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</noinclude><section begin="PETRA (Vincenzo)"/><small><small>731 PETRA — PÉTRARQUE 732</small></small>

souvent sur les affaires graves. Il a publié : ''De sacra poenitentiara apostolica'' (Rome, 1712, in-4°) et ''Commentaria ad constitutiones apostolicas'' (Venise, 1729, 4 vol. in-fol.).

<small>''Uomini illustri del regno di Napoli''.</small>

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(contracted; show full)

Vers ce temps s’accomplit l’événement intime qui exerça tant d’influence sur son génie. Le 6 avril 1327, tandis qu’il assistait au service divin dans l’église de Sainte-Claire, à Avignon, il fut frappé de la beauté d’une jeune dame qui trouvait près de lui, et il conçut pour elle une vive passion qui devait remplir le reste de son existence. Le nom de cette dame était Laura ou


<small><small>PÉTRARQUE	732</small></small>

Laure. Suivant une opinion qui ne s’appuie point sur le témoignage de Pétrarque, car le poète ne dit rien de la famille de celle qu’il aime, Laure, alors âgée de vingt ans, « était fille d’Audibert de Noves, chevalier riche et distingué. Elle avait épousé, après la mort de son père, Ragues de Sade, patricien originaire d’Avignon, jeune, mais peu aimable et d’un caractère difficile et jaloux (1) <ref>(1) Guinguené, ''Hist. litt''. ''d’Italie'', t. II, p. 342</ref>. » Depuis que l’abbé de Sade, dans un ouvrage diffus et sans critique, a revendiqué pour sa famille la belle personne qui inspira les vers amoureux de Pétrarque, on a faiblement contesté cette prétention, très-contestable cependant. Avant de la discuter, nous résumerons rapidement ce que le poète lui-même nous apprend sur celle que la postérité appelle ''la belle Laure''. Leopardi s’exprime ainsi dans la préface de son édition des ''Rime di F. Petrarca'' : « La force intime, la nature particulière et vive des poésies de Pétrarque apparaitrait sous un jour nouveau, si je pouvais écrire l’histoire de son amour telle que je la conçois. Cette histoire, racontée par le poète dans ses vers, n’a été jusqu’ici entendue et connue de personne, comme elle pourrait l’être, sans qu’il fut besoin d’employer à ce sujet d’autre science que celle des passions et  des moeœurs des hommes et des dames. Une telle histoire ainsi écrite serait aussi agréable à lire et plus utile qu’un roman. » On trouve en effet dans les vers italiens de Pétrarque et dans ses œuvres latines, des détails nombreux souvent vagues, mais toujours sincères, qui suffisent pour répandre la lumière sur cette passion célèbre. Laure était une des plus belles femmes de son temps. S’il ne reste d’elle aucun portrait bien authentique, son portrait brillant et durable subsiste dans les poésies de son adorateur. Un écrivain que nous aimons à citer parce qu’il reproduit avec savoir et talent l’opinion la plus accréditée, Ginguené, a recneueilli dans les Œuvres de Pétrarque les traits épars de l’image de Laure.

« Ses yeux, dit-il, étaient à la fois brillants et tendres, ses sourcils noirs et ses cheveux blonds,  son teint blanc et animé, sa taille fine, souple et légère ; sa démarche, son air avaient quelque chose de céleste. Une grâce noble et facile régnait dans toute sa personne. Ses regards étaient plein de   gaieté, d’honnêteté, de douceur. Rien de si expressif que sa physionomie, de si modeste que son maintien, de si angélique et de si touchant que le son de sa voix. Sa modestie ne l’empêchait pas de prendre soin de sa parure, de se mettre avec goût, et lorsqu’il le fallait, avec magnificence. Souvent l’éclat de sa belle chevelure était relevé d’or ou de perles ; plus souvent elle n’y mêlait que des fleurs. Dans les fêtes et dans le grand monde elle portait une robe verte parsemée d’étoiles  d’or, ou une robe couleur de pourpre, bordée d’azur semé de roses, on enrichie d’or et de pierreries. Chez elle et avec ses compagnes, délivrée de ce luxe dont on faisait (usage) dans des cercles de cardinaux, de prélats et à la<section end="PÉTRARQUE"/><noinclude>
<references/></div></noinclude>