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++$deleted{{Interprojet
|wikt=intensité
|w=Intensité}}
== Littérature ==
=== Nouvelle ===
==== [[Renée Vivien]], ''La Dame à la Louve'', 1904 ====
''' La Chasteté paradoxale '''
{{Citation|citation=À ce moment, les portes s’ouvrirent toutes grandes, et un chœur de jeunes femmes, roses à l’égal des Grâces, entra en un bourdonnement d’essaim. L’atmosphère était saturée d’odeurs. Mais je ne vis que Myriam, soleil noir parmi les étoiles. Jamais je n’avais compris, senti, aimé, avec cette profondeur et cette intensité le prestige orgueilleux des brunes.}} 
{{Réf Livre|titre=La Dame à la Louve|auteur=[[Renée Vivien]]|éditeur=Alphonse Lemaire|année=1904|page=105|section=La Chasteté paradoxale}}

=== Roman ===
==== [[Gabriele D'Annunzio]], ''Le Feu'', 1900 ====
{{Citation|citation=Ce qui rendait sa peine plus lourde, c’était de reconnaître une vague analogie entre ce sentiment inquiet et l’anxiété qui s’emparait d’elle au moment où elle entrait dans la fiction scénique pour y incarner quelque sublime créature de l’Art. — En effet, ne l’entraînait-il pas à vivre dans cette même zone de vie supérieure ; et, pour la rendre capable d’y figurer sans se ressouvenir de sa personne quotidienne, ne la couvrait-il pas de splendides déguisements ? — Mais, tandis qu’il ne lui était donné, à elle, de se soutenir à un tel degré d’intensité que par un pénible effort, elle voyait l’autre y persister aisément, comme dans sa naturelle manière d’être, et jouir sans fin d’un monde prodigieux qu’il renouvelait par un acte de continuelle création.}} 
{{Réf Livre|titre=Le Feu|auteur=[[Gabriele D'Annunzio]]|éditeur=La Revue de Paris|Traducteur=Georges Hérelle|année=1900|page=9|chapitre=I. L'épiphanie du feu}}

== Psychanalyse ==
=== [[Alberto Eiguer]], ''Le Pervers narcissique et son complice'', 1989 ===
{{citation|citation=Marqué par un narcissisme pathologique, qui le pousse à l' ''acting out'' pervers, le pervers narcissique peut « ignorer » son objet. Il peut aussi se sentir envieux de la vitalité, de la pensée autonome, de l'intensité émotionnelle et de la créativité qu'il constate chez son complice, ce qui exacerbe sa possessivité et le conduit à se lancer « à la conquête du territoire psychique de l'autre » [...]. Ce fonctionnement n'est pas rare chez les patients narcissiques qui, dans des situations d'instabilité, vont se sentir poussés à agir ainsi, afin de retrouver l'équilibre que leur soi exige.}}
{{Réf Livre|titre=Le pervers narcissique et son complice|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=1989|page=5|partie=I. Le Champ de la perversion narcissique|chapitre=Définition et description générale|section=|ISBN=2 10 002843 X}}

=== [[Alberto Eiguer]], ''Psychanalyse du libertin'', 2010 ===
''' Introduction '''
{{citation|citation=<poem>Le libertin ne fuit pas l'engagement ; cela est plutôt l'apanage du phobique névrosé, qui redoute de se laisser captiver par le féminin et d'y sombrer, si c'est un homme, ou de succomber aux assauts du phallus, si c'est une femme.
Si le libertin ne croit pas à la relation, c'est aussi par conviction ; pour deux raisons au moins : pour lui, la durée mène à coup sûr au désenchantement, autrement dit à la perte de cette intensité de la rencontre et de la conquête, émotion qu'il cherche par-dessus tout ; l'intimité psychologique de l'autre ne l'intéresse pas.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Psychanalyse du libertin|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=2010|page=2|partie=Introduction|chapitre=|section=|ISBN=978-2-10-054958-0}}

== Psychologie ==
=== [[Marie Anaut]], ''La Résilience — Surmonter les traumatismes'', 2003 ===
{{citation|citation=Il y aura traumatisme lorsque le moi se trouve submergé par une intensité émotionnelle qui dépasse les possibilités d'intégration psychique ; lorsque les mécanismes de défense mobilisables ne sont plus suffisants pour préserver le sujet. Le moi pourra ainsi se trouver désorganisé par l'intensité émotionnelle d'un événement brutal. Mais il le sera tout autant (De Tychey, 2001) face à des carences répétées, ou à une accumulation d'événements adverses ou d'éprouvés d'angoisse qui, par leur adjonction, confèrent une intensité traumatique au contexte de vie. La vulnérabilisation peut donc résulter de la rencontre avec un traumatisme, unique ou multifactoriel, dont l'intensité met à mal le moi du sujet et ses capacités de réponse.}}
{{Réf Livre|titre=La Résilience — Surmonter les traumatismes|auteur=[[Marie Anaut]]|éditeur=Armand Colin|collection=128|année=2008|page=21|section=2.3 Vulnérabilité, traumatisme et vulnérabilisation|chapitre=2. Vulnérabilité, stress et traumatismes|partie=1. De la vulnérabilité à la résilience|ISBN=978-2-200-35348-3}}

=== François Marty, ''[[Les grands concepts de la psychologie clinique]]'', 2008 ===
''' Les mécanismes de défense '''
{{citation|citation=La défense est pathologique lorsque aucun apprentissage défensif n'a été établi. Le moi, soumis à une trop forte excitation interne, risque d'être submergé et infiltré par les processus primaires. La défense normale, quant à elle, a lieu lors de la reviviscence d'une expérience pénible. Le moi n'est alors pas confronté pour la première fois à une expérience de déplaisir, il n'est pas submergé, l'intensité est ainsi moindre.}}
{{Réf Livre|titre=[[Les grands concepts de la psychologie clinique]]|auteur=François Marty (Sous la direction de)|éditeur=Dunod|Collection=Psycho Sup (Psychologie clinique)|année=2008|page=120|Chapitre=VII. Les mécanismes de défense (Aline Cohen de Lara, Jean-Yves Chagnon)|section=Introduction: les concepts de défense et de mécanismes|ISBN=978-2-10-051145-7}}

[[Catégorie:Émotion]]