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{{Discours|Discours lors de l’inauguration du Monument de la Résistance<br/>du plateau des Glières|[[Auteur:André Malraux|André Malraux]]|2 septembre 1973}}


''Discours prononcé par [[Auteur:André Malraux|André Malraux]] le 2 septembre 1973 à l’occasion de l’inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Émile Gilioli sur le Plateau des Glières.''



(contracted; show full)s cherchent le gros du maquis réfugié dans quelque abri de montagne, car ils croient combattre encore des milliers d’adversaires. Mais nombreuses ou non, les traces mènent aux hommes, et les sections ennemies occupent les pentes. Le lendemain, le capitaine Anjot et les six Espagnols qui combattent avec lui sont tués. De ce qui fut l’épopée des ombres, il ne restera le jour venu que 121 cadavres tués entre les villages, exécutés sur les places ou torturés à mort. « Inutile de reprendre l’interrogatoire des 
blessés, télégraphie la Gestapo : ces débris sont vides. »

C’est l’heure des représailles. Les paysans suspects de contacts avec le maquis sont exécutés ou déportés, et l’on reconnaît les hameaux, la nuit, aux torches des chalets qui flambent.

(contracted; show full)rel, dans la grande indifférence de l’hiver. Depuis la fonte des glaces, vous autres dont les noms sont perdus, elle voit s’effacer les traces des pas dans la neige, celles qui ont fait tuer. Elle sait ce que disent aux morts ceux qui ne leur parlent qu’avec les prières de leur mère, et ceux qui ne disent rien. Elle sait qu’ils entendront le glas que toutes les églises des vallées ont sonné un jour pour vous, et qui sonne maintenant dans l’éternité.
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[[Catégorie:XXe siècle]]
[[Catégorie:1973]]