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{{Date|16 avril 2015}}

En France, les conditions de vie des étudiants divergent. Alors que certains jugent leurs conditions de vie acceptables, d’autres vivent des situations de précarité, voir d’extrême pauvreté. L’objet de ce reportage est de comprendre les difficultés d’ordre social et économique rencontrées par les étudiants.
Le 19 mars est la journée d’action partout en France. Deux journalistes de France 2, Caroline Benarrosch et Guillaume Viart, se sont intéressés à ce sujet en menant leur enquête sous forme de reportage "Étudiants sur la paille". Ce reportage met l’accent sur la vie quotidienne des étudiants en France. Selon les statistiques, en octobre de cette année, 2 millions et 200 milles étudiants se sont inscrits aux universités françaises, un quart de ces étudiants va abandonner ses études faute de moyens financiers.
La principale contraintes pour les étudiants est le logement, mais ce n’est pas le  la seule, il y a aussi les problèmes pour se nourrir, se vêtir, payer la scolarité, etc. Pour satisfaire tous ses besoins, un étudiant français dispose en moyenne de 500 euros par mois, ce qui entraine de plus en plus de précarité. Pour résoudre le problème du logement, certains étudiants ont recours au camping ou au squat. Tandis que pour se nourrir, certains font la queue devant « les banques alimentaires ». En effet, 80 % des étudiants sont contraints de trouver un travail à temps partiel, les obligeant à sécher les cours et les menant, par la suite, à une situation d’échec.
Dans ce reportage, Caroline Benarrosch et Guillaume Viart rencontrent Aziz Mshangama, doctorant en économie à Nantes Il a fondé une association pour venir en aide à des étudiants ayant du mal à satisfaire leurs besoins alimentaires. Le principe est de fournir des produits de bonne qualité (notamment des fruits, des légumes et de la viande) à des étudiants dans le besoin et qui payeront 1 euro chacun peu importe les produits emportés et leurs quantités.




'''Témoignage d’une étudiante : Vanessa, 19 ans, étudiante non boursière.'''

Cette étudiante économise chaque mois grâce à l’association environ 80 euros qu'elle pourra désormais placer pour financer les transports, l’école et pour acheter les livres nécessaires pour son parcours scolaire.
Vanessa loge dans une chambre en cité universitaire, après le loyer, il lui reste 264 euros par mois, ce qui n’est pas suffisant pour s’offrir quotidiennement le repas au restaurant universitaire. Voilà pourquoi elle préfère cuisiner ce qu’elle emporte de l’association. Elle ne peut pas compter sur ses parents ouvriers, ni sur l’état pour financier ses études. Depuis son adolescence, exactement depuis l’âge de 14 ans, Vanessa enchaîne ce que l’on appelle « les petits boulots » afin de financer ses études. Elle aimerait devenir professeure des écoles et cela demande beaucoup de patience et d’efforts pour y arriver. Elle dispose de 400 euros par mois durant l’année universitaire, soit moins que la majorité de ses camarades, puisque le budget moyen est de 500 euros par mois.
En effet, les statistiques indiquent la présence de 100000 étudiants vivant sous le seuil de la pauvreté. Pour les étudiants en France, le manque d’argent est la première raison d’abandon des études et le logement reste le principal obstacle.

'''Hind''', qui habite dans une petite chambre de 9 m², souligne d'autres contraintes : l'insalubrité des logements de la résidence et le manque de précautions contre l’incendie.  En effet, quatre chambres universitaires ont un système électrique défectueux. Celui-ci a été qualifié d’obsolète car les logements ne sont pas équipés d’alarmes à incendie. Hind relève un autre problème, les bâtiments ne sont pas sécurisés, ils n’ont pas de porte qui puisse être fermée. Il n'y a ni concierge ni veilleur de nuit afin de maintenir l'ordre. De ce fait, des clochards dorment souvent à côté dans les espaces communs, tels que la salle de bain.

En partant à l’île de France, les reporteurs indiquent qu’environ 300 milles étudiants cherchent un logement chaque année et seulement un étudiant sur onze arrive à décrocher une chambre dans une cité universitaire. Des chambres pour la plupart qualifiées par le Crous de Versailles de "vétustes".

'''A Versailles''', le centre régional des œuvres universitaires (CROUS) regrette l’état de délabrement de la cité universitaire et estime que deux chambres sur trois sont vétustes.
D’ailleurs, la directrice du CROUS de Versailles regrette l'état de délabrement de certaines cités universitaires et déclare que quatre cités sont à rénover en urgence ! Il y a quatre ans, l’état a annoncé la construction de quinze milles de logement mais moins de la moitié ont été construits.

'''A Nantes,''' deux étudiants (Kévin et Pierre) inscrits en sociologie et en économie en septembre n’ont pas droit au logement du CROUS car ils ne sont pas boursiers. Ils ont trouvé une solution en terme de logement, il s’agit d’un mobile-home de 34 m2 à 540 euros, il comporte deux pièces et ne nécessite pas de caution parentale.. Ainsi, chacun paye donc 120 euros par mois. Quant au directeur du camping, il confirme avoir tout loué pour cette année. Kévin et Pierre ne sont pas sûrs de pouvoir renouveler leur logement à cause de la caution exigée de deux mois. Pour résoudre ce problème, ils cherchent un petit job, en déposant leurs CV dans un cinéma pour tenter leur chance. Mais celui-ci ne recrute pas pour le moment 

En ce qui concerne les étudiants aisés, il y a assez de logements confortables. Par exemple, à Paris, à deux pas de l’université de Tolbiac ; un immeuble flambant neuf a été construit par une filiale de la promotion mobilière de la banque BNP. Dans cette résidence, il y 250 locataires. Nelson prépare à 7h 30 le petit déjeuner pour les étudiants, c’est une prestation facturée en plus du loyer. A cela s’ajoute la salle de sport et les cours de salsa qui ont lieu le mardi soir.
Loraine a 20 ans, étudiante en architecture  comme son amie Anaïs, elle a cherché longtemps un studio à louer à Paris, des semaines de recherches, elles ne trouvent que des studios au rez-de-chaussée avec un petite trou en guise de fenêtre ; c’est vraiment minable selon Anaïs.

Loraine vit dans un petit paradis pour étudiants dans un studio de 24 mètre carré à 700 euros par mois. Ce studio était déjà meublé, il y a un lit, un grand bureau pour travailler, une grande salle de bain. Loraine ne manque de rien, avec mille euros de budget par mois, ce sont ses parents qui financent ses études, qui payent son loyer, ses courses. Sans ses parents, elle n’aurait pas pu continuer ses études, elle se serait arrêtée au bac et serait allée travailler. Dans son cas, elle a de la chance de continuer ses études.

Comme les logements pour étudiants, l'état de certaines universités en France laisse à désirer. La faculté de lettres et de sciences d’Aix en Provence en est l'exemple. En effet, les conditions d’études dans cette faculté se dégradent sérieusement.

Au printemps 2008, la ministre de l’enseignement supérieur a annoncé un plan d’urgence pour rénover les universités, six campus pour l’instant sont concernés, l’université des sciences et des lettres d’Aix n’a pas été sélectionnée. Il y a quinze mois, l’observatoire de la sécurité des établissements scolaires et de l’enseignement supérieur a publié un rapport : la moitié des universités  n’a connu aucune rénovation depuis trente ans

Cette année, 17000 étudiants suivent leurs études sur ce campus délabré, parfois dangereux. A l’extérieur, il y a des parties de mur qui tombent et à l’intérieur leur sécurité n’est pas non plus garantie.

'''Témoignage de Julie''', une étudiante en droit à Aix. Elle est aussi le leader local de l’UNEF (le syndicat national majoritaire des étudiants) :

Julie connaît les conditions d’études risquées dans les bâtiments de la faculté des lettres et des sciences à Aix comme par exemple, dans les amphis, il y a une porte de sortie de secours qui est condamnée par des bandes de sécurité parce qu’emprunter certaines sorties est dangereux.

Julie nous fait part aussi de sa lutte contre l'augmentation des frais de scolarité dans certaines universités françaises : les universités n’ont plus d’argent et font payer aux étudiants non boursiers des droits d’entrée exorbitants. C’est pour cela que Julie a décidé de préparer une action avec ses camarades pour dénoncer les universités qui ne respectent pas les tarifs d’inscription fixés par un arrêté ministériel. Ces tarifs sont des frais supplémentaires qui varient entre 9 à 16 000 euros où Il y a 35 universités hors la loi. Par exemple, on paie 300 euros à Grenoble pour l’accès à une salle d'informatique, 2000 euros pour des frais non détaillés pour un Master à Aix Marseille 3.

Dans l’institut d’administration des entreprises au sein même de faculté Aix Marseille, Julie défend 500 étudiants inscrits en Master de management, un cursus qui coûte 3700 euros. Pour justifier cette facture, l’université a inventé un nouveau diplôme universitaire, présenté comme obligatoire dans un premier temps. Ces étudiants ne sont pas les premiers qui payent un cursus hors prix. Mais, cette année, face à la mobilisation, le président de l’université fait marche arrière. Il a dit : que dorénavant les étudiants sauront que le DU est facultatif et qu’ils n’ont pas à payer de prestations supplémentaires présentées comme obligatoires jusqu’à présent.  A Aix, malgré les dires du président, les frais complémentaires se poursuivent comme dans les trente autres universités recensées par l’UNEF.

'''Témoignage de Frédéric à ce sujet :'''

Ces frais supplémentaires de scolarité fragilisent Frédéric.Pour financer son année d’études, il peut compter sur son grand père qui lui a prêté la somme de 8 000 euros. Sans le soutien de son grand-père, il aurait laissé tomber ses études. Comme lui, sa petite amie Claire dispose de 700 euros par mois. Tous le week-end, ils comptent scrupuleusement les dépenses de la semaine pour maîtriser leur budget. Ils payent tous les deux 600 euros pour les frais fixes (loyer, électricité, internet), 300 euros pour la nourriture et 150 euros pour le transport par mois. Une fois ces charges payées, chacun dispose d’une marge d’une centaine d’euros. Mais avec ces frais d’inscription imprévus, Frédéric découvre aujourd’hui qu’il ne va pas s’en sortir. Malgré leurs difficultés, Frédéric et Claire sont des étudiants plutôt chanceux, ils savent qu’ils peuvent trouver un soutien. Mais c’est loin d’être le cas pour la grande majorité des étudiants.

Depuis le reportage, Frédéric poursuit ses études mais il a choisi de ne pas payer les 3 700 euros de frais d’inscription supplémentaires. Sur le campus de Nantes, chaque semaine, 150 étudiants ont recours à l’aide alimentaires de l’association d’Aziz.

Enfin, cette année sur les 2 millions deux cents jeunes qui suivent des études supérieures, un quart va devoir renoncer faute de moyen.

== Sources ==
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|titre= Étudiants sur la paille - Envoye Special 
|auteur= France2
|publication= 
|date= 2009
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