1985 : tombés pour si peu...|1985]], ils sont battus en demi-finale de la [[Ligue des champions de l'UEFA|Coupe des Champions]] par la [[Juventus Football Club|Juventus]] de [[Michel Platini]], défaite 3-0 au match aller joué au ''[[Stadio Olimpico (Turin)|Stadio Comunale]]'' et vainqueurs 2-0 au retour au terme d'un match joué devant {{formatnum:40211}} spectateurs, record d'affluence au stade Lescure qui n'a pas encore été battu à ce jour<ref name="SudOuest" />. En [[Campagnes européennes des Girondins de Bordeaux#1986-1987|1987]], les Girondins sont cette fois ci éliminés de nouveau en demi-finale de la [[Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football 1986-1987|Coupe des Coupes]] par le [[Lokomotive Leipzig]]. Battus 0-1 à l'aller à Lescure, les Girondins s'imposent à [[Leipzig]] sur le même score et sont finalement éliminés lors de la séance des [[tirs au but]]<ref name="SudOuest" />.
Le [[30 avril]] [[Coupe de France de football 1985-1986|1986]], les Girondins remportent la [[Coupe de France de football]] après cinq finales perdues. Face à l'[[Olympique de Marseille]], en pleine ascension au début des années [[Bernard Tapie|Tapie]], Bordeaux s'impose 2-1 après prolongation grâce à un but de Giresse sur [[Joseph-Antoine Bell]]<ref name="CF1986" />. À la suite de cette victoire, Giresse et Lacombe vont parcourir le trajet Bordeaux-[[Lourdes]] à [[Bicyclette|vélo]] pour tenir la promesse qu'ils avaient faite<ref name="SudOuest" />. L'année suivante, Bordeaux remporte son premier et seul doublé en devançant [[Olympique de Marseille|Marseille]] de quatre points en Championnat et dominant les mêmes Marseillais (2-0) en finale de la Coupe.
Pendant ces années fastes, Bordeaux fournit aussi à l'[[équipe de France de football|équipe de France]] l'ossature de l'équipe vainqueur de l'[[Championnat d'Europe de football|Euro]] [[Championnat d'Europe de football 1984|1984]] et demi-finaliste des [[Coupe du monde de football|Coupes du monde]] [[Coupe du monde de football de 1982|1982]] et [[Coupe du monde de football de 1986|1986]].
== Rétrogradation et renouveau (1990-2005) ==
Au terme de la saison [[Championnat de France de football D1 1990-1991|1990-1991]] où le club finit dixième (mais manquant d'un rien une qualification en Coupe d'Europe lors du dernier match perdu 1-0 à Lyon), la [[DNCG]] décide de reléguer administrativement les Girondins de Bordeaux en D2 en raison de leur déficit budgétaire (environ 45 millions d'euros)<ref> Grandes dates des Girondins sur [http://www.webgirondins.com/historique.php http://www.webgirondins.com].</ref>.
La remontée est immédiate (Champion de D2) et les Girondins, appuyés par une série de partenaires solides ([[Alain Afflelou (personne)|Alain Afflelou]] puis [[M6]]), se rétablissent rapidement à un bon niveau, retrouvant fréquemment l'Europe avec l'arrivée de [[Rolland Courbis]], juste après la saison en D2, il finit {{4e}} du championnat à trois reprises (1993, 1994 et 1997). Mais c'est sans Courbis que les Girondins réalisent leur belle performance en [[Coupe UEFA]] .
La saison commence tôt pour les Girondins avec la [[Coupe Intertoto 1995|coupe Intertoto]] débutant le {{1er juillet}}. Autant cette saison, les Girondins vont franchir tous les paliers un par un de l'Intertoto puis de la [[coupe UEFA]] pour finalement arriver en finale, autant au point de vue [[championnat de France de football D1 1995-96|national]], le bilan est moyen pour l'équipe entraînée en début de saison par [[Slavoljub Muslin|Slavo Muslin]], l'équipe finit {{16e}} à quelques petits points du premier relégable. Un des moment fort de la saison se déroule le [[19 mars]] lors du [[Match de football Bordeaux - Milan AC (1996)|match retour]] contre le [[Associazione Calcio Milan|Milan AC]]. Alors que les Milanais s'étaient imposés chez eux lors du match aller sur le score de 2 à 0, et étaient par conséquent largement favoris pour la qualification en demi-finale, les Bordelais dirigés par [[Gernot Rohr]] et menés par [[Christophe Dugarry]], [[Bixente Lizarazu]] et [[Zinédine Zidane]] vont finalement renverser la vapeur pour gagner le match retour 3 à 0. Par la suite, ils battent également le [[SK Slavia Prague|Slavia Prague]] mais tombent lors de la finale contre le [[Bayern de Munich]]. À la suite de cette défaite, les Girondins finiront doucement la saison et de nombreux départs seront à déplorer lors de l'intersaison. Ainsi, parmi les joueurs ayant joué la finale de la coupe de l'UEFA, Lizarazu, Zidane, Dugarry, [[Gaëtan Huard|Huard]], [[Jean-Luc Dogon|Dogon]], [[Jacob Friis Hansen|Friis Hansen]], [[Richard Witschge|Witschge]], [[Philippe Lucas (footballeur)|Lucas]], [[Daniel Dutuel|Dutuel]] et [[Anthony Bancarel|Bancarel]] vont tous quitter le club et il ne reste alors que [[Didier Tholot|Tholot]], [[François Grenet|Grenet]] et [[Laurent Croci|Croci]] comme base pour reconstruire les Girondins.
[[1999 en football|1999]] est également un moment fort des [[années 1990]] pour les Girondins. L'équipe qui débute la [[Championnat de France de football D1 1998-99|saison 1998-99]] est dirigée par [[Élie Baup]] et va lutter toute la saison pour la première place avec l'[[Olympique de Marseille]]... de Rolland Courbis. Pour la dernière journée du championnat, les deux équipes sont à 69 et 68 points avec l'avantage pour les Girondins. L'OM se déplace à [[Football Club Nantes Atlantique|Nantes]] tandis que les Bordelais doivent ramener la victoire du [[Stade du Parc des Princes|Parc des Princes]] de [[Paris Saint-Germain Football Club|Paris]]. Alors que l'OM ouvre le score à la {{38e}} minute par [[Robert Pirès]]<ref> Fiche de FCNA-OM de 1999 sur [http://www.om-passion.com/matchsom_1998_22701.html http://www.om-passion.com/].</ref>, Bordelais et Parisiens sont à égalité 2 buts partout quand Baup fait rentrer [[Pascal Feindouno]], qui va venir battre [[Bernard Lama]] à la {{89e}} minute, offrant le premier titre en douze saisons aux Girondins<ref> Historique des girondins sur [http://www.girondins.com/ http://www.girondins.com/] [http://www.girondins.com/html/club/histoire/1995_1999.shtml 1995-99].</ref>{{,}}<ref> « ''Bordeaux vit son 12 juillet'' », article sur [https://www.humanite.fr/1999-05-31_Sports_BORDEAUX-VIT-SON-12-JUILLET https://www.humanite.fr].</ref>.
En [[Coupe de la Ligue française de football|2002]], les Girondins vont remporter la [[Coupe de la Ligue française de football|Coupe de la Ligue]] grâce à une victoire au [[Stade de France]] sur le [[FC Lorient]] sur le score de 3 buts à 0<ref> Résultat de la finale sur [http://www.lfp.fr/coupeLigue/feuilleMatch.asp?saison=2001/2002&code_evt=CL&num_ordre=1&code_jr_tr=T99 http://www.lfp.fr]</ref>.
== Retour au sommet... (2005-2010) ==
{{Article détaillé|amorce=Pour le détail des saisons voir|Saison 2006-2007 des Girondins de Bordeaux{{!}}2006-2007|Saison 2007-2008 des Girondins de Bordeaux{{!}}2007-2008|Saison 2008-2009 des Girondins de Bordeaux{{!}}2008-2009|Saison 2009-2010 des Girondins de Bordeaux{{!}}2009-2010}}
[[Fichier:FCGB-OL-CL2007-1.jpg|thumb|Entrée des joueurs lors de la finale de la [[Coupe de la Ligue française de football 2006-2007|Coupe de la Ligue 2007]].]]
[[Fichier:Rsca8.JPG|thumb|Match Bordeaux [[RSC Anderlecht]] en coupe de l'UEFA]]
Après une phase de deux années difficiles, les Girondins renouent avec les victoires durant la [[Championnat de France de football L1 2005-06|saison 2005-06]] en terminant deuxième de la [[Ligue 1]] derrière l'[[Olympique lyonnais]]. Les Bordelais retrouvent la [[Ligue des champions de l'UEFA|Ligue des champions]] — leur deuxième participation à la compétition-phare européenne depuis la saison 1999-2000 — après deux ans d'absence en coupe d'Europe. {{refnec|Cette remontée surprise est due au changement d'entraîneur ([[Raymundo Ricardo Gomes|Ricardo]] remplace [[Michel Pavon|Pavon]]) et au recrutement d'inter-saison pendant l'été 2005.}} Les dirigeants girondins {{quoi|se sont plongés}} dans les transferts : ils veulent garder tout l'effectif, {{refnec|ce qui paraît difficile.}} L'international français et ancien Bordelais, [[Johan Micoud]], en provenance du [[Werder Brême]], est recruté. Mais la faiblesse financière de Bordeaux dans le football moderne, avec un budget qui avoisine 65 millions d'euros, limite les ambitions.
Après une [[Championnat de France de football L1 2006-2007|saison 2006-2007]] mitigée en championnat et en [[Ligue des champions de l'UEFA 2006-2007|Ligue des champions]], où elle n'a pu passer le premier tour, l'équipe des Girondins renoue avec le succès en remportant, le 31 mars 2007, la [[Coupe de la Ligue française de football 2006-2007|Coupe de la Ligue]] pour la deuxième fois de son histoire contre l'[[Olympique lyonnais]] grâce à un but du défenseur [[Henrique]] sur un corner de Johan Micoud à la {{89e}} minute de la rencontre. C'est le premier trophée de Bordeaux depuis 2002 et il leur permet d'assurer la qualification pour la [[Coupe UEFA]] pour la saison [[Coupe UEFA 2007-2008|2007-2008]].
En 2007-08, les Girondins de Bordeaux ont atteint la deuxième place au terme d'une saison aux talons de l'Olympique lyonnais. Ils battent ainsi le nombre de record de points du club avec 75 points et sont qualifiés pour l'édition 2008-2009 de la Ligue des champions.
Lors de la saison 2008-2009, Bordeaux gagne le [[Trophée des champions (football)|Trophée des champions]] en battant Lyon aux tirs au but. Grâce à ce succès, les Girondins deviennent le quatrième club français à avoir remporté au moins une fois tous les trophées nationaux — Championnat de France, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Trophée des Champions —, après l’[[Olympique lyonnais]], l’[[AS Monaco]] et le [[Paris Saint-Germain]]. La même saison, le club remporte sa troisième Coupe de la Ligue face à [[Vannes Olympique Club|Vannes]], devenant le club ayant le plus de victoires à cette compétition, à égalité avec le [[Paris Saint-Germain]]. À la lutte avec Marseille, le club termine sa saison de Ligue 1 avec une série de onze victoires d'affilée, nouveau record national. Le précédent record de dix victoires consécutives était également codétenu par Bordeaux. Le club devient champion le {{date|30|mai|2009|en football}} sur le terrain de [[Stade Malherbe Caen|Caen]].
Lors de la saison 2009-2010, les Girondins remportent pour la seconde année consécutive le [[Trophée des champions (football)|Trophée des champions]] en battant l'[[EA Guingamp]] 2-0 au [[stade olympique de Montréal]] devant {{unité|34068|spectateurs}}. Le 30 août 2009, [[Olympique de Marseille|Marseille]] met fin à la série de victoires consécutives des Girondins de Bordeaux après un match nul 0-0 au [[Stade Vélodrome]]. Ce record s'établit donc à quatorze succès d'affilée soit le quatrième européen derrière l'[[Inter Milan]] (17), le [[FC Barcelone (football)|FC Barcelone]] (16) et le [[Bayern Munich]] (15). Le samedi 3 octobre 2009, les Girondins s'inclinent (3-1) face à [[AS Saint-Étienne|Saint-Étienne]], stoppant ainsi leur série à 18 matchs sans défaite. Ils étaient invaincus en championnat depuis le 7 mars 2009. Mais au soir de la douzième journée de championnat, Bordeaux poursuit néanmoins sa série de victoires consécutives au stade Chaban-Delmas qui compte désormais 13 unités. C'est Valenciennes qui mettra fin à l'invincibilité à domicile des Girondins (39 matchs sans défaite) en les battant 1-0 le 21 novembre.
La saison 2009-2010 est la meilleure des Girondins en [[Ligue des champions de l'UEFA|Ligue des champions]]. L'équipe de [[Laurent Blanc]] réussit notamment à battre la Juventus, le [[Bayern Munich]] (à l'aller comme au retour) et termine première de sa poule, et invaincue. Après avoir battu l'[[Olympiakos (football)|Olympiakos le Pirée]] en huitièmes de finale (1-0 à l'aller et 2-1 au retour), les Bordelais totalisent sept victoires consécutives, record pour une équipe française en Ligue des champions. Privés de leur capitaine Alou Diarra pour le match aller à la suite de son exclusion en huitième de finale, les Bordelais se font éliminer en quarts par l'[[Olympique lyonnais]] de [[Hugo Lloris]] sur le score cumulé de trois buts à deux (3-1 / 0-1).
== Bordeaux retrouve l'Europe et la coupe de France (2010-2014) ==
{{Article détaillé|amorce=Pour le détail des saisons voir|Saison 2010-2011 des Girondins de Bordeaux{{!}}2010-2011|Saison 2011-2012 des Girondins de Bordeaux{{!}}2011-2012|Saison 2012-2013 des Girondins de Bordeaux{{!}}2012-2013|Saison 2013-2014 des Girondins de Bordeaux{{!}}2013-2014}}
La saison 2010-2011 est marquée par plusieurs changements majeurs : [[Laurent Blanc]] quitte le club et rejoint la [[Équipe de France de football|sélection nationale]], [[Marouane Chamakh]] et [[Yoann Gourcuff]] rejoignent respectivement [[Arsenal Football Club|Arsenal]] et l'[[Olympique lyonnais]]. [[Jean Tigana]] est nommé entraineur des Girondins avec [[Michel Pavon]] en adjoint.
Le niveau de jeu de l'équipe est en chute libre et les bordelais se retrouvent au fond du gouffre à la mi-saison. Jean Tigana perd peu à peu le contrôle du vestiaire et des rumeurs persistantes le disent partant. On évoque notamment le nom de [[Rolland Courbis]] pour le remplacer. Il choisit finalement de rester malgré la pression des supporters qui souhaitaient voir un "grand entraineur" sur le banc et du "beau jeu". Ils choisissent de boycotter le premier quart d'heure d'un match de championnat en signe de protestation. Le recrutement inopportun de joueurs méconnus comme André illustre bien le désarroi dans lequel se trouve le club.
[[Nicolas de Tavernost]], président d'[[M6]], propriétaire des [[Girondins de Bordeaux]] évoque ses craintes dans la presse locale et déclare que le club ne pourra pas conserver un effectif de ligue des champions si le FCGB ne se qualifie pas pour la prestigieuse Coupe d'Europe. On annonce des cadres partant comme [[Alou Diarra]] ou [[Cédric Carrasso]]. La fin de saison s'annonce pour le moins difficile.
Après une défaite 4 à 0 à domicile contre Sochaux, [[Jean Tigana]] présente sa démission, démission acceptée par le Président [[Jean-Louis Triaud]]. [[Eric Bedouet]], préparateur physique mais détenteur des diplômes d'entraineur, prend la relève pour la fin de la saison en compagnie de Franck Mantaux (l'entraineur des gardiens qui assure l'intérim de [[Dominique Dropsy]] atteint d'une leucémie depuis avril 2010), de [[Philippe Lucas (footballeur)|Philippe Lucas]] (entraineur des moins de 19 ans des Girondins de Bordeaux et ancien joueur du Club) et de [[Lilian Laslandes]] qui s'occupera spécifiquement des attaquants.
Après une défaite contre le [[RC Lens|Racing Club de Lens]] (1-0), [[Eric Bedouet]] et les Girondins s'imposent face au [[Paris Saint Germain]] (1-0) avec notamment une grosse prestation de [[Cédric Carrasso]]. Après une nouvelle défaite sur le terrain de [[Toulouse Football Club|Toulouse]] (2-0), les Girondins l'emportent (2-0) lors de leur dernier [[Stade Jacques Chaban Delmas|match à domicile]] face à Montpellier. Le Président [[Jean-Louis Triaud]] annonce le [[29 mai]] [[2011]] avant le match, la prolongation de deux années supplémentaires du contrat de [[Cédric Carrasso]] sur la chaine officielle du club, [[Girondins TV]].
Pour le dernier match de la saison, [[Ulrich Ramé]] est titulaire dans les buts bordelais et capitaine pour son dernier match sous les couleurs girondines. Il sort à la {{55e}} minute sous les ovations de [[Stade Jacques Chaban Delmas|Chaban Delmas]]. Il a porté les couleurs des Girondins pendant quatorze ans et disputé 525 matchs officiels<ref>http://www.lalegendedesgirondins.com/tout-les-joueurs-des-girondins.html</ref> (compétitions nationales et internationales confondues). Les Girondins de Bordeaux terminent septième du championnat et enchainent donc une deuxième saison consécutive sans Coupe d'Europe.
Le 6 juin 2011, lors d'une conférence de presse au Haillan, le président [[Jean-Louis Triaud]] annonce officiellement l'arrivée de [[Francis Gillot]] en tant qu'entraineur des Girondins de Bordeaux.
En 2012, après une série de 6 victoires consécutives en fin de saison, Bordeaux termine à la {{5e}} place du championnat et se qualifie pour les barrages de la [[Ligue Europa 2012-2013|Ligue Europa]]. Les Girondins retrouvent l'Europe, deux ans après leur dernière apparition en 2010.
Le 31 mai 2013, les Girondins de Bordeaux remportent leur {{4e}} [[Coupe de France de football|coupe de France]] grâce à un doublé de [[Cheick Diabaté]] ({{39e}} minute et {{89e}} minute) et un but de [[Henri Saivet]] ({{54e}} minute) face à [[Évian Thonon Gaillard Football Club|Évian]], juste après que les jeunes du club ont remporté la [[Coupe Gambardella 2012-2013|Coupe Gambardella]]. Les Girondins de Bordeaux se qualifient ainsi pour la [[Ligue Europa 2013-2014]]<ref>https://www.lequipe.fr/Football/RES_CF.html</ref>.
En 2014, les Girondins de Bordeaux terminent septième du championnat et [[Francis Gillot]] annonce son départ.
== Vers un nouveau départ... ==
{{Article détaillé|amorce=Pour le détail des saisons voir|Saison 2014-2015 des Girondins de Bordeaux{{!}}2014-2015}}
== Notes et références ==
{{références|colonnes=2}}
* [http://lalegendedesgirondins.com/l-histoire-des-girondins.html L'Histoire des Girondins de Bordeaux] sur lalegendedesgirondins.com
{{Palette|Girondins de Bordeaux|Girondins de Bordeaux omnisport}}
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[[Catégorie:Girondins de Bordeaux|Histoire]]
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