Revision 89776785 of "Fraise (fruit)" on frwiki{{voir homonymes|Fraise}}
[[Image:Strawberry444.jpg|250px|thumb|right|Une fraise.]]
La '''fraise''' est le [[fruit (alimentation humaine)|fruit]] des [[Fragaria|fraisier]]s ''(Fragaria)'', [[plante herbacée|plantes herbacées]] de la famille des ''[[Rosaceae]]''. Ces fruits sont botaniquement parlant des ''[[faux-fruit]]s''.
L'espèce la plus consommée dans le monde est issue de l'espèce hybride ''[[Fragaria ×ananassa]]''. Dans la suite de cet article, c'est généralement de celui-ci qu'il est question sauf mention contraire.
Quelques fruits d'autres espèces sans rapport avec ''Fragaria'', et par analogie de forme, portent le nom vernaculaire de fraise.
== Historique ==
[[Image:Fraises des bois.jpg|thumb|left|Des fraises des bois.]]
En [[Europe]] et en Amérique du Nord, les fruits de l’espèce ''Fragaria vesca'', le [[fraisier des bois]], sont de petite taille. Connus depuis l'[[Antiquité]], les Romains les consommaient et les utilisaient dans leurs produits cosmétiques en raison de leur odeur agréable. Elle est cultivée dans les jardins européens vers le XIVe siècle.
Le [[fraisier musqué]] est connu pour ses fruits petits d'une saveur musquée unique que les connaisseurs donnent comme supérieur à la fraise des jardins. Il est cultivé depuis le XVIè siècle. Le premier cultivar connu du genre ''Fragaria'' appartient à cette espèce avec'' ‘Le chapiron’ ''nommé en 1576.
Le [[fraisier vert]] a été très peu cultivé car ses fruits sont moins intéressants par leur acidité plus forte que les espèces ci-dessus. Cependant il a fait l'objet de cueillettes pour la consommation personnelle. [[Image:LocationChile.svg|thumb|right|Chili, terre des fraises à gros fruits.]]
Vers la fin du XVIe siècle l'explorateur [[Jacques Cartier]] rapporte du Canada en France des plants de ([[Fraisier de Virginie|''Fragaria virginiana'' Mill. subsp. ''virginiana'']]). L'espèce intéresse assez par ses fruits parfumés pour être cultivés pour le commerce surtout en Grande-bretagne et aux USA. Encore de nos jours, il existe une production industrielle faible mais suivie en Grande-bretagne. C'est la première fraise à murir.
En [[1714]], l’officier du Génie maritime [[Amédée-François Frézier]] rapporte en fraude du [[Chili]] cinq plants de ''Blanches du Chili'', des fraisiers à gros fruits blancs cultivés la-bas depuis longtemps par les amérindiens, le ([[Fragaria chiloensis|''Fragaria chiloensis'' subsp. ''chiloensis'' forma ''chiloensis'' Staudt]]). Ces fraisiers se révélèrent malheureusement être uniquement des plants mâles et ne donnèrent jamais de fruits.
Quelques décennies plus tard, après importation de plants fertiles, la culture de blanches du Chili a été tentée en Grande-Bretagne (en 1824 trois variétés sont décrites) mais elle est peu résistante au froid et sous le climat anglais il est rarement possible de l'amener à fructifier et même alors, il est difficile de la faire murir correctement.
Vers 1740, le botaniste [[Antoine Nicolas Duchesne]] observe que de beaux fruits sont obtenus lorsqu'un fraisier du Chili est cultivé près d'un fraisier de [[Virginie]]. Ce croisement spontané, qui se produit notamment en Bretagne, en Angleterre et aux Pays-Bas, est à l'origine d'un nouvel hybride qui associe la saveur de ''Fragaria virginiana'' et la grosseur du fruit de ''Fragaria chiloensis'' et qui possède un parfum d'ananas à l'origine de son nom botanique : ''[[Fragaria ×ananassa]]'' Duch.
C'est de cet hybride que provient l’essentiel des variétés de fraises à gros « fruits » que l’on cultive désormais.
C'est en Angleterre que seront en premier créées plusieurs variétés issues de cette hybridation et qu'en sera développée la culture industrielle. L'Angleterre dominera longtemps le marché européen de la fraise, en concurrence avec Plougastel.
En [[1740]], la ville de [[Plougastel-Daoulas|Plougastel]] (limitrophe de Brest), déjà productrice de [[fraisier des bois]], devient le premier lieu de production de cette nouvelle espèce dite « fraise de Plougastel». La culture de la fraise devient la spécialité de la commune, qui produira près du quart de la production française de fraises au début du {{XXe siècle}}. Plougastel héberge depuis [[1997]], le « [[Plougastel#Musée et vie artistique|Musée de la Fraise et du Patrimoine]] ».
Une variété légèrement plus petite sera développée dans le Sud de la France à partir de croisement avec des fraisiers nains méditerranéens, moins exigeants en eau, la « gariguette », variété de fraise la plus vendue en France et issue de travaux de l'Inra<ref>http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=1894</ref>. Cette dernière, dont le fruit est de forme plus allongée (et davantage coloré à maturité), a cependant le défaut d’une moins bonne conservation. Mais sa saveur, plus proche de la fraise des bois, et connue des [[Provence|Provençaux]], est souvent considérée comme plus "authentique" que celle de la fraise commune. Hors du Sud de la France, cette variété de fraise pose problème, car du fait du transport elle arrive aux étalages soit très chère, soit abîmée, soit enfin elle est récoltée avant sa pleine maturité pour en faciliter le transport, ce qui ne laisse pas le temps au fruit de développer ses saveurs spécifiques.
Vers [[1940]], la [[Californie]] devient premier producteur mondial de fraises.
En [[Belgique]], la région de [[Wépion]] connaît un essor semblable dès la moitié du {{XXe siècle}}. L’activité se développa surtout dans l’entre-deux-guerres et atteindra son apogée dans les années 1950-1960. Leur réputation est telle que les fraises de Wépion sont commercialisées aux Halles de Paris et ensuite sur le marché de Rungis qui leur succédera. Au début des années 1970, l’activité décline et ce n'est qu’à la fin des années 1990 qu’elle gagne en regain.
Le secteur se professionnalise et [http://www.crieedewepion.be la Criée de Wépion] devient la plate-forme de commercialisation d’un fruit cueilli à maturité, vendu via des circuits courts. Wépion héberge également un [http://www.museedelafraise.be musée de la Fraise de Wépion].
{{Clr}}
== Description ==
[[Image:Closeup of a strawberry.jpg|thumb|right|Les [[akène]]s, les véritables fruits du fraisier.]]
La fraise pousse sur un fraisier. Elle est formée par l'ensemble du réceptacle charnu de la fleur. Elle a une couleur rouge ou jaune blanchâtre selon les variétés, et une forme [[ovoïde]] oblongue plus ou moins arrondie.
Au sens botanique du terme, les « vrais » fruits sont en fait les [[akène]]s, ces petits grains secs (communément appelés à tort [[pépin (graine)|pépins]] alors que ce dernier terme ne devrait désigner que leur minuscule [[graine]] centrale) disposés régulièrement dans des alvéoles plus ou moins profondes sur la fraise, de couleur verte à brune, et renfermant chacun soit un ovule (non fécondé) soit une graine (qui porte alors un [[germe]] lorsque la fraise arrive à maturité).
Le corps charnu de la fraise étant formé par le [[réceptacle floral]] ([[induvie]] hypertrophié sous l'effet des [[auxine]]s) est ce que l'on consomme avec ou sans les [[akènes]] (l’épépinage des fraises consiste à ôter ces fruits secs du reste de la chair pulpeuse pour la préparation de gelées). Ce sont les [[akène]]s qui produisent une hormone permettant au faux-fruit de grossir<ref>G. Risser, J.C. Navatel, ''La fraise : plants et variétés'', éditions CTIFL, 1997</ref>.
Autres espèces botaniquement différentes :
* [[Myrica rubra|Fraise de Chine]] : Fruit de ''[[Myrica rubra]]'' souvent confondu avec ceux de l'arbousier
* [[Duchesnea|Fraise d'Inde]] : Fruit de ''[[Duchesnea]]'' totalement sans intérêt alimentaire
=== Variétés ===
[[Image:Strawberry gariguette DSC03063.JPG|thumb|Fraise ''gariguette'']]
[[Image:Fraises 1 Luc Viatour.jpg|thumb|right|Des fraises.]]
Parmi les nombreuses variétés existantes (plus de 600), on peut citer :
{|border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" style="background:transparent"
|-
|width="33%" valign="top"|
*'' 'Alba' ''
*'' 'Annapolis' ''
*'' 'Bogota' ''
*'' 'Candiss' ''
*'' 'Capella' ''
*'' 'Chambly' ''
*'' 'Chandler' ''
*'' 'Charlotte' ''
*'' 'Ciflorette' ''
*'' 'Cigaline' ''
*'' 'Cijosée' ''
*'' 'Cirafine' ''
*'' 'Cirano' ''
*'' 'Cireine' ''
*'' 'Darselect' ''
*'' 'Douglas' ''
*'' 'Elsanta' ''
*'' 'Festival' ''
*'' 'Fortuna' ''
*'' 'Gariguette' ''(20 % de la production française)
*'' 'Honeoye' ''
|width="33%" valign="top"|
* ''Jewel' ''
*'' 'Kent' ''
*'' 'Lambada' ''
*'' 'Machiroux' ''
*'' 'Majoral' ''
*'' 'Mamie' ''
*'' 'Manille' ''
*'' 'Mara des bois' ''
*'' 'Maraline' ''
*'' 'Marascor' ''
*'' 'Marjolaine' ''
*'' 'Ozark Beauty' ''
*'' 'Pajaro' ''
*'' 'Redcoat' ''
*'' 'Ruby Gem' ''
*'' 'Selva' ''
*'' 'Senga Sengana' ''
*'' 'Sparkle' ''
*'' 'Sweet Charlie' ''
*'' 'Vivarosa' ''(fleur rose)
*'' 'Valeta' ''
|}
=== Quelques variétés remarquables ===
* Arômes
Alors que les programmes de sélections mondiaux portent sur la forme, la couleur et la fermeté, les sélectionneurs français sont les seuls à travailler sur l'arôme des fruits.'' 'Belrubi', 'Ciflorette', 'Gariguette', 'Mara des bois' ''en sont les références.
Des hybridations avec d'autres espèces principalement ''Fragaria moschata'' et ''vesca'' ont introduit de nouveaux arômes de fruits.
* Fleurs roses
L'hybridation de ''Fragaria spp'' avec ''Potentilla spp.'' (généralement ''P. palustris'' ou ''P. fruticosa'') réalisée pour la première fois en 1989 a permis l'obtention de fraisiers produisant des fruits de taille presque équivalente à ''[[Fragaria ×ananassa]]'' mais à fleurs roses :'' 'Camara', 'Fragoo', 'Frel', 'Lipstick', 'Loran', 'Pink panda', 'Red ruby', 'Rosalyne', 'Serenata', 'Tristan', 'Toscana', 'Vivarosa' ''
* Fraisier de semis
Variétés F1 reproductible par semis :'' 'Elan', 'Karan', 'Loran' ''
* Niveaux de ploïdie différent
Des croisements avec ''Fragaria vesca'' polyploïde ont donné une nouvelle espèce [[Fragaria ×vescana]] à 70 chromosomes produisant des fruits associant un arôme proche de ''F. vesca'' avec quasiment la grosseur de ''F. ×ananassa'' :'' 'Florika, 'Rebecka', 'Sara', 'Spadecka' ''
* Nutrition
Mise au point au Québec en 1996 la fraise '' 'Authentique Orléans' '' montre des effets positifs sur les symptômes associés au syndrome métabolique et au diabète de type 2 en régularisant le taux de sucre dans le sang et en réduisant l’inflammation.
Sa durée de conservation exceptionnelle allant jusqu’à 21 jours a attiré l'attention des obtenteurs sur ce cultivar. Des analyses ont montré sa teneur beaucoup plus élevée en antioxydants (principalement l'acide ellagique) que certaines autres variétés, principalement la Kent, qui servait de témoin lors de ces études.
Des tests in vitro et in vivo ont montré que des extraits d' '' 'Authentique Orléans' '' améliore la régulation du glucose sanguin.
Elle est cultivée uniquement par un producteur exclusif à l'Île d'Orléans dans la région de Québec.
== Culture ==
[[Image:Plougastel fraises.jpg|thumb|upleft|Plougastel-Daoulas. Cueillette des fraises.]]
[[Fichier:Erdbeere IMG 5093ab.jpg|thumb|Fraise de Jardin]]
La plus ancienne fête des fraises d'Europe (1925) se déroule à [[Bièvres (Essonne)|Bièvres]] dans l'[[Essonne (département)|Essonne]], à une quinzaine de kilomètres de Paris, tous les ans, au mois de juin. La culture de la fraise débuta dans la commune en 1883.
===Saison===
Selon la variété, la saison de maturation des fraises s'étend de mai à septembre dans l'hémisphère Nord.
Par des techniques de cultures artificialisées de types [[hydroponie|hors-sol]], sous [[Serre|tunnel]] et chauffée, il est possible de produire des fraises en dehors de cette période (avril à novembre).
== Production ==
=== En France ===
La production française se concentre en [[Aquitaine]] (52 % de la production), [[Rhône-Alpes]] (18 %), [[Val de Loire]] (10 %), [[Provence]] (9 %), [[Midi-Pyrénées]] (8 %) et [[Bretagne]] (3 %)<ref>Fraise de nos terroirs, Bilan de campagne 2003. Séminaire du 5 novembre 2003</ref>. 90 % des ventes sont réalisées par une dizaine de variétés (essentiellement Gariguette<ref>La [[sélection végétale]] actuelle tend à remplacer la Gariguette, au rendement faible, par des variétés aussi goûteuses et au rendement plus élevé : Ciflorette, Cireine, Gigaline</ref>, Darselect et Elsanta). La fraisiculture française, encore au {{5e}} rang en Europe en 2005<ref>Données de FAOSTAT</ref>, décline depuis les années 1980. Produit fragile qui nécessite une main d'œuvre importante pour sa cueillette, les fraisiculteurs français sont concurrencés par des fraises issues de pays au coût de main d'œuvre moins élevé. La filière mise sur les [[Label de qualité|labels]] : [[Indication géographique protégée|IGP]] pour la ''Fraise du périgord''<ref>[http://www.inao.gouv.fr/public/produits/detailProduit.php?ID_PRODUIT=3463 Fiche de l'INAO]</ref>, label rouge pour la ''Fraise du Lot et Garonne''<ref>[http://www.inao.gouv.fr/public/produits/detailProduit.php?ID_PRODUIT=4103 Fiche de l'INAO]</ref>, marque collective ''Fraise de France'' depuis 1998 (40 % de la production française). Le logo « Fraise de France » apposé sur les barquettes garantit notamment une [[agriculture raisonnée]] et une [[traçabilité]].
=== Dans le monde ===
{| border="1" cellpadding="2" cellspacing="0" class="wikitable centre" style="border:1px solid #999999;border-collapse:collapse"
|+'''Exportation mondiale annuelle de fraises, en tonnes par pays'''
|-bgcolor="#DDFFDD"
!Pays
!colspan="2"|2004
!colspan="2"|2005
|-
|align="left"|{{États-Unis}}
|align="right"|1 004 160||align="right"|28 %
|align="right"|1 053 280||align="right"|28 %
|-
|align="left"|{{Espagne}}
|align="right"|334 892||align="right"|9 %
|align="right"|320 853||align="right"|9 %
|-
|align="left"|{{Corée du Sud}}
|align="right"|202 500||align="right"|6 %
|align="right"|200 000||align="right"|5 %
|-
|align="left"|{{Japon}}
|align="right"|198 200||align="right"|5 %
|align="right"|200 000||align="right"|5 %
|-
|align="left"|{{Pologne}}
|align="right"|185 583||align="right"|5 %
|align="right"|180 000||align="right"|5 %
|-
|align="left"|{{Allemagne}}
|align="right"|119 384||align="right"|3 %
|align="right"|146 500||align="right"|4 %
|-
|align="left"|{{Russie}}
|align="right"|106 100||align="right"|3 %
|align="right"|106 100||align="right"|3 %
|-
|align="left"|{{France}}
|align="right"|53 457||align="right"|2 %
|align="right"|50 823||align="right"|1 %
|-
|align="left"|{{Royaume-Uni}}
|align="right"|47 900||align="right"|1 %
|align="right"|48 000||align="right"|1 %
|-
|align="left"|{{Belgique}}
|align="right"|44 000||align="right"|1 %
|align="right"|40 000||align="right"|1 %
|-
|align="left"|{{Ukraine}}
|align="right"|36 400||align="right"|1 %
|align="right"|38 000||align="right"|1 %
|-
|align="left"|{{Pays-Bas}}
|align="right"|36 500||align="right"|1 %
|align="right"|36 000||align="right"|1 %
|-
|align="right"|Autres pays
|align="right"|1 282 020||align="right"|35 %
|align="right"|1 359 546||align="right"|36 %
|-
|align="right"|'''Total'''
|align="right"|'''3 651 096'''||align="right"|100 %
|align="right"|'''3 779 102'''||align="right"|100 %
|-
{| border="1" cellpadding="2" cellspacing="0" class="wikitable centre" style="border:1px solid #999999;border-collapse:collapse"
|+'''Exportation mondiale annuelle de fraises, en tonnes par pays'''
|-bgcolor="#DDFFDD"
!Pays
!colspan="2"|2010
|-
|align="left"|{{États-Unis}}
|align="right"|1 294 180||align="right"|28 %
|-
|align="left"|{{Turquie}}
|align="right"|200 940||align="right"|7 %
|-
|align="left"|{{Espagne}}
|align="right"|275 300||align="right"|6 %
|-
|align="left"|{{Égypte}}
|align="right"|238 432||align="right"|5 %
|-
|align="left"|{{Corée du Sud}}
|align="right"|231 803||align="right"|5 %
|-
|align="left"|{{Mexique}}
|align="right"|226 657||align="right"|5 %
|-
|align="left"|{{Japon}}
|align="right"|177 500||align="right"|4 %
|-
|align="left"|{{Pologne}}
|align="right"|176 748||align="right"|4 %
|-
|align="left"|{{Russie}}
|align="right"|165 000||align="right"|4 %
|-
|align="left"|{{Allemagne}}
|align="right"|156 911||align="right"|4 %
|-
|align="left"|{{Italie}}
|align="right"|153 875||align="right"|4 %
|-
|align="left"|{{Maroc}}
|align="right"|140 600||align="right"|3 %
|-
|align="right"|Autres pays
|align="right"|819 888||align="right"|19 %
|-
|align="right"|'''Total'''
|align="right"|'''4 356 834'''||align="right"|100 %
|-
|bgcolor="#DDFFDD" colspan="5" align="center"|<small>Données de FAOSTAT ([[Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture|FAO]])<br />[http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=567&lang=fr Base de données de la FAO] (dernier accès le 28 août 2012)</small>
|}
L'[[Europe]] est le premier producteur (1,5 million de tonnes en 2005 devant les États-Unis avec ses 1 million de tonnes).
[[Image:StrawberryWatercolor.jpg|thumb|right|Aquarelle d'un plant de fraises de 1890 par Deborah Griscom Passmore.]]
La culture industrielle des fraises qui s'est notamment développée en Espagne fait l'objet de critiques en termes de [[Développement durable|non-durabilité]] et de [[dumping social]].
Depuis les années 1980, la production espagnole s'est accrue. Sur les 330 000 tonnes récoltées en 2006, un quart (83 000 tonnes) a été exporté vers la France (dont les importations de fraises proviennent à 78 % de l'Espagne et à 15 % du Maroc)<ref>selon la [[douane]]s et [[Interfel]]</ref>. Ces fraises espagnoles sont essentiellement achetées à bas-prix par les [[grandes surfaces]] qui les revendent aux consommateurs dont la consommation annuelle totale est d'environ 130 000 tonnes.
95 % des fraises d’Espagne sont produites sur une zone de 5 000 hectares et en partie illégalement (mais de manière tolérée par le gouvernement) jusqu'à l'intérieur du [[Parc national de Doñana]].
Des ONG locales et mondiales (WWF) dénoncent un usage croissant et massif de produits chimiques pour la désinfection du sol des cultures faites sur sable ([[Drainage agricole|drainant]]) et sous plastique, avec une consommation massive d’eau d’[[irrigation]] issue de [[forage]]s plus ou moins légaux (50 % ne sont pas déclarés) sur des terrains pour partie (40 % en 2007) illégalement occupés, dont plus de 100 ha sont situés en pleine zone protégée. L’irrigation est telle qu’elle a fait disparaître 50 % environ de l’alimentation du marais.
La monoculture épuisant les sols et y favorisant la pullulation de parasite de la fraise, chaque automne, la terre sablonneuse est stérilisée pour y détruire toute microfaune, avec du [[bromure de méthyle]] (poison, gaz à effet de serre, et détruisant la couche d’ozone, interdit en 2005, dernière limite par le protocole de Montréal de 1987) et de la [[chloropicrine]] (poison dangereux qui a été utilisé comme [[arme chimique]]).
La main d’œuvre (marocains et saisonniers sans-papiers, sous-payés et mal- logés, ne bénéficiant ni de la [[sécurité sociale]] ni d’un suivi médical). Les kilomètres de bâche [[Matière plastique|plastique]] (cinq mille tonnes/an) dont le plastique noir couvre-sol, contaminés par les pesticides, sont enterrées ou brûlées à l’air libre. De plus, 2 000 hectares ont été [[déboisement|déboisés]] pour étendre les cultures de fraises.
Le WWF France a demandé aux supermarchés de vérifier que leurs fournisseurs cultivaient légalement les fraises en respectant un cahier des charges rigoureux en matière d’impact environnemental.
===Fraises bénéficiant d’une Indication géographique protégée (IGP)===
{{article connexe|Indication géographique protégée}}
L’Union européenne a accordé l’IGP à la ''fraise du Périgord'' ([[France]]) en [[2004]] et à la ''fraise de Cachoubie'' ([[Pologne]]) en [[2009]].
====La fraise du Périgord====
{{...}}
====La fraise de Cachoubie====
[[Image:Kaschubei heute.png|thumb|right|200px|[[Cachoubie]] - carte de l'aire linguistico-culturelle cachoube d'aujourd'hui]]
[[Image:Erdbeere Senga Sengana.JPG|thumb|left|200px|''Senga Sengana'', l’une des trois variétés de fraises admises à l’IGP « Fraise de Cachoubie »]]
L’Union européenne a enregistré l’IGP (indication géographique protégée) « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna » (« fraise de Cachoubie » en [[polonais]] et en langue [[cachoube]]) le {{date|28|novembre|2009}}. La spécificité de la fraise de Cachoubie tient en particulier à son arôme et à son parfum très prononcés, exceptionnels et intenses. Son goût est plus sucré que les fraises provenant d’autres régions.
La dénomination « truskawka kaszubska » est la plus fréquemment utilisée dans le commerce de ce produit. Elle est notamment employée par les Cachoubes dans leurs relations avec les personnes non cachoubes. C’est elle qui est utilisée lorsque le produit est vendu dans les régions de Pologne autres que la Cachoubie, ou exporté sur des marchés à l’étranger. La seconde dénomination employée est « kaszëbskô malëna ». Elle est surtout utilisée dans l’usage courant et, étant tirée de la langue cachoube, par les habitants de la région — les Cachoubes. Les deux dénominations sont interchangeables.
Seules les fraises appartenant aux variétés ''Elsanta'', ''Honeoye'' pour les fruits de table et ''Senga Sengana'' pour les fruits destinés à la transformation peuvent être commercialisées sous la dénomination protégée « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna ». Les fraises de table doivent en outre appartenir à la catégorie « extra » ou à la catégorie I et présenter les caractéristiques suivantes :
* la coloration du fruit doit être au moins à 80 % d’une couleur rouge intense ;
* la forme doit être homogène, sans irrégularités ;
* le fruit doit être ferme au toucher, sans traces de blettissures ni signes de maladie.
Toutes les étapes de production de la fraise de Cachoubie doivent être effectuées dans l’aire géographique délimitée (dans les districts de [[Kartuzy]], de [[Kościerzyna]] et de [[Bytów]], ainsi que dans les communes de Przywidz, [[Wejherowo]], Luzino, Szemud, Linia, Łęczyce et Cewice) et les parcelles cultivées doivent se caractériser par des sols pauvres.
La cueillette des fruits se fait à la main lorsqu’ils sont mûrs, régulièrement formés, sains, frais, fermes, entiers, non avariés, non écrasés, non imbibés d’eau, propres, exempts de moisissures et de résidus de produits phytosanitaires. Il convient de planter les fraises en rangs, tous les 20 à {{unité|35|cm}}. La distance entre chaque rang doit être de 70 à {{unité|100|cm}}. En cas d’épandage d’engrais, le dosage ne doit pas dépasser {{unité|30|t}}/{{ha.}} Il est interdit de pratiquer une culture et, en particulier, une fertilisation intensive qui porteraient le rendement de la récolte à plus de 25 tonnes de fraises par hectare. Une fois cueillies, les fraises doivent être disposées en couches ne dépassant pas {{unité|10|cm}} d’épaisseur.
[[Image:Lakes_klodno_biale_rekowo.jpg|thumb|left|500px|Vue sur les lacs de Cachoubie depuis le mont Tamowa, à proximité du village de Zawory.]]
L’aire de production de la fraise de Cachoubie connaît des conditions naturelles homogènes. Son nom géographique est le Pays des lacs cachoubes (Pojezierze Kaszubskie) et son nom historique, la Cachoubie (Kaszuby). Le Pays des lacs cachoubes se distingue des régions avoisinantes par les conditions naturelles de son environnement : son climat, sa topographie et le type de ses sols. Il se caractérise par un climat un peu plus rude que celui de la région environnante. Cela s’explique par une altitude plus élevée, comprise entre 180 et {{unité|300|m}}. L’afflux très fréquent de masses d’air polaire continental en provenance de l’est contribue aussi beaucoup à la rudesse du climat. Par rapport au climat maritime, on observe ici de grandes variations de température tout au long de l’année. Les précipitations sont légèrement supérieures à la moyenne nationale (700 mm/an) et les vents d’ouest sont dominants. La période de végétation est l’une des plus courtes du pays : elle varie entre 180 et 200 jours.
La majeure partie de la région est formée de sols sableux, caillouteux ou argileux podzolisés. Ce sont des sols des catégories IV, V et VI, donc parmi les moins fertiles. On trouve également, dans une moindre mesure, des sols bruns sur cailloutis ou sur argile un peu plus fertiles que les podzols. Les terres choisies pour la culture des fraises ont généralement un pH compris entre 5 et 6. Le Pays des lacs cachoubes offre un relief postglaciaire varié, caractérisé par de nombreux plans d’eau et chaînes de lacs.
Les sols pauvres et le climat rude du Pays des lacs cachoubes entraînent une floraison tardive des fraises et une période de végétation plus courte. Les facteurs naturels, et en particulier le climat rude de la région, sont favorables au développement et à la maturation des fraises, d’autant que les sols très pauvres et les mauvaises conditions d’exploitation ne permettent pas d’autres cultures. De grandes dénivellations permettent de cultiver les fraises sur des coteaux bien exposés, ce qui garantit la bonne maturation des fruits. Ces facteurs et des sols légèrement acides sont propices à la culture des fraises.
L’histoire de la culture des fraises en Cachoubie commence dans les années 1920 avec l’apparition des premiers champs de fraises. Ceux-ci se sont développés pendant plus d’un demi-siècle, en raison de la qualité et de la renommée croissante des fraises, et ont fini par former une partie intégrante du paysage cachoube. Vu leur abondance, il a été décidé au début des années 1970 d’organiser une fête de la fraise. C’est une manifestation en plein air qui a lieu tous les ans, le premier dimanche de juillet. La fête de la fraise est la plus grande manifestation de la région et attire plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, un nombre qui augmente chaque année. En 2005, près de deux tonnes de fraises ont été vendues en une seule journée, ce qui confirme la popularité de cette fête. La renommée de la fraise « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna » est démontrée par de nombreux articles et signes témoignant qu’elle est devenue un élément de la culture et de l’identité des habitants de Cachoubie. La presse locale publie des informations importantes pour les producteurs de fraises et s’étend notamment sur les efforts qu’ils déploient pour se regrouper, adopter une position commune sur la culture de la fraise « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna » et mettre en œuvre des mesures visant à préserver sa qualité, son arôme et sa saveur.
De la renommée de la fraise de Cachoubie témoignent aussi les mesures prises par les acheteurs (entreprises de réfrigération et de transformation) qui réservent une partie de leurs équipements pour l’achat de fraises « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna », plus tardives que les autres fraises polonaises. Cette renommée est également démontrée par les tentatives de vente, sous la dénomination « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna », de fraises provenant d’autres régions et arrivant à maturité plus tôt.
La renommée de la fraise « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna » et son lien très fort avec l’aire géographique de production sont confirmés par les résultats des enquêtes de consommation. Pas moins de 67 % des personnes interrogées connaissaient au moins l’une des dénominations de vente du produit « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna ». La fraise de Cachoubie est réputée plus savoureuse (73 %) et plus sucrée (68 %) que les autres fraises. Pour 64 % des personnes interrogées, la fraise « truskawka kaszubska » ou « kaszëbskô malëna » est un produit caractéristique de la Cachoubie. En outre, les habitants de la Poméranie et de la Cachoubie considèrent que la fraise est certainement le fruit le plus caractéristique de leur région. Près d’un tiers des Cachoubes la citent spontanément et près de 80 % connaissent sa place exceptionnelle dans la région.
==Utilisation==
[[Image:Strawberry crape shortcake1.JPG|thumb|Une [[pâtisserie]] comportant des fraises.]]
* Entières, nature, avec de la [[Crème (produit laitier)|crème]] ([[crème fraîche]], [[crème chantilly]],...), du vin et/ou du sucre et aussi du sel.
* [[Tarte]] aux fraises, [[Fraisier (pâtisserie)|fraisier]], [[fraise Melba]].
* En morceaux dans des [[yaourt]]s.
* [[Glace à la fraise]] ([[crème glacée]] ou [[sorbet]])
* En cocktail comme le « hermanito » créé à l'occasion du « Bacardi Superior rum Legacy Cocktail Competition 2010 France », ou encore le « recuerdo » qui a été élaboré pour l'édition 2012 du même concours pour célébrer les 150 ans de la [[marque commerciale]].
La plupart des crèmes glacées et yaourts agro-industriels utilisent des [[arômes]] artificiels de fraise pour le bas de gamme.
D'autres utilisent des arômes naturels et des fraises d'agriculture intensive pour le milieu de gamme.
Les desserts haut de gamme, demandant une somme de travail plus importante, ne se trouvent guère que chez les petits producteurs de fraises tournés vers le marché de niche et proposent parfois en [[vente directe]] leur production transformée par leur soin (sorbets, confitures tartes...). Quelques [[pâtissier]]s, [[glacier (métier)|glaciers]] et [[confiseur]]s, proches d'une ferme de ce genre ou fréquenté par une clientèle avertie et demandeuse de qualité, élaborent ces types de produits.
== Valeur nutritive ==
La fraise regorge de [[vitamine C]] (antioxydants), de [[vitamine A]] (sous forme de précurseur, le [[β-carotène]], mais pas de [[rétinol]] qui doit être synthétisé) pour stimuler les défenses immunitaires, de [[vitamine B9]] (acide folique), important pour les femmes enceintes.
Elle est riche en [[oligo-élément]]s, sous forme de sels de [[potassium (nutriment)|potassium]] pour le système nerveux et contre la fixation excessive du [[sodium (nutriment)|sodium]], de [[calcium (nutriment)|calcium]] pour les os, et du [[magnésium (nutriment)|magnésium]] contre le stress.
Elle contient également du [[furanéol]] (l’alcool aromatique qui lui donne son parfum et son goût).
Les [[allergie alimentaire|allergies alimentaires]] aux fraises sont fréquentes. Chez l'enfant, on déconseille donc l'introduction de ce fruit dans l'alimentation avant l'âge de six mois.
<!-- USDA Nutriment database: 09316 STRAWBERRIES,RAW -->
{| class="wikitable"
! colspan="2" | '''Fraise crue''' <small>(valeur nutritive pour {{unité|100|g}})</small>
|-
| [[eau (nutriment)|eau]] ||align="right"| {{unité|88.95|g}}
|-
| [[glucide]]s ||align="right"| {{unité|7.68|g}}
|-
| ''dont [[sucre simple|sucres simples]]'' ||align="right"| {{unité|4.66|g}}
|-
| [[fibre alimentaire|fibres alimentaires]] ||align="right"| {{unité|2.0|g}}
|-
| [[protéine]]s ||align="right"| {{unité|0.67|g}}
|-
| [[lipide]]s ||align="right"| {{unité|0.30|g}}
|-
| [[cendres totales]] ||align="right"| {{unité|0.40|g}}
|-
| [[valeur énergétique]] ||align="right"| {{unité|32|kcal}}
|-
! colspan="2" | '''[[acide gras|acides gras]]'''
|-
| [[acide gras poly-insaturé|poly-insaturés]] ||align="right"| {{unité|155|mg}}
|-
| [[acide gras mono-insaturé|mono-insaturés]] ||align="right"| {{unité|43|mg}}
|-
| [[acide gras saturé|saturés]] ||align="right"| {{unité|15|mg}}
|-
| ''dont [[cholestérol]]s'' ||align="right"| {{unité|0|mg}}
|-
! colspan="2" | '''[[oligo-élément]]s'''
|-
| [[potassium (nutriment)|potassium (K)]] ||align="right"| {{unité|153|mg}}
|-
| [[phosphore (nutriment)|phosphore (P)]] ||align="right"| {{unité|24|mg}}
|-
| [[sodium (nutriment)|sodium (Na)]] ||align="right"| {{unité|1|mg}}
|-
| [[zinc (nutriment)|zinc (Zn)]] ||align="right"| {{unité|140|µg}}
|-
| [[calcium (nutriment)|calcium (Ca)]] ||align="right"| 16 à {{unité|40|mg}}
|-
| [[magnésium (nutriment)|magnésium (Mg)]] ||align="right"| 13 à {{unité|15|mg}}
|-
| [[fer (nutriment)|fer (Fe)]] ||align="right"| {{unité|420|µg}}
|-
| [[cuivre (nutriment)|cuivre (Cu)]] ||align="right"| {{unité|48|µg}}
|-
! colspan="2" | [[vitamine]]s
|-
| [[vitamine C]] ||align="right"| {{unité|58.8|mg}}
|-
| [[vitamine B3|vitamine B3 (PP)]] ||align="right"| {{unité|386|µg}}
|-
| [[vitamine B5]] ||align="right"| {{unité|125|µg}}
|-
| [[vitamine B9|vitamine B9 (M)]] ||align="right"| {{unité|60|µg}}
|-
| [[vitamine B6]] ||align="right"| {{unité|47|µg}}
|-
| [[vitamine B1]] ||align="right"| {{unité|24|µg}}
|-
| [[vitamine B2]] ||align="right"| {{unité|22|µg}}
|-
| [[vitamine K]] ||align="right"| {{unité|2.2|µg}}
|-
| [[vitamine E]] ||align="right"| {{unité|0.29|µg}}
|-
| [[vitamine A]] ||align="right"| {{unité|12|UI}}
|-
| ''dont [[rétinol]]'' ||align="right"| {{unité|0|µg}}
|-
| [[vitamine B12]] ||align="right"| {{unité|0|µg}}
|}
Certaines fraises étant cultivées de manière industrielle et dans de mauvaises conditions peuvent encore contenir des résidus de [[pesticide]]s mais ceux-ci ne sont tout de même pas employés sur les fraises après récolte.
La fraise est un fruit très périssable. Par conséquent, après la récolte, le refroidissement immédiat, le stockage à 0 °C (32 °F), la prévention des dommages physiques aux fruits, et le transport avec des doses élevées de dioxyde de carbone sont des méthodes employées par les fraisiculteurs pour contrôler les maladies. En outre, il faut prendre soin d’éliminer les fruits malades ou blessés lors de la récolte pour éviter qu’ils ne contaminent les fruits sains voisins<ref>http://postharvest.ucdavis.edu/Produce/ProduceFacts/Francais/fraise.shtml</ref>.
La méthode conservant l'intégrité nutritionnelle d'une fraise restera toujours la consommation immédiate après la récolte.
==Divers==
* Depuis [[avril 2009]], les variétés de fraises ''gariguette'' et ''ciflorette'' produites en [[Lot-et-Garonne]] et mettant en œuvre la technique de la [[culture hors-sol]] bénéficient d'un signe officiel de qualité, le [[label rouge]]<ref>http://www.fraiselabelrouge.fr</ref>. Ces fraises sont donc produites avec des [[Engrais minéral|engrais minéraux chimiques]] mais sans perte dans l'environnement. La [[défense des cultures|défense sanitaire]] de ces fraisiers suit le cahier des charges de la [[lutte intégrée]] (biologique et chimique). On peut qualifier ces fraises de produit milieu de gamme.
* Conservatoire de la fraise au ''château du Moulin'' à [[Lassay-sur-Croisne]] en [[Sologne]].
==Voir aussi==
{{Autres projets
| commons = Strawberry
| commons titre = la fraise
}}
===Articles connexes===
* [[Fragaria|Fraisier]]
* [[Fraise de Wépion]]
* [[Idiotisme gastronomique]]
===Bibliographie===
* ''Histoire naturelle des fraisiers contenant les vues d'économie réunies à la botanique et suivie de remarques particulières sur plusieurs points qui ont rapport à l'histoire naturelle générale'' par [[Antoine Nicolas Duchesne]] (Didot jeune, Paris, 1766).
* ''Les dessins d' [[Antoine Nicolas Duchesne]] pour son Histoire naturelle des fraisiers'' par les Publications Scientifiques du Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2003.
===Notes et références===
{{Références|colonnes=2}}
{{Portail|gastronomie|botanique|plantes utiles}}
[[Catégorie:Fruit rouge]]
[[Catégorie:Fruit alimentaire]]All content in the above text box is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike license Version 4 and was originally sourced from https://fr.wikipedia.org/w/index.php?oldid=89776785.
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