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</noinclude>À NN

I 10

Ibre de cardinaux, sur la fia du régne de François I.
Le roi Henri II son fils, à son avènement à la couronne,
les en fit for tir. Le prétexte q*ue l’on prit pour
l-’S en éloigner, dit M. de Thou, c’est que le ’pape
Paul III, étant déjà de foi-même porté pour la France,
il étoit à propos qu’ils travaillaient encore à augmenter
l’affection qu’il avoit pour le bien de cet état. Le
cardinal d’Annebaut mourut à Rouen au commencement
du mois de juin de Tan i 5 $8 .* Frlfon.Gall.purpur.
Sammarth. Ga.lL chrijl. Auberi. Petramellarius, 8cc.

ANNECI ou ANECI, Annccium, ville principale
du Genevois dans les états du duc de Savoye, sur un
lac de même nom. Elle est assez grande, située au pied
des montagnes, ik arrofée par différens canaux, qui
forcent du lac, 8c qui forment une rivière. Ces canaux
rendent la ville agréable, & commode aux ouvriers.
On dit que ce lac est fi profond, qu’il eftimpolfible
d’en trouver le fond. C’est pour cette raison
qu’il n’est pas tort poilîbnneux. Il a environ quatre ou
cinq 1 ieues de longueur, &un peu plus d’une demi-lieue
de largeur, entre des montagnes toujours couvertes
de neiges. On prétend que la ville d’Anneci est ancienne.
C’est aujourd’hui la retraite de l’évêque & du
chapitre de Genève, qui lurent clialïcs par les calvin
isles de cette ville l’an 1535, lorsque Pierre de
la Baume en croit évêque. Les chanoines font l’office
dans l’église des cordeliers, & les religieux y
font le service à leur tour. Outre cette église, il y a
les collégiales de Notre-Dame &c de S. Maurice, avec
des pareilles, un collège de barnabites, un séminaire
dirigé par les prêtres de la million, dits de S.
Lazare j un couvent de dominicains très-ancien, ml
de capucins, un de sainte Claire, un de bénédictines,
8c deux de la Visitation, 8cc. Le premier des
deux couvens de la Visitation, qui est aussi la première
maison de cet institut, est très-beau & très-bien bâti
sur le bord du lac. L’église qui est très-riche & très-magnifique,
polfé de le corps de S. François de Sales,
évêque de Genève, & fondateur de l’ordre de la Vifitation.
On voit l’église & le petit lieu où les fondemens
de cette sainte congrégation furent jettes, dans
le faux bourg de la Perrière, où est le fécond monastère.
Il y a encore dans ce faux bourg le couvent des
capucins, d’où l’on découvre le lac. La vue en est
admirable.il y a un château à Anneci. Les maisons de
cette ville sont bâties sur des arcades : de forte qu’on
y va presque par-tout à couvert. * Baudrand. Sanson.

ANNEDOTES, cherche^ OANNES.

ANNEE] (Luce J évêque de Mayence, cherche^ LU-CIUS
ANN/EUS.

ANNÉE. Diodore de Sicile, Pline & Plutarq’ue
rapportent que les années des anciens Égyptiens, n’étoient
que ce que nous appelions maintenant mois \
c’est-à-dire, que la lune faisoit leur année par la
durée de son cours ; qu’ensuite l’année fut de trois
moi- ; puis de quatre, comme celle des peuples d’Àrcadie,
ou de six comme dans l’Acarnanie en Gréce
} que c’est dans ce sens qu’il y a eu des rois d’Egypte
qui ont vécu douze cens ans, c’est-à-dire, douze
cens mois, ou cent de nos années. Mais il ne faut
pas dire la même chose de tous les peuples de la terre,
comme a cru Vairon, que Laitance reprend
avec sujet, ni s’imaginer que dix années des premiers
patriarches, n’en faisoient qu’une des nôtres ; ce qui
a été le sentiment de quelques anciens, contre lesquels
S. Augustin a écrit. Car, fi cela étoit, lorsqu’il
est dit que Malaléel eut un fils à l’âge de foixante-chx
arfs, il faudrait entendre qu’il n’en avoir
que sept ; êv puisqu’il n’y a point eu de patriarche,
qui ait atteint l’âge de mille ans, il s’ensuivroit que
ces premiers hommes auroient moins vécu que plusieurs
de leurs descendans, qui ont palfé l’âge de
cent ans, & qui, félon ce calcul, auroient vécu plus
de mille ans. Enfin, on voit dans l’écriture sainte j

que Noe avoir six cens ans, lorsque le déluge commença,
8c qu’il en avoit six cens un, quand il fortit
de l’arche > & dans l’intervalle de ce temps, le
texte sacré compte expressément dix mois & cinquante-quatre
jours : par où il paraît que cette année
de la durée du déluge fut de douze mois, &c à peu
près semblable à la nôtre. * Diodore, /. i. Pline,
/. 7. Plutarch. in. Numa. Lactantius, ihjlitiit. I. 2.
S. Auguft. de ciyit. L 1 5. Riccioli, chron. reform. I. 1.

ANNÉE SOLAIRE, l’espace du temps que le
soleil met à parcourir le zodiaque, c’est-à-dire, fiay
révolution depuis un point de l’équateur (par exemple,
le premier degré du bellier) jusqu’au même
point \ ou depuis son éloignement d’un tropique
jusqu’à son retour au même tropique. Cette année est
composée de douze mois, 8c contient 365 jours 8c
6 heures moins onze minutes. Ces onze minutes, après
environ 131 ans, font un jour entier \ & pour n’y
avoir pas eu égard, il se trouva en 158’!, que l’équinoxe-du
printemps, qui tomboit sur le 2 1 de
mars, au temps du concile de Nicée, célébré en l
3 2 5, avoit rétrogradé de dix jours, pendanr l’espace
de 1157 ans, & arrivoit le 1 1 de ce même mois. Le
pape Grégoire XIII y remédia, en ordonnant que
l’on retrancherait dix jours du mois d’octobre de l’année
1 5 82, ce qui fit que l’équinoxe du printemps se
trouva le 2 1 de mars. Pour empêcher le même défordre
à l’avenir, ce pape ordonna que l’on ne fui-Vroit
plus le calendrier Julien, que chaque centième
année ne ferait plus bissextile ; mais qu’il n’y aurait
que la quatrième centaine, ôtant ainsi trois billettes 1
dans l’espace de quatre cens ans ; pàrceque les 1 1 minutes
font trois jours en l’espace d’environ 400 ans.
* Le P. Petau, dedocl. temp. Riccioli, chron. refor.

ANNÉE LUNAIRE est l’espace de teznps compofé
de douze mois lunaires, qui font 3 5 4 jours 8c
8 heures : ce qui n’égale pas l’année folaire, qui est
de 365 jours &c G heures, c’est-à-dire, de onze jours
davantage* C’est pourquoi après un espace de trois
ans, on fait une année lunaire de treize lunaisons ou
mois lunaires, pour ajufter le cours de la lune avec
celui du soleil ; 8c ce treizième mois lunaire s’appelle
embolisme. * Le P. Petau, de doeî. temp.

ANNÉE JULIENNE ou AN JULIEN, année réglée
par Jules César, qui la composa de 365 jours
8c 6 heures, lorsqu’il étoit confiai pour la troifiémc
fois, avec Mardis Emilius, l’an 708 de la fson  dation
de Rome. De forte que la première année julienne
fut la 709 depuis la fondation de cette ville *■
& la 4 $ avant la naissance de J. C. Pour remédier aux
désordres que les pontifes àvoient introduits, Jules-Céfiu*
ordonna que l’année 708 de Rome fût compofée
de 44 5 jours, ajoutant à l’année lunaire de 3 y 5
jours félon le calcul de Numa, le mois Merkedonius
de 2 3 jours, 8c deux autres mois contenons 67 jours :
ainsi cette année eut quinze mois, 8c on l’appelle
l’année de la confusion, quoiqu’on dux. plutôt l’appeller
la dernière année de la confusion, qui. se voyoit
depuis long-temps dans le calendrier romain. Pour
régler les années dans la fuite, César, par le confeil
déSofigcnes 1, célèbre mathématicien de la villé
d’Alexandrie en Égypte, & de pluiïeurs fsavans en
astrologie, ordonna cjtie l’An romain, qui n’étoit auparavant
que 355 jours (fa voir de douze mois lunaires,
qui font 3 54 jours, &d’un jour que Numa ajouta 5par
un refpeet superstitieux qu il avoit pour le nombre
impair) ferait à l’avenir de 3 6 $ jours & 6 heures
} &c que l’on distribueroit les dix jours à certains mois
de l’année. Il donna donc deux jours de plus ù
janvier, août 8c décembre, & un jour à avril, juin,
septembre èc novembre, comme on le peut vok"
dans cette table des mois, avant 8c après la réformation
du calendrier julien, où les mois marqués en
lettres ordinaires font ceux aufsquels l’on ajouta clto<noinclude>
<references/></div></noinclude>