Revision 86672577 of "Park Geun-hye" on frwiki{{nom asiatique|Park|langue=[[coréen]]|nom complet=Park Geun-hye}}
{{à sourcer}}
{{Infobox Politicien
| charte =
| nom = Park Geun-hye<br /> 박근혜<br />朴槿惠
| image = 2007 Park Guen Hye.png
| image taille = 200
| légende =
| fonction1 = Députée de l'[[Gukhoe|Assemblée nationale de la République de Corée]]
| a partir du fonction1 = {{Date|30|mai|2012}}
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}}
'''Park Geun-hye''' est une [[femme politique]] [[Corée du Sud|sud-coréenne]] née le [[2 février]] [[1952]] à Samdeok-dong dans la division administrative de [[Jung-gu (Daegu)|Jung-gu]] de la ville de [[Daegu]]. Ancienne présidente du premier parti d'opposition, le ''[[Grand parti national]]'' (GPN, conservateur), elle est la fille de l'ancien dictateur militaire [[Park Chung-hee]] (qui dirige la Corée du Sud entre [[1962]] et [[1979]]) et de Yuk Yeong-su. Depuis [[1998]], elle est membre de l'Assemblée nationale sud-coréenne.
== Enfance et études ==
Née à Samdeok-dong, dans le district de [[Jung-gu (Daegu)|Jung-gu]] à [[Daegu]], Park Geun-hye est le premier enfant de [[Park Chung-hee]] et [[Yuk Young-soo]]. Elle a un frère et une sœur : son frère cadet [[Park Ji-man]] qui a été inculpé à plusieurs reprises pour des usages illicites de drogues est l'actuel PDG de la société [[EG corporation]] et sa sœur cadette [[Park Seo-yeong]] est l'actuelle directrice exécutive de la[[Yookyoung foundation]].
Geun-hye sort diplômée du lycée Seongsim de [[Daegu]] en 1970, et obtient une licence en [[génie électrique]] de l'[[université Sogang]] en 1974. Sa mère meurt assassinée la même année et Park tient alors le rôle de première dame de la Corée du Sud au côté de son père jusqu'à l'assassinat de ce dernier en [[1979]]. Park est présidente de l'[[université Yeungnam]] de 1982 à 1991. Elle obtient un doctorat de l'université de la culture chinoise en [[République de Chine (Taïwan)]] en [[1987]].
== Présidente du GPN ==
Park continue ensuite sa carrière politique en étant élue au parlement pour la première fois en 1998. Le 14 mai 2010, Park Geun Hye s'était rendue en [[Corée du Nord]] où elle avait diné avec le leader nord-coréen [[Kim Jong Il]] lui-même. De retour à Séoul, elle annonça qu'elle avait demandé à Jong Il s'il allait venir visiter la Corée du Sud comme il en avait convenu durant le sommet historique de juin 2000 avec le président sud coréen [[Kim Dae Jung]]. "Il a répondu qu'il honorera sa promesse" avait-elle ensuite déclaré. Elle est élue présidente du GPN en 2004 jusqu'en juin 2006. Lors de la campagne pour les élections locales du 31 mai 2006, Park est blessée au visage sur une profondeur de 1 à 3 centimètres et sur 10 centimètres de long<ref>{{en}} [http://english.chosun.com/w21data/html/news/200605/200605210002.html ''GNP Chairwoman 'Stable' After Slasher Attack''], [[Chosun Ilbo]], 21 mai 2006.</ref>, créant un élan de sympathie en faveur du [[Grand parti national]] qui a largement remporté ce scrutin.
Le 12 février 2007, Park fait une visite très médiatisée à l'[[université Harvard]] dans le [[Massachusetts]]. Sa visite se termine par une conférence dans une salle comble à la [[Kennedy School of Government]] disant qu'elle voulait sauver la Corée et plaidait pour un renforcement des relations entre la [[Corée du Sud]] et les [[États-Unis]].
== Primaires de 2007 ==
Park se présente à la primaire du GPN pour obtenir l'investiture du parti lors de l'[[Élection présidentielle sud-coréenne de 2007|élection présidentielle de décembre 2007]]. Elle est opposée à [[Lee Myung-bak]].
Lors de la campagne, Park déclare que le coup d'État fait par son père le 16 mai 1961 était une « révolution pour sauver le pays ». Park s'excuse de la répression exercée alors contre les militants démocrates<ref>{{en}} [http://english.kbs.co.kr/news/newsview_sub.php?menu=2&key=2007071917 ''Park Calls 1961 Coup 'Revolution' to Save Nation''], [[Korean Broadcasting System|KBS]], 19 juillet 2007.</ref>.
Park est battue, le 19 août 2007, lors de la primaire avec 48,1 % des voix contre 49,6 % pour Lee<ref>{{en}} [http://www.angus-reid.com/polls/view/lee_surges_after_win_in_south_korean_primary/ ''Lee Surges After Win in South Korean Primary''], sur le site Angus Reid Consultants, 31 août 2007.</ref>.
== Politiciens pro-Park ==
Après l'élection présidentielle de 2007, le président Lee Myung-bak forme un gouvernement constitué de ses proches. Les supporters de Park critiquent ce qu'ils considèrent comme des représailles politiques à leur encontre et quittent le GPN pour former deux partis : l'Alliance pro-Park ({{lang-ko|친박연대}}; Chinbak Yeondae) et Solidarité avec les indépendants pro-Park ({{lang-ko|친박 무소속 연대}}; Chinbak Musosok Yeondae). Park Geun-hye choisit de rester au GPN tout en soutenant les deux partis. Après les élections générales de 2008, les « rebelles » remportent 26 sièges : 14 pour l'Alliance et 12 pour la Solidarité. Actuellement, la plupart d'entre eux sont revenus au GPN qui compte environ 60 députés pro-Park.
== Les élections municipales de Séoul en octobre 2011 et le retour de Park Geun-hye ==
La popularité de Park baisse suite à son opposition à Lee Myung-bak et son administration, ainsi qu'à son inactivité durant les municipales mais reste la personnalité politique la plus populaire de Corée du Sud. Elle est d'ailleurs en 2010 la favorite pour être la prochaine présidente.
Park Geun Hye s'est mise en retrait par rapport à son parti, le GPN.
Cependant, lors des élections municipales de Séoul d'octobre 2011, Park offrit son soutien à [[Na Kyung-won]], candidate du GPN au poste de maire de Séoul face à [[Park Won-Soon]] soutenue lui par [[Ahn Cheol-soo]] un universitaire et chef d'entreprise très populaire en Corée du Sud. Cependant, ce sera [[Park Won-Soon]], réputé pour son engagement dans les associations citoyennes dénonçant la corruption de l'élite dirigeante.
Cette victoire de Park Won-Soon, un activiste n'ayant jamais fait de politique va inquiéter toute la classe politique sud-coréenne et être à l'origine d'importants mouvements de réforme des partis politiques sud-coréens. De plus, plusieurs sondages donnent Ahn Cheol-soo pour favoris des présidentielles.
Le 29 novembre, le GPN, le parti au pouvoir, a tenu une réunion dans le but de débattre de la direction à prendre pour son avenir. Affecté par son échec cuisant, il a vu en effet l’impératif de rénovation s’imposer à lui. Ainsi, 150 députés et 60 présidents des conseils de membres du parti se sont rassemblés pour mener de vifs débats sur plusieurs sujets épineux. Dès lors, l'équipe dirigeante à la tête du parti démissionnera. [[Hong-Joon-pyo]], le chef du parti lui-même se retirera. S'amorce alors un débat pour savoir ce qu'il fallait faire du parti : le réformer en profondeur ou le dissoudre et en reformer un autre.
Les réformistes et le groupe des juniors réclament la mise en place d'une commission d'urgence et la nomination de Park Geun-hye au poste de présidente tandis qu'un autre groupe de députés proches du président [[Lee Myung-bak]] appelle à la formation d'un nouveau parti. En effet, il n'était pas question pour Lee Myung-bak que sa rivale, Park Geun-hye dirige le parti ce qui pourrait mettre à mal les relations entre le GPN et le gouvernement.
Le 15 décembre, l'idée des réformistes et du groupe des juniors sera retenue par le parti : le parti changera ses statuts pour permettre à Park Geun-hye d'en prendre les rênes et un Comité d'Urgence qui remplacera le Conseil Suprême du Parti sera mis en place. Ainsi, la candidate favorite pour la présidentielle de 2012 va provisoirement prendre la tête du parti afin de le remettre sur les rails, avant l'échéance de 2012. En effet, jusqu'à présent, le parti ne pouvait être dirigé par un candidat à la présidentielle.
La fille aînée de l’ancien dictateur [[Park Chung-hee]] s’entretiendra avec les membres réformistes de la formation conservatrice afin de définir une stratégie de restructuration. Ensemble, ils décidèrent de tout faire pour consolider le parti, plutôt que de le dissoudre. Cela implique, entre autres, d'en changer la structure, le processus de nomination et peut-être même le nom.
== La mort de Kim Jong-Il ==
Le 19 décembre 2011 à midi, les médias nord-coréens révélèrent que le dictateur [[Kim Jong-Il]] avait perdu la vie le samedi 17 décembre 2011 suite à une crise cardiaque. Son fils [[Kim Jong-eun]] est alors chargé de lui succéder.
Cependant, la Corée du Sud, le Japon, les États-Unis, la Chine et la Russie sont en état d'alerte craignant que la mort de Kim Jong-Il ne provoque une situation d'instabilité difficile à gérer pendant la période de transition.
Park Geun-hye avait alors déclaré : {{Citation|Nous devons trouver des mesures approfondies pour nous préparer à tous les scénarios possibles, même s'il y a seulement 0,1 % de chances que ça arrive [...]. Je pense que c’est le moment de faire des efforts pour les partis afin d’assurer la sécurité nationale}}.
Les leaders des principaux partis se sont également rencontrés dans la journée pour coordonner leurs efforts face à cette situation périlleuse.
Mardi 20 décembre, [[Séoul]], sur ordre de Lee Myung-bak, a exprimé ses condoléances « au peuple de Corée du Nord » pour la disparition de leur cher leader. Néanmoins, Lee Myung-bak refuse d'envoyer une délégation officielle pour les funérailles de Kim Jong-Il, même s'il autorise quelques éminents citoyens sud-coréens (comme l'épouse de [[Kim Dae-Jung]] ou l'ex-présidente de Hyundai) à s'y rendre.
Park Geun-hye décide de soutenir la position du gouvernement pour ne pas, dit elle, créer un sentiment de division au sein de la société sud-coréenne. Cette position est rapidement suivie par les autres partis politiques du pays.
== La création du Parti Saenuri et les législatives du 11 avril 2012 ==
Dès l’annonce de sa composition le 27 décembre, le comité d’urgence dirigé par Park Geun-hye, accélère son rythme de travail pour préparer le plan de réformes du GPN, le parti au pouvoir. En interne, Park Geun-hye lance des discussions dans le but de préparer la réforme du parti (programme, relations avec le peuple, candidatures...). De plus, en raison du fait que le GPN était embourbé dans un [[scandale]] mettant en cause plusieurs hauts dirigeants du parti qui auraient commandité un piratage à l'encontre du site Internet utilisé pour informer les citoyens de l'endroit où il devaient se rendre pour voter lors des municipales de Séoul ou encore la distribution de plusieurs pots-de-vin, plusieurs dirigeants du parti furent poussés vers la sortie par Park Geun-hye. Cette dernière s'était montrée en effet très sévère face à ce scandale.
Ensuite, Park Geun-hye décida de remplacer au cours des élections législatives 25 % des députés du GPN encore en poste et de conduire une primaire populaire pour choisir 80 % des candidats. Et dès la fin janvier, plusieurs nouveaux venus se sont massivement inscrits dans le but de représenter le parti aux [[Élections législatives sud-coréennes de 2012|législatives]].
Toujours sur le chemin de la réforme, Park Geun-hye a officiellement annoncé le 2 février que le GPN se nommerait [[Parti Saenuri]] ([[Saenuridang]], « parti pour une nouvelle nation et un nouveau monde ») et qu'il fusionnera avec un autre parti conservateur : l'[[Alliance pour l'Espoir dans l'Avenir]], un petit parti réunissant des proches de Park Geun-hye faisant ainsi passer le nombre de sièges détenus à l'Assemblée nationale par le parti gouvernemental de 166 à 174.
Le parti au pouvoir décide également d'adopter un nouveau programme économique en faveur de la "démocratie économique". En fait, le nouveau programme économique du Parti Saenuri se base sur 3 fondements : la [[sécurité sociale]], l'[[emploi]] et l'[[économie de marché]] équitable. Pour cela, le parti souhaite renforcer le rôle du gouvernement dans le domaine économique pour optimiser l'efficacité de l'économie de marché et instaurer un ordre de marché équitable et transparent. Il s'agit également de réformer les [[chaebols]] (conglomérats sud-coréens inspirés des zaibatsu japonaises d'avant la [[Guerre en Asie et dans le Pacifique]] (dont la direction était réservée à une seule et même famille)) pour permettre le développement des [[Petites et moyennes entreprises|PME]], et d'augmenter les taxes sur les hauts revenus.
Cependant, ce programme économique assombrit les relations entre le parti et l'exécutif. En effet, ce programme économique va à l'encontre de la politique de [[Lee Myung-bak]] qui a pour but de créer un environnement plus favorable aux affaires.
Park Geun-hye va également à l'encontre de la politique de [[Lee Myung-bak]] concernant la Corée du Nord. Ce dernier a en effet adopté une approche hostile à la Corée du Nord remettant en cause la [[politique du rayon de soleil]] de [[Kim Dae-jung]] qui prône le rapprochement entre les deux Corée. Park Geun-hye a décidé de faire une synthèse entre ces 2 approches. L'approche de Park Geun-hye, surnommée [[Trustpolitik]] concilie en effet d'un côté les négociations pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne et de l'autre le soutien au rapprochement pacifique. Il s'agit ainsi d'encourager la Corée du Nord à mener des réformes pour son ouverture économique.
Park Geun-hye fait donc tout pour se démarquer de Lee Myung-bak. Cependant, la présidente du principal parti d'opposition, le [[Parti démocrate unifié]] (PDU), [[Han Myung-sook]] a accusé Park d'avoir toléré les scandales financiers ayant mis en cause plusieurs proches du président en restant passive. Or cette affirmation est démentie par le fait que Park a depuis son arrivée à la tête du parti lutté contre la corruption et poussé vers la sortie les membres du parti mis en cause par les scandales.
Cependant, Han Myung-sook pointe également du doigt la politique nord-coréenne de Lee Myung-bak qu'elle considère comme un échec total. Elle propose de relancer le dialogue intercoréen, de signer un accord de coopération économique entre les deux pays, de normaliser les relations entre les deux états et de pousser le Japon à faire de même, de créer une structure militaire intercoréenne et d'organiser des sommets intercoréens réguliers.
Le 31 mars, alors que la campagne électorale bat son plein, un scandale touche le gouvernement. En effet, le service en charge de l’éthique des fonctionnaires, un service qui était placé sous l’autorité du Premier ministre au moment des faits est accusé d'avoir surveillé illégalement des civils (fonctionnaires, hommes politiques, journalistes). Plusieurs milliers de cas de surveillance par le service en question ont été révélés. Park Geun-hye a décidé de prendre ses distances à l'égard du gouvernement de Lee Myung-bak (dont elle était l'adversaire aux primaires du GPN en 2007) et de réclamer la nomination de procureurs indépendants pour enquêter sur le scandale. Elle réclame également des sanctions sévères à l'égard des personnalités concernées ainsi que la démission du ministre de la Justice [[Kwon Jae-jin]] qui était au moment des faits secrétaire en chef aux affaires civiles, un poste directement concerné par le scandale.
Le PDU, a également soutenu les propositions du parti Saenuri à ce sujet. L'enquête révèle même que ces pratiques de surveillance illégale de civils étaient davantage répandues sous la présidence de [[Roh Moo-hyun]], prédécesseur de Lee Myung-bak et affilié au Parti Démocrate.
De plus, à quelques jours du vote décisif et alors que les partis politiques se mobilisent sur le terrain pour convaincre les indécis, une nouvelle affaire touche le PDU. [[Kim Yong-min]] qui se présente aux élections comme candidat du PDU dans la circonscription de Nowon, au nord de Séoul se retrouve au centre d'une controverse. En effet, il lui est reproché de s’être permis des plaisanteries jugées déplacées envers les femmes, les personnes âgées ou encore les protestants.
Dans les sondages, le [[Parti Saenuri]] a réussi à rattraper son retard sur son rival le PDU. Un retard provoqué par l’impopularité du président Lee Myung-bak, accusé d'avoir creusé les inégalités au sein du pays, de mener une politique en faveur des chaebols qui écrasent les PME et de manipuler les médias. Park Geun-hye s'est montrée volontariste au cours de ces élections et a tenté de se démarquer de Lee Myung-bak en proposant un programme plus « social ». Elle a également tenté en réformant le parti de se débarrasser de l'image de « parti des riches » qu'il a acquis et ce dans le but également d'attirer un électorat plus jeune, l'électorat jeune qui avait permis la victoire de Park Won-Soon aux municipales de Séoul en octobre 2011.
Les derniers sondages annoncent cependant des résultats très serrés entre le Parti Saenuri et le PDU.
Finalement, les législatives se terminent par une victoire du Parti Saenuri. Ce dernier parvient en effet à conserver la majorité au parlement en obtenant 152 des 300 sièges aux législatives. Le parti d'opposition, le [[Parti Démocrate Unifié]] n'obtient que 127 sièges et son allié, le [[Parti Progressiste Unifié]] en obtient 13. Le Parti Saenuri a donc réussi à obtenir la majorité absolue, un véritable tremplin pour les élections présidentielles de décembre 2012.
De plus, Park Geun-hye a gagné en popularité ce qui lui permet de partir en candidate favorite pour les présidentielles.
A l'annonce de la victoire du Parti Saenuri, Park Geun-hye prononce un discours où elle promet de respecter cette deuxième chance que les sud-coréens ont accordé à son parti en respectant ses promesses électorales de faire une société plus juste et harmonieuse. Elle a également prévenu qu'elle mettrait tout en œuvre pour lutter contre la corruption au sein de la classe politique sud-coréenne et le système des factions au sein de son parti. De plus, dans le sillage du scandale de surveillance illégale des citoyens, Park Geun-hye a annoncé dans son discours qu’une loi pour la lutte contre les investigations illégales sur les citoyens serait rapidement mise en place.
La dirigeante du PDU, [[Han Myung-sook]], a quant à elle démissionné de son poste à la tête du premier parti d'opposition pour prendre ses responsabilités dans la défaite de son parti aux élections législatives.
== Vers l'élection présidentielle ==
=== Période post-législative, préparatifs des primaires ===
Le 17 avril, plusieurs proches d'[[Ahn Cheol-soo]] annoncent que ce dernier avait l'intention de présenter sa candidature à l’[[Élection présidentielle sud-coréenne de 2012|élection présidentielle de 2012]]. Son intégrité et le fait qu'il ne fasse pas partie de la classe politique sud-coréenne l'a rendu très populaire auprès de beaucoup de Sud-coréens, notamment les jeunes. Ahn Cheol-soo est donné au coude à coude avec Park Geun-hye dans plusieurs sondages. Sa candidature inquiète les partis politiques traditionnels comme le parti Saenuri et le PDU. Le PDU par le biais de [[Moon Sung-geun]], son président intérimaire, a invité ce dernier à participer aux primaires du parti pour désigner leur candidat à la présidentielle. En effet, aucun membre du PDU ne semble pouvoir battre Park Geun-hye aux élections.
Les proches de Park Geun-hye, dont [[Lee Hye-hoon]], une députée pro-Park, ont appelé Ahn Cheol-soo à officialiser sa candidature pour la présidentielle afin que les Sud-coréens puissent en savoir plus sur lui.
Le 19 avril, Park Geun-hye annonce que sa convention nationale visant à nommer sa nouvelle direction aura lieu le 15 mai. En effet, Park Geun-hye avait annoncé au lendemain des élections législatives qu'elle allait permettre au parti de retrouver une organisation « normale ». Ainsi, le comité d'urgence du parti est remplacé par une véritable direction. De plus, la charte du Parti Saenuri stipule qu'aucun membre de la direction du parti n'est autorisé à se présenter aux présidentielles. Or Park Geun-hye a l'ambition affichée de représenter le parti pour les présidentielles.
Mais elle n'est pas la seule à avoir cette ambition puisque [[Chung Mong-joon]], [[Lee Jae-oh]], ancien ministre chargé des relations avec le Parlement, et [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]], le gouverneur de la province de [[Gyeonggi]] envisagent de se présenter aux primaires du parti [[Saenuri]]. Mais celle que l'on appelle la « Reine des élections », Park Geun-hye, est largement favorite pour les présidentielles.
Dans le même temps, le nombre de députés du Parti Saenuri pour la nouvelle législature est passé de 152 à 150 : [[Kim Hyung-tae]], élu à [[Pohang]] a démissionné car accusé d'avoir tenté de violer la femme de son frère décédé il y a 10 ans, et [[Moon Dae-sung]] élu à [[Busan]] a fait de même car il est soupçonné d’avoir plagié sa thèse de doctorat.
Dès le 23 avril, plusieurs candidats potentiels à la primaire du parti Saenuri pour désigner son candidat aux présidentielles demandent de choisir le candidat du parti au moyen d’une primaire à 100 % ouverte, qu’ils baptisent en anglais « Open Primary ».
Cependant Park Geun-hye s'oppose fermement à ce nouveau système et souhaite préserver l'ancien. Jusque là, le candidat était en effet désigné par le vote des adhérents et d’un collège d’électeurs ainsi que par les sondages d’opinion. C'est un sytème favorable à Park Geun-hye.
Le 29 avril, [[Chung Moong-joon]] fils de Chung Ju-young, le fondateur du conglomérat [[Hyundai]], a présenté sa candidature aux primaires du parti Saenuri pour tenter d'être le candidat du parti aux présidentielles ce qui fait d'ailleurs de M. Chung le deuxième poids lourd du parti à présenter officiellement sa candidature dans la course à l'investiture du Saenuri, après [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]], le gouverneur du [[Gyeonggi]]. Chung est un vétéran de la politique, sept fois élu député, ainsi que l'un des principaux actionnaires du plus grand constructeur de bateaux au monde, [[Hyundai Heavy Industries]]. Il a mis en avant son expérience dans la gestion des entreprises. Il a promis de promouvoir la responsabilité sociale des entreprises, une distribution plus équitable des richesses et une plus grande mobilité sociale et d'engager une réforme politique pour mettre fin à la corruption, au régionalisme et aux batailles entre factions.
Le 10 mai, un troisième candidat rejoint officiellement la course à l'investiture du Saenuri : [[Lee Jae-oh]], qui en est à son 5{{e}} [[mandat politique|mandat]] de [[député]] et fait partie des proches du président [[Lee Myung-bak]]. Ce poids-lourd de la majorité a appelé à des réformes politiques. Il s’agit notamment de transformer le mandat présidentiel pour le faire passer de cinq ans non renouvelable comme actuellement à quatre ans renouvelable une fois, de réduire le nombre des députés à 200 contre 300 actuellement et d’éradiquer la corruption et les irrégularités. Ainsi, il promet de réviser la Constitution six mois après son investiture à la tête de l’État et de réduire son propre mandat présidentiel à trois ans, pour que les législatives et la présidentielle aient lieu la même année.
Pour Lee Jae-oh, le système présidentiel actuel dans lequel tous les pouvoirs sont entre les mains du chef de l’Etat est un sérieux problème. Il faudrait donc selon lui que le président serve de chef de l’État en charge de la diplomatie et de la défense nationale et que le cabinet s'occupe de la politique intérieure.
=== Pouvoir de Park Geun-hye renforcé au sein du Parti Saenuri ===
Lors de la convention nationale du Parti Saenuri, le 15 mai, une nouvelle équipe dirigeante est choisie. Les postes clef de la nouvelle direction sont à présent tous occupés par des membres sympathisants de Park. [[Lee Hahn-koo]], ancien fonctionnaire du ministère des Finances, qui est également proche de Park Geun-hye et qui est même surnommé son « tuteur privé en économie » est nommé chef du groupe parlementaire du Saenuri. Celui qui occupe le poste de dirigeant de la formation est [[Hwang Woo-yeo]], un autre pro-Park et ancien chef du groupe parlementaire. De même une grande majorité des postes de chef des comités régionaux qui se sont constitués à la suite des législatives d'avril sont également occupés par des membres pro-Park. Le 21 mai, le député [[Suh Byung-soo]] est choisi comme secrétaire général du Parti Saenuri par le comité suprême de la formation conservatrice. Il est lui aussi un pro-Park. Ainsi le parti Saenuri est largement contrôlé par Park Geun-hye et ses partisans.
La nouvelle [[Gukhoe|Assemblée nationale]] (Gukhoe) débute son mandat le 30 mai. Le parti majoritaire, le parti Saenuri annonce dès lors 12 projets de loi. Il s'agit avant tout de mesures sociales et censées favoriser le pouvoir d'achat.
Le Saenuri entend notamment faire passer une loi contre la discrimination des travailleurs irréguliers, selon laquelle les travailleurs à temps partiel et en CDD doivent bénéficier des mêmes traitements que leurs collègues en CDI. Par ailleurs, le parti propose d'empêcher, à partir de 2015, les entreprises de service public de recourir à des contrats irréguliers pour des tâches régulières et à long terme. La prise en charge des traitements contre le cancer et l'augmentation des aides pour les gardes d'enfants figurent également dans ces projets de loi.
Ces mesures sociales, faites en accord avec le programme du parti au cours de la campagne pour les législatives pourraient être un atout pour le candidat du parti Saenuri à la présidentielle.
Mais le candidat conservateur part aussi avec un véritable désavantage. Le podcast politique satirique le plus populaire de Corée du Sud, [[Naneun Ggomsuda]] (« Je suis un combinard ») mène une sorte de campagne contre le parti conservateur. En effet ce podcast tourne en dérision [[Lee Myung-bak]] accusé de contrôler les médias sud-coréens en ayant recours à des moyens financiers depuis son arrivée au pouvoir en 2007. Cette émission tente de mobiliser les électeurs progressistes et les unifier sous la devise : « Tout sauf Park » (en référence à Park Geun-hye, favorite du parti Saenuri pour la présidentielle et fille du dictateur [[Park Chung-hee]]. Cependant, cette mobilisation n'a pas permis de battre le Parti Saenuri aux élections législatives, puisque mené par Park Geun-hye, il réussit à obtenir de nouveau la majorité au parlement.
D'ailleurs, un sondage de [[KBS]] réalisé le 30 mai sur un échantillon de 1000 personnes donne Park Geun-hye en tête avec 36,5 % des personnes interrogées qui affirment vouloir voter pour elle, 22 % pour [[Ahn Cheol-soo]] et 11 % seulement pour [[Moon Jae-In]] du [[Parti démocrate unifié|PDU]]. La marge d'erreur est de 3 % environ. En ce qui concerne les partis eux-même, le parti au pouvoir, Saenuri, recueille plus d'opinions favorables que le parti d’opposition PDU, avec 40,2 % contre 31,7 %.
C'est donc en favorite de l'élection que Park annonce sa candidature aux primaires de son parti le 10 juillet 2012 dans la matinée sur la place de Time Square dans l’arrondissement de [[Yeongdeungpo]] à [[Séoul]]. Elle a pour slogan le « Pays où mon rêve se réalise » et elle met l'accent sur le "changement", l'"espoir" et l'"avenir". Son objectif étant "le bonheur du peuple".
=== Les primaires du Parti Saenuri ===
Si Chung Mong-joon et Lee Jae-oh ont renoncé à se présenter aux primaires du parti Saenuri, cela n'a pas découragé [[Kim Tae-ho]], l'un des plus jeunes députés du Saenuri et ancien gouverneur de la province de Gyeongsang du Sud à présenter sa candidature le 11 juillet 2012 à Séoul, au mémorial du militant indépendantiste [[An Jung-geun]]. Le 12 juillet, c'est au tour de [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]], gouverneur de la province de [[Gyeonggi]].
Cependant ces deux rivaux de Park Geun-hye semblent à priori avoir peu de chances de remporter les primaires, Park étant en effet largement donnée favorite. C'est ainsi que Park Geun-hye a pu démarrer sa campagne sereinement. Dès le lendemain de sa déclaration officielle elle s'est en effet rendue à Daejeon au centre du pays pour y visiter le centre informatique du gouvernement. Une occasion pour elle de commencer à dévoiler son programme électoral. Les maîtres mots sont la transparence, le partage, la coopération et la communication.
Cependant un scandale pèse sur les primaires du Saenuri. Dans le cadre de l'affaire qui implique le frère de [[Lee Myung-bak]], [[Lee Sang-deuk]](accusé d'avoir reçu des pots-de-vins de la part de deux grandes caisses d'épargne dont la banque [[Solomon]], il a été arrêté et mis en détention provisoire, une première dans l'histoire de la Corée pour un frère de président), il a été révélé que [[Chung Doo-un]] (député du parti Saenuri) a servi d'intermédiaire entre Lee Sang-deuk et [[Lim Seok]] de la banque Solomon.
En effet il aurait transporté dans sa voiture l’argent que Lim a remis au frère de Lee Myung-bak peu avant la présidentielle de 2007. Il est aussi soupçonné d’avoir lui-même reçu des pots-de-vin de la part du chef de la même banque. Le parquet qui l'a d'ailleurs entendu a demandé au tribunal un mandat d’arrêt contre lui.
Cependant, pendant la session parlementaire, pour que le tribunal examine la demande du parquet afin de lancer ou pas un mandat d’arrêt contre un député, l’Assemblée nationale doit l’approuver. Cependant, la motion d’arrestation de Chung a été rejetée avec 74 voix pour, 156 contre et 31 abstentions.
Peu après le vote, les dirigeants du groupe du Saenuri à l’Assemblée ont annoncé qu’ils démissionneront tous de leur poste de direction pour assumer la responsabilité de ce rejet. [[Lee Hahn-koo]], président du groupe est même allé jusqu'à se déclarer honteux des résultats du vote, alors que son parti ambitionnait de rénover le Parlement (abandon de l’immunité parlementaire).
L'opposition n'hésite pas à s'en prendre à Park Geun-hye. Le président du groupe parlementaire du [[Parti démocrate unifié|PDU]], [[Park Jie-won]], a vivement critiqué le Saenuri en disant que sa promesse électorale concernant l’abandon des privilèges des députés n’était qu’un show politique.
Il a accusé Park Geun-hye de négliger ses devoirs de députée, n'ayant pas été présente au vote.
[[Shim Sang-jung]], la présidente du groupe parlementaire du [[PPU]] est quant à elle allée beaucoup plus loin accusant le Saenuri d'utiliser l'Assemblée comme bouclier pour protéger non pas Chung Doo-un mais Park Geun-hye elle même.
Cependant très vite, le parquet s'en prend également à Park Jie-won, numéro 2 du PDU. Le PDU proteste alors contre le parquet qu'il accuse de mener une enquête politique contre Park Jie-won.
Le 13 juillet, Park Geun-hye sort de son silence et exhorte Chung Doo-un à faire fi du vote de l’Assemblée et à se confronter de lui-même à la justice. Elle a rappelé sa promesse de supprimer l’immunité parlementaire. Elle souhaite cependant que le chef du groupe parlementaire du Saenuri Lee Hanh-koo qui a présenté sa démission revienne sur sa décision afin de finaliser ou d’approuver les projets de loi en cours. Lee Hanh-koo se laisse convaincre par Park Geun-hye et annonce le 16 juillet qu'il revenait sur sa démission. Ce dernier renouvèle la promesse du Saenuri de réformer l’Assemblée.
Dans le même temps, Park Geun-hye continue de mener sa campagne électorale. Le 14 juillet, elle s'est rendue dans un village situé dans la province de [[Jeolla du Sud]] ou elle a parlé avec les agriculteurs du développement des régions rurales.
Le 16 juillet, au cours d'un débat organisé par l’association des journalistes de la presse écrite et de la radiotélévision, Park Geun-hye est revenue sur les agissements de son père, [[Park Chung-hee]]. Elle a déclaré que le coup d'État du 16 mai 1961 organisé par son père avait été le meilleur choix possible pour ce dernier en raison de la situation de la Corée du Sud à ce moment. Elle a rappelé qu'il est à l'origine de l'industrialisation de la Corée du Sud dans les années 1960 et 1970.
Cependant, elle a déclaré se sentir encore maintenant confuse en pensant à tous ceux qui ont été victimes du régime dictatorial de son père, et elle leur a présenté ses excuses.
Park Geun-hye profite en effet de la nostalgie d'une partie de la population coréenne vis-à-vis de l’époque de l’industrialisation sous Park Chung-hee. Des anciens collaborateurs du dictateur ont refait leur apparition sur le devant de la scène politique. Park Geun-hye n'a pas hésité à s'entourer d'anciens collaborateurs de son père comme [[Kim Yong-hwan]], conseiller supérieur du Saenuri et ancien conseiller en politique économique de Park Chung-hee.
Les anciens collaborateurs de Park Chung-hee sont de retour dans les médias. C'est le cas par exemple de [[Chun Doo-hwan]], l'ancien président sud-coréen condamné à mort en 1996 (pour son coup d'état de 1979 qui a mis fin à la tentative de démocratisation du pays après l'assassinat de Park Chung-hee) mais gracié fin 1997. Il a en effet reçu les honneurs des élèves de l'école militaire. [[Han Kiho]], député du Saenuri et ancien général a même déclaré en parlant du coup d'état de Park Chung-hee : {{Citation|L'histoire nous dira peut être plus tard qu'il s'agissait d'une révolution pour sauver la patrie}}.
Une chaine de télévision sud-coréenne voulait également diffuser un feuilleton consacré à « l'homme Park Chung-hee ». Cependant elle annule ce projet après avoir été accusée de vouloir influencer la présidentielle.
Au cours du premier débat télévisé des primaires du Saenuri, les adversaires de Park (Kim Tae-ho, Kim Moon-soo et Ahn Sang-soo) ont critiqué celle-ci pour avoir qualifié le coup d’État de son père d’inévitable vu la situation du pays à l’époque.
Park Geun-hye en a profité pour exprimer son opinion vis-à-vis du président actuel, Lee Myung-bak (du même parti politique). Elle a critiqué le fait qu’il avait trop insisté sur la croissance quantitative au détriment du bien-être des classes populaires. Elle a rappelé sa promesse de « démocratisation économique ».
Le 19 juillet, Park Geun-hye a annoncé ses mesures destinées aux femmes dans le cadre de la politique de lutte contre les inégalités de sexe et de la politique nataliste. Sa politique a en effet pour but de permettre aux femmes de concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle. Ainsi, Park Geun-hye prévoit le service de garde d’enfants après l'école pour tous les couples dans lesquels les deux partenaires travaillent, l’adoption d’un congé paternel, un service à domicile pour les tâches ménagères pour les employées des PME, l’élaboration d’un système sur mesure de prise en charge des enfants, etc.
Elle a insisté sur l’importance de la main-d’œuvre féminine dans l’économie nationale et a promis d’apporter aux femmes actives un soutien institutionnel.
Le 23 juillet, Ahn Cheol-soo, considéré comme le plus grand rival potentiel de Park Geun-hye, est apparu dans une émission télévisée pour dire qu’il prendrait bientôt sa décision de se présenter ou pas à la présidentielle du 19 décembre.
L'équipe de campagne de Park a accusé Ahn de mener une stratégie électorale « hypocrite », c'est-à-dire de cacher ses véritables intentions. Un sondage effectué par [[KBS]] auprès de 2 000 adultes dans l’ensemble du pays le 26 juillet donne Park Geun-hye favorite avec 37,1 % des intentions de vote, suivie par [[Ahn Cheol-soo]] (24,6 %) et Moon Jae-in, le probable candidat du [[Parti démocrate unifié|PDU]] (11,2 %). Cependant, en cas du duel Park-Ahn, les deux candidats seraient au coude à coude avec 46,3 % des intentions de vote pour Park contre 45,8 % pour Ahn. La marge d’erreur de ce sondage étant de plus ou moins 2,2 points de pourcentage.
Le Saenuri n'hésitera pas à attaquer Ahn Cheol-soo sur son passé dans le but de le décrédibiliser. Il a en effet été révélé qu’une filiale de la société informatique [[AhnLab]] fondée par Ahn Cheol-soo a participé au début des années 2000 à la création d’une cyberbanque avec de grandes entreprises. Cette filiale en question a en effet investi 30 millions de wons, soit environ {{formatnum:22000}} euros, dans le projet de création d’une banque en ligne nommée « V-Bank » par V-Society qui réunissait de grandes entreprises.
Le Saenuri critique alors Ahn Cheol-soo en disant que ce fait va à l’encontre de son principe d’interdire aux conglomérats de posséder des banques, un principe qu’il a mis en valeur dans son récent ouvrage.
Dans le cadre des primaires, un autre débat réunissant tous les candidats du Saenuri fut organisé le {{1er août}} sur l'île de [[Jeju-do|Jeju]]. Au cours de ce débat, Park Geun-hye s'est engagée à élargir les infrastructures de l’aéroport de Jeju. Le lendemain, un autre débat est organisé à [[Chunan]] dans la province de [[Chungcheong du Sud]].
Park Geun-hye qui a tenu à garder sa vie privée secrète a porté plainte pour diffamation contre deux journalistes du [[Sunday Journal USA]], un [[hebdomadaire]] en coréen publié dans la région de [[Los Angeles]]. Il a été écrit dans cet article daté du 15 juin 2012 que Park Geun-hye a eu une liaison avec un pasteur sud-coréen aujourd’hui défunt et qu’ensemble ils ont eu deux enfants.
Dans sa plainte, Park affirme que, à travers un article, les deux journalistes ont répandu de «fausses» rumeurs concernant sa vie privée avec l’intention de nuire.
Le 3 août, un nouveau scandale vient entacher les primaires du Saenuri. En effet, la commission électorale nationale a dénoncé au parquet deux députés élus dans le cadre du scrutin proportionnel lors des législatives du 11 avril. Parmi ces deux députés, [[Hyun Young-hee]] du Saenuri est accusée d'avoir versé 300 millions de wons, à [[Hyun Ki-kwan]], l'un des membres du comité de désignation des candidats du parti, ainsi que 20 millions de wons supplémentaires à [[Hong Joon-pyo]], l'ancien chef du parti.
Face à ce scandale, le conseil suprême du Saenuri s'est réuni en urgence afin d'écouter Hyun Young-hee et Hyun Ki-kwan sur les soupçons qui pèsent sur eux. La décision est alors prise de demander leurs départs du parti. Cependant, les critiques visent aussi Park Geun-hye. Le parti d'opposition, le [[Parti démocrate unifié|PDU]], pense que Park Geun-hye doit en prendre la responsabilité, étant donné qu’elle a orchestré l’investiture des candidats aux législatives d’avril 2012 alors qu’elle était à la tête du comité d’urgence du Saenuri. Au sein même du Saenuri, les candidats à la primaire, adversaires de Park Geun-hye, ont appelé [[Hwang Woo-yeo]] (l'actuel patron du parti) à démissionner de son poste puisqu’il était l'un des membres clé du comité d’urgence à l'époque et un partisan de Park. Ces quatre candidats des primaires du Saenuri (sur cinq) ont également menacé de ne pas concourir à la primaire si le parti ne faisait pas la lumière sur cette affaire et ne prenait pas de mesures appropriées. De plus, trois d'entre eux ont unilatéralement décidé de boycotter un débat télévisé prévu.
De son côté, Park Geun-hye a appelé à une enquête « sans l'ombre d'un doute » et a critiqué ses adversaires aux primaires les accusant d'être irresponsables envers la population et le parti. Le comité chargé du contrôle des primaires du Saenuri désapprouve également le boycott.
Dans cette situation de boycott des primaires par trois des candidats, les cinq prétendants, Hwang et le président du comité de gestion des primaires du parti se sont réunis le 5 août et ont fini par décider de reprendre les primaires. Les candidats anti-Park sont revenus sur leur boycott, mais sous conditions.
Kim Moon-soo, Kim Tae-ho et Yim Tae-hee ont en effet demandé à Hwang de quitter son poste de chef du parti pour assumer sa responsabilité si les soupçons en question sont avérés par les enquêtes du parquet. De plus, le Saenuri créée un comité chargé de faire la lumière sur l’affaire. Ce comité est composé de 10 membres, dont 5 sont désignés par chacun des cinq candidats.
C'est ainsi que les cinq candidats aux primaires participent au débat télévisé du 6 août.
Mais le chef du PDU, [[Lee Hae-chan]] a jugé absurde la décision du Saenuri concernant le départ de son patron Hwang Woo-yeo si les soupçons sur l’affaire de corruption liée à l’investiture de la candidature aux législatives d’avril sont avérés. Lee a ajouté que c'est à Park Geun-hye de prendre ses responsabilités et de présenter officiellement ses excuses à la nation.
La commission d'enquête du parti Saenuri se réunit pour la première fois le 10 août. Cependant les membres de la commission se divisent rapidement entre pro-Park et anti-Park. Ces derniers souhaitent que l'enquête soit plus large et prenne en compte l'ensemble des soupçons qui planent sur les investitures des nouveaux députés du Saenuri. Les pro-Park considèrent que l'enquête doit être centrée sur les allégations de corruption contre la députée [[Hyun Young-hee]] et l'ancien député [[Hyun Ki-hwan]].
Le 16 août, Hyun Ki-hwan, l'ancien député membre du comité d'investiture à l'époque des législatives et accusé d'avoir reçu des pots-de-vin est définitivement exclu du parti Saenuri. Le lendemain, la députée Hyun Young-hee est aussi exclue du parti.
Park Geun-hye déclare à ce propos qu'elle est désolée et qu'elle observe attentivement le résultat des enquêtes menées par le parquet.
Park Geun-hye est aussi directement insultée par un député du PDU, [[Lee Jong-kul]], sur Twitter. Cette insulte indigne non seulement le parti Saenuri mais également les associations féministes du pays qui organisent une conférence de presse le 9 août pour demander au PDU de présenter ses excuses officielles. Lee Jong-kul qui avait déjà présenté ses excuses déclare qu’il n'est pas nécessaire de répéter les mêmes excuses plusieurs fois et qu’il craint que son problème détourne l’opinion publique de l’affaire de corruption liée à la sélection des candidats aux législatives du Saenuri.
Le patron du PDU, [[Lee Hae-chan]], déclare que cette affaire ne nécessite pas des excuses officielles du parti rappelant par ailleurs que Lee Jong-kul a déjà présenté les siennes.
Alors que les primaires touchent à leur fin, le 17 août, 52 professeurs de 36 universités de l'ensemble du pays organisent une conférence dans laquelle il annoncent soutenir [[Ahn Cheol-soo]] pour la présidentielle du 19 décembre. Selon ces professeurs, Ahn est un dirigeant capable d’incarner les rêves du futur, au-delà des antagonismes régionaux et loin de la politique d’antan. Ils précisent également qu’ils s’alignent sur les valeurs de justice, de bien-être et de paix prônées par Ahn Cheol-soo dans son livre récemment paru.
Le même jour, en soirée, est organisé le dernier débat télévisé des candidats aux primaires du Saenuri. Au cours de cet ultime débat, Park Geun-hye déclare que la plus grave erreur de l’administration de Lee Myung-bak réside dans la mauvaise gestion de son personnel. Selon elle, c’est cette mauvaise politique du personnel qui a entrainé la méfiance du public et le mécontentement des citoyens vis-à-vis de la présidence. Park s’est également exprimée en faveur d’une réforme du mandat présidentiel qui passerait à quatre ans, renouvelables, contre l’actuel quinquennat non renouvelable.
À propos de la visite historique de [[Lee Myung-bak]] sur les [[Rochers Liancourt|îles Dokdo]], Park juge qu’il ne s’agit pas d’un acte de populisme, contrairement à ce que pensent certains membres du Saenuri.
Le 20 août, le parti annonce la victoire de Park Geun-hye, élue avec 83,9 % des voix. Il s’agit des chiffres les plus élevés de l’histoire des primaires du parti. Elle est suivie par le gouverneur de la province de Gyeonggi [[Kim Moon-soo (politique)|Kim Moon-soo]] qui obtient 8,7 % des voix. Dans son discours Park Geun-hye, s’est engagée à ouvrir une ère de grande réconciliation nationale, si elle est élue à la tête de l’État.
== L'élection présidentielle du 19 décembre 2012 ==
{{Article détaillé|Élection présidentielle sud-coréenne de 2012}}
Au lendemain de son investiture comme candidate du parti Saenuri aux présidentielles, Park Geun-hye se rend dans le village natal de l’ancien président [[Roh Moo-hyun]] situé au sud-est pour se recueillir devant sa tombe et rendre hommage au militant pour la démocratie et les droits de l'Homme qui avait dirigé le pays entre 2003 et 2008.
Selon Park, Roh Moo-hyun qui a été son adversaire politique entre 2004 et 2006 alors qu'elle était présidente du [[GPN]], il a constitué un des pivots importants de la nation.
Elle se rend également au [[cimetière national de Séoul]] où reposent les anciens chefs d’État [[Syngman Rhee]], [[Park Chung-hee]], son père et [[Kim Dae-jung]].
Puis elle rencontre [[Lee Hee-ho]], la veuve de l’ancien président Kim Dae-jung que son père, l’ancien dictateur militaire Park Chung-hee, avait persécuté. Elle rencontre également [[Kim Young-sam]], le prédécesseur de Kim Dae-jung. Ces hommages aux anciens chefs d'État de tous bords politiques entrent dans le cadre de sa politique de grande réconciliation de la nation.
Le 23 août, au cours d’une rencontre avec les représentants des étudiants d’universités, elle dit qu’il n’est plus acceptable que des jeunes ne puissent pas terminer leurs études à cause de leur situation financière. Elle annonce qu'elle a l'intention d’exempter les étudiants issus des classes défavorisées de la totalité des droits d’inscription ou d’appliquer un taux zéro pour les prêts destinés aux étudiants. Elle précise qu’elle a déjà pensé au financement de ces mesures. Park Geun-hye insiste également sur la nécessité de faire disparaître la mauvaise habitude des étudiants sud-coréens qui concentrent leur énergie pour remplir leur CV et obtenir un bon emploi au détriment de leurs études et de leurs rêves.
Le 27 août, le Conseil suprême du parti Saenuri se réunit pour constituer l'équipe de campagne. Le député [[Lee Joo-young]] est chargé de la constitution de l'équipe de campagne. L’ancien conseiller présidentiel à l’économie [[Kim Jong-in]] est quant à lui nommé président du « comité pour le bonheur de la population », un comité qui doit préparer les détails liés aux promesses de Park Geun-hye sur l’économie et le bien-être. Le parti nomme aussi l’ancien juge de la Cour suprême [[Ahn Dae-hee]] au poste de directeur du comité des réformes politiques, qui présentera les moyens d’éradiquer la corruption au sein du monde politique pour établir une nouvelle vision politique.
L'ancien député [[Kim Byong-ho]] et le député [[Choi Kyong-hwan]] sont désignés respectivement à la tête de l’équipe de communication et secrétaire général de Park Geun-hye.
Les deux nouveaux comités pour la campagne présidentielle démarrent officiellement leurs activités le 29 août.
Dans le même temps, Park Geun-hye poursuit ses gestes de réconciliation. Cependant, le 28 août, alors qu'elle tentait de se rendre à la fondation [[Jeon Tae-il]] (un ancien activiste qui s'est donné la mort en 1970 en défendant les droits des ouvriers), 60 syndiqués de [[Ssangyong Motor]] lui bloquèrent l’accès l'appelant à arrêter son spectacle politique. Au cours de cette visite qu'elle dût annuler, Park avait prévu de rencontrer les collègues du défunt et transmettre ses condoléances à sa mère.
Sa visite étant annulée, Park s'est directement rendue à la statue de Jeon Tae-il pour déposer un bouquet de fleurs avant qu'un homme ne le jette par terre.
À 4 mois de l'élection, un sondage de [[KBS]] donne Park Geun-hye gagnante. Elle arriverait en tête en obtenant 40,7 % des voix. Elle devance [[Ahn Cheol-soo]] qui récolterait 24,1 % des voix et [[Moon Jae-in]], candidat du PDU qui obtient 13,7 % des intentions de vote. En cas de duel entre Park et Ahn, la candidate du Saenuri serait toujours gagnante mais avec un écart minime de 2,9 %. En cas de duel avec Moon l'écart serait plus important (13,4 % d'écart).
Ce sondage a été effectué les 27 et 28 août auprès de 1 000 Sud-Coréens. La marge d'erreur est de plus ou moins 3,1 %.
Le 2 septembre, le président [[Lee Myung-bak]] et Park Geun-hye se rencontrent en tête-à-tête à la [[Cheongwadae]] (la [[Maison Bleue]]). C'est la première fois en 8 mois que Lee et Park se rencontrent (la dernière fois ayant eu lieu lorsque Lee avait convoqué tous les dirigeants des partis politiques du pays après la mort de [[Kim Jong-il]]). Au cours de la réunion Park propose de désigner les 100 prochains jours comme une période spéciale pour l’établissement de la sécurité. Elle précise que pendant ces 100 jours, les pouvoirs publics et le secteur privé devraient élaborer des mesures en vue de prévenir les crimes dans la société et créer en même temps un environnement sécuritaire. Elle en profite aussi pour demander au président de faire personnellement en sorte que les agriculteurs et les pêcheurs touchés par le [[typhon Bolaven]] se rétablissent rapidement.
À la suite d'une série de violentes agressions sexuelles qui ont choqué la population et la classe politique sud-coréenne, le débat sur la peine de mort ressurgit. Si le président du PDU se déclare pour son abolition, Park se dit favorable au maintien de la peine de mort. Elle affirme le 4 septembre que son maintien est nécessaire au moins pour mettre en garde les criminels.
Un nouveau scandale pèse sur la campagne de Park Geun-hye. Le porte parole d'[[Ahn Cheol-soo]], Keum Tae-sup a révélé le 6 septembre au cours d'une conférence qu'il avait reçu un coup de téléphone de la part de [[Chung Jun-kil]] en charge des relations presse au sein du parti Saenuri. Ce dernier aurait au cours de cette conversation dit que si Ahn se portait candidat, il révélerait qu’il a versé des pots de vin et qu’il a eu jusqu’à très récemment une maîtresse. Keum aurait alors immédiatement consulté Ahn qui aurait nié toutes ces histoires.
Le même jour, le Saenuri a organisé une autre conférence démentant ces informations. Dans la foulée, Chung Jun-kil a donné sa version des faits. Il a effectivement reconnu avoir téléphoné à Keum, mais il s'agissait, d'après lui, d'une conversation « entre amis » au cours de laquelle il aurait averti son interlocuteur qu'en cas de participation d'Ahn à l'élection présidentielle, sa formation serait « dans l'obligation de soulever certaines questions à propos de son passé ». Chung a regretté que le camp d'Ahn Cheol-soo se soit servi de ce coup de fil personnel pour se livrer à ce qu'il considère être une manœuvre politique.
Park Geun-hye déclarera à ce propos le 10 septembre qu'elle pensait que les révélations de l’avocat d’Ahn étaient une ancienne habitude de politique intérieure. Park a rajouté qu'elle ne pensait pas qu'il s'agissait de menaces mais d'une conversation habituelle entre amis. Il ne faut donc pas l’exagérer ni la gonfler. Park a ajouté que son parti n’ouvrira donc pas d’enquête sur cette affaire.
Le lendemain Park évoque l'incident d'[[Inhyukdang]] affirmant que c'est l'histoire qui doit juger ce qui s'est passé. Dans les années 1970, alors que [[Park Chung-hee]] est au pouvoir, les services secrets emprisonnent une vingtaine d’étudiants proches du Inhyukdang (parti de la révolution populaire).
Les propos de Park suscitent un tollé au sein du PDU. Ce dernier met en doute sa perception de l’histoire.
En réponse aux critiques, Park Geun-hye se déclare, le 13 septembre, prête à rencontrer les familles des victimes de l'incident d'Inhyukdang. Elle réaffirme également sa position en disant que, depuis toujours, elle a à maintes reprises exprimé ses regrets et ses excuses aux victimes.
Le 14 septembre, elle s’entretient avec des balayeurs de l’arrondissement de [[Jung-gu]] à Séoul. Elle promet qu'elle fera tout son possible afin de protéger les travailleurs précaires comme eux. Elle ajoute également qu'une loi en leur faveur est en préparation au Parlement.
Le 18 septembre, un proche de Park Geun-hye, [[Hong Sa-duk]] qui a été l’un des directeurs de campagne de Park pour la primaire du Saenuri, décide de quitter le parti. Accusé par la commission électorale nationale d’avoir touché 60 millions de wons (40 000 euros) de fonds politique illicite de la part d’un patron de PME avant les législatives d’avril, il a annoncé sa démission dans un communiqué et ce afin de ne pas gêner Park Geun-hye et son parti.
Deux jours plus tard, le 20 septembre, le comité suprême et la commission éthique du Saenuri ont décidé d'expulser l'ancienne députée [[Song Yeong-seon]]. Le quotidien [[Hankyeoreh]] a en effet divulgué un enregistrement audio indiquant que Song Yeong-seon a demandé à un homme d’affaires de faire un don de 150 millions de wons (100 000 euros) à la campagne électorale de Park Geun-hye en prétendant que si Park était élue, elle la nommerait ministre de la Défense.
L'ancienne députée a nié toutes les accusations expliquant qu’elle avait tout simplement demandé un soutien à l’homme d’affaires en question. Elle n'aurait jamais touché d'argent sale.
Park Geun-hye commente ces scandales touchant son parti en disant qu’il ne se passait pas un jour sans que le parti se heurte à des problèmes aussi nombreux que ses membres. Elle a également exhorté ses collègues à ne pas commettre des actes susceptibles d’entraver la rénovation du parti.
Park Geun-hye fait face à un défi de taille le 19 septembre : [[Ahn Cheol-soo]] annonce sa candidature aux présidentielles. Ce dernier a affirmé que l’opinion publique manifestait son désir de réformes politiques par son biais et qu’il se lançait maintenant dans la voie de l’accomplissement de ce devoir. Il en a profité pour proposer à Park Geun-hye et [[Moon Jae-in]], le candidat du PDU, d’abandonner les vieilles habitudes du passé pour mener une campagne en se basant sur leurs programmes au lieu de se dénigrer. Il leur a également proposé que même après l’élection, le vainqueur écoute les candidats malheureux et les vaincus prendront acte des résultats du scrutin.
Park poursuit sa campagne électorale et rencontre le 20 septembre des producteurs indépendants de séries télé pour aborder les conditions difficiles de production, notamment la précarité des travailleurs en CDD et étudier les possibilités d’y apporter des solutions.
Puis elle a rencontré des jeunes employés d’une société spécialisée dans l’hébergement des sites Internet pour souligner l’importance de l’industrie des technologies de l’information et de la communication et les encourager à contribuer au développement d’un environnement sain dans l’espace virtuel.
Le lendemain, au cours d’un atelier de travail des députés du Saenuri dans la région de [[Gyeonggi]], Park a déclaré qu'elle a fait du bonheur de la population son mot d’ordre. Elle a demandé aux participants de redonner de l'espoir à la population sud-coréenne, en lui présentant son programme.
A moins de trois mois des élections, le 24 septembre, un sondage pour KBS révèle que Park a décroché dans les intentions de vote. En cas de duel elle serait donnée perdante face à Ahn Cheol-soo (49,9 % contre 41,2 %) et face à Moon Jae-in (45,9 % contre 45 %). Mais en cas de non alliance des deux candidats de l'opposition, Park l'emporterait avec 34,9 % des suffrages contre 28,6 % pour Ahn et 17,3 % pour Moon.
Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès de 1 000 hommes et femmes dans l’ensemble du pays. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 %.
Le même jour, et alors que la polémique sur le perception de l’histoire du pays par Park ne désenfle pas, elle présente ses excuses aux victimes de la dictature lorsque son propre père [[Park Chung-hee]] dirigeait le pays d’une main de fer, ainsi qu’à leurs familles. Elle est revenue plus particulièrement sur le coup d’État militaire de 1961 à la suite duquel son père Park Chung-hee avait pris le pouvoir, ainsi que l’indicent dit « [[Inhyukdang]] » en 1975. Elle s’est engagée à se consacrer entièrement à cicatriser leurs blessures.
Park s’est en effet déclarée prête à « liquider » l’histoire passée controversée en tant que candidate du Saenuri à la présidentielle et non pas en qualité de fille d’un père. Selon elle, le [[coup d’Etat de 1961]] et la [[constitution Yushin]] ont porté atteinte à la valeur constitutionnelle et par conséquent retardé le développement politique de la Corée du Sud. Park en a profité pour annoncer qu’elle mettrait en place une commission de réconciliation nationale pour guérir les douleurs de la population et pour développer la démocratie.
Le 26 septembre, Park révèle la composition de son comité électoral, chargé de la présidentielle du 19 décembre. Elle a désigné le député [[Yoo Seung-min]] vice-président du comité. Il est épaulé par ses deux confrères [[Hong Moon-jong]] et [[Yoo Jeong-bok]]. Le lendemain, Park a organisé sa première réunion avec la direction du comité électoral central du parti pour discuter de l’orientation à prendre pour diriger le comité. Elle en a profité pour tenter de faire aboutir son projet de nommer président du comité une personnalité extérieure, probablement une figure importante qui pourrait symboliser l’union de la population sud-coréenne, un concept qui lui est cher. Elle a déclaré avoir l'intention de révéler son nom juste après la fête de [[Chuseok]], donc au cours de la première semaine d’octobre.
Parallèlement, l'image d'Ahn Cheol-soo, candidat populaire est écornée par plusieurs allégations publiées dans les médias sud-coréens.
Le fondateur d'[[AhnLab]] est notamment accusé de fraude immobilière : en 2000, il aurait signé un contrat de vente pour un appartement dans le sud de Séoul à un prix bien au-dessous de sa valeur. D’après son porte-parole [[Yoo Min-young]], il est prêt à assumer sa responsabilité dans cette affaire. D’autres proches ont fait remarquer que le montant en question n’était pas suffisant pour justifier des poursuites criminelles.
Cet appartement, acheté par Ahn en 1988, a déjà fait la controverse précédemment. Plusieurs observateurs se sont en effet étonnés qu’Ahn ait pu se procurer un bien d’une telle valeur alors qu’il était encore étudiant.
De plus,la femme d’Ahn Cheol-soo a également été accusée d’avoir minimisé le prix d’un appartement dont elle est propriétaire. L’ex-professeur de l’université nationale de Séoul s’est déjà excusé à ce propos.
Par ailleurs, une chaîne de télévision cablée a affirmé qu’un travail universitaire co-rédigé par Ahn Cheol-soo en 1993 serait en fait un plagiat d’un autre texte publié cinq ans plus tôt. Le porte-parole du candidat a répliqué que celui-ci avait simplement aidé l’auteur de la première thèse à revoir et traduire son texte, et qu’il avait du coup été listé comme co-auteur au moment de la publication. D’après Yoo Min-young, il s’agit d’une pratique très courante dans le milieu universitaire.
Park Geun-hye a profité des petites vacances de la fête de Chuseok pour rencontrer ses électeurs. Le premier jours par exemple, elle s'est rendue dans une maison de retraite à l’est de Seoul. Elle a mis la main à la pâte pour préparer les mets typiques de la fête des moissons avec les pensionnaires, tout en les écoutant raconter leurs difficultés. Pendant la période des festivités, elle en profite aussi pour se pencher sur la sélection des personnalités qui vont constituer son comité électoral central. Le jour de congé de Chuseok, elle s'est rendue à plusieurs services d’urgences de la police de Séoul où les employés travaillent même ce jour-là, l’occasion pour elle de les écouter parler de leurs conditions de travail ou de leurs difficultés.
Le 2 octobre, après la fête de Chuseok, Park Geun-hye a convoqué le comité chargé de la présidentielle, l’objectif étant de faire le point sur les intentions de vote des électeurs rencontrés au cours de ces trois jours de fêtes selon les régions. En parallèle, Park continue à sélectionner les personnalités de l’extérieur, afin d’achever la composition du comité électoral central du parti.
Le 5 octobre, Park a assisté à une cérémonie dédiée aux expatriés coréens. Ce fut l’occasion pour elle d’appeler les ressortissants à participer activement au scrutin. C'est la deuxième fois, après les législatives d’avril dernier, que les sud-Coréens de l'étranger peuvent voter. L'après-midi, Park a participé à une inspection parlementaire du ministère de la Coordination politique et des Finances. Elle en a profité pour rappeler son engagement pour la démocratisation économique et les affaires sociales.
Le même jour, [[Han Gwang-ok]] l’ancien secrétaire général du président [[Kim Dae-jung]] rejoint le camp de Park. Une vingtaine de partisans de l’ex-chef de l’Etat lui ont aussitôt emboîté le pas, parmi lesquels [[Kim Bong-ho]], ancien vice-président de l’Assemblée nationale.
Ce poids lourd de l'administration de [[Kim Dae-jung]] s’est engagé au cours d’une conférence de presse à faire tout son possible pour mettre fin aux antagonismes régionaux d’une part, et pour mettre en place la réconciliation nationale entre conservateurs et progressistes d’autre part.
Le 6 octobre, Park Geun-hye et [[Moon Jae-in]] ont participé à une conférence regroupant plus de 1 200 pharmaciennes venus des quatre coins du pays. L'occasion pour les deux candidats de les encourager, mais aussi et surtout de présenter leur politique en matière de bien-être afin d’obtenir le soutien de cette profession.
Un sondage réalisé par l’institut Media Research pour KBS après Chuseok (qui est d'ailleurs d'une grande importance pour voir les tendances de l'élection présidentielle) révèle que Park et Moon progressent par rapport à avant Chuseok, tandis que l’indépendant Ahn Cheol-soo piétine.
En cas de duel entre Park et Ahn, ce dernier dépasse toujours Park. Ahn obtient en effet 48,1 %, tandis que Park ne rassemble que 44,4 %. Mais leur écart se rétrécit avec 3,7 %, contre 8,7 % avant la fête.
Dans l’hypothèse d’une bataille à deux entre Park et Moon, c'est Park qui l’emporte, avec 47,9 %, contre 44,9 % pour Moon, une différence de 3 %. Elle était de 0,9 % avant Chuseok. Si tous les trois se présentent, Park garde une nette avance sur ses deux rivaux, avec 40,5 %, devant Ahn, 28,7 % et Moon, 21,9 %. Ainsi, Park et Moon sont en hausse respectivement de 2 et 2,8 %. En revanche, Ahn est en baisse de 2,5 %.
Le sondage a été réalisé par téléphone auprès de 1 000 hommes et femmes. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 % avec un niveau de confiance de 95 %.
Le 8 octobre, Park Geun-hye a assisté à la cérémonie d’inauguration de son comité de campagne de la province de Chungcheong du Nord, au centre du pays. Là, elle a réaffirmé sa volonté de l’emporter. Puis elle s’est rendue à Daejeon, également dans la même région, pour rencontrer les scientifiques au [[KAIST]], l’institut supérieur des sciences et des technologies.
Cependant un problème risque vite de peser sur Park. Cette dernière a obtenu le ralliement à son camp de [[Han Gwang-ok]], qui avait été secrétaire général de Kim Dae-jung, l’ancien président emblématique du camp de centre-gauche. Elle envisagerait de le nommer à la tête de la commission de réconciliation nationale du Saenuri. Cela a suscité la colère de certains membres du parti parmi lesquels [[Ahn Dae-hee]], le directeur de la commission des réformes politiques. Il est allé jusqu’à menacer de démissionner de son poste si Park Geun-hye confiait à Han un poste important. Il a ajouté qu'un nombre considérable de membres de sa commission lui emboîterait le pas.
Park a tout d'abord refusé de modifier son équipe avant de reculer d'un pas au terme d’une réunion à huis clos, le soir du 9 octobre, à laquelle participaient des conseillers qui l’avaient aidée à remporter les législatives du 11 avril dernier. Elle a annoncé que Kim Moo-sung qui n’appartient à aucune faction politique rivale au sein de sa formation, jouerait un rôle clé dans sa campagne électorale. Kim qui est l’ancien président du groupe parlementaire du Saenuri, avait étroitement soutenu Park lors de la présidentielle de 2007. Mais leurs relations s’étaient détériorées ces dernières années. Dans ce contexte, [[Lee Hahn-koo]], le président du groupe parlementaire et [[Suh Byung-soo]], le secrétaire général, devraient ainsi être exclus du comité électoral de la formation. Park s'est également engagée à mettre un terme aux désaccords avec [[Kim Jong-in]], un économiste réformiste et chef d’une commission spéciale pour le bonheur de la population et [[Ahn Dae-hee]] qui a menacé de démissionner si [[Han Kwang-ok]] assumait un rôle important. Park a d'ailleurs nommé ce dernier à la tête de la commission pour la réconciliation nationale.
Ainsi, [[Kim Jong-In]] et [[Ahn Dae-hee]] ont repris leur travail le lendemain.
Dans le même temps, Park poursuit sa campagne. Le 8 octobre est le jour où les Etats-Unis et la Corée du Sud ont signé un accord balistique permettant à cette dernière d'allonger la portée des missiles pour la première fois depuis une dizaine d’années et ainsi renforcer les capacités balistiques du pays. Le parti de Park Geun-hye l'a largement salué tandis que les camps de Moon et d'Ahn ont eu des réactions mitigées appelant à n'utiliser que ces missiles dans le but de maintenir la paix, la stabilité et de ne les utiliser que pour l'auto-défense.
Dans le contexte de la campagne présidentielle, un député du Saenuri a affirmé au cours d'un audit parlementaire du ministère de la Réunification, le 9 octobre qu’il y avait une retranscription de la rencontre entre [[Roh Moo-hyun]] et [[Kim Jong-il]] en 2007 sur laquelle il serait possible de lire que le premier aurait déclaré que la Corée du Sud ne réclamera plus la NLL, la frontière maritime entre les deux Corées. Bien que le ministère ait nié l'information, le Saenuri a annoncé par le biais de [[Lee Hahn-koo]], président du groupe parlementaire du Saenuri, qu’il effectuerait une enquête parlementaire, tout en demandant à l’opposition d’y participer elle aussi. Le lendemain, Woo Sang-ho, chargé des relations extérieures de l’équipe de [[Moon Jae-in]], a demandé au parti Saenuri de divulguer le contenu de la conversation s’il existait. Il a ajouté que cette présumée rencontre secrète entre les deux chefs d’Etat n’avait jamais eu lieu et que sa transcription n’existait donc pas.
[[Park Jie-won]], le président du groupe parlementaire du PDU, s’est aussi exprimé à ce sujet en déclarant que si l’existence de la transcription était vérifiée, il accepterait la proposition du parti présidentiel d’ouvrir un audit parlementaire.
Le 11 octobre, Park a organisé une conférence de presse dane le but de dévoiler la liste des quatre personnalités qui co-présideront son comité électoral. Il s’agit de [[Kim Yong-jun]], l’ancien président de la [[Cour constitutionnelle de Corée|Cour constitutionnelle]], de [[Chung Mong-jun]], l’ancien patron du parti, de [[Kim Sung-joo]], la P.D.G du groupe [[Sungjoo]] et de [[Hwang Woo-yeo]], dirigeant du Saenuri. Park a également annoncé qu'elle dirigera elle-même une commission baptisée « pour la grande union des citoyens » et celle chargée de l’élaboration des promesses électorales. Le 12 octobre, elle préside la première session de son comité électoral central. Elle appelle les participants à l’aider à accéder à la tête de l’Etat, au-delà des conflits et à travers la réconciliation.
Le 13 octobre, Park a participé à un festival pour la science et l’humanité qui se déroulait dans un parc près du stade de la Coupe du monde à l’ouest de la capitale. Au cours de son discours, Park a déclaré qu’elle aussi avait étudié l’électronique, avant d’ajouter qu’elle soutiendrait les chercheurs de ce secteur. Elle a également ajouté que le développement de la Corée du Sud avait été possible grâce à la passion des scientifiques et des ingénieurs qui se dédient de toutes leurs forces à leurs travaux dans les laboratoires et les bureaux du pays. Dans la foulée, elle a fait valoir que la prochaine étape de l’avancée du pays dépendrait désormais du rôle joué par ces experts.
Cependant, la polémique à propos de la retranscription de la rencontre entre [[Roh Moo-hyun]] et [[Kim Jong-il]] ne désenfle pas. Le parti de Park a déposé le 12 octobre à l’Assemblée nationale une demande appelant à ouvrir une enquête parlementaire à ce propos. Le porte parole du Saenuri, [[Lee Cheol-woo]] a déclaré au Parlement que son parti avait décidé de faire la lumière sur cette affaire. Il a précisé que l’objectif était de déterminer si l’ancien Parti démocrate au pouvoir avait bel et bien porté atteinte à la souveraineté du territoire sud-coréen et à la sécurité nucléaire afin de mener sa politique dite de la « main tendue » vers le Nord. Moon Jae-in, le candidat du PDU a déclaré qu'il était prêt à en prendre la responsabilité si ces accusations étaient vraies. Dans le cas contraire, la responsabilité devrait, selon lui, incomber à [[Chung Moon-hun]], le député du Saenuri qui a lancé l'affaire, et à Park Geun-hye. Le 15 octobre, le dirigeant du Saenuri, Hwang Woo-yeo, a déclaré que Moon était celui qui connaîssait le mieux la situation de l’époque et que donc il devait dire la vérité. En réponse, Moon a accusé le Saenuri de sortir ce dossier à chaque élection. Pour lui, cela dévoile le vrai visage du parti conservateur.
Le 17 octobre, le PDU a accusé devant le parquet deux députés du Saenuri et un membre de la communication du parti d’avoir fait circuler une fausse information. Pour le parti de l'opposition, il n’y a pas eu de dialogue secret lors du sommet de 2007, donc la retranscription en question ne peut pas exister. Selon le PDU, le député du Saenuri a abusé de son immunité parlementaire pour rendre publique cette fausse information.
Le Saenuri accuse alors Roh Moo-hyun d’avoir ordonné la destruction de la copie de la retranscription de son dialogue avec Kim Jong-il. Du coup, il a demandé à l’ex-secrétaire général de Roh, en l’occurrence Moon Jae-in, de clarifier si oui ou non il a bien donné un tel ordre ou pas. Le Saenuri a également adopté un texte de résolution visant à réclamer l’ouverture d’un audit parlementaire et l’accès aux archives.
Le 19 octobre, [[Park Jie-won]], le président du groupe parlementaire du PDU a indiqué que cette ligne maritime disputée n’était pas techniquement une frontière territoriale. Le porte parole de [[Moon Jae-in]] a également critiqué la visite du président conservateur [[Lee Myung-bak]] sur l’île de [[Yeonpyeong]], arguant que celle-ci constituait une intervention inappropriée avant la présidentielle de décembre. Le président s'était engagé au cours de cette visite à défendre coûte que coûte la ligne de défense maritime, ce que le PDU interprète comme une tentative de s’immiscer dans l’élection sous prétexte de vouloir défendre la sécurité.
Un autre dossier important s'invite dans la présidentielle à partir du 15 octobre. Il concerne la fondation de la bourse d’études baptisée [[Jeongsu]], dont Park Geun-hye a été la présidente du conseil d’administration de 1995 à 2005. Or cette fondation projette alors de revendre ses parts du quotidien [[Busan Ilbo]] et de la radiotélévision [[Munhwa Broadcasting Corporation|MBC]] pour lancer des projets d’assistance notamment pour les étudiants et les personnes âgées. Le PDU a déclaré qu'il s'agissait de projets électoralistes pour aider Park Geun-hye à conquérir le cœur des électeurs. Du coup, le parti demande le départ de [[Choi Phil-lip]], le président du conseil d’administration de la fondation, qui a aussi été l’ex-secrétaire de Park. Le parti a décidé en même temps de faire en sorte que la commission parlementaire concernée, celle de la culture et de l’audiovisuel, ouvre une enquête. La co-directrice de la campagne de [[Ahn Cheol-soo]], [[Park Sun-sook]] a affirmé qu’il y a bien un rapport entre la candidate du Saenuri et la fondation. Elle a alors appelé Park Geun-hye à trancher l’affaire elle-même. En réponse le Saenuri a dénoncé une offensive politicienne du PDU. Il accuse le PDU de tenter de détourner l'attention au sujet de l'affaire de la conversation entre Roh Moo-hyun et Kim Jong-il. Park Geun-hye est elle-même intervenue le 17 octobre pour affirmer qu'elle n'avait rien à voir avec cette organisation caritative fondée par son père, Park Chung-hee. Cependant Moon Jae-in affirme que la fondation a été reprise de force par le dictateur et doit donc être rendue au public ou aux proches du propriétaire d’origine.
Le 21 octobre, Park a appelé la direction du conseil d’administration de la fondation Jeongsu à faire en sorte que celle-ci ne fasse plus l’objet d’une dispute politique et que tous les soupçons à son égard soient levés. Park a également demandé que la fondation fasse peau neuve, en changeant par exemple son nom (l'appellation Jeongsu est un mot composé des première et deuxième lettres des prénoms des parents de Park). Park a également indirectement appelé [[Choi Phil-lip]], un secrétaire de [[Park Chung-hee]] et président de la fondation à démissionner. Elle est aussi revenue sur le débat concernant l’extorsion d’une ancienne association de bourses appelée Buil et fondée par un homme d’affaires pour créer la Jeongsu. Elle a au début affirmé savoir que la justice n’avait pas reconnu cette version des faits, avant de dire plus tard qu’elle ne niait pas que le régime de son père ait pu forcer l’homme d’affaire à faire don de son association.
Loin de désenfler, la polémique prend encore plus d'ampleur. [[Moon Jae-in]] a parlé d’une « vision historique en sens inverse », d’une « vieille politique qui rejette la responsabilité sur les autres » ou encore d’une « tragédie de la société » pour critiquer les propos de Park. Le porte parole d'[[Ahn Cheol-soo]] a quant à lui affirmé que la vision de l’histoire de Park reste encore et toujours ancrée dans le passé. Le 22 octobre, Park a critiqué frontalement l’opposition qui mène une campagne agressive à son égard. Selon elle, ces attaques continues l’empêcheraient d’expliquer ses promesses électorales.
Le 23 octobre, [[Park Jie-won]], le président du groupe parlementaire du PDU a reproché au Saenuri de faire passer le fondateur de la bourse d'étude Jeongsu, [[Kim Ji-tae]] pour un collaborateur pro-Japon. Pour lui, cette accusation s’appliquerait plutôt à [[Park Chung-hee]], père de Park Geun-hye et ancien président sud-coréen, puisqu’il a prêté serment de loyauté envers l’empereur japonais. Park Jie-won a appelé Park à rendre cette fondation à son propriétaire ou à l’Etat, puisque celle-ci avait été confisquée par la force par son père. Le 24 octobre, le patron du PDU, Lee Hae-chan a exprimé ses doutes quant au fait que Park n'aurait plus de rapport avec la fondation dont le président a été secrétaire de son père lorsqu’il dirigeait le pays.
En parallèle à ces polémiques, Park Geun-hye poursuit sa campagne électorale. Le 18 octobre, elle propose dans le cadre de ses promesses électorales une « économie créatrice d’emplois » basée sur les technologies scientifiques et informatiques. Selon Park, il s'agit d'un nouveau paradigme pour la croissance économique du pays qui vise à créer, à travers une gestion économique basée sur l’imagination, la créativité et les technologies scientifiques, de nouveaux moteurs du développement économique, de nouveaux marchés et de nouveaux emplois. Ainsi, la Corée du Sud qui s’était empressée jusqu’à présent de suivre les modèles des pays industrialisés pourra devenir un leader économique sur la scène internationale.
Park a ainsi exposé les sept stratégies pour réaliser cette économie créatrice d’emplois telles que le K-Move, un dispositif aidant les jeunes Sud-Coréens à trouver un emploi à l’étranger ou la création d’un nouveau ministère du Futur, de la Création et de la Science.
Le 19 octobre, Park Geun-hye s’est engagée à renforcer les effectifs de police du pays jusqu’à 20 000 membres en vue de prévenir les crimes violents et d’assurer la sécurité du public. Elle a précisé qu'elle comptait accroître le nombre de policiers de 4 000 chaque année pour les cinq années à venir, afin que la sécurité publique atteigne le niveau des pays avancés. Selon ses calculs, chaque officier de police s’occupera de moins de 400 citoyens contre 500 à ce jour.
Le 23 octobre, elle a participé à l’inauguration d’un comité électoral régional à [[Gwangju]], le fief électoral traditionnel du camp de l’opposition. Elle en a profité pour souligner l’importance de cette région pour remporter l’élection présidentielle. Elle s’est engagée à réaliser un développement équilibré entre les régions et à mener à bien la réconciliation nationale.
Le 24 octobre, Park s'est engagée à réduire les inégalités dans l'éducation en abaissant par exemple les frais d'inscription à l’université et des intérêts pour les prêts accordés aux étudiants qui en ont besoin.
Le 25 octobre, elle s'est rendue à Séoul pour parler au corps de la garde des [[Rochers Liancourt|îles Dokdo]] en vidéoconférence. Elle a encouragé ses membres tout en soulignant sa volonté de défendre le territoire national. Elle a également rencontré une centaine de jeunes supporteurs à l’occasion de la cérémonie d’inauguration du bureau des jeunes au sein du comité électoral du parti. Devant eux, elle a renouvelé sa volonté d’ouvrir la voie pour une politique privilégiant les nouvelles générations. Elle a ensuite déjeuné avec les employés d’une société informatique. Enfin elle a rencontré des infirmières pour leur présenter son programme électoral, plus particulièrement les mesures portant sur l’amélioration de leurs conditions du travail.
Le même jour, le [[parti pour le développement et l’unification]], une petite formation conservatrice dirigée par [[Rhee In-je]] a fusionné avec le parti Saenuri.
Le 26 octobre, à l'occasion d’une cérémonie commémorative en l’honneur de son père assassiné il y a 33 ans, qui s'est tenue au cimetière national de Séoul, Park Geun-hye a réitéré ses excuses à propos du régime dictatorial de son père décédé, tout en s’engageant à relever le défi pour ouvrir une nouvelle ère politique en Corée du Sud. Park a répété que les travaux de son père à cette époque ont contribué à sortir la nation de la pauvreté. Et elle n’a pas manqué de présenter ses excuses auprès de ceux qui ont souffert pendant les 18 ans de règne de son père. Elle s'est engagée à faire de son mieux pour ouvrir désormais une nouvelle voie visant à rénover la nation. Du coup, elle s’est dite déterminée à unir les forces de la population et à rectifier les erreurs commises jusqu’à présent.
Le 27 octobre, Park a participé à un événement baptisé « l’ère de la révolution des femmes » à Séoul. Elle en a profité pour souligner que le leadership des femmes est de plus en plus mis en valeur à l’échelon mondial et que l’élection d’une femme à la présidence constituerait un changement et une rénovation profonds et majeurs pour le pays.
Le 29 octobre, Park a déclaré lors d'une réunion organisée par une fédération d’entreprises locales, qu'en cas de victoire, elle mettrait tout en œuvre pour mettre un terme à l'injustice, à l'absurdité et aux inégalités affectant les PME du pays. Elle a présenté des mesures concrètes obligeant les grandes entreprises à abandonner certains secteurs tout en durcissant les sanctions administratives contre les pratiques commerciales déloyales, afin d'aider les PME à se développer aux côtés des conglomérats.
Le 30 octobre, Park Geun-hye a présenté une série de mesures visant à renforcer le caractère public des entreprises audiovisuelles. Elle a déclaré qu'elle ferait en sorte que la gestion des entreprises publiques audiovisuelles reflète la diversité de la société sud-coréenne d'une manière équilibrée et que la nomination de leurs présidents soit transparente et satisfaisante pour le public. Elle a également insisté sur l'importance du développement de l’industrie des technologies de l’information et de la communication (TIC), en précisant qu'elle allait faire passer le nombre de bornes publiques Wi-Fi de {{formatnum:1000}} à {{formatnum:10000}} et augmenter la vitesse de l'Internet à dix fois le débit d'alors. Dans le cadre d'un projet visant à former {{formatnum:20000}} spécialistes des TIC, Park a indiqué qu'elle inciterait les entreprises à ouvrir dans tout le pays des écoles spécialisées dans ce domaine et à former des jeunes afin qu'ils soient plus compétitifs sur le marché international.
Cependant un nouveau défi met Park en danger : les deux candidats de l'opposition, Moon Jae-in et Ahn Cheol-soo commencent à réfléchir sérieusement à la possibilité de présenter un candidat unique afin de battre Park et d'appliquer leur programme. Le 30 octobre, Moon Jae-in propose à Ahn Cheol-soo de discuter d’une candidature unique de coalition. Cependant, Ahn est plutôt réticent au départ à l'idée de former une coalition avec le PDU. Néanmoins, Ahn a précisé dès le lendemain que l’heure viendrait bientôt de commencer à négocier.
Park ne se laisse pas distraire et le 1er novembre, elle a souligné l’importance de l’emploi des personnes âgées et le bien-être des employés. Elle a dit qu’elle rêvait d’une société dans laquelle toute personne pourrait travailler si elle le souhaitait quel que soit son âge et qu’elle ferait tout pour y arriver. Pour y parvenir, elle voudrait associer l’allongement de l’âge de la retraite et la majoration des salaires. Le renforcement de la formation professionnelle pour la réinsertion du troisième âge sur le marché du travail est également au programme.
Le lendemain, Park Geun-hye s'est rendue à la rencontre d'hommes d'affaires. L'occasion pour elle de préconiser la prise de mesures préventives pour l’économie nationale qui semble ne pas sortir de sa récession. Elle a plaidé pour le renforcement de la compétitivité des exportations et la pénétration de nouveaux marchés.
Park n'hésite pas non plus à se servir du fait qu'elle pourrait être la première femme élue à diriger le pays. Ainsi, les responsables du parti Saenuri ne cessent de répéter que l'arrivée au pouvoir d'une femme représenterait un changement important en Corée du Sud. Selon eux, les femmes sont moins enclines à la corruption et aux dérapages que les hommes politiques. L'arrivée au pouvoir d'une femme permetrrait aussi de voir l'émergence des femmes dans les postes de direction, tant au niveau de l'Etat qu'au niveau des entreprises. En réponse le PDU n'a pas hésité à déclarer que Park, malgré le fait qu'elle soit une femme, n'aiderait en aucun cas la cause féminine, selon eux loin des préoccupations de Park qui s'en serait jamais souciée au cours de sa carrière politique.
Le 5 novembre, [[Ahn Cheol-soo]] s'ouvre finalement aux négociations avec le PDU puisqu'il a proposé publiquement l'organisation d'une réunion avec le candidat du PDU [[Moon Jae-in]]. Le jour même, Park dévoile une nouvelle partie de son programme, celle sur la politique à l'égard de la [[Corée du Nord]]. Elle s'est déclarée en faveur d'une réunification de la péninsule de façon graduelle, selon un processus basé sur la confiance entre les deux pays qui débuterait par un renforcement de la coopération économique intercoréenne au travers de projets industriels communs comme celui de [[Kaesong]] et d’une contribution sud-coréenne au développement des ressources minières du Nord. L’unité politique suivra, puis la réunification. Elle a aussi promis la construction de centres de coopération dans les capitales des deux Corées qui serviront de bureaux représentatifs officiels visant à accroître la confiance dans la péninsule coréenne. Elle s’est également engagée à organiser un nouveau sommet intercoréen et à normaliser les relations avec le pays communiste par ce qu’elle appelle « un processus de confiance dans la péninsule ». Elle a ajouté qu'elle mettra en place un bureau de sécurité nationale qui permettra de mieux gérer les questions liées à la diplomatie, la défense et l’alliance Corée du Sud-Etats-Unis. Dans le même temps, elle réagira fermement aux provocations du voisin nord-coréen et ne tolèrera pas d’acte d’agression le long de la Ligne de limite Nord (NLL. Elle se démarque ainsi du président conservateur [[Lee Myung-bak]].
Le lendemain, [[Moon Jae-in]] et [[Ahn Cheol-soo]] se rencontrent pour la première fois pour un tête-à-tête après que l’entrepreneur devenu politicien (Ahn) ait exprimé sa volonté d’accepter la proposition de l’ancien secrétaire général du président [[Roh Moo-hyun]]. Les deux candidats progressistes tombent alors d'accord pour désigner un candidat unique avant l’inscription officielle des candidats fin Novembre. Dans un accord en 7 points, les deux candidats ont plaidé notamment pour une coalition du peuple menant au changement de pouvoir. Du coup, ils ont convenu de publier une déclaration conjointe sur les réformes politiques. Par ailleurs, Moon et Ahn se sont engagés à réaliser un consensus national pour contrer le Saenuri, le parti de la majorité parlementaire, pour conserver la présidence. Un candidature unique de l'opposition pouvant changer la donne face à Park Geun-hye, le Saenuri a critiqué cette rencontre la qualifiant de "manoeuvre politicienne éloignée des attentes de la population".
Le même jour, Park a rendu public l’ensemble de son plan de réformes politiques. Elle s'est engagée à procéder à la révision de la Constitution pour faire passer la durée du mandat présidentiel de cinq ans non renouvelable actuellement à quatre ans renouvelable. Elle a aussi promis de garantir et d’accorder plus de pouvoirs au Premier ministre et aux ministres. Elle a aussi affiché son intention d’institutionnaliser les primaires ouvertes pour tous les partis en ce qui concerne les élections législatives. Et elle a également promis d’éradiquer les investitures négociées en coulisse pour les candidats à la proportionnelle. Elle est ensuite revenue sur les réformes de l’Assemblée nationale. Selon elle, le comité d’éthique parlementaire ne sera composé que de membres de l’extérieur. Et l’immunité dont les députés jouissent sera strictement limitée. Elle s'est également résolue à recourir à un système d’inspection spéciale pour empêcher que des scandales impliquant des proches du chef de l’Etat ne se produisent. Elle a aussi préconisé la mise en place d’un procureur indépendant permanent chargé d’enquêter sur les irrégularités éventuelles de hauts fonctionnaires.
Le 8 Novemnre, [[Moon Jae-in]] et [[Ahn Cheol-soo]] se rencontrent pour leur première réunion de travail afin de rédiger leur « déclaration commune pour une nouvelle politique ». Les deux candidats ont discuté des réformes relatives aux rôles du chef de l'Etat, du Parlement et des partis politiques ainsi que le renouvellement des membres du [[PDU]].
Le 9 Novembre, Park s'est rendu à [[Busan]] ou elle a rencontré des professionnels de la construction navale. Elle a ensuite serré la main des citoyens au marché aux poissons de [[Jagalchi]]. Le 12 Novembre, elle s'est rendu dans la région de [[Jeolla]], un fief traditionnel de l'opposition. Là-bas, elle a rencontré les petits commerçants sur un marché traditionnel et des jeunes. Elle a aussi participé à un colloque sur la sécurité nationale. Mais le même jour, Ahn et Moon se sont mis d'accord pour négocier pour de bon les modalités de désignation du candidat unique. Le camp de Moon propose des primaires participeront les citoyens. Celui d’Ahn préfère les sondages d’opinions auprès des personnes qui ne soutiennent pas leur grande rivale conservatrice Park Geun-hye. Cette dernière a justement critiqué ces rencontres et a affirmé qu’à peine un mois avant l’échéance, les électeurs ne savent pas qui sera le candidat de l’opposition et que c’est un fait sans précédent.
Le 14 Novembre, Park a annoncé son programme relatif aux femmes et à la famille. Elle s’est en effet engagée à faire en sorte que le gouvernement prenne en charge l’intégralité des frais d’inscription universitaires de tout enfant à partir du troisième. Park a également promis de favoriser les foyers comprenant plusieurs enfants dans les offres de logements des constructeurs privés et de prendre des mesures incitatives en faveur des entreprises privées qui nomment plus de femmes que les autres aux postes de responsables. Mais, le même jour, les négociations pour une candidature unique entre Moon Jae-in et Ahn Cheol-soo ont brutalement été suspendues. Le porte-parole du camp d’Ahn a annoncé cela, invoquant que certains responsables du camp de Moon font circuler la rumeur selon laquelle le candidat indépendant s’apprêterait à faire des concessions à Moon pour que ce dernier se présente. En conséquence, les négociateurs d’Ahn ont demandé au camp de Moon de prendre des mesures « visibles » pour regagner la confiance. Dès le lendemain, Ahn s'exprime en personne sur cette suspension en s'excusante dans un premier temps auprès des citoyens pour les avoir inquiétés. Il s’est dit lui aussi « gravement déçu », avant d’ajouter que l’opposition ne pouvait pas gagner l’élection de cette manière. Moon Jae-in a quant à lui déclaré qu’il aimerait présenter des excuses à la place des membres de son camp, si jamais ces derniers ont commis des actes susceptibles d’irriter les partisans d’Ahn. Il s’est également excusé auprès de la population. Il a également fait part de son souhait que ces négociations reprennent au plus vite.
Le 15 Novembre, Park Geun-hye a rencontré les familles des victimes du naufrage de la corvette [[Cheonan]], provoqué par une torpille nord-coréenne il y a trois ans de cela et elle a souligné l’importance de la défense nationale. Lors de cette rencontre, Park a écouté certaines familles qui ont exigé de chacun des candidats qu’ils s’expriment concernant la NLL, la ligne de démarcation maritime entre les deux Corées. Ils ont également demandé la publication des propos tenus par l’ancien président [[Roh Moo-hyun]] concernant la NLL. Park a également rencontré des employées d’une crèche pour leur promettre d’améliorer leurs conditions de travail. Elle s’est ensuite rendue dans son ancien lycée pour rencontrer des élèves et leurs parents. Enfin, elle a participé à un débat organisé à l’université [[Konkuk]] pour discuter avec les étudiants, notamment des frais de scolarité exorbitants. Parallèlement, les négociations entre Ahn et Moon ont toujours du mal à reprendre et ce bien que Moon ait contacté directement à deux reprises Ahn Cheol-soo afin de lui présenter ses excuses et demander la reprise des discussions. En réponse, le candidat indépendant s'est contenté de répéter qu'il était « profondément déçu » par la situation et s'est excusé auprès des électeurs. Il a également accusé le candidat du premier parti de l'opposition de ne pas avoir réagi plus tôt. Le lendemain, [[Ahn Cheol-soo]] a appelé [[Moon Jae-in]], du [[PDU]] à s'engager rapidement dans un projet de réforme de son parti, afin de rompre avec ce qu'il appelle « la mentalité du passé ». Il a aussi assuréqu'il fallait à tout prix éviter de revivre l'échec de l'élection régionale d'avril 2012. S'il dit croire en la sincérité de Moon, il attend toutefois de lui qu'il prenne les mesures nécessaires.
Le même jour, le 16 Novembre, Park Geun-hye a détaillé son programme électoral de démocratisation économique, qui consistera en un renforcement de la libre concurrence plutôt qu'en une réforme du secteur des affaires. Elle a proposé des moyens de soutenir l’activité des PME et de faciliter une distribution plus juste des richesses, de façon à ce que le plus grand nombre puisse bénéficier des gains économiques. En parallèle, elle a proposé des mesures qui restreindront le pouvoir des grosses entreprises, ou « [[chaebols]] », accusées de monopoliser les activités économiques du pays aux dépens des PME et des petits commerçants. Le 17 Novembre, elle s'est rendu avec [[Moon Jae-in]] à un rassemblement des diététiciens organisé à Séoul. Sur place, ils ont tous les deux promis d’améliorer leurs conditions de travail, surtout pour ceux qui ont un contrat à durée déterminée.
Finalement, le 19 Novembre, les négociations entre [[Moon Jae-in]] et [[Ahn Cheol-soo]] en vue d'une candidature unique reprennent. Cette décision a été prise lors d’une réunion éclair et à huis clos la veille. Ahn et Moon sont également parvenus à un accord sur le contenu de la déclaration commune pour la nouvelle politique, qui fait état de leurs propositions de réformes politiques en cas de victoire. Il s’agit notamment de réduire le nombre des sièges à l’Assemblée nationale et de supprimer le système d’investiture par les partis politiques des candidats aux élections de conseillers municipaux. Le camp du candidat sans parti a par ailleurs remplacé certains membres de son équipe de négociations. Le patron du [[PDU]], [[Lee Hae-chan]] et tous les membres du conseil suprême du parti ont démissionné. Avant la suspension des négociations, Ahn et son équipe avaient indirectement pointé du doigt Lee. Selon eux, c’était lui qui tirait les ficelles derrière les négociateurs du PDU. Le même jour, Park Geun-hye a participé à un débat organisé à Séoul par une association d’agriculteurs. Elle a alors présenté cinq promesses en matière d’agriculture destinées notamment à renforcer la compétitivité. Le lendemain, [[Hwang Woo-yeo]], le co-président de l’équipe de campagne de Park Geun-hye a qualifié la reprise des discussions entre Moon et Ahn d’un pis-aller déguisé en manœuvre politicienne, lors d’un discours à la radio. [[Kwon Young-seh]], un autre membre du camp de Park a organisé un point de presse au cours duquel il a condamné Moon Jae-in qui joue selon lui un double jeu au lieu de faire d’importantes concessions comme il l’avait promis dans le processus de désignation du candidat de l’opposition. [[Lee Jung-hyun]], chargé des relations avec les médias, a quant à lui mis en cause la polémique autour d’une image montrant l’accouchement de Park Geun-hye. Selon lui, il s’agit d’une diffamation sans précédent dans le camp de Moon à l’encontre de Park. En fait, cette image est un tableau qui a été réalisé par [[Hong Sung-dam]], artiste progressiste du mouvement [[Minjung]], qui dépeint Park sur un lit d'accouchement visiblement heureuse et ayant tout juste donné naissance à un bébé ressemblant à son père défunt et l'ancien président [[Park Chung-hee]]. La candidate est entourée de quatre médecins, dont un faisant le signe V avec ses doigts et un autre effectuant un salut militaire. Le tableau exposé au [[Musée de la paix]] à [[Séoul]] a été critiqué par le Parti Saenuri, qui le considère comme purement politique. Selon lui, il a pour but de nuire à l’image de la candidate et de donner l’impression qu’elle instaurera le même régime que son père, considéré comme un dictateur accusé de violation des droits de l’Homme. [[Kang Eun-hee]], député Saenuri, a déclaré dans une émission de radio qu’il était choquant et insultant vis-à-vis des femmes de faire de l’acte sacré de l’accouchement une satire politique. Le parti envisage de porter plainte contre le peintre et de saisir la Cour constitutionnelle.
Mais la guerre des nerfs entre entre les négociateurs de [[Moon Jae-in]] et d'[[Ahn Cheol-soo]] se poursuit quant au processus de désignation d'un candidat unique. Ils sont parvenus à s'entendre pour organiser un débat télévisé au soir du 21 Novembre avant de désigner un seul candidat. Ce qui les divise toujours, c’est la nature des questions à poser pour le sondage d’opinions. Les négociateurs doivent également s’entendre sur le temps nécessaire pour les réponses et les instituts de sondage. Le camp de Moon préfère poser la question de savoir lequel des deux sera le meilleur candidat unique de l’opposition face à la candidate conservatrice Park Geun-hye du Saenuri. En revanche, Ahn Cheol-soo et son équipe demandent à mener un sondage sur l’hypothèse de duels entre Ahn et Park et entre Moon et Park.
Les deux candidats de l'opposition se sont donc retrouvés face à face lors d'un débat télévisé au [[Musée commémoratif du patriote Kim Koo]] à Séoul. Les trois chaînes [[KBS]], [[MBC]] et [[SBS]] ont diffusé en direct ce débat de 100 minutes entre les deux candidats qui ont rivalisé tout au long de leurs discussions pour tenter de gagner le cœur des électeurs, avec pour objectif de diriger le pays pour les cinq ans à venir. Le débat s'est concentré sur quatre grands thèmes, à savoir la politique, l’économie, la société et l'emploi, ainsi que sur l’unification et la diplomatie. Les deux candidats ont profité du débat pour vanter leurs atouts. Moon a mis en avant son expérience à l’époque de l’administration [[Roh Moo-hyun]]. Ahn a quant à lui expliqué qu'il souhaitait réaliser une politique qui prend soin des larmes des gens en difficulté, une politique de consolation qui fait place au sens commun.
Dès le lendemain, Park Geun-hye a qualifié les négociations sur la candidature unique de l’opposition de vieilles pratiques et souhaité que ce genre d’événement politique ne se reproduise plus. Lors d'un débat organisé par l’association des journalistes de télévision et de radio (KBJC), elle a commenté que le retard pris par l’opposition concernant la proposition du candidat unique n’est pas à la hauteur des attentes des électeurs. Elle a également ajouté que sa stratégie pour faire face à l’opposition consiste à montrer sa sincérité et son authenticité : elle veut déployer un leadership comparable à une mère de famille et pour elle, devenir la première femme présidente du pays serait en soi une réforme politique. Après avoir participé à un entretien avec les journalistes, Park a continué sa campagne : lors d’une réunion avec les enseignants, elle a réaffirmé sa volonté de tenir sa promesse relative à l’enseignement. Ensuite, elle s’est rendue dans des marchés traditionnels dans le nord de la province de [[Gyeonggi]]. Le même jour, le nouveau tête-à-tête entre Ahn et Moon n'a pas abouti sur un résultat concret. Ils n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur la nature des questions à poser pour le sondage d’opinions. Le lendemain, [[Moon Jae-in]] et [[Ahn Cheol-soo]] se sont finalement déclarés prêts à faire des concessions afin que le processus de désignation d'un candidat unique soit une combinaison entre un sondage sur l'éventuel duel Moon/Park, Ahn/Park et un sondage sur le taux de popularité.
Le 23 Novembre, Park Geun-hye s’est engagée à renforcer la sécurité nationale de façon à ce que le sacrifice des victimes du [[bombardement de Yeonpyeong]] par la [[Corée du Nord]] n'ait pas été vain. Elle a fait cette promesse alors qu'elle rendait hommage aux victimes à l'occasion du deuxième anniversaire du bombardement. Park s'est rendue dans un centre de commémoration mis en place à [[Andong]], dans la province de [[Gyeongsang du Nord]], un bastion des conservateurs. Selon elle, la NLL, la ligne de démarcation maritime avec le Nord, est comme une « ligne de vie », directement liée à la sécurité du peuple sud-coréen en [[mer Jaune]]. Ensuite, la candidate du Saenuri a fait le tour du marché traditionnel d'Anheung à Andong pour saisir les difficultés des petits commerçants sur place.
Mais à la surprise générale, le même jour, le candidat indépendant [[Ahn Cheol-soo]] annonce son retrait officiel de la course à la présidentielle. Il laisse ainsi la place à Moon Jae-in, du [[PDU]], la principale force de l'opposition, qui affrontera Park Geun-hye, la candidate du parti conservateur Saenuri, lors du scrutin du 19 décembre. Il a déclaré par ailleur que "pour l'instant, le candidat unique est [[Moon Jae-in]]". Il a également assuré qu'il n’oublierait jamais le soutien de la population sud-coréenne et qu'il continuerait à mener à bien la mission qui lui a été confiée. « Le rêve d’une politique nouvelle est reporté à plus tard », a-t-il admis avant de remercier les membres de son équipe de campagne. Dès le lendemain, Moon Jae-in présente ses excuses à Ahn Cheol-soo et à ceux qui le soutiennent pour la présidentielle du 19 décembre. Le candidat du centre-gauche a tenu à souligner qu’il ressentait lui aussi la responsabilité de mettre en œuvre des réformes politiques. Dans la foulée, il a promis une alternance politique en réalisant coûte que coûte les vœux de Ahn pour une politique nouvelle. Par ailleurs, il a affiché sa volonté de donner la priorité de sa présidence, une fois élu, aux engagements pris avec Ahn. Une référence à leur déclaration conjointe pour une nouvelle politique, le bien-être économique et la sécurité nationale. Les sondages menés par les médias montrent alors que 45 à 55 % des supporters d'Ahn ont affiché leur volonté de voter pour Moon Jae-in, le candidat du principal parti de l’opposition et que 17 à 24 % ont changé de favori pour Park Geun-hye. Les sondages montrent aussi qu’il y a un bon nombre d'électeurs indécis parmi les sympathisants d’Ahn Cheol-soo ce qui pourrait effectivement donner une répercussion importante sur le résultat de l’élection présidentielle. La proportion des indécis s'élève à 22,5 % ([[SBS]]) ou 13,4 % ([[Joongang]] et [[Embrain]]), voir 31,6 % ([[MBC]]). La cote de popularité pour les candidats dans ces sondages ont montré que 43,4 % des sondés sont pour Park tandis que 37,6 % pour Moon (SBS-TNS), 44,7 % pour Park et 41,3 % pour Moon (Joongang-Embrain) et enfin 39,2 % pour Park et 41,2 % pour Moon (MBC-Korea Research). Les deux candidats en duel mènent une bataille extrêmement serrée selon ces résultats des sondages. Le sondage Joongang-Embrain démontre que Park a une popularité de 73,8 % dans les régions du sud-est, Daegu et Gyeongsang du Nord et 69,3 % pour Moon dans les régions du sud-ouest, Gwangju et Jeolla. Dans la région originaire du candidat de l’opposition, Moon Jae-in, Busan, Ulsan et Gyeongsang du Sud, Park Geun-hye obtient 50,5 % de popularité tandis que Moon a eu 33 % de soutien auprès de ses électeurs, selon le résultat du sondage Joongang-Embrain.
Le 26 Novembre, l’inscription officielle des candidats à la présidentielle s’est achevée. Il y aura 7 candidats parmi lesquels il y a Park Geun-hye ([[Parti Saenuri]]), Moon Jae-in ([[PDU]]) et [[Lee Jung-hee]] du [[PPU]], un petit parti d’opposition de gauche. La Commission électorale nationale (NEC) a pris des mesures pour prévenir les irrégularités et les fraudes électorales. Les candidats ne sont autorisés à poster qu’une seule bannière par circonscription. Il leur est interdit de présenter d’autres personnes qu’eux sur leurs affiches qui seront légalement apposées à partir de ce vendredi 30 novembre. Ils peuvent librement mener leur course électorale via Internet, e-mail et sur les réseaux sociaux. Par contre, la distribution de fausses informations sur leurs adversaires ou toute forme de diffamation à leur encontre ne seront pas tolérées.
Dès le lendemain, Park débute sa campagne officielle par un émission télévisée de questions réponses avec des citoyens sud-coréens afin de faire un équilibrage suite au débat télévisé le 21 novembre entre Ahn et Moon. Park a commencé en disant : "Je me suis engagée dans cette élection comme si c'était ma dernière chance et j’aimerais bien avoir la meilleure note possible à cet entretien". Concernant les remarques sur son entourage qui ne donne pas de sentiment de nouveauté, Park a répondu : "je ne leur donnerai pas de postes publics pendant quelques temps si je remporte la victoire". Sa priorité si elle est élue, "c'est la dette des ménages qui pèse lourd sur les épaules de la classe moyenne". "Le volume de la dette des ménages s’élève à presque un million de milliards de wons, cela est une menace pour l’économie nationale." Elle a également déclaré : "Je souhaite devenir une présidente qui peut donner de l’espérance au peuple pour un avenir meilleur qu’aujourd’hui et pour bâtir une nation afin que l'on puisse réaliser chacun son rêve". Concernant la Ligne de limite Nord (NLL) et le bombardement sur l’île de Yeonpyeong par la Corée du Nord, Park a déclaré en visant Moon Jae-in que «pour quelqu’un qui présente une position ambigüe sur la question de la Ligne de limite Nord, il ne sera pas possible de mettre en oeuvre des mesures adéquates contre la menace des missiles nord-coréens».
Pour sa première journée de campagne, la candidate du Saenuri s’est rendue d’abord au cimetière national à Séoul. En se recueillant devant les tombeaux d’anciens combattants et ex-chefs d’Etat, elle s’est déterminée à faire son possible en estimant que cette élection marque la dernière étape de ses 15 ans de vie politique. Ensuite, Park s’est dirigée vers [[Daejeon]] dans la province de [[Chungcheong du Sud]] à la rencontre des électeurs de cette région traditionnellement indécis qui pourraient faire pencher la balance lors de l’élection. Park a gagné en popularité dans cette région ces dernières années en défendant le plan du gouvernement précédent qui visait à construire une nouvelle ville administrative et à contribuer à la croissance économique de la région. Le président sortant, [[Lee Myung-bak]], a tenté de faire table rase du plan. Park Geun-hye a notamment promis de faire preuve d’impartialité dans les nominations aux postes importants et a évoqué les erreurs du gouvernement de [[Roh Moo-hyun]] dont [[Moon Jae-in]] a été le secrétaire général. Moon s’en est lui aussi pris à sa rivale du Saenuri, en l’accusant notamment d’embellir la période de la dictature de son père. Au cours de la 3e journée de campagne officielle, Park Geun-hye est restée à Séoul et les régions environnantes. Elle s'est rendue à la Bourse et plus particulièrement sa garderie d’enfants. A cette occasion, elle a déclaré que son objectif principal est de fonder une nation où le travail et la famille coexistent. Elle est allée ensuite sur un marché traditionnel afin de serrer les mains des électeurs.
Le 30 Novembre, Park Geun-hye était à [[Busan]] une région qui devrait jouer un rôle crucial lors du scrutin du 19 décembre. Traditionnellement, la région de [[Gyeongsang du Sud]] est certes un bastion conservateur. Mais c'est aussi la région d'origine du candidat du PDU, la principale formation d'opposition. C'est à Busan que Moon Jae-in a construit sa carrière d'avocat et qu'il a été élu député lors des dernières élections législatives en avril dernier. La popularité de Moon dans la deuxième ville du pays a donc commencé à faire de l'ombre à Park. Lors d'un rassemblement dans une gare routière de Busan, Park a accusé son adversaire d'être responsable des échecs de l'administration Roh Mooh-hyun, au sein de laquelle il était secrétaire général. Elle a également répété qu'elle œuvrerait à l'amélioration des conditions de vie de la population. Elle s'est ensuite rendue dans différents endroits stratégiques de la ville et rencontrer, entre autres, des leaders syndicaux et des représentants chrétiens. Le même jour, [[Moon Jae-in]] a assuré depuis [[Ulsan]] que Park était en partie responsable de ce qu'il a appelé " la dégradation des affaires publiques " sous le président Lee Myung-bak. " Park n'a jamais contribué d'une once aux progrès de la démocratie dans notre pays ", a ajouté Moon, lui-même ancien avocat défenseur des droits de l'Homme. Le lendemain, Park est restée à [[Busan]] et est allée à [[Beomeosa]] puis à [[Samkwangsa]], deux temples bouddhistes. Elle a promis aux moines bouddhistes ainsi qu’aux pratiquants de faire de son mieux pour créer une société où tout le monde peut vivre heureux.
Le 2 Décembre, après la démission du procureur général [[Han Sang-dae]], le débat sur les réformes du parquet refait surface et s’invite dans la campagne présidentielle. Pour Park tout comme pour Moon, une réforme drastique est inévitable, puisque si la population ne fait plus confiance au parquet, ce dernier craint de ne pas plaire à la classe politique. Ils pointent du doigt plus particulièrement le Bureau central d’investigation sous l’autorité du parquet général, qui est chargé d’enquêter sur les grosses affaires politico-financières. Park et Moon ont promis de fermer le bureau en question, s’ils sont élus présidents. Leurs plans de réformes prévoient notamment de donner au parquet seulement le droit d’inculper et de passer à la police celui d’enquêter. Les deux candidats sont cependant divisés sur certaines réformes destinées à contrôler le pouvoir des procureurs. Park propose la mise en place d’un système de nomination de procureurs indépendants permanents, Moon la création d’une nouvelle unité chargée d’enquêter sur les affaires de corruption dans lesquelles sont impliqués de hauts fonctionnaires.
Le 3 Décembre, Park a décidé de ne pas effectuer de déplacements pour préparer le premier débat télévisé avec [[Moon Jae-in]] du [[PDU]], la première formation d’opposition, de centre-gauche et [[Lee Jung-hee]] du [[PPU]], la deuxième force d’opposition, de gauche. Le même jour, lors de la cérémonie de dissolution de son équipe de campagne, [[Ahn Cheol-soo]] a confirmé sa volonté de soutenir [[Moon Jae-in]].
== Références et liens externes ==
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{{Références}}
* {{ko}} [http://www.parkgeunhye.or.kr/ Site officiel de Park]
* {{en}} [http://www.kimsoft.com/2004/park_kyunhae_.htm Articles critiques]
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[[Catégorie:Personnalité politique sud-coréenne]]
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