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{{Copie à vérifier|Cet article enfreint probablement un [[Wikipédia:Droit d'auteur|droit d’auteur]]. Il est la copie conforme, ou quasi conforme ('''vu les petites corrections de forme faites par de gentils contributeurs afin qu'il devienne un [[Wikipédia:Bon article|bon article]]'''), d'une partie du livre : {{ouvrage | prénom1=Ismaïl | nom1=Alaoui | lien auteur1=Ismaïl Alaoui | directeur1=oui | prénom2=Driss | nom2=Mrini |lien auteur2=Driss Mrini | directeur2=oui | responsabilité2=ill. | et al.=oui | titre=Salé | sous-titre=Cité millénaire | éditeur=Éclat | lien éditeur= | collection=Trésors d'une ville | lieu=Rabat | année=1997 | pages totales=199 | isbn=9981-9995-0-4}}, voire d'autres sources. '''Une vérification est en cours'''}}

{{homonyme|Sala|Sale}}
{{Infobox Ville
 | nom                      = Salé
 | autres noms              = {{Lang|rtl|ar|'''سلا'''}}
 | statut                   = 4
 | drapeau                  = Drapeau_Salé.gif
 | blason                   = Blason.salé.jpg
 | image                    = Monuments_de_Salé.png
 | légende                  = 
 | pays                     = Maroc
 | division                 = [[Rabat-Salé-Zemmour-Zaër|Rabat-Salé-<br />Zemmour-Zaër]]
 | nom de division          = [[Subdivisions du Maroc#Régions|Région]]
 | division2                = [[Préfecture de Salé|Salé]]
 | nom de division2         = [[Subdivisions du Maroc#Préfectures et provinces (classées par régions)|Préfecture]]
 | maire                    = [[Noureddine Lazrek]] ([[Rassemblement national des indépendants|RNI]])
 | mandat maire             = [[Élections communales au Maroc 2009|2009]]
 | cp                       = 11000
 | gentilé                  = Salétin (fém. Salétine)
 | latitude                 = 34.02950
 | longitude                = -6.83595
 | altitude                 = 11
 | population               = 760186
 | année_pop                = 2004
 | superficie               = 95.48
 | population agglomération = 1622929
 | année_pop agglomération  = 2004
 | superficie agglomération = 1275
 | carte                    = Maroc
 | géolocdual               = oui
 | sites touristiques       = 
 | divers                   = 
 | nom divers               = 
 | url                      = http://www.villedesale.ma/fr/
}}

'''Salé''' (en [[arabe]] : {{Lang|rtl|ar|'''سلا'''}}) est une [[ville (Maroc)|ville]] et [[commune (Maroc)|commune]] du [[Maroc]], chef-lieu de la [[préfecture de Salé]], au sein de la région de [[Rabat-Salé-Zemmour-Zaër]]. Elle est située au bord de l'[[océan Atlantique|Atlantique]] et sur la rive droite ou nord de l'embouchure du [[Bouregreg]], en face de la ville de [[Rabat]], capitale du pays ; d'où le fait que l'une et l'autre sont parfois qualifiées de « villes jumelles ».

La cité {{référence nécessaire|aurait pu être une ville-comptoir au temps des Phéniciens et des Romains faisant ainsi partie de l'agglomération de [[Sala Colonia]]}}. Cependant les archéologues ne sont pas en mesure de confirmer ce fait.

Salé connait un important développement à l'époque des [[Almohades]] ({{s|XII|e}}) et des [[Mérinides]] ({{s|XIV|e}}), du fait de sa position stratégique sur la voie terrestre qui relie [[Fès]] à [[Marrakech]] et grâce à son port, centre d’échanges entre l’[[Europe]] et le [[Maroc]].

Jusqu'au {{s|XVIII|e}} l’activité commerciale permet à Salé d’étendre son influence dans le pays et jusque dans des régions très éloignées. Au {{s|XVII|e}}, l’arrivée des réfugiés musulmans d’[[Espagne]] donne un nouveau souffle à la cité et crée une rivalité avec la ville toute voisine de [[Rabat]]. Les [[Morisques]] andalous, animés d'un esprit de [[expulsion des Morisques d'Espagne|vengeance contre les Chrétiens]], se lancent dans la [[guerre de course]] et constituent une puissante entité politique du nom de [[République du Bouregreg]] menant des expéditions des plus osées jusqu'en [[Cornouailles]]. Célèbres pour leur audace et leur ruse, les corsaires de Salé laissent l'image des ''{{lang|en|Sallee Rovers}}'' dans la mémoire des Anglais.

Avec le {{s|XIX|e}} s’amorce la fin du rôle commercial prépondérant dont jouissait la ville, et Salé se renferme sur elle-même. Elle demeure au cours du {{s|XIX|e}} et pendant l’époque des [[Histoire du Maroc#Les protectorats français et espagnol (1912-1956)|protectorats français et espagnol]] un haut-lieu de culture, de résistance et de vie religieuse. La [[médina]] de la ville est un véritable musée à ciel ouvert offrant nombre de monuments, de riads d'inspiration hispano-morisque, de [[Zaouïa (édifice religieux)|zaouiyas]], de marabouts et de bibliothèques privées. Salé a la réputation d’être la ville jumelle de Rabat, mais elle dispose de ses traditions et de son histoire propres. Depuis la fin du {{s|XX|e}} Salé subit une importante vague d'immigration qui lui vaut le déclin de son prestige.

== Toponymie ==
La ville de Salé tire son nom de l'arabe ''oued Sala'', « rivière salée », appellation du fleuve [[Bouregreg]] jusqu'au {{s-|XIII|e}}. Le nom « Bouregreg » pourrait avoir une origine [[Langues berbères|berbère]], puisque {{Citation étrangère|langue=ber|regrag}} signifie « gravier » en berbère ; mais les historiens ne privilégient pas cette étymologie<ref>{{lien web|url=http://www.rabat-maroc.net/bouregreg.htm Bouregreg|titre=Bouregreg, vingt siècles d'histoire|site=rabat-maroc.net}}</ref>. Selon l'historienne Leila Maziane, le nom de la ville vient du mot [[phénicien]] ''sala'' qui signifie « rocher »<ref>{{lien web|url=http://www.sala-almoustaqbal.com/fr/index.php/categoryblog/81-sale|titre=Les villes corsaires du Maghreb...|site=sala-almoustaqbal.com}}</ref>.

D'autres hypothèses proposent comme origine le mot [[Chellah]], nom d'un ancien comptoir [[Phéniciens|phénicien]]. Plusieurs établissements néo-puniques ont été trouvés le long de la côte lors de fouilles archéologiques. L'ancienne cité romaine ''{{lang|la|Sala Colonia}}'', citée dans l'itinéraire d'[[Antonin le Pieux]] se situe au niveau de l'actuelle nécropole de Chellah. ''Sala'' et ''Chellah'' pourraient être le même nom. En effet, en prononçant le mot en [[punique]], on peut dire ''Sala'' ou ''Shala''. Selon l'[[islamologie|islamologue]] [[Évariste Lévi-Provençal]], ''Sala'' est une simple latinisation du mot ''Shala''. Après avoir été utilisés indifféremment, les deux termes ont été progressivement utilisés pour distinguer le site romain de la ville musulmane<ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=106&Itemid=372|titre=Chellah-Salé-Rabat. La période préislamique|site=selwane.com}}</ref>.

D’autres étymologies légendaires, reprises par les historiens arabes, rattachent le nom de la ville à Sala, fils de [[Cham (fils de Noé)|Ham]], fils de [[Noé (patriarche)|Noé]]. Certaines légendes affirment même que Sala fut fondée par [[Alexandre le Grand]] ou bien par Afriqith le Himyarite. D'après l'historien marocain [[Ahmad ibn Khalid Naciri]], la fondation des vieilles villes du Maroc serait le fait des Européens ou de leur prédécesseurs carthaginois. Selon les Juifs, d'après une tradition de l'époque de [[Justinien]], Salé serait une ville de Salomon.

== Géographie ==

=== Situation ===
[[Fichier:Rabat Sale 6.83595W 34.02950N.jpg|thumb|Image satellite des villes de [[Rabat]] et Salé.]]
Salé est localisée sur le littoral [[atlantique]] du pays, sur la rive droite de l'embouchure du fleuve [[Bouregreg]], qui la sépare de [[Rabat]]. Salé est située dans la région de [[Rabat-Salé-Zemmour-Zaër]]. Elle est limitée à l’est par les communes de [[Tiflet]] et de Khémisset, au sud par la ville de [[Rabat]], à l’ouest par l’[[océan Atlantique]] et au nord par les communes de [[Sidi Bouknadel]] et de [[Kénitra]]<ref>{{flash}} {{lien web|url=http://www.tanmia.ma/carte_pauvrete/royaume.swf|titre=Carte de la pauvreté du Royaume > Rabat-Salé-Zemmour-Zaër > Salé Médina et Salé Al-Jadida (carte antérieure à la création de la préfecture de Salé)|site=www.tanmia.ma|consulté le=23 août 2012}}</ref>.

{{localisation ville
|nord=[[Sidi Bouknadel]], [[Kénitra]]
|ouest= [[Océan Atlantique]]
|ville=Salé
|est=[[Tiflet]], [[Khémisset]]
|sud=[[Rabat]]
}}

=== Géographie administrative ===
==== Arrondissements et quartiers ====
===== Arrondissements =====
[[Fichier:Salé_vue_de_haut_1930.jpg|thumb|Salé vue de haut vers 1930]]
La ville de Salé, dont la superficie a augmenté au cours de la seconde moitié du {{s|XX|e}}, est divisée actuellement en cinq arrondissements municipaux : [[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]], [[Bettana]], [[Hssaine]], [[Layayda]] et [[Tabriquet]]<ref name="RGHP">{{pdf}} {{Lien web|auteur=Haut-commissariat au Plan|url= http://www.lavieeco.com/documents_officiels/Recensement%20population.pdf|titre=Recensement général de la population et de l'habitat de 2004|site=www.lavieeco.com|consulté le=18 août 2012}}</ref>.

L'arrondissement de [[Tabriquet]] est le plus peuplé et celui de [[Bettana]] le moins peuplé. Entre [[1994]] et [[2004]] l'écart de population entre ces deux arrondissements a atteint {{formatnum:100000}} habitants. En [[1994]], [[Bettana]] était le troisième arrondissement le plus peuplé de Salé, mais sa population ayant peu augmenté en dix ans, depuis le recensement de 2004, il est l'arrondissement le moins peuplé<ref name="RGHP"/>.

L'arrondissement ayant le plus évolué démographiquement est celui de [[Hssaine]] qui, entre [[1994]] et [[2004]], a pratiquement doublé de population, passant de {{formatnum:74930}} à {{formatnum:163672}} habitants. La population des arrondissements de [[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]] et de [[Layayda]] a également augmenté passant de {{formatnum:114120}} à {{formatnum:140383}} pour [[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]] et de {{formatnum:83777}} à {{formatnum:118233}} pour [[Layayda]]<ref name="RGHP"/>.

{{clr}}

{| class="wikitable" align="center" width="70%"
! Arrondissement
! Population en 1994
! Population en 2004
|-----
| ''[[Bab Lamrissa (Arrondissement)|Bab Lamrissa]]''
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| {{formatnum:140383}}
|-{{ligne grise}}
| ''[[Bettana]]''
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| ''[[Tabriquet]]''
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|}

===== Quartiers =====
[[Fichier:Oqbat_al_mdarsa_salé_1910.jpg|right|thumb|Oqbat l'mdarsa (''la pente de la médersa'')]]
Salé a toujours été considérée comme la sœur rivale de [[Rabat]] : elle dispose d'une culture et d'une identité propres, elle est aussi nettement plus ancienne que [[Rabat]] (fondée seulement en 1150, alors que Salé remonte à l'[[antiquité romaine]]). L'oued [[Bouregreg]] la sépare de la capitale. De tous les quartiers qui la composent, les plus anciens sont la [[médina]], le [[mellah]] ainsi que l'ancien quartier français appelé ''Rmel'' (« sable » en arabe) qui comprend une [[église (édifice)|église]] ancienne.

La médina a été fondée au début du {{XIe siècle}}<ref>{{lien web|url=http://www.minculture.gov.ma/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=70&Itemid=133&lang=fr|titre= Médina de Salé|site= Ministère de la Culture| consulté le=8 septembre 2012}}</ref>, elle s'enorgueillit de fontaines, de [[Riad (Maroc)|riads]] et de [[mosquée]]s. La porte [[Bab Lamrissa|Bab El-Mrissa]], près du centre-ville, permet de pénétrer dans la [[médina]]. Autrefois le faubourg de Salé se nommait Sibara.

Dans la médina se trouve le quartier ''Qçatla'', déformation de ''Qashtala'' qui signifie « Castille » en arabe. Ce {{citation|quartier castillan}} est l'ancien quartier andalou où  se sont installées  depuis l'ère mérinide plusieurs familles d'origine andalouse comme les Bensaid, Semmar, [[Zniber]], [[Fennich]], {{etc}}

Le mellah est l'ancien quartier juif où se réfugia une importante communauté bien avant la [[chute de Grenade]].
<!--Au milieu des années 2000, trois arrondissements sur cinq comportaient, réunis, dix quartiers cibles<ref name="indh">{{lien web|url=http://www.indh.gov.ma/fr/communes02.asp|titre=Liste des quartiers cibles|site=www.indh.gov.ma|consulté le=20 août 2012}}</ref> de l'Initiative nationale pour le développement humain sur 264 répertoriés au sein de 30 villes<ref>{{lien web|url=http://www.indh.gov.ma/fr/communes.asp|titre=Communes et quartiers cibles|site=www.indh.gov.ma|consulté le=20 août 2012}}</ref> du pays{{Pas clair}}{{pertinence détail}} :
* arrondissement de [[Bab Lamrissa (arrondissement)|Bab Lamrissa]] : Hay Souani ;
* arrondissement de [[Hssaine]] : Hay Rachad, Hay El-Kifah et Hay AL-Wahda ;
* arrondissement de [[Layayda]] : Eddaya Abdelmoula, Hay Al-Amal Mabrouka, Hay El-Guezzara, Hay El-Mazza, Hay El-Houat et Hay Jnan<ref name="indh" />. Le texte est caché car la référence n'est plus valide. EYMERY-28 septembre 2012. Il faudrait peut-être l'effacer.EYMERY-29 janvier 2013-->

==== Communes périphériques ====
{{Article détaillé|Préfecture de Salé}}
La ville de Salé est le chef-lieu de la [[Préfecture de Salé|préfecture du même nom]], qui compte deux communes urbaines (Salé, [[Sidi Bouknadel]]) et deux communes rurales ([[Ameur (Maroc)|Ameur]] et [[Shoul]])<ref>{{pdf}} {{article|titre=Décret {{numéro|2-08-520}} du 28 chaoual 1429 (28 octobre 2008) fixant la liste des cercles, des caïdats et des communes urbaines et rurales du Royaume ainsi que le nombre de conseillers à élire dans chaque commune|périodique=Bulletin officiel du Royaume du Maroc|lien périodique=Bulletin officiel du Maroc|numéro=5684|jour=20|mois=novembre|année=2008|pages=1585|issn=0851-1017|url texte=http://www.sgg.gov.ma/Bo/bulletin/Fr/2008/BO_5684_Fr.pdf|consulté le=18 août 2012}}</ref>. La population totale de la préfecture est estimée en 2004 selon le dernier recensement national à {{formatnum:823485}} habitants<ref name="RGHP"/>.

==== Agglomération ====
Salé forme, avec les [[ville (Maroc)|villes]] de [[Rabat]] (incluant les municipalités de Rabat et de [[Touarga]]), de [[Témara]] et de [[Sidi Bouknadel]]<ref group="N">[[Sidi Bouknadel]] était anciennement une [[commune (Maroc)|commune]] rurale disposant d'un [[centre urbain de commune rurale marocaine|centre urbain]] du nom de Bouknadel. En 2008, Sidi Bouknadel a perdu une partie de son territoire au profit de la nouvelle commune rurale d'[[Ameur (Maroc)|Ameur]] et est devenue une commune urbaine (ou [[municipalité (Maroc)|municipalité]]).</ref>, une agglomération qui, entre les recensements de 1994 et 2004, a connu une hausse de population de {{formatnum:1340659}} à {{unité|1622929|habitants}}<ref name="RGHP"/>.

{| class="wikitable" align="center" width="70%"
! Municipalité
! Population en 1994
! Population en 2004
|-----
| ''Salé''
| {{formatnum:579850}}
| {{formatnum:760186}}
|-{{ligne grise}}
| ''[[Rabat]]''
| {{formatnum:615401}}
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|-----
| ''[[Touarga]]''
| {{formatnum:8056}}
| {{formatnum:6452}}
|-----
| ''[[Témara]]''
| {{formatnum:130793}}
| {{formatnum:225497}}
|-----
| ''[[Sidi Bouknadel]]''
| {{formatnum:6569}}
| {{formatnum:9314}}
|-----
| ''Total''
| {{formatnum:1340659}}
| {{formatnum:1622929}}
|}
[[Fichier:Sale_Cemetery_(6858251255).jpg|thumb|right|Cimetière de Salé, Vue sur Rabat]]
Les cinq municipalités qui forment l'agglomération sont situées dans trois préfectures différentes, celles de [[préfecture de Rabat|Rabat]], de [[préfecture de Salé|Salé]] et de [[préfecture de Skhirat-Témara|Skhirat-Témara]]<ref name="RGHP"/>, qui forment avec la [[province de Khémisset]] la région de [[Rabat-Salé-Zemmour-Zaër]].

[[Rabat]] est la capitale politique et administrative du [[Maroc]], chef-lieu de la [[préfecture de Rabat]], et, d'après le recensement national de 2004, sixième ville marocaine la plus peuplée, alors que Salé est classée quatrième en termes de population. Mais lors du recensement national de [[1994]], la ville de [[Rabat]] était plus peuplée que celle de Salé, ce qui montre l'explosion démographique qu'a connue Salé en regard de la relative stabilité de [[Rabat]] dont la population a augmenté de moins de {{formatnum:10000}} habitants en dix ans. Alors qu'elle comptait {{unité|35551|habitants}} de plus que Salé en [[1994]], en [[2004]] c'est Salé qui a {{formatnum:138706}} habitants de plus<ref name="RGHP"/>.
[[Touarga]], la {{citation|cité royale}} de [[Rabat]], située en plein cœur de la capitale, qui fait partie des quatre communes du [[Maroc]] au statut spécial, a même connu de [[1994]] à [[2004]] une baisse anormale de population, passant de {{formatnum:8080}} à {{formatnum:6452}} habitants soit d'environ 20 %<ref name="RGHP"/>.

=== Climat ===
Le climat de Salé est de type méditerranéen à influence océanique, du fait de son emplacement sur la côte atlantique. Le territoire de la ville appartient au domaine bioclimatique sub-humide avec des variations semi-arides et humides. Il est soumis à une double influence continentale et océanique, la précipitation moyenne variant entre 500 et {{unité|600|mm}}/an<ref name="Climat de Rabat-Salé">{{lien web|url=http://www.levoyageur.net/climat-ville-RABAT-SALE.html|titre=MAROC-RABAT-SALE : Climat, températures, précipitations, ensoleillement|site=Le Voyageur|consulté le=13 août 2012}}</ref>. La saison pluvieuse s’étale d’octobre à mars et la saison sèche d’avril à septembre. La pluviosité couvre en moyenne 70 à 90 jours par an. Les vents locaux, notamment la [[Régime de brise#Brises de mer|brise de mer]], atténuent les excès thermiques, et, ajoutés d'autres éléments naturels, placent la ville dans l'étage bioclimatique subhumide.

L’influence tempérante de la masse océanique se traduit par des températures moyennes de l’ordre de {{unité|9|°C}} pour les mois les plus froids et de {{unité|38|°C}} pour les mois les plus chauds. Le gel est plutôt rare. La température la plus basse jamais atteinte est de {{unité|-3.2|°C}} alors que la plus haute dépasse les {{unité|48|°C}}<ref>{{en}} {{lien web|url=http://www.mherrera.org/temp.htm|titre= Extreme temperatures around the world|site=Mherrera|consulté le= 14 août 2012}}</ref>.

Les données climatiques recensées sont celles de la ville de [[Rabat]] puisque celle-ci est très proche géographiquement de Salé. De fait, les recensements sont communs aux deux villes<ref name="Climat de Rabat-Salé"/>.

{{Relevé météo
|Charte=commune
|titre=Données climatiques à Rabat-Salé.
|source=Le Voyageur et Climatedata, statistiques sur les villes de Rabat et Salé<ref name="Climat de Rabat-Salé"/>{{,}}<ref>[http://www.climatedata.eu/climate.php?loc=moxx0007&lang=fr Climat Rabat-Salé Maroc], ''Climatedata'', consulté le {{date|14|août|2012}}</ref>.
|tmax-jan=17 |tmoy-jan=12.5|tmin-jan=8   |soleil-jan=180 |prec-jan=76
|tmax-fev=18 |tmoy-fev=13.3|tmin-fev=9   |soleil-fev=182 |prec-fev=70
|tmax-mar=19 |tmoy-mar=14.7|tmin-mar=9   |soleil-mar=232 |prec-mar=62
|tmax-avr=20 |tmoy-avr=16.4|tmin-avr=10  |soleil-avr=255 |prec-avr=65
|tmax-mai=22 |tmoy-mai=18  |tmin-mai=13  |soleil-mai=291 |prec-mai=21
|tmax-jui=24 |tmoy-jui=20.5|tmin-jui=15  |soleil-jui=288 |prec-jui=6
|tmax-jul=27 |tmoy-jul=22.5|tmin-jul=18  |soleil-jul=315 |prec-jul=1
|tmax-aou=27 |tmoy-aou=23  |tmin-aou=18  |soleil-aou=307 |prec-aou=1
|tmax-sep=26 |tmoy-sep=21.9|tmin-sep=17  |soleil-sep=261 |prec-sep=5
|tmax-oct=24 |tmoy-oct=19.7|tmin-oct=14  |soleil-oct=235 |prec-oct=46
|tmax-nov=21 |tmoy-nov=16.4|tmin-nov=11  |soleil-nov=191 |prec-nov=90
|tmax-dec=18 |tmoy-dec=13.6|tmin-dec=9   |soleil-dec=181 |prec-dec=108
|tmax-ann=25 |tmoy-ann=17.7|tmin-ann=14.2|soleil-ann=3234|prec-ann=551
}}

== Histoire ==
{{Article principal|Histoire de Salé}}
=== Fondation ===
{{article connexe|Sala Colonia}}
{{pertinence section|date=février 2013}}
{{section à sourcer|date=février 2013}}
[[Fichier:Roman carved stone Chellah.JPG|200px|thumb|right|Stèle romaine à [[Chellah]].]]
L'embouchure du [[Bouregreg]] est le berceau de civilisations millénaires. Les fouilles archéologiques tardivement lancées en font remonter le peuplement aux périodes paléolithique et néolithique suite à l'identification de squelettes et de traces de cultures préhistoriques. Cependant une lampe à huile datant du {{-s-|XV|e}} retrouvée par J. Roube à [[Chellah]] est une preuve de la présence d'une civilisation. À l'instar de [[Lixus]] et de [[Mogador]], [[Chellah]] a pu être peuplée par les [[Phéniciens]]. Au-dessus du site phénicien se trouvent les ruines de {{Citation étrangère|langue=la|[[Sala Colonia]]}}, une cité frontière importante dans la province [[Romains|romaine]] de la Mauritanie Tingitane.
Ainsi {{citation nécessaire|le nom de ''Sala Colonia'' englobait la ville de Salé et de la future [[Rabat]]}}. Selon des documents historiques retrouvés, [[Pline l'Ancien]] raconte qu'au {{s-|I|er}} de notre ère, la ville de Salé était « pleine d'éléphants et de barbares ». Les [[Carthaginois]] puis les [[Vandales]] passèrent par Sala. Cependant, hormis Chellah, tous les établissements romains ont été détruits, ce qui ne permet pas d'étayer par l'archéologie les hypothèses des historiens{{lesquels}}<ref name="Brown " group="L">{{harvsp|Brown|p='''?'''}}{{référence incomplète}}</ref>. {{citation nécessaire|La ville est complétée sur l'autre rive au {{s-|X|e}}}}.

=== Âge d'or islamique ===
{{Article connexe|Prise de Salé (1260)|Âge d'or islamique}}
[[Fichier:Empire mérinide - XIVe.PNG|thumb|Royaume mérinide et ses extensions territoriales]]
La ville de Salé, fondée par la tribu zénète des [[Banou Ifren|Ifrenides]] au {{s-|X|e}}<ref>[[Ibn Khaldoun]], ''Histoire des Berbères'', traduction, William Mac-Guckin de Slane, éditions Berti, Alger 2003. {{ISBN|9782705336394}}</ref>, fut proclamée capitale. Favorables au sunnisme, les [[Banou Ifren|Ifrenides]] guerroyèrent auprès des [[Maghraouas|Meghraoua]] contre les [[Berghouata]] qui s'opposaient aux conquêtes islamiques arabes. Sous leur règne s'installèrent à Salé de nombreuses familles andalouses, comme les Beni Khayoun et les Beni Achara. Selon [[Ibn Khaldoun]], les Beni Achara ont construit leur palais dans la médina, palais qui servit ensuite de résidence au sultan almohade [[Abd al-Mumin (calife)|Abdel Moumin]] quand il se rendait à Salé ; cependant il n'existe plus aucune trace de ce palais aujourd'hui.
Plusieurs savants venus d'[[Al-Andalus]] s'installèrent aussi à l'abri des murailles de la ville<ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=88&Itemid=368|titre=Les premiers habitants de la ville|site=selwane.com}}</ref>. Le noyau aristocrate de la ville était ainsi constitué principalement d'Andalous.

En [[1068]] Salé fut prise  par les [[Almoravides]] mais elle resta moins de 90 ans entre leurs mains. Ils y construisirent la mosquée Achabae qui compte parmi les plus anciennes de Salé. À partir du {{s|XI|e}} la ville connut un premier développement important, en particulier au {{s|XII|e}}, à l'époque des [[Almohades]], du fait de sa position stratégique sur la voie terrestre [[Fès]]-[[Marrakech]], et grâce à son port, important centre d’échanges entre l’[[Europe]] et le [[Maroc]]. Le sultan [[Abu Yusuf Yaqub al-Mansur]] restaura les remparts de Salé, qui sont parmi les plus anciens et les plus imposants du Maroc, et fit de la [[Grande Mosquée de Salé|Grande Mosquée]] l'une des plus belles du Maroc, bien qu'elle ait perdu ses décors initiaux.
Mais Salé connut son véritable essor sous les [[Mérinides]]. Ils firent de la ville l'un des principaux pôles culturels du royaume en l'équipant de [[médersa]]s, d'une école de médecine ([[Maristane de Salé|maristane]]), de mosquées, de bibliothèques, de fontaines et de belles demeures.
La ville, l’un des ports des plus importants de l’époque, servit également d'arsenal et de base aux navires armés en partance pour [[Al-Andalus]]<ref name="Terrase 357_371">{{ouvrage|auteur=Henri Terrase|titre=Les portes de l'Arsenal de Salé|édition=Hespéris|année=1999[passage=357-371}}</ref>.
Selon [[Luis del Mármol Carvajal]], au {{s-|XII}}, Salé était déjà le port le plus prospère du Maroc.  Les marchands génois, pisans et vénitiens venaient acheter à Salé des peaux, des tapis, des tissus, des laines, de l'ivoire, du miel de Meknès, de la cire, etc. Salé vendait aussi des draps et des objets manufacturés <ref>{{lien web|url=http://rabat-tourisme.org/index.php?option=com_content&view=article&id=82&Itemid=97&lang=frRabat-Sal%C3%A9|titre=Rabat-Salé|site=rabat-tourisme.org}}</ref>.

La [[Grande mosquée de Salé|Grande Mosquée]], construite entre [[1028]] et [[1029]] et la [[Médersa Mérinide de Salé|Médersa mérinide]] (centre d'études islamiques) firent de la ville  le deuxième centre religieux après [[Fès]].

En [[1260]]<ref group="N">Le raid a eu lieu en 1260 selon [[Ibn Khaldoun]] et en 1263 selon [[Luis del Mármol Carvajal]] signale {{lien web|url=http://www.cosmovisions.com/ChronoAlmohades.htm|titre=l'encyclopédie Imago Mundi, à l'article Les Almoades}}.</ref> eut lieu la [[Prise de Salé (1260)|prise de Salé]]. La cité fut attaquée par les troupes d'[[Alphonse X de Castille]]. Ce fut le plus grand massacre jamais commis dans toute l'histoire de la ville, qui resta pendant deux semaines aux mains des Castillans avant que le sultan mérinide [[Abu Yusuf Yaqub ben Abd al-Haqq]] ne vînt la délivrer<ref>[http://www.qantara-med.org/qantara4/public/show_document.php?do_id=1010 ''Qantara'', centre de recherche historique méditerranéen], Version de [[Ibn Khaldoun]] sur la prise de Salé</ref>.
C'est de cette époque que date la construction de l'une des plus grandes portes fortifiées du Maroc, [[Bab Lamrissa]], construite par l'architecte sévillan [[Mohamed Ben Ali (architecte)|Mohamed Ben Ali]]  ; cette porte maritime, à moitié enterrée aujourd'hui, barrait un canal et laissait passer entre ses piliers des navires pour les abriter à l'intérieur des remparts. Le Sultan [[Abu Yusuf Yaqub ben Abd al-Haqq]] participa personnellement au chantier<ref>{{article|auteur=P. Cressier|titre=Les portes monumentales urbaines almohades : symboles et fonctions|périodique=Los Almohades : problemas y perspectivas|lieu=[[Madrid]]|édition=Consejo Superior de Invistigaciones Cientificas/Estudios arabes e islamicos|année=2005|passage=149-187}}</ref>. Le port poursuivit assez maigrement son activité, longtemps après, à l'époque des corsaires salétins, avant d’être définitivement condamné par l'ensablement de la vallée.
[[Fichier:Weeks_Edwin_Lord_Scene_at_Sale_Morocco.jpg|thumb|Salé par [[Edwin Lord Weeks]] (1849-1903)]]
Le poète andalou [[Ibn al-Khatib]], qui vécut à Salé sous le règne de [[Abu al-Hasan ben Uthman]] pendant son exil entre [[1360]] et [[1363]], décrivit la cité comme  {{citation|une ville impressionnante par sa beauté et sa splendeur, une ville mariant avec harmonie les traits de l'urbanité et de la vie de campagne}}<ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=88&Itemid=368|titre=Visite de Ibn Al-Khatib à Salé|site=selwane.com}}</ref>. Il y écrivit aussi « ''Moufaharat Malaga wa-Salà'' » (''Comparaison entre [[Málaga]] et Salé'')<ref>{{lien web|url=http://www.larousse.fr/encyclopedie/ehm/Ibn_al-Khatib/181882 |titre=Biographie de Ibn al-Khatib|site=Larousse.fr}}</ref>.

=== République du Bouregreg ===
{{article détaillé|République du Bouregreg}}
[[Fichier:Mola_Pirata.jpg|upright|thumb|left|alt=Homme vu de face en contre plongé tenant un arc|[[Jan Janszoon]] (alias ''Murat Reis''), renégat hollandais servant la course salétine, 1650, peinture de [[Pier Francesco Mola]]]]
==== Cité corsaire ====
Au début du {{s-|XVII}}, Salé-le-Vieux, soumise à l'autorité des marabouts, notamment [[Sidi al-Ayachi]], vivait en totale indépendance à l'égard du Sultan. Al-Ayachi y menait une lutte patriotique marquée d'expéditions contre les Espagnols auxquels il finit par reprendre le port de la [[Mamora]]<ref name=Ayachi>{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=819&Itemid=372&limit=1&limitstart=1|titre=Salé: Naissance d'une ville,prouesses de Ayachi|site=selwane.com}}</ref>{{,}}<ref name="Cambridge 247">{{ouvrage|url=http://books.google.com/books?id=y99jTbxNbSAC&pg=PA247|langue=en|titre=The Cambridge history of Islam'|nom1=P. M. Holt|nom2=Ann K. S. Lambton|nom3=Bernard Lewis|passage=247}}</ref>.
{{citation|C'est ici, dit Mouette, que résidaient les plus riches marchands juifs et andalous}}.

À partir de [[1610]], la ville de Salé, et, de l'autre côté du [[Bouregreg]], la ville de [[Rabat]], appelée à l'époque « Salé-le-Neuf », accueillirent l’[[expulsion des Morisques d'Espagne|arrivée massive de musulmans et de juifs]] chassés d’[[Espagne]]. Cet évènement donna un nouveau souffle à Salé l'ancienne, augmenta sa population, créant une rivalité avec la ville toute voisine de [[Rabat]]. Les [[Morisques]] établis à l'embouchure du Bouregreg y arrivèrent en deux vagues. La première comprenait les habitants de [[Hornachos]] qui s'installèrent à Rabat car ils étaient vus par les conservateurs salétins comme des « européanisés » <ref>{{lien web|url=http://www.webislam.com/articulos/35670-moriscos_de_hornachos_y_republica_de_rabat.html|langue=es|titre=Moriscos de Hornachos y República de Rabat|site=Webislam.com|consulté le= 30 septembre 2012}}</ref>, des colons qui bénéficiaient de quelques privilèges en quittant la péninsule ibérique : ils pouvaient emporter certains de leurs biens s'ils partaient volontairement. La deuxième vague regroupait les autres Morisques andalous, expulsés sans leurs biens ni leur honneur, installés sur les deux rives. Ils cherchèrent donc à se venger à travers la piraterie<ref>{{harvsp|id=PickensPeuriotPloquin1995|texte=Maroc: Les Cités Impériales|p=230}}</ref>. À cette époque « Salé » (Rabat principalement) était célèbre surtout pour son intense activité maritime, et les Andalous en firent la capitale de [[corsaire]]s. Tandis que les Hornacheros s'occupaient de l'armement des navires, les autres Morisques formaient leurs premiers équipages. Avant même la proclamation de la République, à l'aube du {{s-|XVII}}, le marabout [[Sidi M'hamed el-Ayachi]], considéré comme le plus illustre saint de Salé-le-Vieux, mena une lutte patriotique marquée par l'expulsion des Espagnols de la Mamora<ref name=Ayachi/>.

Le développement économique venu avec les Hornacheros et les Andalous fut tel que Salé et Rabat décidèrent de s'unir et d'instituer, entre [[1627]] et [[1666]], une [[Thalassocratie]] sous le nom de [[République du Bouregreg]] ou République de Salé. L'actuelle [[Kasbah des Oudayas]] leur tint lieu de capitale. Cette république était dirigée par des [[corsaire]]s venus principalement de [[Rabat]]. Leur objectif principal était de capturer des navires pour vendre leurs équipages comme esclaves en [[Afrique du Nord]] et de monter des expéditions pour enlever des habitants des côtes européennes. À cette époque, seule la [[République de Salé]] avait un port indépendant. Tous les autres ports du Maroc étaient occupés par l'[[Espagne]] ou le [[Portugal]]. Pendant ces temps glorieux, [[Salé-le-Neuf]] était surnommé « [[La Rochelle]] de l'Afrique ».

En [[1643]], le renégat Al Qaïd Said Djanoui est nommé par les [[zaouïa de Dila|Dilaïtes]] à la tête de la ville. Les relations d’Al Ayyachi avec les Anglais et les Hollandais étaient bonnes. Des ressortissants juifs de Salé, dont Aaron Querido, Josef Blache et les frères Cohen, furent à diverses reprises en relation étroite avec leurs coreligionnaires de Hollande pour l’achat d’armes au profit de la ville. Ces échanges profitables avec les Hollandais vont continuer sous les Dilaïtes après 1643. C'est en [[1659]] que Brahim Maâninou et Mohammed Fennich entrent, pour le compte de la  principauté dilaïte, en pourparlers avec la Hollande afin de garantir la sécurité de ses marins et de ses commerçants. Cette année-là Brahim Maâninou effectue un séjour de cinq mois à [[La Haye]].
En [[1663]] la ville passe aux mains de Khadir Ghailane, ancien lieutenant d’Al Ayyachi<ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/images-1/25112012_sale_guide.pdf|titre={{pdf}} Guide touristique de Salé par ''Montada''|site=selwane.com}}</ref>.
Mais, en [[1666]], les [[Alaouites]] s'emparent des villes de Salé et de Rabat, mettant fin à la [[République du Bouregreg]]. Mohamed Fennich fut le dernier gouverneur de cette [[République de Salé|République]] avant la réunion du territoire au [[Maroc]]<ref>{{lien web|langue=ar|titre=Les Andalous|url=http://www.abdelazizbenabdallah.org/Articles/Docs/Art_maqal_andaloussioune.pdf|auteur=Abdelaziz Benabdallah|site=abdelazizbenabdallah.org}}</ref>.

[[Fichier:Bowles's Naval Flags Salé.jpg|thumb|upright=1.3|Les [[pavillon]]s salétins, selon la liste de Carington Bowles<ref>C. Bowles, ''Bowles's universal display of the naval flags of all nations in the world'', 1783</ref>.]]
Les corsaires salétins — et principalement ceux de Rabat — ont laissé dans la mémoire des Européens l'image des ''Sallee Rovers'' (ou ''[[Salé Rovers]]''), les « écumeurs de Salé » dont les plus célèbres sont [[Jan Janszoon]] (''alias'' Murad Reis), fondateur de la République corsaire<ref>{{ouvrage|url=http://books.google.com/books?id=SJEg0p4RCP4C&pg=PA206&dq=republic+of+sale,+morocco#v=onepage&q=murad%20reis&f=false|auteur= Peter Lamborn Wilson|titre=Pirate Utopias|titre chapitre=Murad Reis|passage=86-148}}</ref>, le premier président [[Ibrahim Vargas]] (dont descend l'actuelle [[Familles anciennes de Rabat|famille rbatie]] des ''Bargach''), ou encore le [[renégat]] anglais [[Ahmed El Inglizi]]<ref>{{ouvrage|titre=Ahmed el Inglizi|collection=The Real Guide|lieu=Maroc|langue=en|prénom1=Mark |nom1=Ellingham|prénom2=Shaun|nom2=McVeigh|prénom3=Prentice|nom3=Hall|passage=189|ISBN=978-0-13-783697-0}}</ref> « l'anglais », aussi appelé ''Ahmed Laalej'', (Ahmed le renégat) ; un ingénieur qui fortifia le mur des Andalous de l'autre rive.

==== Expéditions punitives lancées contre la ville ====
[[Fichier:Salé_Cité_Corsaire.jpg|thumb|left|alt=gravure en noir et blanc de bataille navale|Les corsaires faisant couler des vaisseaux chrétiens au large de Salé, gravure du {{s-|XVII}}]]
À cause de ses [[corsaire|activités de course]] en Méditerranée, la [[République de Salé]], c'est-à-dire les deux rives, était fréquemment attaquée par les puissances européennes. Les Français, en particulier lancèrent, sans grand succès, plusieurs expéditions punitives ; aussi, depuis [[Louis XIV]], les canons sont-ils toujours en batterie.

Ainsi, le {{date|20|juillet|1629}}, la ville fut bombardée par l'amiral français [[Isaac de Razilly]] dirigeant une flotte composée de sept vaisseaux : ''Licorne'', ''Saint-Louis'', ''Griffon'', ''Catherine'', ''Hambourg'', ''Sainte-Anne'' et ''Saint-Jean''. Il détruisit trois navires salétins. L'amiral connaissait bien la ville, ayant été en [[1624]] ambassadeur de France à la [[République de Salé]]<ref name="Houtsma 549">{{ouvrage|auteur=Martijn Theodoor Houtsma|titre=E.J. Brill's First Encyclopaedia of Islam|langue=en|année=1913-1936|volume=9|édition=Brill|première réédition=1987|isbn=9004082654|passage=549}}</ref>.

En [[1765]], [[Louis XV]] envoya une escadre de 13 navires (un vaisseau, 8 frégates, 2 chébecs, 2 galiotes à bombes), sous le commandement du [[Lieutenant-général#lieutenant général des armées|lieutenant général des armées navales]] [[France|français]] [[Louis Charles du Chaffault de Besné]], en représailles contre Salé, les pirates ayant profité de la [[guerre de Sept Ans]] pour attaquer les navires de commerce français. Le 31 mai, il mouilla devant la ville à bord de ''L'Utile'', accompagné de six [[frégate (navire)|frégates]]{{#tag:ref|Il s'agissait de trois frégates de [[Brest]] : ''La Terpsichore'', ''La Licorne'' et ''L'Héroïne'', que commande le [[comte de Grasse]]<ref name="Lewis42"  group="L"/>, et de trois frégates de [[Toulon]] : ''La Chimère'', ''La Gracieuse'' et ''La Pléiade''.|group=N}}, deux [[bombarde (marine)|bombardes]] et une [[barque]], ''L'Hirondelle''<ref>{{lien web|url=http://librairie-marine.com/documents/louis-quinze/louis-quinze.htm|titre= Expédition de Louis Charles du Chaffault de Besné contre les barbaresques}}</ref>. Le {{date|2|juin|1765}} il bombarda lourdement la ville, mais l'état de la mer l'obligeant à repartir au large, il recommença le 8 et le 11, rejoint par les [[chebec]]s ''Le Caméléon'' et ''Le Singe'' (commandé par [[Pierre André de Suffren|Suffren]])<ref name="Lewis42" group="L">{{harvsp|Charles Lee Lewis|1980|p=42}}</ref>. Mais le 26 juin, après avoir bombardé [[Larache]], une partie de sa flottille se fit capturer en remontant l'[[oued]] [[Loukkos]], et 300 hommes furent tués ou faits prisonniers<ref name="Lewis 43" group="L">{{harvsp|Charles Lee Lewis|1980|p=43}} </ref>, parmi lesquels 30 ou 40 officiers dont le [[garde-marine]] [[Hippolyte Bernard Bidé de Maurville#Guerre de sept ans|Bidé de Maurville]] qui écrivit en 1775 une ''Relation de l'affaire de Larache''.

Ce fut en [[1767]] seulement que le [[Pierre-Claude Haudeneau, comte de Breugnon|comte de Breugnon]], vice-amiral et ambassadeur de France au Maroc vint à la cour du Sultan Sidi Mohamed racheter les captifs et signer un traité de commerce<ref>{{lien web|url=http://www.cosmovisions.com/ChronoMarocHasani.htm|titre=L'histoire du Maroc|chapitre=Les chérifs hasani|site=Cosmovisions'| consulté le=23 août 2012}}</ref>, laissant un consul de France à Salé.

Mais Salé ne souffrit pas seulement des bombardements de la flotte française, elle connut aussi, au cours du {{s|XVIII|e}}, des destructions importantes liées aux [[séisme|tremblements de terre]] :  le {{date|1er|novembre|1755}}, le [[tremblement de terre de Lisbonne|violent séisme]] qui frappa [[Lisbonne]] et détruisit de nombreuses autres villes de la côte marocaine ; dix-huit mois plus tard, le {{date|15|avril|1757}}, un autre tremblement de terre qui la frappa violemment et le {{date|12|avril|1773}}, celui de Tanger<ref>{{lien web|url=http://dafina.net/forums/read.php?50,314054|titre=L'histoire des tremblements de terre au Maroc|site=Dafina.net}}</ref>.

<gallery>
Fichier:Braun_Salé_UBHD.jpg|alt=gravure de remparts|Gravure de Georg Braun et Frans Hogenberg représentant les remparts de Salé ainsi que ceux de Rabat en [[1572]].
Fichier:Old_Sally.jpg|alt=plan ancien de ville|Sally, une carte de Richard Simson représentant la ville corsaire en [[1637]]<ref name="Brown 73" group="L">{{harvsp|Brown|id=Brown|p=14}} </ref>
Fichier:Ville_de_Sale_en_1670.jpg|Dessin du port de Salé en 1670 par [[John Ogilby]] (1600-1676)
Fichier:1600s.sale.morocco.jpg|Salé à l'époque de [[Jan Janszoon]]
Fichier:Salé.jpg|Ancien port de Salé (carte non datée)
</gallery>

=== Prise du pouvoir par les Alouites ===
{{Article connexe|Dynastie alaouite|Bombardement de Salé (1851)}}
Ce fut en [[1661]], d'après Michael Dumper, que la [[dynastie alaouite]] prit le contrôle de la [[république du Bouregreg]]<ref name="Dumper et Stanley 306" group="L">{{harvsp|id=DumperStanley2007|texte=Dumper et Stanley|p=306}} </ref>, et de tout le Maroc à partir de [[1666]]. Le sultan [[Moulay Rachid]] mit fin à l'autonomie politique dont bénéficiait le [[république du Bouregreg|Bouregreg]] en [[1668]] par la prise de la [[Zaouia de Dila]], quoique Salé gardât toujours son esprit d'autonomie et d'indépendance<ref name="Coindreau 53" group="L">{{harvsp|id=Coindreau2006|texte=''Coindreau''}} {{p.|53}} </ref>{{,}}<ref>[[Mikel de Epalza]], ''Los Moriscos antes y después de la expulsión'', 1992, éd. MAPFRE, {{p.|106}} (ISBN 84-7100-249-3)</ref>{{,}}<ref name=Harakat>Brahim Harakat, ''Le makhzen sa'adien'', dans : ''Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée'', {{numéro|15}}-16, 1973. {{p.|43-60}}</ref>.

En [[1681]], [[Sidi Ahmed Hajji]] expulsa les Espagnols de [[Mehdia]], ce fut le dernier grand saint de Salé. Durant tout le {{s|XVIII|e}} Salé continua d’étendre son influence en pratiquant la [[guerre de course]] jusque dans des régions très éloignées. Cependant le déclin de la ville commença en [[1755]] avec le [[tremblement de terre de Lisbonne]]. En effet, ce dernier dont l'épicentre se situait dans l'[[océan Atlantique]] à la même distance de [[Lisbonne]] que de Salé provoqua un [[tsunami]] qui dévia définitivement le cours du [[Bouregreg]], entraînant la désaffection du port, situé jusqu'alors à l'intérieur des murailles de la ville. [[Essaouira]] devint alors le port principal du royaume, bien que Salé gardât une certaine activité navale plus commerciale que corsaire jusqu'en [[1818]] lorsque [[Sulayman du Maroc|Moulay Sliman]] déclara mettre fin à la guerre sainte, ce qui mit fin à toute activité de piraterie<ref name="Coindreau 58" group="L">{{harvsp|id=Coindreau2006|texte=''Coindreau''}} {{p.|58}}</ref>.

[[Fichier:Bombardement_de_Sale_Le_Breton_PW4890.jpg|thumb|Bombardement de Salé le 26 novembre 1851 par le contre-amiral Dubourdieu<ref name=Dubourdieu>{{lien web|url=http://www.stratisc.org/pub_mo3_GRANIERDUB.html|titre=Biographie|site=stratisc.org}}</ref> pendant le mandat du Pacha [[Abdelhadi Zniber]]<ref name="Brown 29, 73, 74, 177-180" group="L">{{harvsp|id=Brown|texte=''Brown''}}, {{p.|29, 73, 74, 177-180}}</ref>, gravure de [[Louis Le Breton]].]]

En [[1851]], suite au pillage par des Salétins d'un navire marchand qui s'était échoué dans l'estuaire du Bouregreg, la [[marine française]] lança une attaque navale sur la ville de Salé{{#tag:ref|Le navire en question est un [[brick-goélette]] du nom de ''Courraud-Rose'' d'après le témoignage de Charles Jagerschmidt, représentant diplomatique de France au Maroc<ref>{{lien web|url=http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog04_jagers.htm|titre=Biographie de  Charles Jagerschmidt|site=Mémoire d'Afrique du Nord}}</ref>.|group=N}} <ref>[http://www.telquel-online.com/En%20couverture/Histoire-comment-le-Maroc-a-ete-vendu/439 Comment le Maroc a été vendu, [[Telquel (magazine marocain)|Telquel]]]</ref>. D'après le pacha Abdelhadi Zniber, les marchandises perdues étaient évaluées à {{unité|11391|francs}}-or<ref name="Doukkali 335-336" group="L">{{harvsp|id=Doukkali|texte=''Doukkali''}}, {{p.|335 à 336}}</ref>{{,}}<ref name="Cousté 77_78" group="L">{{harvsp|id=Cousté|texte=''Cousté''}} {{p.|77 à 78}}</ref>. De ce fait, la [[France]] en demanda un remboursement, bien que ce pillage ne fût pas imputable au sultanat, puisque les assaillants n'étaient que des éléments incontrôlés. Après plusieurs mois d'attente sans réponse, la France décida de faire une démonstration de force, et envoya une escadre sous les ordres de l'amiral Dubourdieu, avec le ''Henri IV'' commandé par [[Louis Henri de Gueydon]], les frégates ''Sané''<ref name="frégate">{{lien web|url=http://dossiersmarine.free.fr/fs_f_F5.html|titre=Les frégates à vapeur ''Sané'' et ''Gomer''}} (photo et historique des vaisseaux) flotte de [[Napoléon III]]</ref> et ''Gomer''<ref name="frégate"/>, ''Le Narval'' et ''Le Caton'', mais selon l'historien salétin [[Ahmad ibn Khalid Naciri]], il y aurait eu un autre navire français du nom de ''Napios''.

La bataille débuta le [[26 novembre]] [[1851]] ; après plusieurs heures de combats, les navires français, victoire acquise, se retirèrent. Les pertes étaient assez lourdes puisque plusieurs bâtiments furent détruits et que la [[grande mosquée de Salé]] fut elle-même gravement endommagée<ref name="Brown 73" group="L">{{harvsp|id=Brown|texte=''Brown''}}, {{p.|180}} </ref>. Côté français, les navires ''Henri IV'' et ''Sané'' étaient également endommagés et d'après le rapport du contre-amiral Dubourdieu{{#tag:ref|Né le 15 juin 1804 à Fort de France, il était fils de [[Bernard Dubourdieu]], officier de marine du [[Premier Empire]]. Promu contre-amiral en juillet 1848, Louis Thomas Napoléon Dubourdieu (1804-1857) servit la [[IIe République|II{{e}} République]] puis le [[Second Empire]]<ref name=Dubourdieu/>.|group=N}}, les Français avaient perdu quatre des leurs. Selon [[Abdelhadi Zniber]], le bilan humain des Salétins était de six à sept ''tabjiyas''<ref group="N"> Tobjia (طوبجيا), désigne le fantassin dans le dialecte salétin (voir [[#Lexique slaoui|Lexique salétin]])</ref> ainsi que 12 à 15 civils tués<ref name="Doukkali 337" group="L">{{harvsp|id=Doukkali|texte=''Doukkali''}}, {{p.|337}}</ref>.
[[Louis Le Breton]] et [[Théodore Gudin]], [[Peintre de la Marine|peintres officiels de la Marine]] à bord de l'un des navires, immortalisèrent le moment à travers des gravures.

=== Protectorat français et résistance ===
{{article détaillé|Protectorat français au Maroc}}
[[Fichier:Maison_de_convalescence_salé.jpg|thumb|gauche|La maison de convalescence de Salé.]]
Salé perd de l'importance quand [[Rabat]] est établie capitale à la signature du [[traité de Fès]] en 1912, date du début du [[protectorat français au Maroc|protectorat français]]. La ville jusqu'alors jumelle est devenue une grande ville administrative, aussi Salé est-elle reléguée au second plan, bien qu'elle demeure un centre religieux et culturel face à sa voisine européanisée. De nos jours, le port de Salé a perdu son importance commerciale et reste seulement un port de pêche à la barque.

Le {{date|14|novembre|1913}} une ''Maison de convalescence'' (pour [[Légion étrangère|légionnaires]] et soldats) est fondée par [[Inès de Bourgoing]] épouse du [[maréchal Lyautey]]<ref>{{lien web|url=http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biogHC_Lyautet_Ines.htm|titre=Biographie de la Maréchale Lyautey|site=memoireafriquedunord.net}}</ref>, quelques années plus tard est construite la ''Maison des gardes forestiers'' pour protéger les [[garde forestier|gardes-forestiers]] de la forêt de la [[Mamora]].

L’année [[1927]] a vu la création du ''Club littéraire islamique de Salé'' « ''Annadi Al Adabi Al Islami'' » qui groupe les élèves de l’école des fils de notables et ceux des écoles religieuses de la ville. Elle constitue une bibliothèque ouverte aux jeunes, organise des conférences-débats et des voyages dans différentes régions du Maroc. 

L’année suivante, sous l’égide d’[[Abdellatif Sbihi]], une troupe théâtrale d’amateurs est créée regroupant des jeunes du Annadi Al Adabi. Elle donne des représentations à Salé et [[Rabat]], des pièces de théâtre à résonance patriotique aux sujets puisées dans des épisodes illustres du monde [[Civilisation islamique|arabo-musulman]]. 
[[Fichier:Principaux_acteurs_contre_le_Dahir_Berbère..jpg|thumb|Les principaux acteurs contre le [[dahir berbère]]. De gauche à droite : Ahmed Hajji, Ahmed El Jariri et [[Abu Bakr Zniber]].]]
L’appel au « latif »{{#tag:ref|''Al-Latīf'' ({{lang|rtl|ar|اللطيف}}) est le 31 {{e}} des [[noms de Dieu en islam]], « Celui qui accorde à ses créatures Sa douceur et Sa bienveillance ». Le 27 juin 1930 au cours de la [[prière du vendredi]], l'imam Hadj Ali Aouad n'a pas prononcé la ''[[Fatiha]]'' ({{lang|rtl|ar|الفاتحة}}, ''al-fātiḥa'', la première sourate du Coran), mais commencé à clamer le « latif », (utilisé pour demander le secours et la protection de Dieu contre les calamités), repris par tous les fidèles<ref name="Haj"/>.|group=N}} est lancé à Salé le 27 juin 1930 par [[Abdellatif Sbihi]], [[Ahmed Maâninou]], Haj Abdelkrim Hajji<ref name="Haj">{{lien web|url=http://said.hajji.name/fr/book-rgfh.html|titre=Les Hajji sous surveillance des renseignements généraux|site=|consulté le=30 septembre 2012}}</ref>, relayé par la suite dans les principales mosquées du Maroc ; et une pétition contre le [[dahir berbère]] du 16 mai 1930, rédigée par le mufti [[Abu Bakr Zniber]], est remise le 28 août au Sultan [[Mohammed V du Maroc|Mohammed ben Youssef]] par le biais du grand vizir Al-Moqri<ref group="N">Avant l'[[Histoire du Maroc depuis 1956|indépendance retrouvée du Maroc]], le monarque était appelé « sultan », son premier ministre « grand vizir » et ses ministres « vizirs ». Cf. {{lien web|url=http://www.bdlp.org/fiche.asp?no=414532&base=MA&boite=1|titre=Grand vizir}} et {{lien web|url=http://www.bdlp.org/fiche.asp?base=MA&no=414532&rubrique=&boite=1|titre=Vizir|site=www.bdlp.org|consulté le=3 août 2012}}</ref> ainsi qu'au Résident général. Le mouvement de contestation conduit finalement la [[France]], en 1934, au retrait de ce [[dahir]], perçu par les intellectuels de l’époque comme une tentative de division du peuple marocain<ref>{{ouvrage|auteur=Bernard Lugan | lien auteur=Bernard Lugan | titre ouvrage=Histoire du Maroc : Des origines à nos jours | titre chapitre=La défense des statuts du protectorat | éditeur=Ellipses |année=2011 | isbn=9782729863524 }} {{p.|289}}</ref>.

Ce texte a entraîné la première réaction nationaliste des élites marocaines contre l'occupant et consacré leur volonté de résistance<ref name="Saïd Hajji">{{lien web|url=http://said.hajji.name/presse2.html|titre=Saïd Hajji, naissance de la presse nationale marocaine}}|</ref>. Nombre s’accordent aujourd’hui à reconnaitre que cet épisode constitue l’acte fondateur de la prise de conscience politique qui conduira, quatorze ans plus tard, à la signature du [[Manifeste de l'indépendance]] du {{date|11|janvier|1944}} par de [[Manifeste de l'indépendance#Les signataires du Manifeste de l'Indépendance|nombreux Salétins]]<ref group="N">Parmi les 68 signataires du Manifeste, 8 étaient [[Manifeste de l'indépendance#Origine des signataires|originaires de Salé]]</ref>{{,}}<ref>{{lien web|url=http://www.villedesale.ma/fr/component/content/article/77-culturel/251-sale-memoire-dune-ville|titre=Salé : Mémoire d’une ville (1912-1956), nouvel ouvrage collectif de l’IURS en hommage à la ville, son histoire et sa culture|site=villedesale.ma}}</ref>.

Le {{date|29|janvier|1944}}, les autorités coloniales procèdent à l'arrestation du secrétaire général du [[Parti de l'Istiqlal]], [[Ahmed Balafrej]], et de son adjoint, [[Mohamed Lyazidi]]. Un soulèvement se déclenche à [[Rabat]] et Salé, se propageant ensuite dans d'autres villes<ref>{{article|auteur=[[Maghreb Arabe Presse|MAP]]|titre="Soulèvement du 29 janvier 1944" : Commémoration du {{69e}} anniversaire|périodique=Le Matin|lien périodique=Le Matin (Maroc)|jour=30|mois=janvier|année=2013|url texte=http://www.lematin.ma/express/Soulevement-du-29-janvier-1944-_Commemoration-du-69e-anniversaire-/177302.html|consulté le=6 février 2013}}</ref>. [[Abderrahim Bouabid]] conduit la manifestation populaire de Salé, qui est réprimée dans le sang. Arrêté et transféré à la prison de Laâlou à Rabat, il sera relâché un an plus tard.

[[Fichier:Photo_des_Freres_Hajji_et_de_Abdelhadi_Zniber_étudiants_à_l%27Université_de_Damas..jpg|right|thumb|Photo des frères Hajji (dont [[Saïd Hajji]] au premier rang) et Abdelhadi Zniber à l'université de Damas]]
Salé voit alors une partie de son élite emprisonnée ou, condamnée à l'exil<ref name="Saïd Hajji"/>, partir se former à l'étranger, en particulier [[Saïd Hajji]] étudiant en Syrie puis en Palestine, ou [[Hajj Ali Zniber]] qui propose au Sultan un brillant projet de constitution après avoir passé 23 ans en Égypte <ref name="Saïd Hajji"/>{{,}} <ref>{{ouvrage|prénom1=Abraham|nom1=Lahnite|lien auteur1=|titre=Les Conditions d'établissement du traité de Fez|tome=1|sous-titre=La Politique berbère du protectorat français au Maroc (1912-1956)|éditeur=L'Harmattan|lien éditeur=éditions L'Harmattan|préface=Jean Martin|pages totales=340|année=2011|passage=74|isbn=9782296549807|lire en ligne=http://books.google.fr/books?id=1rh1tQ9er8UC&pg=PA74&lpg=PA74&dq=hajj+ali+zniber&source=bl&ots=TtvqgY-Jss&sig=QSMKUToGNsCPeoZHIrjRpZ34LtQ&hl=fr&sa=X&ei=_96vT469Ksv58QPpz-CICQ&ved=0CGAQ6AEwBw#v=onepage&q=hajj%20ali%20zniber&f=false}}</ref>.

[[Mohamed ben Driss Alaoui]], alors [[cadi]] de la ville de Salé, eut l'idée de commémorer l'intronisation au trône du sultan Sidi Mohammed Ben Youssef le [[date|18 novembre 1933]], à l'instar de la [[Grande-Bretagne]], en réunissant un groupe de six ''[[droit musulman#L'adel|adoul]]'' de la ville auxquels il donna le nom de « Comité des Fêtes », lequel se composait, entre autres, de : Mohamed ben Taïb Alaoui, Moulay Driss Maâninou, Boubker Aouad et Mohamed Gharbi. Les habitants reçurent une lettre de remerciements de la part du sultan. Associant la manifestation de loyalisme au Sultan à la cause nationaliste, la fête est officialisée par le dahir du {{date|26 |octobre |1934}} <ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=37&Itemid=372|titre=SALE : Première ville au Maroc à célébrer la fête du Trône |site=selwane.com}}</ref>.

Salé est aussi réputée avoir été le fief de la gauche marocaine pendant de nombreuses décennies, de nombreux leaders y ont résidé 
<ref>{{lien web|url=http://www.bladi.net/forum/338908-mort-abdessalam-yassine-leader-mouvement-al/|titre=[[Abdessalam Yassine]], leader du mouvement Al Adl Wal Ihssane|site=bladi.net}}</ref>.
Plusieurs Salétins tels Tahar Zniber et [[Saïd Hajji]] furent membres de la cellule nationaliste clandestine ''Attaifa'' .

== Société ==
=== Démographie ===
Salé forme avec [[Rabat]] et [[Témara]] une conurbation de 1,66 million d'habitants (2005). La croissance exponentielle de la population est due en grande partie à l'exode rural. Selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2004, sa population avoisinait alors les {{formatnum:800000}}<ref name="RGHP"/>. Avec les quelque {{unité|12000|urbains}} qui s'ajoutent chaque année, Salé devrait atteindre le million à l'horizon 2020 <ref name="Brown 89, 90" group="L">{{harvsp|id=Brown|texte=''Brown''}}, {{p.|89, 90}}</ref>.

{| align="center" rules="all" cellspacing="0" cellpadding="4" style="border: 1px solid #999; border-right: 2px solid #999; border-bottom:2px solid #999; background: #f3fff3"
|+ style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 0.5em"| Évolution démographique de la ville de Salé entre [[1913]] et [[2007]]
|-style="background: #ddffdd"
! Année !![[1913]] !! [[1931]]  !! [[1936]] !! [[1952]] !! [[1960]] !! [[1971]] !! [[1982]]!! [[1992]] !! [[1994]] !! [[2004]] !! [[2005]]!! [[2007]]
|-
| Salé ||align=center| {{formatnum:18880}} ||align=center| {{formatnum:25940}} ||align=center| {{formatnum:32000}} ||align=center| {{formatnum:47000}}||align=center| {{formatnum:77000}} ||align=center| {{formatnum:159000}} ||align=center| {{formatnum:328000}} ||align=center| {{formatnum:546000}} ||align=center| {{formatnum:580000}} ||align=center| {{formatnum:761000}}||align=center| {{formatnum:780000}}||align=center| {{formatnum:903485}}
|}

=== Répartition ===
[[File:Rue_andalouse_salé.jpg|thumb|gauche|Médina de Salé.]]
Après l'indépendance du [[Maroc]], la ville connait une forte croissance démographique qui touche la totalité des zones qui entourent la médina. La population est passée d’un chiffre estimé de {{unité|75000|habitants}} en 1960 à plus de {{unité|750000|habitants}} en [[2004]], selon la projection des statistiques, soit un chiffre multiplié par 10 en 40 ans.
Le taux d’accroissement annuel moyen que connaît aujourd’hui Salé dépasse les 6,5 %, soit environ {{unité|11000|habitants}} par an<ref name="Mess">Leila Messaoudi, ''Urbanisation linguistique et dynamique langagière dans la ville de Rabat'', Cahiers de Sociolinguistique, (2001) {{p.|134, 135}}</ref>.
Ce mouvement est le résultat d’un [[exode rural]] motivé notamment par la recherche de meilleures conditions de vie en ville.

L’espace urbain de Salé peut être divisé en trois types d’agglomération distincts<ref name="Mess"/> :

La [[médina]] correspond à l'espace citadin, la ville historique avec ses vieux remparts et ses anciennes portes. Elle constitue, en général, le lieu d’habitation de Salétins qui appartiennent aux [[Chorfas]] (aristocratie religieuse), aux [[Oulémas]] (savants), aux familles présentes depuis des générations à Salé. Ce site entre dans la catégorie des villes qualifiées par l'historien [[Ahmad ibn Khalid Naciri|Ahmed Naciri]] de « ''hadaria'' » c’est-à-dire la « citadinité ».

L'[[ aire urbaine|espace urbain]] est constitué par les « quartiers autorisés ». Ils sont généralement habités par une population ayant une certaine ancienneté à Salé et faisant partie des catégories socio-économiques aisées (fonctionnaires de l’État, commerçants, etc).

La [[banlieue]] est formée par des quartiers construits « clandestinement ». Sous-équipés, ils ne sont pas conformes aux règles [[urbanisme|urbanistiques]]. Ils regroupent une population installée récemment à Salé et dont le niveau de vie est généralement en dessous de la moyenne.

=== Anciennes familles de Salé ===
{{Article détaillé|Anciennes familles de Salé}}
[[Fichier:Maison_naciri.JPG|thumb|La porte d'entrée d'une maison [[Naciri]] dans le Derb Qçatla (''Quartier Castillan''), l'ancien quartier andalou de Salé.]]
Les « anciennes familles », communément appelées ''Ahl Sala'', forment le groupe social des familles considérées comme [[Slaoui|salétines]] de souche. Ces familles « citadines » se caractérisent par des spécificités culturelles et historiques qui les différencient des nouveaux habitants de Salé, dits « néo-citadins » ou « urbains », installés dans la ville suite aux mouvements d'exode rural du {{s|XX}}<ref>{{lien web|auteur=Isabelle Berry-Chikhaoui|url=http://citeres.univ-tours.fr/p_emam/contrats/fsp/BERRY.pdf|titre=Notions de citadinité et d’urbanité dans l’analyse des villes du Monde arabe}}</ref>.  

Traditionnellement, les familles salétines de souche sont reconnues selon leurs origines : ''[[Chorfa]]s'' (descendants du [[Mahomet|Prophète]]), ''Beldyin'' (descendants de [[judaïsme|Juifs]] convertis à l'[[islam]]), ''Andaloussiyin'' (descendants de Musulmans d'[[Al-Andalus]]) et ''Karaouyin'' (originaires de [[Kairouan]], actuelle [[Tunisie]]. Ce mélange a donné naissance à une communauté de familles à la notoriété nationale dont sont issus plusieurs riches commerçants et hommes d'affaires, savants, [[ouléma]]s, artistes et hommes politiques.

Elles sont prises en compte depuis la date de leur première citation dans la littérature ou dans les [[Droit musulman#L'adel|registres adoulaires]] ; une grande partie de ces familles sont cependant présentes à Salé bien avant leur première citation connue <ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=98&Itemid=370|titre=Les familles salétines établies dès la fondation de la ville|site=selwane.com|consulté le= 19 août 2012}}</ref>. 

Au titre des grandes familles établies à Salé depuis des générations, on peut citer les [[Hajji]], [[Sbihi]], Mrini, Amar, Benkhadra, Zouaoui, Chemaou, [[Alaoui]], Kadiri, Laâlou, Maâninou, [[Zniber]], [[Fennich]], Hassouni, [[Aouad]], Sedrati, Hassar, Semmar et [[Naciri]]<ref name="Bouyoutat">{{harvsp|id=Cousté|texte=''Bouyoutat Madinat Sala (Les Maisons de Salé)''}}, {{p.|77 à 123}} : Les Familles Influentes</ref>.

== Économie ==
En mars [[1987]], le roi [[Hassan II]] inaugure [[Dar Assikah]] (l'Hôtel des monnaies), symbole de  souveraineté nationale puisqu'il permet au Maroc de [[création monétaire|produire sa monnaie]].

La ville de Salé est la première « ville marocaine, méditerranéenne, africaine et arabe » à signer la [[Convention des Maires]], projet financé par l’[[Union européenne]] dont l'objectif principal est de contribuer au développement durable de l’énergie. Dans le cadre du projet SURE<ref>{{lien web|url=http://www.mem.gov.ma/ministre/pdf/DISCOURS%2025112010.pdf|titre=Discours de lancement du projet SURE à Salé|date=25 novembre 2010}}</ref>, la ville a abrité les 10 et 11 septembre 2012 les « Journées de l'énergie » sur le thème « Œuvrons ensemble à faire de Salé une ville verte » et a été l'hôte de la conférence internationale sur l’énergie des 12 et 13 septembre 2012 sur le thème « Les Énergies renouvelables au service du développement urbain durable : l’expérience de la Ville de Salé »<ref>{{lien web|url=http://www.lavieeco.com/news/actualites/la-ville-de-sale-organise-ses-journees-de-l-energie-et-la-conference-internationale-sur-l-energie-23104.html|titre=Salé organise ses journées de l’énergie|site=La Vie éco|date=5 septembre 2012}}</ref>.

Le parc d'attraction ''Magic Park Bouregreg'' est créé en [[2002]] sur la rive  droite du Bouregreg<ref>{{lien web|url=http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=1297023|titre=Parc d'attraction "Magic Park"|site=SkyscraperCity|consulté le=6 octobre 2012}}</ref> par la société ''Découvertes & Loisirs'' sur l'impulsion de [[Brahim Zniber]], pour un montant de 120 millions de dirhams<ref>{{lien web|url=http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=122&n=257&r=3&sr=72|titre=Découvertes & Loisirs inaugure le concept Magic Park à Salé|site=La Gazette du Maroc|date=1 avril 2002|auteur=Adama Sylla }}</ref>.

=== Aménagement de la vallée du Bouregreg ===
{{article détaillé|Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg}}
[[Fichier:Marina de Sale P1060395.JPG|thumb|La nouvelle marina de Salé vue depuis [[Rabat]].]]
[[Fichier:Tramway_de_Salé.jpg|thumb|right|Tramway de Salé]]
Un projet majeur  d'aménagement et de développement de la vallée du [[Bouregreg]], qui doit concerner à terme {{unité|6000|hectares}} est lancé en [[2006]] pour un montant de 30 milliards de dirhams. Il a pour objectif de remodeler significativement les deux rives du fleuve et devrait permettre à la ville de Salé de connaître à terme un important développement économique.

l'[[Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg|Agence Bouregreg]] s'est jointe à Al-Mâabar d'[[Abou Dabi (émirat)|Abou Dhabi]], afin de créer une cité de 35 ha comprenant des résidences, hôtels, commerces et musées, en plus d'une cité des arts et métiers : ''Bab Al-Bahr''. Elle doit accueillir le {{1er}} hôtel [[Rotana]] du [[Maroc]], hôtel 5 étoiles de 250 chambres avec salle de sports, piscine, restaurants et espaces ''business''.

Le [[Bouregreg Marina]], inauguré en [[2007]], offre un plan d'eau de 4 hectares et peut accueillir 240 yachts allant de 6 à {{unité|30|m}} ; sa construction a duré sept mois et coûté près de [[190]] millions de dirhams. Une tour de 14 étages « Sport Eco City » est prévue.

Parmi les autres projets réalisés par l'Agence, le [[Tramway de Rabat-Salé|nouveau tramway]], qui relie depuis mai 2011 les deux rives, avec deux lignes d'une longueur totale de {{unité|22|km}} : la [[Ligne 1 du tramway de Rabat-Salé|Ligne 1]] (de ''Madinat Al Irfane'' à ''Hay Karima''), et la [[Ligne 2 du tramway de Rabat-Salé|Ligne 2]] (de l'Hôpital ''My Youssef'' à la [[ Gare routière de Salé]]). Les lignes desservent Salé et Rabat selon un axe nord-sud avec un tronc commun de {{unité|3|km}} du centre-ville de Rabat jusqu'à l'entrée de Salé, après le franchissement du [[Bouregreg]] via le [[pont Hassan-II]]. Les 41 stations sont desservies par des rames doubles [[Alstom Citadis]] d'une longueur totale de {{unité|60|mètres}}.

=== Transport ===

[[Fichier:Pyroscaphes_à_salé.jpg|thumb|Le Bac à vapeur reliant Salé à Rabat]]
[[Fichier:Aéroport de Rabat Maroc - parking.jpg |thumb|[[Aéroport  international de Rabat-Salé]]]]
Pour ce qui est du transport, il est diversifié puisque la ville est dotée de transports terrestres  et aériens.

Un transport fluvial sur le [[Bouregreg]] a existé avec des [[gabare]]s et des [[barque]]s ainsi qu'un bac à vapeur qui a assuré le transport des véhicules et des personnes pendant une quarantaine d'années. Ce type de transport est supprimé depuis [[2006]] pour faciliter le travail de l'aménagement de la vallée du Bouregreg.

En 1957, a été inauguré le [[pont Moulay-al-Hassan]]<ref>Rabat-Salé : vingt siècles de l'oued Bou Regreg, 1997 {{ISBN| 9981-889-07-5}} {{p.|322}} </ref>, le premier pont routier à relier [[Rabat]] et Salé. Actuellement, on compte quatre ponts entre les deux villes, dont un ferroviaire, et le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg prévoit d'en construire quelques-uns de plus.

La ville de Salé est aussi desservie par l’[[aéroport international de Rabat-Salé]], situé à 5 kilomètres au nord-est du centre-ville, qui dispose de deux pistes (une militaire et une civile) ; l’aérogare actuelle est dotée d’une capacité d’accueil de 3,5 millions de passagers par an.

Le transport terrestre est le principal. La ville est dotée d'une voie express de {{Unité|30|km}} qui fait partie de la [[Route nationale 1 (Maroc)|{{RouteRouge|N|1}}]] reliant la ville à [[Kénitra]], ainsi que d'une autoroute de contournement (périphérie de la [[rocade de Rabat]]) d'une longueur de {{Unité|24|km}} qui donne naissance à l'[[Autoroute marocaine A1|{{RouteBleu|A|1}}]] reliant [[Tanger]] à [[Rabat]].

Pour décongestionner le trafic sur l'axe reliant Salé à Rabat un nouveau pont de 2 fois 3 voies a remplacé l'ancien [[pont Moulay-al-Hassan]] (2 x 2 voies), permettant ainsi un trafic plus fluide sur la traversée du fleuve. De plus, les deux lignes de tramway traversent le [[Bouregreg]] en site propre sur un tracé commun, permettant d'assurer le transport collectif des Rbatis et des Salétins mais également de réduire le nombre de bus traversant le pont, principale source de bouchons.

Le réseau de bus de l'agglomération, réaménagé depuis début 2011, comprend une soixantaine de lignes reliant les villes de Rabat, Salé et Témara.

Salé est également desservie par le rail : le [[Bouregreg Express]], un [[réseau express régional|RER]] ferroviaire  comprenant six stations dont les deux gares de la ville ([[Gare de Salé-Ville|Salé-Ville]] et Salé-Tabriquet).
Une gare [[TGV]] est prévue en périphérie près de [[Technopolis]]. La construction en cours du [[LGV Tanger-Casablanca|LGV]] permettra à l'horizon 2020 de mettre Salé et [[Rabat]] à 1h de [[Tanger]] et à une demi heure de [[Casablanca]].

=== Tourisme ===

Grâce à ses monuments historiques et son patrimoine culturel, Salé attire de nombreux touristes qui passent leur séjour dans des riads ou des hôtels, la ville abritant une dizaine de lieux d'hébergements dirigés par des Marocains ou par des étrangers<ref>{{lien web|url=http://www.tripadvisor.fr/Tourism-g660175-Sale_Rabat_Sale_Zemmour_Zaer_Region-Vacations.html|titre=Salé-Tourisme|site=tripadvisor.fr}}</ref>.

Salé reçoit {{formatnum:244000}} touristes par an (58% étrangers) <ref>{{lien web|url=http://www.maghress.com/fr/lematin/125282|titre=Salé, ville verte à l'horizon 2020 |site=maghress.com}}</ref>.

D'après le recensement national de 2004, il y a 814 résidents étrangers permanents à Salé<ref name="RGHP"/>. Il faut bien distinguer les [[tourisme|touristes]] des [[résident]]s étrangers, les touristes n'étant souvent présents que pour leurs vacances.

== Culture ==
=== Artisanat ===
[[Fichier:Travailleurs_de_bois_à_Salé.JPG|right|thumb|Travailleurs de bois à Salé.]]
Une partie des métiers manuels les plus pratiqués date de la période romaine, et le reste de l'époque musulmane :

Le [[travail du bois]] est daté de l'époque romaine et peut être antérieur. Cette activité englobe la coupe des arbres en forêt, le secteur des chantiers navals, les bois de soutènement dans la construction, la menuiserie domestique, etc. Cette industrie se développe sous l'influence de l'[[Andalousie]]<ref name="Mrini et Alaoui 94" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|94}}</ref>.

La [[poterie]] fait également partie des métiers les plus anciens pratiqués sur le site. Des objets en poterie datant de l'[[époque romaine]] et des premiers siècles de [[Civilisation islamique|l'époque islamique]] y ont été découverts<ref name="Mrini et Alaoui 96" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|96}}</ref>.

L'art du [[zellige]], ce carrelage émaillé à l'aspect de [[mosaïque]], est très courant dans le style architectural de Salé. Très coloré et décoratif, il est très apprécié depuis les [[Mérinides]] et connait son heure de gloire après l'arrivée des expulsés andalous qui ramènent leur savoir-faire non seulement à Salé mais aussi à [[Rabat]] et à [[Fès]]. Il est toujours pratiqué.

[[Fichier:Costume_slaoui_traditionnel.jpg|thumb|Costume traditionnel salétin en ''sqali'' (fils dorés).]]

Salé est réputée pour ses [[tannerie]]s et son industrie du cuir depuis des temps reculés, notamment pour la confection des sandales et autres chaussons<ref name="Mrini et Alaoui 98" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|98}}</ref>. Elle est aussi connue pour la fabrication de tapis traditionnels, les [[Hanbel]]s.

La fabrication des nattes est demeurée une profession prospère jusqu'aux années 1960 à cause de l'abondance du [[jonc]], qui en est la matière première, sur la rive du [[Bouregreg]]. Une grande variété de couleurs et de styles décoratifs caractérisaient les types de nattes utilisées principalement dans les maisons. Des variétés plus courantes étaient plutôt utilisées dans les mosquées, les zaouîas et les medersas<ref name="Mrini et Alaoui 100" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|100}}</ref>.

Les métiers du bâtiment sont un secteur artisanal important de Salé. Ils concernent particulièrement la construction des maisons particulières et des édifices publics tels que les murailles, tours, citadelles, mosquées, medersas, hôpitaux, zaouïas et les sièges des services administratifs, entre autres.

Enfin, Salé se distingue par l'importance des métiers du [[textile]]. Ceux-ci incluent aussi bien les étoffes que la tapisserie du fait qu'elles sont toutes confectionnées à partir de coton, de lin ou de laine. La fabrication des babouches, ''[[balgha]]s'' (de couleur jaune comme le veut la tradition) et ''cherbils'' (en fil d'or), s'est perpétuée depuis les temps anciens. Au Souk Lakbir se vendent les [[Costume traditionnel|vêtements traditionnels]] : ''jabadors'', ''[[Sarouel|serouals qendrissi]]'' (typiques des vêtements maures et andalous), [[Jilbab|djellabas]] de toutes les couleurs, et [[caftan marocain|caftans]] (la ''[[takchita]]'' munie d'une ''[[mdamma]]'' richement ornée en or et pierres précieuses) en'' sqalli'' (fils d'or et d'argent) pour les femmes, sans oublier les ''tarboush'' rouges (ou [[Fez (coiffure)|fez]]) très à la mode chez les nationalistes<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 100"/>.

=== Gastronomie ===
{{article détaillé|Cuisine des pays du Maghreb|Cuisine marocaine|Pâtisserie marocaine}}
[[Fichier:Pastilla_au_poulet.jpg|thumb|La [[Pastilla]], plat maghrébin transmis par l’arrivée des maures andalous en [[Afrique du Nord]]<ref name="BadiaaAnbary">{{chapitre|langue=|prénom1=Badiaa |nom1=Anbary |lien auteur1=|titre chapitre=La cuisine urbaine marocaine |auteurs ouvrage=Michel Aufray et Michel Perret ([[Inalco]]) |titre ouvrage=Cuisines d'Orient et d'ailleurs |lien titre ouvrage=|lieu=|éditeur=Éditions Glénat |année=1995 |mois=|jour=|passage=278 |lire en ligne=|isbn=2723417921 |consulté le=14 décembre 2012}}.</ref>. Ce plat est présent au [[Maroc]] ainsi qu'en [[Algérie]].]]
La gastronomie occupe une bonne place dans la tradition salétine. Plusieurs plats ont été introduits par les expulsés d'Espagne comme la ''[[Pastilla]]'', d'origine [[Andalousie|andalouse]], composée d'une fine pâte feuilletée farcie de pigeon et d'amandes ; c'est le fameux salé-sucré à la marocaine. Comme partout au Maroc le [[couscous]] reste emblématique, parfois accompagné de «''tfaya''» : oignons et raisins secs caramélisés agrémenté d'œufs et d'amandes. Pendant le mois de [[ramadan]] le couscous est dit des « sept légumes » car il est traditionnellement agrémenté de sept légumes différents ou plus. Durant ce même mois, le ''zamita'' (gâteau sucré d'apparence chocolaté, très épicé parfois préparé à l'aide de plantes médicinales) est très apprécié, sans oublier le ''[[Sellou|sfouf]]'' mangé avec un verre de lait frais. Toujours dans le cadre du sucré, on trouve les ''leqli'' ou ''[[chebakia]]s'' (gâteaux frits dans l'huile et enrobés de miel) ou encore le fameux ''[[baghrir]]'' (petite crêpe en nid d'abeille servies avec du beurre fondu et du miel) qui tapisse les tables du jour de l'[[Aïd al-Fitr]], tous délices appréciables seulement avec un bon verre de [[thé à la menthe]] comme l'exige la coutume. Pour le salé, ''lamqila'' (viande d'agneau cuite avec de la graisse et du coriandre sèche) reste très prisée. Le ''[[tajine]]'' de poulet avec du citron et des olives est aussi très savoureux.

L'autre spécialité culinaire de la ville est le ''[[Makroud]]'' <ref>{{lien web|url=http://www.azurever.com/maroc/magazine/sale.php3|titre=Salé : Environ de Rabat|site=azurever.com}}</ref>.
<gallery>
Fichier:IB_tajine_03.jpg|[[Tajine]], [[cuisine maghrébine|plat traditionnel maghrébin]]. Les Salétins rajoutent du [[poulet]], du [[citron]] ainsi que des [[olive]]s dans ce plat.
Fichier:Beghrir (Homemade).jpg|[[Baghrir]], sorte de crêpe utilisée traditionnellement pendant le ramadan dans tout le [[Maghreb]].
Fichier:Thé_menthe_sidi_bou_said.jpg|Le [[thé à la menthe]], très populaire dans l’ensemble du [[Maroc]].
Fichier:Chebakia.jpg|Des [[chebakia]]s, [[pâtisserie marocaine]] préparée généralement pendant le [[ramadan]].
</gallery>

=== Musique ===
{{Article détaillé|Musique arabo-andalouse|Musique marocaine}}
[[Fichier:COLLECTIE_TROPENMUSEUM_Korthalsluit_met_twee_snaren_TMnr_2439-24a.jpg|thumb|gauche|Le ''[[rabâb]]'', un instrument de musique souvent utilisé dans la musique andalouse à Salé.]]

[[Fichier:79-tone_Kanun_on_the_couch.jpg|thumb|gauche|Le [[Qanûn (instrument)|qanûn]] très utilisé dans la musique [[gharnati]] à Salé comme à Rabat et Fès.]]
La musique dominante à Salé est la musique arabo-andalouse ({{lang-ar|الطرب الأندلسي}}), aussi appelée ''al-ala'', ''al-andaloussi'' ou encore ''[[gharnati]]''. Elle est l'héritière de la musique chrétienne pratiquée en [[Espagne]] et au [[Portugal]] avant la ''[[Reconquista]]'' et de la musique maure musulmane transmise à [[Cordoue]] et [[Grenade (Espagne)|Grenade]] depuis le califat [[Abbassides|abbasside]]. Suite à la [[chute de Grenade]], les expulsés [[morisques]] et les [[Juif]]s [[sépharades]] la ramènent à Salé comme à [[Rabat]], à [[Fès]] et à [[Tétouan]]. Elle est composée de formes poétiques telles que le [[muwashshah]] ou le [[zadjal]] (l'une des sources des ''[[Cantigas de Santa Maria]]'' du roi [[Alphonse X de Castille]], du [[flamenco]] et des chansons de [[troubadours]])<ref>Un patrimoine en danger, par Faouzi Adel, Insaniyat (Revue), Numéro 12. septembre-décembre 2000.</ref>. Ces productions poétiques et musicales sont en rupture avec la poésie bédouine, première source d’inspiration du [[Melhoun]] qui en fut profondément et définitivement transformé<ref group="N">La chanteuse {{Lien|fr=Françoise Atlan|lang=en|trad=Françoise Atlan|texte=Françoise Atlan}} est un modèle de référence à la musique judéo-andalouse ([[Chgouri]]) encore pratiquée à Salé comme dans les autres villes du [[Maroc]] ayant accueilli des expulsés andalous.</ref>.

Plusieurs instruments traditionnels sont pratiqués dans la ville de Salé : le [[riqq]], le [[Nagara (musique)|naqarat]], la [[darbouka]], le [[Qanûn (instrument)|qanûn]], l'[[oud]], le [[violon]] (tenu sur la jambe à la manière traditionnelle marocaine) et le [[nay (musique)|nay]].
Parmi les instrumentalistes illustres de Salé figurent [[Salah Cherki|Salah Cherkaoui]] dit Cherki le virtuose du Qanûn, [[Houcine Slaoui]] qui se démarque en s'attaquant à la musique populaire, Hajj Ahmed Zniber, talentueux musicien du [[gharnati]] et précurseur de l'utilisation du [[Qanûn (instrument)|qanûn]] dans la musique moderne, Mohammed Baroudi, un expert de ''Al-Ala''. On peut aussi citer des spécialistes du [[Malhoun]] :  Cheikh al-Barri, Mohammed Chlih, Larbi Maâninou, Hassan Yacoubi, Cheikh Mohammed ben Ghanem, Cheikh ben Aissa et Cheikh Haj Mohammed Bensaid.

Une particularité de Salé depuis l'époque ancienne, c'est d'être un berceau de l'art du ''samae''{{#tag:ref|L'art du ''Samae'', pratiqué essentiellement dans les zaouias, a un caractère à la fois religieux et artistique. Il chante l'amour divin, la gloire du Prophète et les grandes idées soufies.
Appelé ''Samā‘'' (Arabe: سماع) (audition) pour son caractère psalmodique non instrumental, par opposition à la ''[[nouba (musique)|nouba]]'' andalouse appelée aussi ''Al Ala'' (l'instrument), il suit aussi les grandes traditions musicales de [[Musique marocaine#La musique andalouse|la musique andalouse]] introduite au Maroc au XVI{{e}} siècle<ref>{{lien web|url=http://www.maghress.com/fr/lematin/120285|auteur=Atika Elghazi|titre=Les créations musicales dans l'art marocain du ''Madih'' et ''Samae''|site=Maghress.com|date=30 septembre 2009}}</ref>.|group=N}}  (louanges et [[panégyrique]]s chantés en chœur)<ref>{{lien web|url=http://www.dailymotion.com/video/x22924_le-malhoun-de-sale_music|titre= Malhoun de Salé et samae |site=DailyMotion}}</ref>{{,}}<ref name="Brown"/>.

Salé fut aussi le berceau de nombreux poètes depuis les [[Mérinides]].
Mohammed ben Siwar al-Ichbouni, qui a écrit (en hommage à Aboul Abbas Ahmed ibn Kassim ibn Achra) : {{citation|J'aime Salé parce que tu es de Salé. Car tout ce qui est de Salé m'est cher}}<ref name="Brown"/> est l'un d'eux. Il y a aussi Ibn Bakki, qui résidait à Salé chez le cadi Aboul Abbas Ahmed ibn al-Kasim ibn Achara, ou encore Aboul Hassan ben Abi al-Homara<ref name="Brown">{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=99&Itemid=372|auteur=[[Kenneth L. Brown]]|titre=Musiques et chants à Salé|date=2007|site=selwane.com}}</ref>.

=== Traditions et coutumes ===
==== Procession des cierges ====
{{article détaillé|Procession des cierges de Salé}}
[[Fichier:Cierges_à_sala.jpg|thumb|[[Procession des cierges de Salé|Moussem des cierges]].]]
Cette tradition salétine remonte au règne d'[[Ahmed al-Mansur Saadi]]<ref>Victorien Loubignac, « La procession des cierges à Salé », ''Hespéris'', {{vol.}}33, 1946, {{p.}}5–30, avec une note d'A. Épaulard, ''Hespéris'', {{vol.}}35, 1948, {{p.}}192.</ref> (sultan de [[1578]] à [[1603]]) qui a été très impressionné durant son exil en pays [[ottoman]] (de 1557 à 1576) par la procession des cierges organisée à l’occasion de l'Aid Al-Mawlid<ref group="N">L'''Aid Al-Mawlid'' célèbre la naissance du [[Mahomet|Prophète]].</ref>. Aussi décide-t-il d'introduire au [[Maroc]], cette fête qui est organisée la première fois dans la ville de [[Marrakech]]. La tradition s'est ensuite répandue dans tout le Maroc. Salé a organisé son premier ''[[moussem]]'' en [[1579]]<ref name="Mrini et Alaoui 75_78" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|75 à 78}}</ref>.

==== Ramadan ====

Durant le mois sacré de [[ramadan]], les Salétins prennent le temps de se recueillir, de lire le ''[[Coran]]'' et de réciter les invocations recommandées par le prophète Mahomet, un chapelet à la main.
Pour l’accueillir, le 29 [[chaabane]], un groupe de ''neffara''{{#tag:ref|Le neffar est une sorte de longue trompette, jouée en particulier par la confrérie des [[Aïssawa]]. C'est un [[instrument à vent]] [[instruments de musique du Maroc|traditionnel du Maroc]], comme la [[ghaita]], et qui ressemble un peu à la [[vuvuzela]]<ref>{{lien web|url=http://www.larbi.org/post/2010/06/Le-vuvuzela-est-marocain-et-ce-sont-les-Aissawa-qui-l%E2%80%99ont-invent%C3%A9|titre=Le vuvuzela est marocain|date=15 juin 2010}}</ref>.|group=N}}, scrute le couchant depuis le minaret de la [[Grande mosquée de Salé|grande mosquée]]. Dès l'apparition du premier [[croissant de lune]], ils courent annoncer le début du mois de ramadan en disant : « ''Naâm Allah m’sakoum Ramdan ha houa jakoum'' ! ».

Ce groupe réveille les dormeurs avant l'aube pour le ''[[sahur]]'' (le repas de l'aube), certaines personnes se retirent alors dans les mosquées ou dans d’autres lieux saints (les [[Zaouïa (édifice religieux)|zaouïats]]) au cours de ce mois sacré, plus particulièrement vers les dix derniers jours, pour consacrer leur temps à la prière, c’est le ''Iεtikāf''.

Le moment du « moughroub » ou de l’''[[iftar]]'' (la rupture du jeûne) est marqué par un enchaînement de coups de canons tirés depuis les forteresses de [[Sidi Ben Acher al-Andaloussi|Sidi Benacher]].
Après l’''iftar'', des soirées de musique andalouse, de {{lien|madih}} ou de [[malhoun|malhoune]] sont organisées pour le plaisir de tous<ref>{{lien web|url=http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/mon-ramadan/le-mois-de-ramadan-ravive-chez-les-slaouis-cette-volonte-de-perpetuer-les-coutumes-alliant-habitudes-culinaires-renforcement-des-liens-familiaux-et-recueillement.-94744.html|titre=Traditions ramadanesques : Salé : Des coutumes sacrées pour un mois sacré|site=[[Aujourd'hui le Maroc]]|date=1 octobre 2007}}</ref>.

=== Lexique salétin ===
{{Article détaillé|Lexique slaoui}}
L'arrivée à Salé  de certains Andalous puis des [[Expulsion des Morisques d'Espagne|Morisques expulsés d'Espagne]] a beaucoup influencé le parler de l'époque. On trouve ainsi des emprunts à l'espagnol ou au turc (expliqué par la venue de certains corsaires [[ottomans]]). Les tournures issues de l'[[arabe andalou]] y sont particulières ; elles ont tendance à féminiser, enjoliver ou utiliser des diminutifs pour les mots : On a ainsi « ''chjira'' » pour « ''chajara'' » (arbre), « ''tfifha'' » pour « ''touffaha'' » (pomme). Ce parler s'est façonné au fil du temps jusqu'à créer un dialecte propre à la ville que l'on entend toujours au bout de la langue des « purs Salétins »<ref>Leïla Maziane, ''Salé et ses corsaires, 1666-1727 : un port de course marocain au {{s-|XVII}}'', éd. Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2007 {{ISBN|2841332829}} {{p.|351, 352, 353}}</ref>.

=== Festivals et évènements ===
[[Fichier:Ennio Morricone Mawazine Rabat.JPG|right|thumb|right|Édition 2009 du [[Festival Mawazine]].]]
[[Fichier:Crique_Shems%27y_Salé.jpg|thumb|right|[[Festival Karacena]] à la [[Kasbah des Gnaouas]] devant le [[Cirque Shems'y]].]]
Salé est une grande ville abritant plusieurs festivals et évènements, quelquefois au côté de la ville-sœur [[Rabat]]. Ainsi, le [[Festival Mawazine]], créé en [[2001]], se déroule conjointement dans les deux villes. Il est présidé par un proche du roi, Mounir El Majidi, et accueille plusieurs cultures musicales du monde, devenant de ce fait un festival international.

Le [[Festival international du film de femmes de Salé]], autre grand festival organisé depuis [[2004]] par l'Association Bouregreg, connait depuis [[2009]] un rythme annuel. La sixième édition s'est déroulée du 17 au 22 septembre 2012<ref>{{pdf}} {{lien web|url=http://fiffs.ma/wp-content/uploads/2012/03/AFF-FIFFS-2012.jpg|titre=Affiche de la 6{{e}} édition|site=www.fiffs.ma}}</ref>.

Le [[Festival Karacena]], festival artistique qui a lieu tous les deux ans dans la ville de Salé depuis 2006, est organisé sous le haut patronage du roi [[Mohamed VI]] par l'Association marocaine d’aide aux Enfants en situation précaire.

Le ''Maroc Hit Parade'' est organisé depuis 2008 sur les deux rives du [[Bouregreg]] à l'occasion de la [[fête de la musique]]<ref>{{lien web|url=http://www.marocbouge.net/5eme-edition-de-maroc-hit-parade/1376/|titre=5ème édition e Maroc Hit Parade à l'espace Bouregreg |site=Maroc Bouge !|consulté le =13 octobre 2012}}</ref>. Regroupant de jeunes artistes et des groupes de musique urbaine marocains, il a la particularité de durer deux jours, les 20 et 21 juin<ref>{{lien web|url=http://www.bouregregmarina.com/fr/actualites/46-maroc-hit-parade-sur-les-rives-du-bouregreg|titre=Maroc Hit Parade sur les rives du Bouregreb 2011|site=Bouregreg Marina|consulté le =13 octobre 2012}}</ref>

== Architecture et urbanisme ==
=== Médina ===
==== Souks ====
{{article détaillé|Souks de Salé}}
[[Fichier:Souk_bab_sebta_salé.jpg|thumb|le souk de Bab Sebta.]]
[[Fichier:Place_du_souk_el_kebir_à_salé.jpg|thumb|Place du souk el Kebir vers 1920.]]
Les souks de Salé tels le ''Souk Lakbir'' et le ''Souk Laghzal'' sont aujourd'hui parmi les plus authentiques et les plus anciens du Maroc. Protégées par la muraille érigée contre les attaques des flibustiers espagnols, les étroites ruelles couvertes de bois de thuya datant parfois d'au moins cinq siècles abritent les échoppes de tissu, de babouches, d'épices ou celles de bijoux autrefois tenues par les juifs<ref name="Rabaté-Goldenberg-Thau109">Marie-Rose Rabaté, André Goldenberg, Jean-Louis Thau ''Bijoux du Maroc du Haut Atlas à la Méditerranée, depuis le temps des juifs jusqu'à la fin du {{s-|XX|e}}'', ed. Edisud, 1999 {{ISBN|2-7449-0081-8}} {{p.|109}}</ref>.

Organisé par quartiers et par métiers, les [[souks de Salé]] jouissent d'une bonne popularité grâce à leur artisanat et leur culture. Le ''qissariya'' (souk de tissus), vend des tissus et des bijoux<ref name="Rabaté-Goldenberg-Thau109"/>. En 1912, la rue des vendeurs de fils et presque la moitié de la rue des cordonniers étaient considérées comme partie intégrante d'un souk de tissus (''qissariya'') qui s'étendait sans interruption sur environ {{unité|2500|m|2}}<ref name="Brown 73" group="L">{{harvsp|id=Brown|texte=''Brown''}}, {{p.|73}} </ref>. Plusieurs rues se croisent dans ce souk, les principales étant la rue des ''kharrazines'' (cordonniers) et celle des ''charratines'' (vendeurs de fil de soie)<ref group="L" name="Brown 73"/>. Le souk ''Al-Ghazel'' est un marché de [[Enchère|ventes aux enchères]] ; la laine brute ou teinte en tas y est également vendue. C'est aussi la plus grande place de la ville<ref name="Souks de Salé">{{lien web|url=http://www.azurever.com/maroc/magazine/sale.php3|titre=Salé : Environs de Rabet|site=Azurever|consulté le=13 octobre 2012}}</ref>{{,}}<ref name="Mrini et Alaoui 83" group="L">{{harvsp|id= Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''|p=83}}</ref>{{,}}<ref name="Auzias 67">Dominique Auzias ''Carnet de voyage Maroc : 2009'', ed. [[Petit Futé]], 2009 {{ISBN|2746924676}} {{p.|67}}</ref>.

''Kissaria As-sawari'' (le souk des colonnes), est le centre principal de vente des tissus et lainages, une vingtaine de boutiques y seraient ouvertes<ref group="L" name="Brown 73"/>. Le grand marché (''Souk El-Kbir''), est spécialisé dans la vente de tissus et vêtements traditionnels tels les [[Jilbab|djellabas]], les [[babouche]]s et les [[Fez (coiffure)|fez]]. Ce souk est un ancien marché d'esclaves chrétiens<ref name="Dyan 227">Florence Dyan ''Maroc : voyage pratique'', ed. [[Michelin]], 2009 {{ISBN|2067138758}} {{p.|227}}</ref>. Le ''Souk Sebt'' (marché du samedi) n'est ouvert que ce jour-là. Le ''Souk El-Attarine'' est l'un des principaux marchés d'épices.

Le ''Souk el-Merzouk'' est réservé aux [[bijoutier]]s, aux nattiers et aux [[Vannier (métier)|vanniers]]<ref name="Loizillon 41">Sophie Loizillon ''Maroc'', ed. Marcus, 2008 {{ISBN|2067138758}} {{p.|41}}</ref>. Le ''Souk Lakhmiss'', l'un des plus anciens de la ville, vend essentiellement des plantes. Le Souk Alimentaire est spécialisé dans la vente de produits alimentaires, en particulier des spécialités d'origine salétine ainsi que des épices<ref name="Souks de Salé"/>. Le Souk aux bijoutiers est constitué d'une dizaine de boutiques qui vendent principalement des bijoux<ref name="Rabaté-Goldenberg-Thau109"/>.

=== Remparts et portes ===
{{article détaillé|Enceinte de la médina de Salé}}
[[Fichier:Remparts_de_Salé.jpg|thumb|right|Vue sur les remparts.]]
L'enceinte de la médina est formée d'un ensemble de [[rempart]]s, de [[fortification]]s et de [[bastion]]s, classé [[monument historique]] en octobre 1914<ref name="BO1914">{{harvsp|id=BO1914|texte=Dahir du 10 octobre 1914}}</ref>. Sur le plan architectural, elle est {{citation|flanquée de tours barlongues et ponctuée par des portes urbaines dans la pure tradition des enceintes médiévales de l’Occident musulman}}<ref name="minculture">{{lien web|url=http://www.minculture.gov.ma/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=70&Itemid=133&lang=fr|titre=Médina de Salé|site=www.minculture.gov.ma|consulté le={{1er}} août 2012}}</ref> et {{citation|compte parmi les ouvrages défensifs [[architecture islamique|islamiques]] les plus anciens du Maroc}}<ref name="minculture" />.

Les [[rempart]]s ont {{unité|3560|m}} de long et près de {{unité|12|m}} de hauteur, sur un domaine de 90 hectares.  Ils sont renforcés par un dispositif défensif composé de 55 [[tour (fortification)|tours]] rectangulaires, construites à intervalles irréguliers et de cinq [[bastion]]s fortifiés, les ''Scalla'' caractéristiques de l'architecture militaire, qui assurent à l'enceinte un caractère défensif solide<ref>{{ar}} [http://www.startimes.com/f.aspx?t=6187839]</ref>.

==== Portes ====
[[Fichier:Timbre_bab_lamrissa.jpg|thumb|[[Bab Lamrissa]] figurant sur un timbre.]]
Les portes de Salé sont parmi les plus anciennes et les plus imposantes du Maroc<ref>P. Cressier, « Les portes monumentales urbaines almohades : symboles et fonctions », ''Los Almohades : problemas y perspectivas'', Madrid, Consejo Superior de Invistigaciones Cientificas/Estudios arabes e islamicos, 2005, {{p.|149-187}}.</ref>. la ville en possède sept principales ; autrefois, chacune n'était ouverte qu'un jour par semaine pour mieux protéger les habitants. On a ainsi ''Bab El-Khamiss'' (Porte du jeudi) qui était ouverte seulement ce jour-là. Les portes, principales et secondaires confondues, se nomment :

'''[[Bab Lamrissa]]'''<ref group="N">Autres variantes : al-Mrissa, Lemrissa, Mrissa, Mrisa…</ref> : Porte maritime monumentale du {{s-|XIII|e}}, unique par sa fonction et ses ornements; elle est actuellement la plus importante porte de la ville et la plus imposante du Maroc. Elle fut bâtie par un ingénieur andalou originaire de [[Séville]], Mohamed Ben Ali<ref name="Mrini et Alaoui 46" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|46}}</ref>.

'''Bab Ferran''' (porte du fourneau) : dite aussi '''Bab Dar As-Sinaâ''' à l'origine arsenal et fabrique d'arme des corsaires<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 46"/>.

'''Bab sidi Bou Haja''' : Grande porte détruite par les Français dans les années 1960. Elle porte le nom du saint andalou Ibrahim Bouhaja qui entretenait la zaouïa Annoussak au {{s|XIV|e}}<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 46"/>.

'''Bab Jdid''' : Une petite porte sans grand intérêt, utilisée comme dépôt depuis les années 1960<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 46"/>.

'''Bab Maalaqa''' : Elle s’ouvre sur le cimetière et la plage et était réservée au sultan quand il visitait les lieux saints de Salé<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 46"/>.

'''Bab Chaafa''' : Porte très pittoresque<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 46"/>.

'''Bab Sebta''' (porte de Ceuta) : C'est une porte du {{s-|XII|e}}, surélevée vers le début du {{s-|XIX|e}}, passage obligé pour prendre la route vers [[Ceuta]], d'où son nom<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 46"/>.

'''Bab Fès''' : Anciennement '''Bab El-Khmiss''' (porte du jeudi), donne accès à l’est de Salé<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 46"/>.

'''Bab Ferth'''

'''Bab Cortoba''' : Petite porte donnant accès au mellah

<gallery>
Fichier:Canons_bab_khmiss_sal%C3%A9.jpg|Bab Khmiss ou Bab Fès avec ses canons.
Fichier:Sale,BabMrisa.jpg|[[Bab Lamrissa]], à moitié enterrée, est la plus grande porte fortifié du Maroc.
Fichier:Bab_Dar_Sina%27a.jpg|Bab Dar Assinaâ donnait accès à l'ancienne fabrique d'armes.
</gallery>

==== Tours ou borjs ====
[[Fichier:Borj_adoumoue_salé.jpg |right|thumb|Canons de [[Borj Adoumoue]].]]
Les [[bastion]]s (ou ''borj'') sont au nombre de quatre :

'''Borj Bab Sebta''' : cette tour a été construite en [[1738]] par le gouverneur [[Abdelhaq Fennich]]; il y gérait les affaires de la ville<ref name="Mrini et Alaoui 40" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|40}}</ref>.

'''[[Borj Adoumoue]]''' :  (Bastion des larmes), communément appelé '''Skala Al-Kdima<ref group="N">Skalla (اسقالة), emprunté de l'espagnol ''Scala'', désigne un bastion fortifié du {{s-|XVIII|e}} (voir [[#Lexique slaoui|Lexique salétin]])</ref>''' (l'ancienne Scala), il fut construit en [[1785]] par le Sultan alaouite [[Sidi Mohamed ben Abdellah]], qui en fit une fortification chargée de canons en bronze et d'armements turcs<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 40"/>.

'''Borj Roukni''' : Appelé aussi '''Borj El-Kebir''' (Grande tour) ou encore '''Skala Jdida''' (la nouvelle Scala), construit en [[1853]] par le sultan [[Abd ar-Rahman ibn Hicham]], il est de forme semi-circulaire sur deux niveaux<ref name="Mrini et Alaoui 42" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|42}}</ref>.

'''Borj al-Mellah''' : Le Borj al-Mellah est érigé près de Bab Lamrissa, de l'autre côté des remparts<ref name="Mrini et Alaoui 43" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|43}}</ref>.

==== Autres fortications ====
[[Fichier:Bordj_Roukni_à_Salé.jpg|thumb|Borj Roukni près de Sidi Benacher.]]
* Vestiges de la '''[[Kasbah des Gnaouas]]'''.
* Les canons et les forteresses militaires près de Sidi Benacher.
* Le '''Sour el Aqouass''' (l'enceinte d'arcades): cet important [[aqueduc]] mérinide de {{unité|14|km}} de long est conçu par le sultan [[Abu al-Hasan ben Uthman]] en [[1340]] pour alimenter les bâtiments, les jardins, et notamment les médersas et la grande mosquée en eau douce provenant de la source Aïn Barka située à quelques kilomètres au nord de la ville. Il est classé patrimoine national par ''[[dahir]]'' du 10 octobre 1914<ref name="Classement">{{lien web|url=http://www.minculture.gov.ma/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=102%3Apatrimoine-national&catid=44&Itemid=104&lang=fr#sale|titre=Monuments, sites et zones classés dans la préfecture de Salé|site=Ministère e la Culture}}</ref>

=== Édifices religieux ===
==== Mosquées et médersas ====
[[Fichier:Mosquée_Sala.JPG|upright|thumb|Le minaret de la [[Grande mosquée de Salé]], construite par les [[Banou Ifren|Ifrenides]] entre 1028 et 1029]]
[[Fichier:Médersa_de_Sala.jpg|upright|thumb|right|[[Médersa mérinide de Salé]], construite par le Sultan [[Abu al-Hasan ben Uthman]] en 1341.]]
'''[[Grande mosquée de Salé|Grande mosquée almohade]]''' construite par les [[Ifrénides]] en [[1028]] et restaurée par [[Yacoub El Mansour]] en [[1196]] est la troisième en importance au Maroc après celles de [[Fès]]. La mosquée est classée la troisième par ordre de grandeur du royaume, après la [[Mosquée Hassan II]] à [[Casablanca]] et [[Mosquée Al Quaraouiyine]] à [[Fès]]. Elle est aussi la deuxième plus vieille du royaume après la [[mosquée Al Quaraouiyine]]<ref name="Mrini et Alaoui 55_56" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|55 à 56}}</ref>;
[[Fichier:Fontaine_medersa_salé.jpg|upright|thumb|right|Fontaine de la [[Médersa mérinide de Salé|Médersa]]]]

'''Mosquée Achahbae''' est la deuxième mosquée construite à Salé par les [[Almoravides]] vers [[1075]]. Elle fut édifiée par le sultan [[Almoravides|almoravide]] [[Youssef Ibn Tachfin]] dans la seconde moitié du {{s-|XI|e}}<ref name="Mrini et Alaoui 56" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|56}}</ref>;

'''Mosquée Bourmada''', en ruine, est classée patrimoine national par dahir du 12 juin 1926<ref name="Classement"/>.

'''Mosquée Sidi Ahmed Hajji''' fondée vers la fin du règne de [[Moulay Ismail]] en l'honneur du grand saint [[Sidi Ahmed Hajji]]

'''[[Médersa Mérinide de Salé|Médersa des Mérinides]]''' édifiée en [[1341]] sous le règne du sultan mérinide par [[Abu al-Hasan ben Uthman]] est une œuvre d’art d'inspiration andalouse. Elle présente un  caractère unique avec ses écritures [[Koufique|koufiques]] et ses [[zelliges]] polychromes<ref>{{lien web|url=http://www.idpc.ma/view/pc_architecture/sanae:270008?doctype=&f_type_protection=&searchfield=fulltext&q=zniber&quicksearch=OK&num=3|titre=Medersa Abou EL-Hassan|site=IDPCM}}</ref>. Elle est décrite par l'historien [[Ibn Ali Doukkali]] comme l'une des plus petites et des plus belles médersas dont l'architecture atteignit un haut niveau de perfection par son agencement et son décor<ref name="Mrini et Alaoui 61_62" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|61 à 62}}</ref>;

'''[[Maristane de Salé|Médersa Bou Inaniya]]''' plus connue sous le nom de ''[[Funduq]] AsKour'' ou encore ''Dar el Qadi'' : élevée par [[Abu al-Hasan ben Uthman]] et achevée par son fils et successeur [[Abu Inan Faris]] vers [[1345]], elle a été un hôpital appelé Maristan puis un [[fondouk]]<ref name="Mrini et Alaoui 63" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|63}}</ref>. Sa façade est classée patrimoine national par le dahir du 6 janvier 1924<ref name="Classement"/>.

==== Zaouayas ====
{{article connexe|Zaouïa (édifice religieux)|Confréries soufies}}
[[Fichier:Zaouiyat_Annoussak.JPG|upright|thumb|right|Zaouiya Annoussak édifiée par [[Abu Inan Faris]] en 1356]]
La ville de Salé est réputée dès l'avènement de l'islam au Maroc pour être le refuge des ermites et des dévots. Elle attirait de toutes parts les gens se vouant à l'ascétisme. C'est pourquoi elle compte un grand nombre de sites réservés au recueillement, soit plus d'une centaine de [[Zaouïa (édifice religieux)|Zawayas]], de cloîtres et de sanctuaires pris comme modèles :

''Zaouia Chrichi'', ''Zaouia Sidi Bouzekri'', ''Zaouia Annousak'', ''Zaouia Sidi Moghit'', '' [[Qadiriyya|Zaouia Qadiriyya]]'', ''Zaouia Hajjiya'', ''Zaouia El-Moubarakiya'', ''[[Zaouïa Naciria]]'', ''Zaouia Hansalia'', '' Zaouia Hassounia'', ''[[Aïssawa|Zaouia Aissawiya]]'', ''Zaouia Ghaziya'', ''Zaouia Khassimiya'', ''Zaouia Touhamya'', ''Zaouia Hamdouchia'', ''[[Tijanisme|Zaouia Tijjania]]'', ''Zaouia Addlil'', ''Zaouia Kettania '', ''Zaouia Ben Aboud'', ''Zaouia Harratia'', '' Zaouia Seddiquia''<ref name="Mrini et Alaoui 64_70" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|64 à 70}}</ref>.

==== Mausolées et marabouts ====
Les [[mausolée]]s sont des tombeaux à coupole, appelés aussi [[marabout (islam)|marabout]]s.
* Mausolée de Sidi Ahmed ibn Mohammed ibn Youssouf Aboul Abbas (''Sidi Belabbès'') ([[1145]]), sa coupole fut construite par un roi mérinide<ref name="Mrini et Alaoui 71" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|71}}</ref>.
* Marabout de Sidi Moussa Doukkali ([[1155]])<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 71"/>, il est classé patrimoine national par dahir du 16 octobre 1948<ref name="Classement"/>.
* Mausolée de Sidi Al-Hajj Abdellah ([[1165]])<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 71"/>.
* Mausolée de [[Sidi Ben Acher al-Andaloussi|Sidi Ahmed Benachir]] ([[1364]]), restauré par les sultans [[Abdallah II du Maroc|Moulay Abdellah Ibn Ismail]] et [[Abd ar-Rahman ibn Hicham]]<ref name="Mrini et Alaoui 72" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|72}}</ref>.
* Mausolée de Sidi Ali Ben Ayoub ([[1369]]), mausolée d'un saint personnage qui enseignait le [[Coran]] aux enfants<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 72"/>.
* Mausolée de Sidi Ibrahim Bouhaja ar-Rondi al-Andaloussi.
* Mausolée de l'imam Ibn Al-Mejrad ([[1376]])<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 72"/>.
* Mausolée de [[Sidi Abdellah ben Hassoun]] ([[1604]]), plusieurs personnalités (outre les Hassounis) sont inhumées dans le mausolée du saint patron de Salé<ref name="Mrini et Alaoui 74" group="L">{{harvsp|id=Mrini et Alaoui|texte=''Mrini et Alaoui''}} {{p.|74}}</ref>.
* Mausolée de [[Sidi Ahmed Hajji]]
* Mausolée de Sidi M'Hamed M'Fadel (surnommé « Moul l'Gomri ») ([[1661]]), [[Ouléma|Alem]] et descendant du cheikh M'Hamed Charqui, patron de [[Bejaâd]] où il est inhumé<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 74"/>.
* Mausolée de Sidi Ahmed Taleb ([[1662]])<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 74"/>.
* Mausolée de Sidi Al-Hassan Al-Aydi Sjiri ([[1719]]), celui-ci était un homme pieux dont la bénédiction illuminait le visage<ref group="L" name="Mrini et Alaoui 74"/>.

=== Établissements culturels ===
==== Musées ====
;[[Musée ethnographique Dar Belghazi]]<ref>{{lien web|url=http://museebelghazi.marocoriental.com/|titre= Site officiel du Musée Belghazi}}</ref>, créé en [[1994]] : l'un des principaux musées privée de Salé offrant un large éventail de collections privées : instruments de musiques andalous et berbères, armes anciennes, habits traditionnels, tapis, fontaines en zelliges, monnaies, textes coraniques, etc.

;Musée de la poterie de l'[[Oulja]]

;Musée Bab Khemiss<ref>{{lien web|url=http://www.babelfan.ma/tous-les-lieux/details/0/515/musee-de-bab-khemiss,-sale.html|titre=Musée Bab Khemiss|site=babelfan.ma}}</ref>.

;Musée de la céramique : aménagé dans l'ancienne forteresse de [[Borj Adoumoue]] (tour des larmes) depuis [[1994]].

;Musée maritime de Salé : Ouverture prochaine. Il rendra hommage à l'époque du [[jihad]] maritime en exposant des canons en bronze datant des corsaires ainsi qu'une galerie présentant plusieurs maquettes de navires salétins ([[Chebec|chebecs]], [[Galion|galions]], [[Corvette (navire)|corvettes]], [[Galiote|galiotes]], etc). La thématique du musée est organisée en trois époques : avant l’islamisation du Maroc jusqu’aux [[Mérinides]] ; époque mérinide et période de la course salétine ; depuis [[Moulay Rachid]] à nos jours.

==== Bibliothèques ====
;Bibliothèque Naciri : bibliothèque privée de l'historien Ahmed Naciri.

; Bibliothèque de la [[Grande Mosquée de Salé|Grande Mosquée]] : bibliothèque d'archives historiques et d'études islamiques.

;Bibliothèque [[Abderrahim Bouabid]] 

; Bibliothèque [[Saïd Hajji]]<ref>{{lien web|url=http://www.blanee.com/etablissements/bibliotheque-said-hajji-sale|titre=Bibliothèque Saïd Hajji|site=blanee.com}}</ref>.

;[[Bibliothèque Sbihi]]  : fondée en [[1967]], elle est l'une des plus célèbres bibliothèques privées du Maroc et possède un musée montrant un large éventail d'[[astrolabe]]s, de décorations, de [[manuscrit]]s, de cartes et d'archives historiques sur Salé. L'actuel ministre de la Culture [[Mohamed Amine Sbihi]] et son frère en sont les conservateurs. Elle s'ouvre aux hommes de lettres, historiens et artistes pour accueillir leurs conférences.
<gallery>
Fichier:Blason Sbihi.JPG|alt=Dessins de navires (en haut), pavillons marins (au centre) navire et rose des vents en bas|Tableau de tous les [[pavillon (marine)|pavillons]] dont ceux de Salé, 1737 (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]].)
Fichier:Astrolabe Sbihi.jpg|alt=instrument de navigation vu de face|[[Astrolabe]] avec [[alidade]] (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]])
Fichier:Décorations sbihi.JPG|alt=médaille dans son étui|Décorations françaises (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]])
Fichier:Coran Almohade.JPG|alt=Sur un fond noir, page de papier et caractères arabes|Coran Almohade du {{s-|XII|e}} sur peau de gazelle (propriété de la [[bibliothèque Sbihi]])
</gallery>

== Sport ==
=== Football ===

L'arrivée du sport dans la ville coïncide avec l'arrivée des Français au [[Maroc]]. Ce sont les Français qui font découvrir aux Marocains les différents sports joués en [[France]] et en [[Europe]]. Pour le [[football]], à partir de [[1913]], plusieurs clubs sont créés par les soldats français dans les principales villes du [[Maroc]] dont on notera l'[[Union sportive de Rabat-Salé]]<ref name="Zerzouri 13">{{harvsp|id=Zerzouri|texte='' L'Histoire du sport au Maroc''}} {{p.| 13}}</ref>. 

Puis en [[1928]], grâce aux jeunes du club littéraire salétin, la ville voit naître l'Association sportive islamique de Salé, club toujours actif aujourd'hui connu sous le nom de l'[[Association sportive de Salé (football)|Association sportive de Salé ]]. Au début, le club de l'[[Association sportive de Salé (football)|AS Salé]] disposait de deux sections : le [[football]] et le [[basket-ball]]. 

Quatre ans après, les nationalistes des deux rives créent un club nommé « ''l'Association sportive islamique de de Rabat et Salé'' ».

En [[1947]], Larbi Zniber crée en compagnie de son ami le journaliste Mustapha Belhaj « ''le Najah de Salé '' », un club qui a été le réservoir de l'Association Sportive et, dont il a été gardien de but. Dans la saison [[1944]]- [[1945]], il existait plusieurs équipes : ''Club Sportif de Salé'', ''Najm de Salé'', ''Hassania  Salaouia'', ''[[Tihad sportif de Salé]]'' et le ''Club de la communauté juive'', qui seront fusionnés pour en faire une seule équipe forte capable de jouer dans l'élite, c'est l'[[Association sportive de Salé (football)|ASS]].

Dans les années 1990, le [[Sporting de Salé]] a réussi à rester dans l'élite pendant plusieurs années<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro96.html |titre=Morocco 1995/1996 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro97.html |titre=Morocco 1996/1997 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro98.html |titre=Morocco 1997/1998 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro99.html |titre=Morocco 1998/1999 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro00.html |titre=Morocco 1999/2000 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>, avant de tomber dans la seconde division lors de la [[Championnat du Maroc de football D2 2000-2001|saison 2000-2001]]. Et avant de se faire reléguer en troisième la saison suivante après avoir terminé dernier, les deux principaux clubs : le [[Sporting de Salé]] et l'[[Association sportive de Salé (football)|AS Salé]] fusionnent pour garder le même nom que celui-ci. Durant cette époque lorsque les deux clubs étaient présents dans la même division, étaient organisés des « derby de Salé » entre le [[Sporting de Salé]] et l'[[Association sportive de Salé (football)|AS Salé]]<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro01.html |titre=Morocco 2000/2001 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web |url=http://www.rsssf.com/tablesm/maro02.html |titre=Morocco 2001/2002 |date= |auteur=José Batalha |editeur=[[RSSSF|rsssf.com]] |consulté le=11 août 2012}}</ref>.

Un autre derby existe entre un club de Salé et un club de [[Rabat]]. Ce derby oppose deux clubs de villes ennemies ayant des liens historiques. Appelé [[derby du Bouregreg]], ce derby peut opposer n'importe quelle équipe tant que ces deux équipes sont de [[Rabat]] et de Salé
<ref>{{lien web|url=http://www.lesoir-echos.com/al-botola-26e-journee-le-derby-mais-aussi-les-autres/sport/5953/|titre=Al botola-{{26e}} journée : Le derby mais aussi les autres|site=lesoir-echos.com}}</ref>. Aujourd’hui plusieurs autres petits clubs existent dont le Amal de Salé et le Najah Sportive de Salé. Le [[derby du Bouregreg]] n'est pas un derby réservé seulement au football, il existe dans plusieurs autres sports notamment le basket-ball entre l'[[AS Salé (basket-ball)|AS Salé]] et le [[FUS de Rabat (basket-ball)|FUS de Rabat]]<ref>{{lien web|url=http://www.lesoir-echos.com/l%E2%80%99ass-survole-ses-adversaires/sport/21902/|titre=L'ASS survole ses adversaires|site=lesoir-echos.com}}</ref>.

Depuis 2011, l'[[Association sportive de Salé (football)|AS Salé]] organise un tournoi amical annuel au [[Stade Boubker Ammar]]. Appelé le ''[[Tournoi Mohamed Benghmouch de football|Tournoi Mohamed Benghmouch]]'', il rend hommage à celui qui fut le dirigeant de l'ASS durant les années 1970 et 80. La première édition de ce tournoi a été remportée par le [[Chabab Rif Al Hoceima]] face aux [[FAR de Rabat]] sur le score de trois buts à un
<ref>{{lien web|url=http://www.lesoir-echos.com/les-rifains-au-top/sport/27819/|titre=Les Rifains au top|site=lesoir-echos.com}}</ref>

Mais de nos jours l'[[Association sportive de Salé|AS Salé]] est omnisports et plusieurs autres sections ont ainsi vu le jour. Bien que la ville soit l'une des plus peuplée du [[Maroc]], par rapport à son [[Rabat|voisin d'en face]], la ville de Salé a faible niveau de nos jours en ce qui concerne le football.

=== Basket-ball ===
Pour le [[basket-ball]], l'[[AS Salé (basket-ball)|AS Salé]] a un palmarès remarquable, ayant remporté deux championnats et cinq coupes du Trône. Les « pirates de Salé » ont également représenté le [[Maroc]] lors de la [[Coupe arabe des clubs champions de basket-ball|coupe arabe des clubs champions]] en atteignant la seconde place puis lors de la [[Coupe d’Afrique des clubs champions de basket-ball|coupe d’Afrique des clubs champions]] en se classant troisième. Le sport le plus réputé est de loin le [[basket-ball]] puisque Salé a une équipe en première division contrairement au [[football]]. Pour ce qui est des compétitions annuelles, Salé organise chaque année depuis [[2008]], un tournoi international réunissant plusieurs équipes venant des quatre coins du monde. L'[[AS Salé (basket-ball)|AS Salé]] remporta deux fois cette compétition<ref>{{lien web|url=http://www.radiomars.ma/fr/actualites/2175-tournoi-international-de-sale-le-cra-en-demie-finale|titre=Tournoi international de Salé: le CRA en demie finale|site=radiomars.ma}}</ref>{{,}}<ref>{{lien web|url=http://www.libe.ma/Tournoi-international-de-basketball-de-Sale-Consecration-de-l-ASS_a25289.html|titre=Tournoi international de basketball de Salé : Consécration de l’ASS|site=libe.ma}}</ref>.

=== Autres sports ===
Plusieurs autres sports sont également pratiqués dans la ville de Salé dont le [[hand-ball]] qui dispose d'une équipe en première division qui est une section de l'[[AS Salé]]. Et plusieurs autres clubs salétins de cette discipline sont en seconde division. Le [[beach-volley]] est également très apprécié dans la ville, ainsi qu'à [[Rabat]]. Le {{3e}} tournoi international de [[beach-volley]] a été organisé en [[2010]] dans la [[marina du Bouregreg]]. Sous l'égide de la [[fédération royale marocaine de volley-ball]], cette compétition a vu la participation d'équipes originaires de Grande-Bretagne, Espagne, Slovénie, Colombie, Cuba, Argentine, Italie et États-Unis<ref>{{lien web|url=http://www.bouregregmarina.com/fr/actualites/25-3eme-edition-du-tournoi-international-de-beach-volley|titre={{3e}} Édition du Tournoi International de Beach Volley|site=bouregregmarina.com}}</ref>. Avec le tournoi de [[beach-volley]], la marina du Bouregreg a organisé la {{3e}} édition du salon « extrême loisir » du [[29 mai]] au {{date|6|juin|2010}}<ref>{{lien web|url=http://www.bouregregmarina.com/fr/actualites/26-3eme-edition-du-salon-extreme-loisir|titre={{3e}} Édition du salon Extreme loisir|site=bouregregmarina.com}}</ref> ainsi que la {{11e}} édition de la Nuit Internationale du Jet Ski du [[10 septembre|10]] au {{date|12|septembre|2012}}<ref>{{lien web|url=http://www.bouregregmarina.com/fr/actualites/24-11eme-edition-de-la-nuit-internationale-du-jet-ski-|titre={{11e}} édition de la Nuit Internationale du Jet Ski|site=bouregregmarina.com}}</ref>.

La ville de Salé a organisé aussi plusieurs autres compétitions sportives de disciplines différentes. Dans le {{6e}} Rallye automobile du corps diplomatique organisé par le [[Maroc]], Salé fut la ville de départ et d'arrivée<ref>{{lien web|url=http://www.maghress.com/fr/mapfr/5088|titre=Le {{6e}} Rallye automobile du corps diplomatique, une occasion pour découvrir la diversité du Maroc (organisateurs)|site=maghress.com}}</ref>. Le Maroc a organisé un même genre de compétition sauf que cette fois-ci celle-ci a lieu chaque année et seules les femmes doivent y participer. La compétition a pour nom « le Rallye des Colombes »<ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=2960&Itemid=354|titre=Le {{6e}} Rallye Féminin International du Maroc - Les Colombes -|site=selwane.com}}</ref>. Une autre compétition de grande envergure eut lieu à Salé, c'est le « Jet Cup de Salé » qui d'après [[Le Matin (Maroc)|Le Matin]], fut une véritable réussite
<ref>{{lien web|url=http://www.maghress.com/fr/lematin/52564|titre=Jet Cup de Salé : un réel succès!|site=maghress.com}}</ref>.

=== Infrastructures ===
Avant l'ouverture du nouveau stade de Salé, le [[Sporting de Salé]] ainsi que l'[[AS Salé]] jouaient au [[stade de la Marche verte]] qui atteignait les 4000 places<ref>{{en}} [http://www.worldstadia.com/stadium/morocco/stade_marche_verte/8728.php Details for Stade Marche Verte, Salé], ''World Stadia'', {{date|1|janvier|2008}}, consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>. Mais en 2006 dans le cadre du projet de l'aménagement de la vallée du Bouregreg, il aura fallu détruire le stade qui sera remplacé par le [[Stade Boubker Ammar]]. Sa construction a duré 25 ans puisqu'elle a été entamée à partir de [[1981]]. Mais c'est l'[[agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg]] qui a permis de finaliser ses travaux<ref>[http://www.selwane.com/index.php?option=com_content&task=view&id=363&Itemid=357 Conseil de la ville de Salé : Des infrastructures qui laissent à désirer], ''Selwane'', consulté le {{date|13|août|2012}}</ref>.

La ville de Salé dispose également de deux centres sportifs, celui de [[Centre sportif de Maâmora|Maâmora]] ainsi que l'[[Académie Mohammed VI de football]]. Le [[centre sportif de Maâmora]] s'agit en faite du centre de formation du club royal de l'[[FAR de Rabat|AS FAR]]<ref>[http://www.lesoir-echos.com/reouverture-du-centre-de-maamora/sport/25714/ Réouverture du centre de Maâmora], ''Le Soir'', {{date|6|juillet|2011}}, consulté le {{date|23|août|2012}}</ref>. Bien que celui-ci est un club située dans la ville de [[Rabat]], son centre est basée dans la ville de Salé<ref>[http://fr.soccerway.com/teams/morocco/forces-armee-royales-rabat/ AS Forces Armées Royales de Rabat], ''Soccerway'', consulté le {{date|23|août|2012}}</ref>, tandis que l'[[Académie Mohammed VI de football]] inauguré en [[2010 en football|2010]] par le roi [[Mohammed VI]] et administré par la [[Fédération royale marocaine de football]] se spécialise dans la formation de jeune footballeur<ref>[http://www.maroc-football.com/actualite.php?article_id=5693&langue=FR Inauguration de l'Académie Mohammed VI de football], ''Maroc-football'', {{date|29|mars|2010}}, consulté le {{date|23|août|2012}}</ref>.

== Enseignement ==
[[Fichier:Ecole_Mohamedia_Salé.JPG|thumb|right|L'École Mohammedia, fondée en [[1947]]]]
* '''Établissements scolaires''' :
** Lycée An-Nahda (''Lycée de la Renaissance''): établissement arabisant et conservateur fondé par [[Boubker el-Kadiri]] pour s'opposer à l'enseignement français.
** École Mohammedia, fondée en [[1947]] et édifiée à l'emplacement de l'ancienne Médersa Almohade.
** Lycée Moulay Tayeb El Alaoui
** École des Remparts, anciennement ''École des fils de Notables de Salé''.
** Lycée [[Mohamed Hassan El Ouazzani]]
** Lycée [[Allal El Fassi]]
** Lycée Almaghrib Alarabi
** Lycée Ibn Alkhatib
** Lycée Lafkih Abou Bakr Titouani : établissement connu sous le nom « Plateau », parmi ses enseignants connus on trouve [[Ignacio Ramonet]].
** Lycée Lafkih Lemrini
** Lycée Salaheddine El Ayoubi
** École al-Allama Ahmed Ben Abdenbi
** École al-Ouali Sidi Benachir

* '''Enseignement supérieur''' :
** [[Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Salé]] - FSJESS
** [[École supérieure de technologie]] de Salé - ESTSL ouvert en [[1993]] il est premier établissement universitaire de la ville de Salé
**[[Institut de technologie hotêlière et touristique]] - ITHT <ref>{{lien web|url=http://www.tourisme.gov.ma/francais/4-Formation-professionnelle/4-Etablissements/etab3.htm|titre=Institut de technologie hotêlière et touristique de Salé|site=tourisme.gov.ma}}</ref>.

** [[École nationale forestière d'ingénieurs]], crée en [[1968]]
** [[Université internationale de Rabat]]

== Personnalités liées à Salé ==
{{Catégorie détaillée|Naissance à Salé}}
;Personnalités littéraires, culturelles et artistiques
[[Fichier:Robinson von Offterdinger und Zweigle Kap 1.jpg|thumb|[[Robinson Crusoé]], la victime la plus connue des corsaires de Salé.]]
* [[Mohamed Ben Ali (architecte)]], {{s-|XIII|e}}, architecte [[Séville|sévillan]]. Il a construit [[Bab Lamrissa]]
* [[Germain Moüette]] a été capturé par les [[corsaires de Salé]] .
* [[Cervantes]] fut prisonnier à Salé.
* [[Robinson Crusoé]], le personnage de [[Daniel Defoe]], serait passé par [[Bab Lamrissa]]<ref name="Clammer131">Paul Clammer, ''Morocco'', ed. Lonely Planet, 2009 {{ISBN|1741049717}} {{p.|131}} </ref> après avoir été capturé par les [[République du Bouregreg|corsaires de Salé]]<ref>{{article|prénom1=Bouchra|nom1=Bensaber|titre=Victimes des corsaires|périodique=La Gazette du Maroc|lien périodique=La Gazette du Maroc|jour=21|mois=août|année=2006|url texte=http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=7&sr=971&n=486&id_artl=11082|consulté le=26 juillet 2012}}</ref>.
* [[Ahmed al-Salawi]], ([[1791]]- [[1840]]), savant, professeur et écrivain
* [[Ahmad ibn Khalid Naciri]], ([[1834]]- [[1897]]), historien
* [[Mohamed Ibn Ali Doukkali]], ([[1868]]-[[1945]]), historien et écrivain.
* [[Houcine Slaoui]], ([[1921]]– [[1951]]), chanteur compositeur.
* [[Mohamed Zniber]], ([[1923]]-[[1993]]), historien et écrivain
* [[Mohamed Hajji]], ([[1923]]-[[2003]], historien, académicien et érudit.
* [[Salah Cherki]], ([[1923]]-[[2011]]), grand compositeur marocain et pionnier de la musique arabo-andalouse.
* [[Ahmed Essyad]], ([[1939]] -) compositeur.
* [[Alain Sanders]], ([[1947]] -), écrivain et journaliste français.
* [[Mohamed El Jem]], ([[1948]]-), humoriste et acteur.
* [[Driss Mrini]], ([[1950]] -), cinéaste et homme de communication.
* [[Ahmed Boulane]], ([[1956]]-), réalisateur
* [[Majid Bekkas]], ([[1957]]-), compositeur, professeur de chant, de oud, et de guitare classique.
* [[Frédéric Dumond]], ([[1967]] -), plasticien et écrivain français.
* [[Abdellah Taïa]], ([[1973]] -), écrivain et essayiste.

; Personnalités sportives
* Larbi Zniber<ref>{{lien web|url=http://www.selwane.com/expo/displayimage.php?album=22&pos=0|titre=Photographie de pionniers du sport à Salé (dont Larbi Zniber)|site=selwane.com|consulté le=9 juin 2012}}</ref> ([[1916]] -[[1989]]), alias Ba-Arroub, muezzin, gardien de but et entraîneur de l'[[Association sportive de Salé|ASS]] du football de Salé.
* [[Mohammed Abderrazack]], ([[1925]]-), footballeur
* {{Lien|fr=Abderraouf El-Fassy|lang=en|trad=Abderraouf El-Fassy|texte=Abderraouf El-Fassy}}, ([[1940]] -), escrimeur
* {{Lien|fr=Reda Rhalimi|lang=en|trad=Reda Rhalimi|texte=Reda Rhalimi}}, ([[1982]] -), joueur de basket-ball
* [[Marouane Zemmama]], ([[1983]] -), footballeur
* [[Amine Laâlou]], ([[1982]] -), athlète spécialiste du demi-fond.
* [[El Mehdi Malki]], ([[1988]] -), judoka
* [[Hayat Lambarki]], ([[1988]] -), athlète spécialisé dans les [[400 mètres haies]]

;Personnalités politiques
{{début de colonnes|nombre=2}} 
* [[Aïssa Ben Idriss]], gouverneur [[Idrissides|idrisside]] de Salé 
* [[Temim Ibn Ziri]], chef de la tribu des [[Banou Ifren]] mort à Salé en [[1056]]
* [[Laghouat]] membre influent des [[Maghraouas]] tué à Salé par [[Youssef Ibn Tachfin]]
* le sultan almohade [[Abd al-Mumin (calife)|Abd al-Mumin]] meurt en [[1163]] à Salé
* [[Abu Zakariya Yahya]], ([[1420]]-[[1448]]), gouverneur [[Mérinides|mérinide]] de Salé
* [[Sidi Ahmed Hajji]], (?-[[1691]]), grand saint et [[Moujahid]] de Salé
* [[Abdelhaq Fennich]], (?-[[1757]]), [[Pacha (titre)|Pacha]] de Salé de 1738 à 1757.                                                                                                                                                                             
* [[Hajj Ali Zniber]], ([[1844]]-[[1914]]), écrivain et nationaliste.
* [[Raphael Ankawa]], ([[1848]]-[[1935]]), président de la communauté juive de Salé.
* [[Abdellatif Sbihi]], ([[1897]] -), politicien et résistant.
* [[Abu Bakr Zniber]], (?-[[1956]]), grand mufti et un nationaliste du temps des protectorats au Maroc.
* [[Mohamed Hassar]], ([[1910]]-[[1936]]), l'une des figures du nationalisme marocain
* [[Pierre Norgeu]], ([[1910]]-[[1961]]), journaliste et résistant français mort à Salé le 24 juillet 1961
* [[Ahmed Maâninou]], ([[1906]]-[[2003]]), nationaliste, résistant et démocrate.
* [[Saïd Hajji]], ([[1912]]-[[1942]]), précurseur de la presse nationale marocaine.
* [[Boubker el-Kadiri]], ([[1914]]-[[2012]]), intellectuel, académicien, écrivain et homme politique.
* [[Mohamed El Bekkali]], ([[1915]]-), journaliste et résistant.
* [[Kacem Zhiri]], ([[1920]]-[[2004]]), diplomate
* [[Abderrahim Bouabid]], ([[1922]]-[[1992]]), militant, homme politique.
* [[Mohamed Aouad]], ([[1922]]-[[2007]]), ancien ministre et ambassadeur.
*  [[Ahmed Cherkaoui (homme politique)|Ahmed Cherkaoui]], ([[1929]]-[[2006]]), homme politique.
* [[Abdelwahed Radi]], ([[1935]] –), député, ancien ministre de la Justice.
* [[Moulay Slimane Alaoui]], ([[1938]] -), homme politique.
* [[Ahmed el-Alami]], ([[1939]]-[[2003]]), juriste et magistrat.
* [[Moulay Ismaïl Alaoui]], ([[1940]]- ), homme politique, ancien ministre et député
* [[Abderrahmane Benabdelali]], ancien ministre des Travaux publics
* [[Mohamed Saâd Hassar]], ([[1953]] -), politicien et ingénieur.
* [[Amina Benkhadra]], ([[1954]]) -), politicienne et ingénieur.
* [[Mohamed Amine Sbihi]], ([[1954]] -), homme politique
*  Tahar Zniber, homme politique et signataire du Manifeste de l'indépendance.
* [[Brahim Zniber]], homme d'affaires et producteur de vin au Maroc.
{{fin de colonnes}}

;Corsaires
{{Article détaillé|Corsaires de Salé}}
* [[Sidi M'hamed El-Ayachi]], marabout de Salé et puissant chef militaire, il reconquiert le port de la [[Mamora]] des espagnols. Il est considéré comme le fondateur du jihad maritime de Salé au {{s-|XVII|e}}.
* [[Jan Janszoon]], renégat d'origine hollandaise. Il est grand amiral de Salé de 1624 à 1627.
* [[Ibrahim Vargas]], premier gouverneur de la [[République du Bouregreg]] et grand amiral.
* [[Abdellah Benaicha]], « général des vaisseaux de Salé », {{s2|XVII|e|XVIII|e}}
* Benhassoun Aouad, [[Corsaires de Salé|raïs salétin]], {{s|XVIII}}<ref name="RC93" />
* Abdeslam Fennich, [[Corsaires de Salé|raïs salétin]], {{s|XVIII}}<ref name="RC93" />
* [[Mohamed Fennich]], [[Corsaires de Salé|raïs salétin]] et dernier gouverneur de la [[République de Salé]].
* [[Abdallah Fennich]] (?-[[1695]]) (fils du précédent), [[Corsaires de Salé|raïs salétin]], {{s|XVIII}}<ref name="RC93" /> se bat aux côtés de [[Abdellah Benaicha]].
* Abdelkader Maâninou, corsaire de Salé
* Ali Maâninou, corsaire de Salé ayant accompagné l'ambassadeur et Pacha de Salé [[Mohammad Temim]] lors de sa visite de Paris en 1682<ref name="Wilfrid Blunt 196">{{harvsp|id=Blunt1951|texte=Wilfrid Blunt|p=196}} </ref>.
* Mohammed Maanino
* Ali Sabounji, ''raïs'' d'origine turque, {{s|XVIII}}<ref name="RC93">R. Coindreau, ''Les Corsaires de Salé'', {{p.|93}}</ref> ;
* Britel, [[Corsaires de Salé|raïs salétin]], {{s|XVIII}}<ref name="RC93" />

;Anciens pachas 
{| class="wikitable"
|-
! [[Pacha (titre)#Pachas du Maroc|Pacha]] !! Période
|-
|Boujmiaaâ<ref name="Cousté 79" group="L">{{harvsp|id=Cousté|texte=''Cousté''}} {{p.|79}}</ref> || ?-[[1817]] 
|-
||Ahmed Ben Mohamed Zniber<ref group="L" name="Cousté 79"/> ||[[1817]]-?
|-
|Hajj Ahmed Ben Mohamed Ben Al-Hashimi Aouad<ref name="Brown 163" group="L">{{harvsp|id=Brown|texte=''Brown''}}, {{p.|163}}</ref> || [[1827]]-[[1840]] 
|-
|Abu Amar Ben Al-Hajj At-Tahir Fannish (Fennich) || [[1840]]-? 
|-
|Abd Al-Aziz Mahbuba<ref group="L" name="Brown 163"/> ||?
|-
|[[Abdelhadi Zniber|Mohamed Ben Abdelhadi Zniber]]<ref group="L" name="Brown 163"/> ||?-[[1854]] 
|-
|Abd Al-Aziz Mahbuba ({{2nd}} mandat)<ref group="L" name="Brown 163"/> ||[[1854]]-[[1861]] 
|-
|Hajj Mohamed Bensaid<ref group="L" name="Brown 163"/> || [[1861]]-[[1892]] 
|-
|Abdallah Ben Mohamed Bensaid (fils du précédent)<ref group="L" name="Brown 163"/> ||[[1892]]-[[1905]] 
|-
|Hajj At-Tayyib As-Sbihi<ref group="L" name="Brown 163"/> || [[1905]]-[[1914]] 
|-
|Hajj Muhammad Ben At-Tayyib As-Sbihi (fils du précédent)<ref group="L" name="Brown 163"/> ||[[1914]]-[[1958]]    
|}

== Jumelages et partenariats ==
{|width="100%" |
|-
|width="70%" |

* {{jumelage|Rabat|Maroc|année=}}
* {{jumelage|Portalegre|Portugal|année=1997|mois=octobre|jour=21}}<ref>{{lien web|url=http://www.cm-portalegre.pt/page.php?page=404|titre={{pt}}Municipalité du Portugal : jumelage des villes|site=cm-portalegre.pt}}</ref>
* {{jumelage|Tlaxcala|Mexique}}
* {{jumelage|Ariana|Tunisie|année=1982|mois=mai|jour=8}}<ref>{{lien web|url=http://economiesocialequebec.ca/?module=document&uid=1523&division=0&subject=134&audience=0&type=0|titre=Jumelage entre Salé-Ariana|site=economiesocialequebec.ca}}</ref>
* {{jumelage|Guande|Sénégal|année=2009|jour=20|mois=décembre}}<ref>{{lien web|url=http://www.wana.ma/news/marocplus1.php?idnews=10211|titre=Jumelage de plusieurs villes et collectivités marocaines et africaines|site=wana.ma}}</ref>
* {{jumelage|Grand Yoff|Sénégal|année=2009|jour=20|mois=décembre}}
* {{jumelage|Sotchi|Russie|année=2010}}
|
{{Carte:début|plan=Blank map of world no country borders.PNG|taille=375px|right}}
{{Carte:étiquette|x=45|y=71|label=|desc=[[Tlaxcala]]}}
{{Carte:étiquette|x=162|y=52|label=|desc=[[Ariana]]}}
{{Carte:étiquette|x=143|y=47|label=|desc=[[Portalegre]]}}
{{Carte:étiquette|x=142|y=56|label=|desc=[[Rabat]]}}
{{Carte:étiquette|x=134|y=76|label=|desc=[[Grand Yoff]]}}
{{Carte:étiquette|x=200|y=35|label=|desc=[[Sotchi]]}}
{{Carte:fin}}
|}

== Galerie ==
=== Salé en noir et blanc ===
<gallery>
Fichier:Plage_de_salé.jpg|Plage de Salé
Fichier:Pyroscaphes à salé.jpg|Pyroscaphes à Salé
Fichier:Souk_de_salé.jpg|Place du Souk El-Kebir
Fichier:Navires_français_salé.jpg|Navires français à Salé
Fichier:Bab_Khmiss_2.jpg|Bab El-Khemiss (porte du [[Jeudi]])
Fichier:Bab_Khmiss.jpg|Bab El-Khemiss
Fichier:Un_juif_et_son_fils_à_salé.jpg|Des juifs au mellah
Fichier:L%27aqueduc_portugais_de_Salé.jpg|L'aqueduc mérinide de Salé
Fichier:Slaouis.jpg|Photo de Salétins en sarwal qandrissa
Fichier:Tramway_Salé_(1920).jpg|Tramway de Salé dans les années 1920
Fichier:Salé_en_dehors_de_l%27enceinte_1910.jpg|Salé en dehors de l'enceinte
Fichier:Fontaine_publique_salé.jpg|Fontaine publique à Salé
Fichier:Rue_principale_salé.jpg|Rue principale vers le souk
Fichier:Médersa_mérinide_de_salé_1910.jpg|La médersa vers 1910
Fichier:Barcassier_de_Salé.jpg|Barcassiers de Salé
</gallery>

=== Médina de Salé ===
<gallery>
Fichier:Maison_à_salé.JPG|Porte d'une maison à la médina
Fichier:Porte_andalouse_salé.jpg|Porte d'une maison à la médina
Fichier:Borj_Lekbir_Salé.jpg|Borj Roukni
Fichier:Bab_zaouiya_tidjania.JPG|Entrée de la Zaouiya Tidjania
Fichier:Rue_Talâa_Salé.jpg|Rue ''Talâa'' (de la pente) devant la Grande Mosquée
Fichier:Entrée_madarsa.JPG|Entrée de [[Médersa mérinide de Salé|Médersa]]
Fichier:Canon_italien_borj_adoumoue.JPG|Canon italien au [[Borj Adoumoue|Borj]]
Fichier:Passage_bab_maalqa.JPG|Passage vers le cimetière de Bab Maâlqa
Fichier:Borj_adoumoue.JPG|Vue sur [[Borj Adoumoue]]
Fichier:Fenetre_slaouie.JPG|Motif typique des fenêtres salétines, ici celle de de Dar Benkhadra.
Fichier:Médersa_Salé.jpg|intérieur de la [[Médersa mérinide de Salé|Médersa]]
Fichier:Imagesalé01.jpg|''Sour Laqwass'', l'aqueduc mérinide
</gallery>

== Annexes ==
=== Notes ===
{{références|colonnes = 2|groupe = N}}

=== Sources bibliographiques ===
{{références|colonnes = 3|groupe = L}}

=== Références ===

{{Références | colonnes = 2 }}
=== Bibliographie ===
{{légende plume}}
==== Francophone ====
* {{ouvrage
|langue=fr
|id=Mrini et Alaoui
|prénom1=Ismaïl
|nom1=Alaoui
|lien auteur1=Ismaïl Alaoui
|directeur1=
|prénom2=Driss
|nom2=Mrini
|lien auteur2=Driss Mrini
|directeur2=oui
|titre=Salé
|sous-titre=Cité millénaire
|éditeur=Éclat|lien éditeur=
|collection=Trésors d'une ville
|lieu=Rabat
|année=1997
|pages totales=199
|isbn=9981-9995-0-4}} {{plume}}
* {{Ouvrage
| prénom1 = Roger| nom1 = Coindreau
| préface = [[Mohamed Zniber]]
| titre = Les Corsaires de Salé
| numéro d'édition = 2 | année première édition = 1948
| éditeur = La Croisée des chemins | année = 2006}} {{détail des éditions|Référence:Corsaires de Salé (Coindreau)}} {{lire en ligne|lien=http://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=yhuv9waKc_MC&oi=fnd&pg=PA7&dq=hornacheros&ots=yoHQrsMBlW&sig=hbnHWN9ZZP-UGQvTZ90CQ1v3UjY#v=onepage&q=hornacheros&f=false}} {{plume}}
* {{ouvrage|langue=fr|nom1=M'hammed Aouad et Maria Awad|lien auteur1=|titre=Les Trente Glorieuses ou l'Âge d'or du nationalisme marocain|sous-titre=1925-1955 Témoignage d'un compagnon de [[Mehdi Ben Barka]]|lieu=Rabat|éditeur=LPL|http://www.lpl.ma www.lpl.ma|pages totales=391|année=2006|passage=24, 27|isbn=9981-110-08-6}} {{plume}} {{commentaire biblio|Ouvrage {{lien web|url=http://books.google.co.ma/books/about/Les_trente_glorieuses_ou_l_%C3%A2ge_d_or_du.html?id=_G49GQAACAAJ&redir_esc=y|titre=publié en français}} au Maroc en 2006.}}
* {{Ouvrage
| prénom1 = Samuel | nom1 = Pickens
| prénom2 = Françoise |nom2= Peuriot
|prénom3= Philippe |nom3= Ploquin
| titre = Maroc: Les Cités impériales
| éditeur = www.acr-edition.com | lieu = Courbevoie
| année = 1995
| isbn = 978-2-86770-075-0
| lire en ligne = http://books.google.fr/books?id=QTg65S8luoEC&pg=PA5&dq=R%C3%A9publique+Bouregreg&hl=fr&ei=wnG8S_reLZiGsAbx7onlCQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CDMQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false }}
* {{ouvrage
|langue=fr
|id = Zerzouri
|prénom1=Saïd
|nom1=Zerzouri
|titre=L'Histoire du sport au Maroc
|lieu=Bruxelles
|année=2006
|pages totales=23
| lire en ligne = http://www.adrare.net/sport/infosport/elements/histoire_du_sport_au_Maroc%5B1%5D.pdf }} {{plume}}
* {{pdf}} {{article | titre=Dahir du 10 octobre 1914 portant classement comme monument historique de l'enceinte de la ville de Salé | périodique=Bulletin officiel de l'Empire chérifien - Protectorat de la République française au Maroc | lien périodique=BORM | numéro=104 | jour=19 | mois=octobre | année=1914 | pages=786 | url texte=http://www.sgg.gov.ma/BO/bulletin/Fr/1914/BO_104_fr.pdf | id=BO1914 }} {{plume}}
* {{ouvrage|langue=|prénom1=Kenneth L.|nom1=Brown|lien auteur1=Kenneth Lewis Brown|traducteur=Fernand Podevin, rév. [[Zakya Daoud]]|préface=[[Mohamed Naciri]]|illustrateur=|photographe=|titre=Les Gens de Salé|sous-titre=Tradition et changement dans une ville marocaine de 1830 à 1930|titre original=People of Salé: Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930|collection=Essai|lien éditeur=|éditeur=Eddif|lieu=Casablanca|année=2001|année première édition=1976|réimpression=|pages totales=|isbn=9789981090538|id=Brown-fr}} {{lire en ligne|lien=http://books.google.co.ma/books?id=Yy59OgHTMA0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false|texte=aperçu en ligne}}

==== Anglophone ====
* {{Ouvrage | langue = en
| prénom1 = Michael| nom1 =Dumper
| prénom2 = Bruce E.| nom2 = Stanley
| titre = Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia
| éditeur = ABC-CLIO
| lieu = Oxford | année = 2007
| pages totales = 439 | format = relié
| isbn = 978-1-57607-919-5
| lccn = 2006027503
| lire en ligne = http://books.google.com/books?id=3SapTk5iGDkC&pg=PA305&dq=corsair+republic,+sale&as_brr=3#v=onepage&q=corsair%20republic%2C%20sale&f=false }} {{plume}}
* {{ouvrage|langue=en|prénom1=Kenneth L.|nom1=Brown|lien auteur1=Kenneth L. Brown|titre=People of Sale|sous-titre=Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930|lieu=Cambridge (Massachusetts)|éditeur=Harvard University Press|lien éditeur=Harvard University Press|pages totales=240|année=1976|isbn=9780674661554|id=Brown}} {{lire en ligne|lien=http://books.google.fr/books?id=QGK7AAAAIAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false|texte=aperçu en ligne}} {{plume}} {{commentaire biblio|{{harvsp|id=Brown-fr|texte=Ouvrage traduit en français}} en 2001.}}
* {{ouvrage|langue=en|auteur=Charles Lee Lewis|titre=Admiral De Grasse and American Independance|éditeur=Ayer Publishing|année=1980|pages=404|isbn=9780405130427}}
* {{Ouvrage | langue = en
| prénom1 = Wilfrid | nom1 = Blunt
| titre = Black sunrise: the life and times of Mulai Ismail, Emperor of Morocoo, 1646-1727
| éditeur = Methuen
| lieu = Université du Michigan | année = 1951
| pages totales = 294
| isbn = 
| lccn = B000WGWK50
| lire en ligne = |id= Blunt1951}} {{plume}}

==== Arabophone ====
* {{ouvrage|langue=ar|prénom1=Jean|nom1=Cousté|lien auteur1=|traducteur=Abu al-Kacem Achach|titre=Bouyoutat Madinat Sala (Les Maisons de Salé)|titre original=Les Grandes Familles indigènes de Salé|éditeur=Imprimerie officielle de Rabat, diffusion de la bibliothèque Sbihi|année=1989|pages totales=152|isbn=|id=Cousté|passage= 77 à 123}} {{plume}} {{commentaire biblio|{{lien web|url=http://books.google.co.ma/books?id=w2e3tgAACAAJ|titre=Informations}} sur l'ouvrage original en français, publié en 1931.}}
* {{ouvrage|langue=ar|prénom1=Mohamed Ibn Ali|nom1=Doukkali|lien auteur1=Mohamed Ibn Ali Doukkali|traducteur=|titre=l'Histoire des Deux Rives|titre original=Al-Ithaf Al Wajiz, Tarikh Al-Adwatayn|éditeur=Editions Maârif de Rabat, diffusion de la bibliothèque Sbihi|année=1996 (2nd édition)|pages totales=400|isbn=|id=Doukkali|passage= 335 à 354}} {{plume}}

=== Articles connexes ===
* [[République du Bouregreg]]
* [[Rabat]]
* [[Essaouira]]
* [[Fès]]
* [[Tlemcen]]

=== Liens externes ===
{{Autres projets
| commons = Category:Salé
}}
* [http://www.villedesale.ma/fr/ Ville de Salé]
* [http://www.amwaj.ma/ Portail consacré à l'aménagement de la vallée du Bouregreg]
* {{en}} {{lien web
|auteur=Barnaby Rogerson
|titre=The Sallee Rovers
|url=http://www.travelintelligence.com/travel-writing/sallee-rovers
|site=travelintelligence.com
}}
* {{lien web
|auteur= Rapport du Contre-Amiral Dubourdieu, commandant en chef de la division navale expéditionnaire au Maroc
|titre=Expédition du Maroc: Bombardement de Salé et de Rabat
|url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56916113
|site=http://www.bnf.fr/fr
}}

{{Palette|Salé}}
{{Portail|Maroc|Rabat-Salé-Zemmour-Zaër|Salé}}

[[Catégorie:Salé|*]]

[[ar:سلا]]
[[be:Горад Сале]]
[[bg:Сале]]
[[ca:Salé]]
[[da:Salé]]
[[de:Salé]]
[[en:Salé]]
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