Revision 148065813 of "Rhodes" on frwiki

{{Voir homonymes}}
{{à sourcer|date=mars 2012}}
{{Infobox Île
| nom=Rhodes
| nom2=Ρόδος
| code_langue=el
| image=Rhodes NLT Landsat7.png
| légende=Vue satellite de Rhodes.
| pays1=Grèce
| archipel=[[Dodécanèse]]
| localisation=[[Mer Égée]] et [[mer Méditerranée]]
| latitude=36.166667
| longitude=28
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| côtes=
| point_culminant= Mont [[Attavyros]]
| altitude=1216
| géologie=[[Île#Par la montée des eaux|Île continentale]]
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| pays1_subdivision1=Périphérie
| pays1_nom_subdivision1=[[Égée-Méridionale]]
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| ville=[[Rhodes (ville)|Rhodes]]
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| web=http://www.rhodes.gr
| catégorie=[[:Catégorie:Île en Grèce|Îles en Grèce]]
}}
[[Fichier:Rhode Entrée du Palais.jpg|vignette|upright|Porte d'entrée du [[Palais des grands maîtres (Rhodes)|palais des grands maîtres]], à Rhodes.]]

'''Rhodes''' (en [[grec ancien]] {{grec ancien|Ῥόδος}} / {{Lang|el-Latn|''Rhódos''}}, [[grec moderne|moderne]] {{grec moderne|Ρόδος}} / {{Lang|el-Latn|''Ródos''}}) est une [[île]] [[Grèce|grecque]], la plus grande du [[Dodécanèse]]. Bordée au nord-ouest par la [[mer Égée]] et au sud-est par la [[mer Méditerranée]], elle est située entre l'[[Karpathos|île de Karpathos]] (Grèce) et les [[Turquie|côtes turques]], à {{unité|17.7|km}} de ces dernières. Sa population en [[2011]] est estimée à {{formatnum:115490}} habitants. Rhodes est aussi le nom de la [[Rhodes (ville)|ville principale de l'île]] et est peuplée de {{formatnum:50000}} à {{unité|60000|habitants}}. Elle est le siège d'un [[évêché]] [[Christianisme orthodoxe|orthodoxe]], la [[Métropole de Rhodes]].

Le [[colosse de Rhodes]], l'une des [[Sept Merveilles du monde]], était une statue gigantesque, traditionnellement située à l'entrée du port de la ville de Rhodes.

== Mythologie ==
{{section à sourcer|date=septembre 2013}}
[[Hélios]] est le premier à voir l'île sortir des eaux et la trouve si belle qu'il décide de la prendre sous sa protection. Quelque temps après, une nymphe locale appelée [[Rhodé]] donne sept fils et une fille à Hélios. {{Lien|langue=en|trad=Cercaphus|fr=Kerkafos}}, le second fils, devient père de trois enfants, trois garçons dont les noms sont [[Camiros]], [[Ialyssos|Ialissos]] et [[Lindos]], qui créent les trois premières cités de l'île{{référence souhaitée}}.

Selon le ''[[Catalogue des vaisseaux]]'', Rhodes fournit neuf navires aux [[Achéens]] pendant la [[guerre de Troie]]. Ils sont menés par [[Tlépolème fils d'Héraclès|Tlépolème]], fils d'[[Héraclès]]<ref>{{HomIli}} (Chant II, vers 653-670).</ref>.

== Géographie ==
{{section à sourcer|date=septembre 2013}}
=== Présentation ===
L'île de Rhodes a la forme d'un fer de lance de {{nb|79.7 kilomètres}} de long pour {{unité|38 kilomètres}} de large. D'une superficie d'environ {{unité|1400|km|2}}, l'île compte approximativement {{unité|220 kilomètres}} de côtes. Rhodes culmine à {{unité|1216 mètres}} au [[Attavyros|mont Attavyros]]. Tandis que les rivages sont rocheux, l'intérieur est constitué de bandes de terres arables où sont cultivés agrumes, vignes, légumes et olives, entre autres.

La [[Rhodes (ville)|ville de Rhodes]] est située à l'extrémité nord de l'île, c'est-à-dire à l'emplacement des ports commerciaux antiques et modernes. L'aéroport principal<ref>L'aéroport international de Diagoras, dont le [[liste des codes AITA des compagnies aériennes|Code AITA]] est « RHO ».</ref> est situé {{unité|14 kilomètres}} au sud-ouest de la ville, à Diagoras. Le réseau routier de l'île rayonne depuis la ville.

En dehors de la ville de Rhodes, l'île est parsemée de petits villages et stations balnéaires, dont [[Faliráki]], [[Lindos]], Kremasti, Haraki, Pefkos, Archangelos, Afantou, Koskinou, [[Kiotari]], [[Emponas|Embona]] (Attavyros), Paradisi et Trianta (Ialysos). {{refnec|Le tourisme est la première source de revenus de l'île}}.

=== Faune et flore ===
Pour ce qui est de la flore et de la faune, Rhodes est plus proche de l'[[Anatolie|Asie Mineure]] que du reste de la Grèce. L'intérieur de l'île est montagneux, peu habité et couvert de forêts de [[Pin de Calabre|pins]] et de [[Cupressus sempervirens|cyprès]]. L'île abrite des cerfs communs de Rhodes. La vallée de Petaludes (« vallée des papillons » en [[grec]]) accueille en été un grand nombre de papillons de la famille des [[Arctiidae]]s, telle l'[[Euplagia quadripunctaria|écaille chinée]]. De plus, l'hespérie de Lederer ''([[Hespérie de Lederer|Thymelicus hyrax]])'' est signalé dans cette île.

'''Une mosaïque'''
Rhodes : forêts, vignobles, cultures, bosquets de jasmin, coquelicots, campanules et pâquerettes de mars à mai, maisons soudées aux collines dans de petits villages immaculés, criques dorées, toute cette mosaïque de végétation, de fruits, de fleurs, de pierre et de sable la colore en une harmonieuse composition, tesselles de la nature qui boivent les rayons d'un lumineux soleil" (Source : ''Témoignages & Confidences'', Jacques Brunier, Ed. Les Presses du Midi, Toulon, 2018)

=== Tremblements de terre ===
Rhodes a subi de nombreux [[séisme]]s au cours de son histoire. Parmi les plus importants, on peut noter celui de {{date-|227 av. J.-C.}} ou {{date-|226 av. J.-C.|226}} qui a détruit le célèbre [[colosse de Rhodes]], ou celui du {{date-|3 mai 1481}} qui a détruit une grande partie de la [[Rhodes (ville)|ville de Rhodes]]. Dans l'histoire contemporaine, on retient le séisme très important qui a frappé l'île le {{date-|26 juin 1926}}.

Plus récemment, Rhodes a été frappée par un tremblement de terre d'une [[Magnitude (sismologie)|magnitude]] de 6,3 le {{date-|15 juillet 2008}}, causant des dommages mineurs à quelques vieux bâtiments.

== Histoire ==

=== Antiquité ===
==== Période grecque archaïque ====
[[Fichier:View of Kameiros.jpg|vignette|Ruines de [[Camiros]].]]
Les [[Doriens]] envahirent l'île dès les temps les plus anciens, assimilant [[Pélasges|les Lélèges et les Pélasges]] qui y sont mentionnés antérieurement. L'île connut une période de prospérité et de puissance dès la [[Époque archaïque|période archaïque]]. Les antiques appelaient l'île ''Atabyria'', à une époque où [[Zeus]] est surnommé ''Atabyrios'' sur l'île, dont il est la plus ancienne divinité. Les trois principales cités de Rhodes à cette époque étaient : [[Lindos]] sur la côte méditerranéenne de l'île, [[Camiros]] ou Kamiros et [[Ialyssos]] sur la [[mer Égée]]. [[Camiros]] fut la première à frapper sa monnaie.

==== Rhodes, une cité grecque prospère ====
En 408 ou {{date-|407 av. J.-C.}}, ces trois cités s'unirent pour former la [[polis|cité-État]] de Rhodes, peut-être sous la supervision d'[[Hippodamos]]<ref>{{ouvrage|langue=en|auteur=Nigel Wilson|titre=Encyclopedia of Ancient Greece|éditeur=Routledge|date=2013|passage=709|isbn=|lire en ligne=}}.</ref>.

À la mort d'[[Alexandre le Grand]] en {{date-|323 av. J.-C.}}, l'île retrouva son autonomie en expulsant sa garnison [[Macédoine (pays)|macédonienne]], puis entretint des relations commerciales étroites avec le royaume [[Égypte antique|égyptien]] des [[Lagides|Ptolémées]]. Sa prospérité économique était très importante : ses vins était exportés jusque dans les cités grecques du [[mer Noire|Pont Euxin]], comme le montrent de nombreux [[Timbre amphorique|timbres amphoriques]].

Pendant les [[guerres des diadoques]], l'île résista à un [[Siège de Rhodes (305 av. J.-C.)|siège fameux]] par [[Démétrios Ier Poliorcète|Démétrios Poliorcète]] en {{date-|305 av. J.-C.}}, qu'elle commémora par l'édification du [[Colosse de Rhodes|colosse]], détruit par un tremblement de terre en {{date-|226 av. J.-C.}} La fin du {{-s-|III}} et le début du {{-s-|II}} furent une période d'apogée, la flotte rhodienne exerçant une forte influence dans l'Égée et combattant la piraterie, surtout après l'effacement des [[Lagides]]. En {{date-|220 av. J.-C.}}, l'île fit la guerre à [[Byzance]], qui voulait établir un péage sur le passage des navires vers la mer Noire<ref>Polybe, IV, 45-52.</ref>. Après la [[paix d'Apamée]], Rhodes devint la principale puissance maritime hellénistique, dominant une partie de l'Asie Mineure et des îles de l'Égée ; cette situation provoqua une tension dans ses relations avec [[Rome antique|Rome]], dont elle avait été l'alliée au cours des guerres contre les royaumes hellénistiques.

==== Les tremblements de terre et la domination romaine ====
Rhodes déclina après la fin de la [[Troisième Guerre macédonienne|troisième guerre macédonienne]], au cours de laquelle son attitude lui avait valu l'hostilité de Rome : elle dut renoncer à une partie de ses possessions et fut touchée économiquement par la création du [[port franc]] de [[Délos]] en {{date-|-167}}. En {{date-|165 av. J.-C.}}, le traité qu'elle signa avec [[Rome antique|Rome]] marque la fin de sa toute-puissance, mais c'est surtout le second tremblement de terre de {{date-|142 av. J.-C.}} qui mit à mal l'État rhodien. La cité de [[Camiros]] notamment fut détruite puis abandonnée. Elle sera redécouverte au {{s-|XIX}} par {{Lien|langue=en|fr=Alfred Biliotti}} et [[Auguste Salzmann]] et étudiée par des archéologues [[Danemark|danois]], [[France|français]], [[Angleterre|anglais]], [[italie]]ns et grecs. Ces fouilles révèlent une culture orientalisante, exprimée notamment à travers une orfèvrerie exubérante<ref>[https://www.academia.edu/447451/La_rosette_dans_lorfevr%C3%A8rie_rhodienne_orientalizante= Sideris A., « La rosette dans l'orfèvrerie grecque orientalizante »], ''Græcolatina Pragensia'' 11, 1987, {{p.|121-132}}.</ref>, assimilée dans un premier temps à de l’art [[phénicie]]n<ref>Exposition « Rhodes, une île grecque aux portes de l’Orient », musée du Louvre, {{date-|14 novembre 2014}} au {{date-|9 février 2015}}.</ref>. Rhodes est dévastée en {{date-|42 av. J.-C.}} par les troupes de [[Caius Cassius Longinus (tribun de la plèbe)|Cassius]], pour avoir soutenu [[Jules César|César]]. Rattachée à la province romaine d'Asie (Asie Mineure), l'île passe à l'[[Empire byzantin|Empire romain d'Orient]] lors du partage de l'Empire. C'est dans cette île que [[Cicéron]] viendra rencontrer [[Molon]], pour devenir sénateur romain. Au {{s-|I}}, [[Paul de Tarse]] évangélisa l'île, qui devint le siège d'un évêché.

=== Moyen Âge ===
==== Période byzantine ====
Attaquée par les [[Arabes]] sous [[Muʿawiya Ier|Muʿāwiya]] en 654, elle fut occupée par eux en 673 et utilisée comme une base pendant le [[Siège de Constantinople (674-678)|premier siège]] de [[Constantinople]] en 674-678. Sa population s'expatria alors sur le continent, en [[Anatolie]]. Après la paix de 678/9 entre l'[[Empire byzantin|Empire grec]] et le [[Omeyyades|Califat omeyyade]], l'île fut rendue à Byzance, ses habitants y revinrent, et elle fut rattachée au [[Thème (Empire byzantin)|thème]] des [[Cibyrrhéotes]].

Après la [[Siège de Constantinople (1204)|prise de Constantinople]] par les [[croisé]]s en 1204 et la dislocation de l'empire, l'aristocrate local [[Léon Gabalas]] transforme l'île en État indépendant. Sa diplomatie consiste à garder l'équilibre entre [[République de Venise|Venise]] et l'[[empire de Nicée]]. En 1243, son frère [[Jean Gabalas]] lui succède. Les Génois [[Occupation génoise de Rhodes|envahissent Rhodes]] en 1248 mais en sont chassés par les Byzantins deux ans plus tard qui lui rendent le statut de province.

==== Période hospitalière ====
[[Fichier:Medieval City of Rhodes 02.jpg|vignette|centré|upright 2.5|La cité médiévale de Rhodes avec le château des Grands Maîtres au fond.]]
Après l'expulsion des croisés de [[Terre sainte]] (1291), l'Ordre s'installe à Chypre avant de [[Conquête de Rhodes par les Hospitaliers|conquérir l'île de Rhodes]]. Les Hospitaliers débarquèrent sur Rhodes en 1307 et en achevèrent la conquête en 1310. Rhodes devint le siège de l'[[ordre de Saint-Jean de Jérusalem]] et sera une puissance maritime pour continuer à être le rempart de la [[chrétienté]] contre les [[Sarrasins]]. Ils garderont l'île plus de deux siècles, jusqu'en 1522. Ils fortifièrent la ville, laissant les impressionnantes murailles actuelles. Dans la partie basse de la cité de Rhodes, le ''[[Collachium]]'', les Hospitaliers édifièrent le palais du grand maître et les « [[auberge hospitalière|auberges]] », résidences organisées par langues et servant aux Hospitaliers venus d'Occident. L'Auberge de la Langue de France située sur la rue des Chevaliers a été restaurée par [[Albert Gabriel]] à partir de 1910<ref>Pierre Pinon, ''Albert Gabriel et la restauration de l'Auberge de France à Rhodes'', dans ''Bulletin monumental'', 2017, {{n°|175-3}}, {{p.|245-251}}, {{ISBN|978-2-901837-68-8}}</ref>.

L'île résista à un premier siège en 1480 mené par [[Mehmed II]], avant de tomber aux mains des Turcs de [[Soliman le Magnifique]] le {{date-|20 décembre 1522}}, après un [[Siège de Rhodes (1522)|siège de cinq mois]]. Les Hospitaliers s'installèrent, après sept ans d'itinérance, à [[Malte]], à l'invitation de [[Charles Quint]].

=== Époque moderne ===
==== Période ottomane ====
[[Fichier:OttomanJanissariesAndDefendingKnightsOfStJohnSiegeOfRhodes1522.jpg|upright|thumb|Troupes ottomanes au siège de Rhodes.]]
La population grecque rhodienne est placée sous la protection du [[Patriarcat œcuménique de Constantinople|patriarche grec de Constantinople]] selon le [[Millet (Empire ottoman)|système des milliyets]] en vigueur dans l'[[Empire ottoman]].

==== Rhodes, terre d'asile des Juifs d'Espagne ====
Aux {{s2-|XVI|XVII}}, l'île, qui comptait déjà des [[Juifs]] [[romaniotes]], accueillit tant de Juifs [[séfarade]]s rejetés d'[[Espagne]], qu'elle prit le surnom de « [[Histoire des Juifs à Rhodes|petite Jérusalem]] ».

=== Époque contemporaine ===
Au {{s-|XIX}}, une grande partie de la communauté juive rhodienne s'expatrie pour raisons économiques, notamment vers l'[[Anatolie]]. Au début du {{s-|XX}}, les [[États-Unis]], le [[Brésil]], l'[[Argentine]], l'[[Afrique du Sud]] et le [[Congo belge]] attirent d'autres émigrants, recherchant une vie meilleure. Parmi les descendants connus de ces Juifs séfarades ayant quitté l'île, le couturier [[Belgique|belge]] [[Olivier Strelli]] et l'homme politique [[République démocratique du Congo|congolais]] [[Moïse Katumbi Chapwe]].

==== Rhodes sous domination italienne ====
Le {{Date-|4 mai 1912}}, l'[[Dodécanèse italien|Italie s'empare de l'île et du reste du Dodécanèse]] qui appartenaient jusqu'alors à l'Empire ottoman : le général [[Giovanni Ameglio]] commande les troupes italiennes et ne rencontre pas de résistance sérieuse<ref>http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/13/11/46/PDF/BocquetRhodes1912.pdf.</ref>.

==== La communauté juive à Rhodes : épilogue au cours de la Seconde Guerre mondiale ====
À son apogée, la communauté juive compte pour un tiers de la population totale de l'île<ref>https://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/vjw/Greece.html.</ref>.

À partir de 1936, la présence [[Fascisme|fasciste]] italienne sur l'île se fait plus oppressante. En 1938, les lois raciales fascistes sont appliquées mais la vie de la communauté juive continue sans trop de difficultés.

En 1943 les bombardements britanniques sur l'île commencent mais aucune mesure antisémite n'est encore imposée. Tout change le {{Date-|18 juillet 1944}} lorsque les Allemands, qui occupent l'île, décident de regrouper tous les Juifs de Rhodes dans une caserne. Les derniers Juifs séfarades de Rhodes sont immédiatement déportés, le {{Date-|23 juillet 1944}}, pour [[Le Pirée]] puis [[Auschwitz|Auschwitz-Birkenau]]<ref>Nisso Pelossof, ''Nisso, d'une île à l'autre'' suivi de ''Les hortillonnages : une tradition maraîchère'', Amiens, édition Encrage, 2007, 191 pages {{ISBN|978-2-911576-74-4}}.</ref> où ils sont exterminés à leur arrivée.

==== Une île grecque ====
Placée sous protectorat britannique après la [[Actes de capitulation du Troisième Reich|capitulation allemande]], l'île passe sous souveraineté grecque en 1948.

En 1961, Rhodes partage le [[prix de l'Europe]] avec [[Schwarzenbek]]. Elle voit ensuite le développement d'une importante industrie touristique, favorisé par celui du transport aérien.

=== Personnages importants originaires de Rhodes ===
Avant J.-C. :
{{colonnes|taille=|nombre=2|
* [[Cléobule|Cléobule de Lindos]], {{-s-|VI|e}}, philosophe. Il était un des [[Sept sages de Grèce|sept sages de la Grèce antique]].
* [[Diagoras de Rhodes|Diagoras]], {{-s-|V|e}}, boxeur, multiple champion olympique.
* [[Memnon de Rhodes|Memnon]], vers - 380 à - 333, commandant d'armée mercenaire de l'[[Achéménides|Empire achéménide]].
* [[Dinocrate de Rhodes|Dinocrate]], {{-s-|IV|e}}, architecte de la ville d'[[Alexandrie]] et conseiller technique d'[[Alexandre le Grand|Alexandre ''le Grand'']].
* [[Charès de Lindos]], {{-s-|III|e}}, sculpteur du [[colosse de Rhodes]].
* [[Léonidas de Rhodes]], {{-s-|II|e}}, athlète.
* [[Agésandros]], {{-s-|I|er}}, sculpteur.
}}

=== Arts et littérature ===
Rhodes est le théâtre d'une grande partie du roman ''[[Heather Mallender a disparu]]'' de l'écrivain anglais [[Robert Goddard (romancier)|Robert Goddard]].

== Climat ==

{{Relevé météo
|titre=Relevé météorologique de Rhodes
|source='''[http://www.reseaumeteo.fr/climat.php?ville=Rhodes Le climat à Rhodes] (moyennes mensuelles)'''
|tmax-jan=15.1    |tmoy-jan=    |tmin-jan=8.8
|tmax-fev=15.2    |tmoy-fev=    |tmin-fev=8.8
|tmax-mar=16.8    |tmoy-mar=    |tmin-mar=10.1
|tmax-avr=20.0     |tmoy-avr=    |tmin-avr=12.5
|tmax-mai=24.2    |tmoy-mai=   |tmin-mai=15.8
|tmax-jui=28.4    |tmoy-jui=    |tmin-jui=19.9
|tmax-jul=30.5    |tmoy-jul=   |tmin-jul=22.3
|tmax-aou=30.7    |tmoy-aou=    |tmin-aou=22.7
|tmax-sep=28.2    |tmoy-sep=    |tmin-sep=20.5
|tmax-oct=24.5   |tmoy-oct=   |tmin-oct=16.9
|tmax-nov=20.1     |tmoy-nov=    |tmin-nov=13.2
|tmax-dec=16.6    |tmoy-dec=    |tmin-dec=10.4
|prec-jan=149 |pluie-jour-jan=15
|prec-fev=105 |pluie-jour-fev=12
|prec-mar=75 |pluie-jour-mar=10
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|prec-mai=18 |pluie-jour-mai=4
|prec-jui=2 |pluie-jour-jui=1
|prec-jul=0 |pluie-jour-jul=0
|prec-aou=0 |pluie-jour-aou=0
|prec-sep=5 |pluie-jour-sep=1
|prec-oct=65 |pluie-jour-oct=6
|prec-nov=94 |pluie-jour-nov=9
|prec-dec=157 |pluie-jour-dec=15
|tmax-ann=22.5
|tmoy-ann=
|tmin-ann=15.2
|prec-ann=696
|pluie-jour-ann=80
}}

[[Fichier:Climat-rhodes.png|center|500px|thumb|Courbes du climat de Rhodes.]]

== Notes et références ==
{{Références|colonnes=2}}

== Voir aussi ==
{{Autres projets|commons=Category:Rhodes}}
=== Bibliographie<!--liste non exhaustive --> ===
;Antiquité :
* [[Pline l'Ancien]] ''Histoire naturelle'', XXXIV.
* V. Gabrielsen, ''The Naval Aristocracy of the Hellenistic Rhodes'', Aarhus, 1977.
* C. Mee,'' Rhodes in the Bronze Age: An Archaeological Survey'', Warminster, Aris and Phillips, 1982.
* E. E. Rice, ''The Rodian Navy in the Hellenistic Age '', dans ''Actes du Colloque international : Rhodes 24 siècles'', Rhodes {{1er}}-5 octobre 1992, Athènes, 1996, {{p.|199-219}}.
* W. Hoepfner, ''Der Koloss von Rhodos und die Bauten des Helios. Neue Forschungen zu einem der sieben Weltwunder'', Mainz am Rheim, 2003.
* N. Badoud, ''L'Image du Colosse de Rhodes'', MonPiot 91, 2012, {{p.|5-40}}.
* T. Marketou, ''Time and Space in the Middle Bronze Ag Aegean world: lalysos (Rhodes) A gateway to the Eastern Mediterranean'' dans : S. Souvatzi, A. Hadji (eds), ''Space and Time in Mediterranean Prehistory Routledge, Routledge Studies in Archaeology'', 2013, {{p.|193-212}}.
* M. Michalaki-Kollia, ''À la recherche de l'ancienne Rhodes, que les Hospitaliers trouvèrent à leur arrivée'', dans ''Rhodes et les Chevaliers de Rhodes 1310-2010'', Actes du colloque de Rhodes 28 et 29 mai 2010, Flavigny-sur-Ozerain, 2013, p. 7 à 29.
* Mélina Filimonos-Tsopotou (directrice honoraire de la {{22e|éphorie}} des Antiquités de Rhodes), Anne Coulié (conservatrice en chef au musée du Louvre), Vasiliki Patsiada, Toula Marketou, Kalliopi Baïrami (archéologues) ''Rhodes une île grecque aux portes de l'Orient'', dans : ''[[Archéologia]]'', {{n°|526}}, novembre 2014, « Dossier Rhodes » p. 28-63/82.p.
* [https://www.academia.edu/2423813/Orientalizing_Rhodian_Jewellery_in_the_Aegean= Sideris A., ''Orientalizing Rhodian Jewellery in the Aegean''], [http://www.ehw.gr/l.aspx?id=10632= ''Cutlural Portal of the Aegean Archipelago''], Athènes, 2007.
* {{ouvrage|langue=fr|prénom1=Anne|nom1=Coulié|lien auteur1=|responsabilité1=|directeur1=|prénom2=|nom2=|lien auteur2=|responsabilité2=|directeur2=|et al.=|traducteur=|illustrateur=|préface=|photographe=|titre=Rhodes,une île grecque aux portes de l'Orient |sous-titre=|lien titre=|titre original=|numéro d'édition=|collection=|série=|numéro dans collection=|lien éditeur=|éditeur=Éditions Somogy|lieu=|année=2014|mois=novembre|jour=23|année première édition=|réimpression=|tome=|volume=|titre volume=|pages totales=|format=|isbn=978-2-757-20883-0|isbn2=|isbn3=|issn=|issn2=|issn3=|oclc=|bnf=|lccn=|dnb=|partie=|numéro chapitre=|titre chapitre=|passage=|présentation en ligne=|consulté le=|id=|libellé=|référence=|référence simplifié=|COins=}}<ref>Catalogue de l'exposition éponyme, musée du Louvre, 14 novembre 2014 au 9 février 2015.</ref>.
;Histoire moderne :
* Nicolas Vatin, ''Rhodes et l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem'', Paris, CNRS éditions, 2000, 119 p.
; Guides touristiques :
* Guide vert Michelin
* Guide du Routard

=== Articles connexes ===
* [[Rhodes (ville)]]
* [[Acropole de Rhodes]]
* [[Colosse de Rhodes]]
* [[Dodécanèse]] | [[Liste des îles du Dodécanèse]]
* [[Pérée rhodienne]]
;Antiquité romaine
* [[Antiquité tardive]], [[Gouverneur romain]], ''[[Notitia dignitatum]]'',
* [[Liste des diocèses de l'Empire romain|Liste des diocèses de l'Empire romain tardif]], [[Liste des provinces romaines#Liste des provinces romaines sous le Bas-Empire|Liste des provinces du Bas-Empire]]

=== Liens externes ===
* {{pdf}} Denis Bocquet, [http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/13/11/46/PDF/BocquetRhodes1912.pdf « Rhodes 1912 : Les mésaventures du Général d'Ameglio »], ''Cahiers de la Méditerranée'', 2004.

{{Palette|Rhodes|Kallikratis Égée-Méridionale|Îles du Dodécanèse}}
{{Portail|îles|archéologie|Monde byzantin|Hospitaliers|mer Méditerranée|Grèce}}

[[Catégorie:Rhodes|*]]
[[Catégorie:Rhodes pendant l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem]]