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François Barbe à l'état civil , dit '''Paul Barbe''' (ou François-Paul), est né le {{Date de naissance|4|février|1836}} à [[Nancy]] en [[France]] et mort le {{Date de décès|29|juillet|1890}} à Paris<ref name=AN>[http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=381 sa fiche sur le site de l'Assemblée Nationale]</ref>, est un [[militaire]], [[ingénieur]], [[homme d'affaires]] et [[homme politique]] françai(contracted; show full);Le château de la Rochotte" entre Pierre-La-Treiche et Toul <ref>recherche de Robert Depardieu du lieu dans" Notice de la Lorraine: qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg",page 116 d'Augustin Calmet</ref> (Meurthe), le Département étant occupé par l’armée Prussienne il ne peut pour l’instant être donné suite à cette demande. Considérant qu’il est important pour l’Industrie Nationale déjà fort éprouvée par la Guerre qu’une fabrique de ce produit nouveau soit installé
e en France au plus vite que par suite des difficultés de recouvrir les créances commerciales, Monsieur Barbe ne peut avec ses ressources du moment arriver à créer seul cette usine    ; Monsieur le Ministre soussigné met à la disposition de M. Barbe et sans intérêt une somme qui ne pourra excéder soixante mille francs (60.000 frs) Elle servira à la création et au roulement d’une usine à Dynamite au point le plus convenable pour les approvisionnements en matières premières.''    »<ref name="ReferenceA"/>. <br />
	
Devant s'éloigner de la zone des combats Paul Barbe opte pour le département des Pyrénées-Orientales. Il aurait pu être guidé dans son choix à la fois par [[Emmanuel Arago]] polytechnicien et ministre de la Justice dès septembre 1870, qui aurait pu lui assurer la fidélité républicaine du département. Mais aussi par [[Pierre Dorian]], ministre des Travaux Public dans le Gouvernement de la Défense nationale et directeur de la Jacob Holtzer & C(contracted; show full)

Paul Barbe bien implanté dans les cercles politiques républicains  mène une intense activité lobbyiste de 1871 à 1875 à Versailles puis à Paris ; le 8 mars 1875 est votée la loi abrogeant le monopole d'État qui libéralise la fabrication et la vente des matières explosives. Le 22 juin 1875, il vend pour «
    3 millions divisés en 6 000 actions de 500 francs chacune    » la dynamiterie de Paulilles à la Société Générale pour la fabrication de la Dynamite (SGD) qu'il vient de fonder avec [[Alfred Nobel]]. Durant l'année 1877 la dynamiterie de Paulilles rouvre ses portes. Selon une volonté de rationalisation, Paul Barbe administrateur de la SGD pratique une politique d'intégration horizontale afin d'obtenir de facto le monopole en France de la fabrication civile des matières explosives. La SGD intègre en 1881 la fabrique d'Ablon (Calvados) bâtie par à la Société Nationale des Poudres Dynamites, puis entre 1887 et 1893 la fabrique de Cugny (Seine-et-Marne) créée par la Société Française des Explosifs. La concurrence effacée, la SGD implante en 1894 une nouvelle unité de production à Arles (Bouches-du-Rhône). En pionnier emblématique de la seconde révolution industrielle, Paul Barbe saisit l'opportunité que lui offre l'affaissement du système de régulation économique provoqué par la guerre et l'invasion. Il parvient à occuper un créneau encore nouveau, l'industrie chimique lourde, en lançant une nouvelle industrie, la fabrication de dynamite. Dans la dynamiterie de Paulilles, sa formation d'ingénieur lui permet de mettre en espace, afin de rationaliser la production, des procédés industriels innovants qui lui permettent de fournir la demande grandissante en matières explosives des entreprises de travaux publics, des mines et des carrières. En vingt ans il transforme une «    ''industrie vedette''    » naissante en un réseau national reposant sur quatre succursales qui développent des volumes de production (4000 tonnes annuelles estimées pour 1894) ainsi qu'un chiffre d'affaires capables de rivaliser avec des «    industries motrices    » plus anciennement installées<ref name="ReferenceA"/>.<br />

Alors qu'il tente de mettre en place le réseau français, Paul Barbe alerte dès 1873 Alfred Nobel sur les problèmes structurels qui fragilisent son empire industriel en Europe. Alfred Nobel, fort de la conviction qu’il «    ''est le premier à porter ces substances du domaine de la science à celui de l’industrie''    », en seulement une décennie, couvre l'Europe de dynamiteries. De 1864 à 1866, il implante quatre fabriques de nitroglycérine, puis, de 1868 à 1873, sept dynamiteries. Cependant, chaque unité de fabrication est une unité de production autonome. Les dynamiteries se livrent alors une concurrence économique acharnée qui provoquent l'augmentation du prix d'achat des matières premières et la baisse du prix de vente des produits usinés. Alfred Nobel, conscient de cette fragilité structurelle, donne, durant l'année 1875, les pleins pouvoir à Paul Barbe, pour réorganiser le réseau des dynamiteries. Secondé par l’Anglais Henri de Mosenthal, Paul Barbe met en place une solution doublement innovante. D’une part, il propose de sortir du système de patries grâce au système de la multinationale, et d’autre part de créer deux compagnies financières dont le seul but est de posséder des actions afin de contrôler les affaires des entreprises industrielles. Chaque pays possède une société chargée de gérer les succursales nationales ; les sociétés nationales sont sous le contrôle d'une compagnie. La compagnie est alors chargée de coordonner l’ensemble de la production et des ventes, les investissements, et l’achat centralisé des matières premières    ; elle forme ainsi un cartel général de contrôle des prix. En 1886, la Nobel Dynamite Trust Co Ltd., basée à Londres regroupe les industries allemande, autrichienne, hongroise, finlandaise, norvégienne et anglaise. Le 15 juin 1887, est créée la Société Centrale de Dynamite, au capital de seize millions de francs, qui regroupe toutes les industries des pays latins, c’est-à-dire l’Espagne, l’Italie, la Suisse, la Belgique et la France)<ref name="ReferenceE">'''LUNDSTROM Ragnhild(contracted; show full)[[Catégorie:Équipement militaire]]
[[Catégorie:Industriel français du XIXe siècle]]
[[Catégorie:Ministre français de l'Agriculture]]
[[Catégorie:Scandale de Panama]]



{{Crédit d'auteurs|interne|François Barbe}}