Revision 80039950 of "La Rive-Nord" on frwiki

{{À sourcer|date=avril 2012}}
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'''''La Rive-Nord''''' était un [[journal]] qui desservait la rive nord de la [[rivière Saguenay]] au [[Québec]].

== Historique ==

Le défunt journal ''La Rive-Nord'', de [[Saguenay]], a été fondé en [[1987]], par Julien Vachon, [[éditeur]] et propriétaire, après avoir passé quelques années au sein du ''Progrès du Saguenay ltée'' (maintenant sous l'égide de [[Groupe Gesca]], [[filiale]] de [[Power Corporation]]), en tant que coordonnateur de la publicité coop et deuxième estimateur à l'imprimerie commerciale.  Julien est le fils de Gaston Vachon, le président fondateur des journaux ''[[Le Quotidien (Saguenay)|Le Quotidien]]'' et ''[[Progrès-Dimanche]]''.

Désireux de créer son propre journal depuis longtemps, c'est à l'âge de 27 ans qu'il fonde ''Les Publications Pro-Nord inc.'', appuyé financièrement par un groupe d'hommes d'affaires de la région et décide de lancer sa propre publication sous le titre de ''La Rive-Nord'', dont le tirage s'établira à 12,000 exemplaires.  Le journal est distribué gratuitement dans tous les foyers de la rive nord du Saguenay et sa zone de distribution s'étend de [[Sainte-Rose-du-Nord]] jusqu'à [[Larouche]], près d'[[Alma]], au [[Lac-Saint-Jean]].

Avec son compagnon, Jean Girard, il crée un réseau de distribution par [[camelots]], qui sillonneront tous les foyers desservis par le journal. [[Postes Canada]] participe également à sa distribution, dans les secteurs ruraux, non accessibles par les petits porteurs du journal.

D'abord bimensuelle, ''La Rive-Nord'' traite d'information locale. Sa survie dépend uniquement des annonceurs qui se joindront à la publication.

Jean Girard, ayant peu de connaissance en matière de publication, n'arrive pas à s'intégrer à ce genre d'entreprise. Après quelques mois seulement, il est dans l'obligation de quitter l'éditeur, préférant poursuivre ses études en administration.

Plus tard, Julien Vachon, débordé de travail, retient les services de son frère Dany, à titre d'éditeur adjoint. Par la suite, il lui vend des actions et ce dernier devient copropriétaire, pendant qu'il poursuit ses études universitaires en [[droit]]. Il seconde l'éditeur dans presque tous les domaines allant même jusqu'à signer une [[chronique]] sur le [[cinéma-maison]].

Tout comme dans le lancement d'une nouvelle entreprise, l'éditeur de ''La Rive-Nord'' est l'homme à tout faire dans celle-ci, ses ressources financières étant limitées, Julen Vachon voit à tout, en participant à la vente de [[publicité]], à la couverture de [[conférences de presse]], au montage des pages (lire conception graphique) et tient une chronique généraliste, dite à [[potins]], intitulée ''D'une rive à l'autre''.

Toutefois, à l'aide de subventions à l'emploi, dont le programme est appuyé par l'intervention du député fédéral de la [[Circonscription électorale (Canada)|circonscription]] de [[Roberval—Lac-Saint-Jean]], Clément Côté, l'éditeur s'adjoint les services de Marjolaine Vézina, une fraîche diplômée en [[journalisme]] de l'[[Université Laval]], libérant ainsi celui-ci de la direction de la rédaction du journal. Cette dernière verra à l'embauche d'un journaliste supplémentaire en la personne de Claude Paradis, lui également, nouvellement diplômé en journalisme, ainsi que des collaborateurs et [[pigistes]] qui contribueront efficacement à la rédaction tout entière de la publication.

À l'intérieur des pages de ''La rive-Nord'', on retrouve, en plus de l'information micro-locale, une variété de chroniques traitant de [[justice]], de [[chiropractie]], de [[chasse]], de [[pêche]] et de l'histoire des municipalités desservies par le journal (cette dernière était sous la signature de la célèbre [[historienne]] [[Russel-Aurore Bouchard]]) ainsi que plusieurs autres. Le journal a même une page destinée aux jeunes et moins jeunes où figurent des articles sur la [[science]] et des jeux de toutes sortes. 

En collaboration avec l'Hôpital de Chicoutimi, le journal organise un concours récurrent mensuellement afin de proclamer un nouveau-né, ''Bébé du mois'' alors que les ''nouveaux'' parents recevaient un ensemble de prix-cadeaux offerts pas les marchands de la région participant à cette promotion unique et insolite.

Dès le lancement du journal, Mario Lacroix, aujourd'hui devenu [[caricaturiste]] au journal [[Le Quotidien (Saguenay)|Le Quotidien]], remarque tout de suite la publication et y porte un grand intérêt, si bien qu'il décide alors d'offrir ses services en illustration comme [[caricaturiste]] pour le journal, maquettes d'illustrations en main, afin de prouver illico ses talents d'illustrateur. L'éditeur l'engage sur le champ en lui confiant aussitôt un sujet à illustrer pour la prochaine publication.

Sitôt ''La Rive-Nord'' lancée, les [[pompes funèbres|entreprises funéraires]] trouvent l'idée tant intéressante qu'elles lui confient la publication des ''avis de décès'' des défunts qui résident dans les municipalités desservies par le journal.

À son sommet, le journal compte une douzaine d'employés permanents. Au total, cinq conseillers en [[publicité]] visitent régulièrement les gens d'affaires de la rive nord, mais aussi ceux de la rive sud afin de les voir annoncer leurs produits et services dans les pages du journal.

La ''Rive-Nord'' reçoit l'appui des postes de radio de la région. Mais c'est [[Louis Champagne]], annonceur vedette de l'ancien poste CJMT de [[Chicoutimi]], qui utilise le plus le journal, en résumant tôt le matin, les [[manchettes]] figurant dans l'édition dont il reçoit une copie de privilège, dès la sortie de presse, et ce, pendant la nuit. Une alliance est même créée avec le propriétaire du poste de radio, Pierre Tremblay, afin que chacun utilise le média de l'autre à des fins promotionnelles.

(Suite à venir)

{{Portail Québec}}

[[Catégorie:Presse écrite québécoise disparue]]