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<small>735	PÉTRARQUE</small>

(du quinzième siècle), qui sont à la Bibliothèque impériale, mais il reste à décider si une variante qui n’est peut-être qu’une erreur de copiste doit l’emporter sur le sens clairement indiqué par le contexte. Noua ne prolongerons pas la discussion de ces minuties. Nous ne :voyons dans la thèse de l’abbé de Sade qu’un point réellement fort, c’est la coïncidence entre la date connue de la mort de Laure (6 avril) et le testament de Laurette de Sade (3 avril) ; mais cette coïncidence s’expliquerait par les ravages de la peste qui fit à Avignon d’innombrables victimes, et put bien emporter en quelques jours ou le même jour deux dames du nom de Laure. Les autres arguments sont faibles ; l’auteur lui-même n’est pas bien assuré d’avoir raison. « Ce ne sont là, dit-il, après tout que (contracted; show full)es auteurs anciens. L’amitié des Colonna ne dédommageait pas Pétrarque des rigueurs de Laure. Sa passion avait pris une ardeur que l’on n’aurait pas attendue de sa nature studieuse et délicate, et que sa poésie ne révèle pas tout entière. Pour s’en distraire il entreprit un assez long voyage, visita Paris, la Flandre, Cologne, traversa la forêt des Ardennes, s’arrêta quelques jours à Lyon, et revint à Avignon, où il ne trouva plus l’évêque de Lombes, alors parti pour Rome, mais où il retrouva Laure, aussi


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sévère que jamais. Son chagrin amoureux le décida à se retirer dans la belle vallée de Vaucluse, à quelques lieues d’Avignon. Il y passait la plus grande partie de son temps, à la fois malheureux et charmé de sa passion, la chantant dans des vers immortels, et trouvant aussi des accents plus fiers pour appeler les princes chrétiens à une croisade (1)<ref>(1) Au sujet d’une croisade que méditait le pupe Jean XXII, Il adressa à l’évêque de Lombès l’admirable canzone : O aspettata la ciel beata e belle,

Anima…</ref> ou pour demander le rétablissement du saint-siége à Rome. Ni l’amour ni la poésie ne lui faisaient oublier l’étude, et l’étude ne l’absorbait pas an point de l’empêcher de songer à son avenir, assez précaire malgré l’amité des Colonna. Le pape Benoît XII lui donna en 1335 un canonicat de Lombès et l’expectative d’une prébende. Vers le même temps(contracted; show full)ants, fit concevoir aux amis des lettres les plus grandes espérances, et contribua plus que ses traités latins, et beaucoup plus que ses poésies vulgaires, à répandre son nom. Les amis de Pétrarque profitèrent de cette vogue pour satisfaire le désir qu’il avait exprimé d’obtenir la couronne de laurier qui, suivant une tradition populaire, avait été décernée à Horace et à Virgile. Les Colonna à Rome,<section end="PÉTRARQUE"/><noinclude>
<references/></div></noinclude>