Revision 371244 of "Partie1/Aperçu du paysage régional" on frwikibooks{| width="100%" align="center" border="0" cellpadding="4" cellspacing="4" |-
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'''Carte 1''' : Relief et pays du Nord-Pas-de-Calais
http://www.sigale.nordpasdecalais.fr/CARTOTHEQUE/telecharge.asp?ref=Relief-a4
Cette première carte nous renseigne sur les différents paysages régionaux. Ces ensembles formés par les conditions naturelles (relief, végétation) nous serviront d’échelle de référence dans l’étude de l’habitat traditionnel.
à première vue, on constate que le relief est constitutif de frontières humaines puisque les limites de niveau semblent recouper les frontières départementales. Ainsi, l’Ouest de la Région (Haut Pays) se caractérise par des couleurs chaudes tandis que l’Est (Bas Pays) « tire » vers les couleurs froides qui indiquent une proximité avec le niveau de la mer. Parcourons ensemble le territoire régional pour observer les continuités et les ruptures dans le paysage.
Commençons par la pointe Nord où l’on trouve une plaine maritime avec un arrière pays, la Flandre maritime. Les principales villes sont Calais et Dunkerque. En descendant, le relief s’accentue jusqu’à former des monts au niveau de la Flandre intérieure.
Toujours à l’Est de la Région, on retrouve une grande plaine (La Lys) ainsi que des pays plus réduits (Weppes, Mélantois, Pévèle) avec parfois des zones marécageuses progressivement asséchées pour répondre aux besoins humains. La plaine de la Scarpe ainsi que l’Escaut constituent un pays original.
En continuant plus au Sud, on remarque que le relief s’accentue. Les collines de l’Avesnois annoncent le passage vers le relief ardennais. Elles sont largement irriguées par des fleuves comme la
Sambre, ou l’Helpe.
En remontant le Haut Pays vers la côte, on trouve le Cambrésis, les collines de l’Artois ainsi que des paysages d’interface, de transition avec le Bassin minier qui forme grossièrement un arc allant de Valenciennes à Béthune, en passant par Lens.
Nous achevons notre tour d’horizon du paysage régional en retrouvant le littoral de la Côte d’Opale et notamment le pays du Boulonnais ainsi que le paysage remarquable constitué par les marais de l’Audomarois.
On constate enfin que la région est largement irriguée par un réseau de fleuves et de canaux. La carte ci-dessous - réalisée à partir du Système d’Information Géographique de la Région Nord-Pas de Calais - nous permet d’afficher la couche du relief et celle du réseau hydrographique qui ressort ainsi de manière plus évidente.
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'''Carte 2''' : Les conditions climatiques
http://www.sigale.nordpasdecalais.fr/CARTOTHEQUE/telecharge.asp?ref=climat-a3
On voit que notre région est caractérisée par un climat océanique du fait de son littoral. Plus on descend vers le Sud de la région, plus on a affaire à un climat océanique dégradé. Enfin, on se rapproche du climat semi-continental en allant vers l’Avesnois. Cette carte nous permet de distinguer des zones climatiques à l’intérieur du territoire régional. Ces « sous-régions » ont un climat particulier qui est fonction des influences auxquelles elles sont soumises.
Le document nous indique les moyennes pluviométriques, l’ amplitude thermique ainsi que l’échelle des vents. On distingue nettement six zones climatiques :
• En vert foncé, La Côte d’Opale et les terres intérieures (Boulonnais, Montreuillois).
• En vert clair, Le Haut Pays d’Artois (Ternois).
• En vert pâle, La côte entre Calais et Dunkerque et la Flandres maritime.
• En jaune, La Flandre intérieure, de Saint-Omer à Douai.
• En rouge clair, la ceinture minière, de Lens à Valenciennes
• En rouge foncé, l’Avesnois (Thiérache, Fagne de Trélon)
Ces zones sont classées dans un ordre décroissant. Les chiffres correspondant aux hauteurs annuelles de précipitations exprimées en millimètres. Les lignes en gras sont des isohyètes, lignes imaginaires reliant des points d'égales quantités de précipitations. Les conditions climatiques constituent autant de contraintes qui se répercutent dans les façons de bâtir à l'échelle locale.
Le vent
Les constructions intègrent cet élément qui est d’abord vécu comme une contrainte. Il faut par exemple lutter contre les forces horizontales qui viennent déstabiliser les ouvrages, en utilisant des contrevents. Dorénavant, cette contrainte persiste mais le vent est perçu comme un allié puisqu’il est une source d’énergie abondante. Le Montreuillois compte ainsi une centaine d’éoliennes en fonctionnement.
Les précipitations
La carte indique que la région est exposée à la pluie de manière contrastée. La pluie est un autre élément qui est pris en compte dans la construction, des fondations à la toiture. Par exemple, les maisons en torchis sont préservées des remontées capillaires par des soubassements en pierre. Des coyaux (éléments de charpente, cf. photo) débordent pour accueillir des toitures qui protègent davantage les pans de murs exposés au ruissellement et aux éclaboussures.
Les températures
Les constructions traditionnelles étaient pourvues de murs bien épais ayant un rôle d’inertie et d’isolation à la fois. Ceci afin de retenir la fraîcheur en été et la chaleur en hiver. L’implantation des habitations se faisait conformément à la course du soleil. En lisant la légende, nous nous apercevons que les amplitudes thermiques sur la période 1969-1988 révèlent une différence de quelques degrés entre les extrémités de la région.
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'''Carte 3''' : L'occupation du sol régional
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