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== <big>Traité sur les démons ==</big>


===== '''''Summa, II

Questions 40-48

(contracted; show full)

En outre, il est facile de comprendre  quand nous éprouvons souvent que nous manquons de vertus, que nous sommes remplis de vices et que nous passons souvent de l’un a l’aune, qu’il est impossible que nos puissances, demeurant sous la même espèce, puissent s’élever tant vers Dieu que les vertus deviennent leurs forme substantielles ou que, par leur essence absolue, elles leur soient assemblées de façon fixe et inséparable.


===== ''<Réfutations>'' ===== 



'''Réf. l'''.  Au premier argument, il faut répondre que, bien que l’essence de la vertu soit en soi inaccessible au péché, parce que son essence est contraire au vice, cependant, pour les raisons dites plus haut, une impeccabilité en soi contredit l’essence des substances ou des puissances en lesquelles elles se trouvent. Et les natures irrationnelles par la raison pour laquelle elles ne sont pas capables de vertu, ne sont pas capables du vice opposé aux vertus, bien qu’elles puissent tomber en certains défauts non naturels ou opposés à leur rectitude naturelle.

'''Réf. 2'''. Au deuxième argument, il faut répondre qu’en tant que la soumission au péché désigne seulement l’ordonnancement d’une puissance lointaine, ou qu’elle désigne une possibilité qui revient à notre volonté prise sans la disposition qui la détermine au contraire, ainsi elle est essentielle à notre volonté. Mais, en tant que cette soumission désigne l’ordonnancement d’une puissance proche et disposée, ou facilement disponible et capable de mouvement depuis elle-même vers le mal, ainsi elle n’est pas essentielle et elle peut donc être supprimée par la gloire et la grâce consommée.

'''Réf. 3'''. Au troisième argument, il faut répondre que la peccabilité ou possibilité de pécher, en tant qu’elle est faillible, inclut en soi une explication générale de la défaillance et, en outre, une explication particulière, car elle n’est pas la possibilité de n’importe quelle défaillance, mais seulement d’un défaut volontaire et vicieux.
(contracted; show full)'''La puissance qui fait pécher est-elle une part de notre liberté ?''' ====='''




===== '''Question 42

'''L'ange a pu pécher au premier moment de sa création ?''''' =====



En troisième lieu, on demande si l’ange a pu pécher au premier moment de sa création.


===== <Arguments de1’opposant> =====


'''1'''. Certains l’ont prétendu : ils sont conduits à cette opinion d’abord par cette parole du Christ (Jean 8, 44), où il parle du diable : il était homicide des le début et ne demeura pas dans la vérité et par le chapitre 3 de la première épître de Jean qui  dit : celui qui commet un péché est du côté du diable, puisque le diable pèche dès le début. En effet, comme l’expression dès le début est employée de façon absolue dans ces deux propositions, il semble qu’elle soit employée pour le début de la création, comme dans la Genèse : au début Dieu créa le ciel et la terre et au premier verset de Jean I (1), quand il dit : Au début était le Verbe. Dire aussi il ne demeura pas dans la vérité -  de la justice - semble revenir à dire qu’il n’a pas été dans la vérité.
'''2.''' Deuxièmement, ils y sont conduits par la raison : la cause qui effectue et celle qui reçoit le péché se trouvent avec le péché et lui sont par nature antérieures. Elles ne sont pas la mauvaiseté elle-même, ni le manque créé par le péché. Au