Difference between revisions 82451990 and 82600358 on frwiki[[File:Avatar-blog-1030671880-tmpphpbg3sN7.jpeg|thumb|Add caption here]] '''Jörge de Sousa Noronha''', né à [[Lisbonne]] en [[1936]], est un artiste [[Artiste-peintre|peintre]] et [[lithographe]] portugais. Spécialiste en [[arts graphiques]], a enseigné la [[lithographie]] de [[1976]] à [[1998]]. En [[1986]], il crée l'atelier et les Éditions Point & Marge à [[Paris]]. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages techniques et historiques sur l'estampe. Depuis [[2005]], il travaille notamment en photographie et en estampe numérique, en impression lithographique ou jet d'encre pigmentée. EIl est membre de l'AGAF (association de gravure Agua-Forte à Lisbonne, depuis 2007. EIl enseigne l'estampe et Ll'archéologie de l'image à l'EAC (École supérieure d'art et communication) à Paris. ==Publications== * ''La Lithographie, précis technique'', Technorama, Paris, 1990. * ''L'Estampe, de la gravure à l'impression'', Fleurus, Paris, 1991. * ''La Mémoire lithographique, 200 ans d'images'', Art & Métiers du Livre, Paris, 1998. * ''L'Estampe, objet rare'', Alternatives, Paris 2002. * ''La géométrie des mots, EÉditions Baudelaire, Lyon 2009. * ''Dans un coin du Monde, EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''SHADOWS'', EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''Les contes étranges'', EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''Once upon a time'', EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''Fragments, Nathalie Thomas'', EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''Constructions, œuvre graphique'', EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''STATICS, photoprints, EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''Les imagiciens. L'alchimie de la représentation des origines à la nanosphère.(préface pour ''La nanolithographie'' Stéfan Landis)Vol.I et II, EÉditions Hermeès Lavoisier, Paris 2010. * ''Sete poemas em quadrados'', EÉdition Point & Marge, Paris 2010. * ''La lithographie, précis technique'', (réédition reliée), EÉdition Point & Marge, Paris 2011. * ''A quinta fase da lua, poemas portuguêses, EÉdition CPS, Lisbonne 2011. * ''ELA, poemas da lua cheia'', EÉdition Point & Marge, Paris 2012. En préparation: * ''A casa do mundo, textos poéticos''. * ''Arqueologia da imagem'',essai. * ''O museu imaginario das igrejas e catedrais do mundo'' (cadernos de arquitectura). Jörge de Sousa Noronha '''L’ESTAMPE DU SECRET ''ou les mystères de l’imprimeur d’art'' '''⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ <br> « … Mais à mesure que le tourbillon mécanique des images se faisait plus enveloppant, plus étouffant, la pure protestation de la gravure insolite se faisait plus forte. Je n’y serai pas seul ; une société que je peux nommer secrète m’entraînera au milieu d’elle, moi qui ne sait pas cependant travailler à ses merveilles. ⏎ ⏎ '''Henri Thomas. Les Cahiers de l’’Estampe Contemporaine. Edit.»<ref>Henri Thomas. Les Cahiers de l’’Estampe Contemporaine, Éditions Point&Marge, Paris 1992.'''⏎ ⏎ ⏎ </ref> '''Le mystère d’une matrice''' « Le peintre peint un tableau original avec des pinceaux, le sculpteur sculpte une œuvre en volume avec ses mains ou avec des outils appropriés, le graveur, lui, élabore une «pièce imprimante» qui est le point essentiel de l’impression de son estampe originale multiple. Si le commun des mortels peut aisément comprendre comment procède le peintre avec ses brosses sur la toile, ou comment le sculpteur enlève ou ajoute des matières pour créer son œuvre, un premier mystère subsiste déjà autour du graveur quand à l’élaboration même de ce que l’on appelle la «matrice».<br> Lorsque j’étais un enfant, et je pense que cela doit être toujours ainsi pour la plupart des enfants, la gravure était pour moi comme une sorte de «dessin gravé». Mais comment cela pouvait se faire, comment pouvait-on graver sur un papier ?…<br> Aujourd’hui, et nous sommes pourtant en 2008, une grande majorité du public ignore totalement ce qu’est réellement une gravure ou une lithographie et pourquoi des artistes s’y adonnent encore. La plupart des étudiants que je rencontre dans mes cours n’a jamais pu toucher un cuivre gravé, et encore moins une pierre lithographique. Si je les emmène dans un atelier, ils découvrent un monde qu’ils ne pouvaient pas soupçonner, un certain parfum d’inconnu, des odeurs particulières et nouvelles, un univers rempli de mystères et de secrets.<br> Dans ma jeunesse, à Lisbonne, les imprimeries étaient encore plus connues sous l’appellation généraliste de «litografias». Je me souviens d’être une seule fois entré dans un de ces lieux magiques, très fermés, où le client, en général, n’allait jamais plus loin que les bureaux du commercial. J’y ai pu juste apercevoir, entre deux portes, de grandes dalles de pierre posées à plat sur des tables avec des dessins ou des textes dessus. «On imprime avec des pierres» en partant d’un dessin transféré sur le «marbre» me disait-on, mais comment cela pouvait se faire… ? ? » '''Le mystère d’un procédé''' « Quand j’ai approché la lithographie dans les années soixante -dix et que j’ai commencé à développer mon propre atelier, j’ai pu finalement comprendre par moi-même le fonctionnement technique et chimique complexe du procédé. Cependant, je n’ai pu trouver à l’époque en France des formules exactes ou des indications précises, par exemple, sur la préparation acide devant obligatoirement intervenir sur la pierre avant l’impression. <br> Lorsque plus tard je donnais un certain nombre de formules dans mon premier livre «La lithographie, précis technique», je me suis attiré de ci de là des reproches à peine voilés de la part d’imprimeurs d’art établis. C’est que je dévoilais alors des «secrets» soigneusement gardés par des professionnels, des tours de main dont qu'on a prits l’habitude de ne jamais évoquer. En tant qu’artiste moi-même j’avais à ce sujet une toute autre approche, et mon arrivée dans le métier en tant que lithographe ne manquait pas d’occasionner, et pour cause, quelques remous. Pour l’imprimeur lithographe, comme pour l’imprimeur en taille-douce, il existe bien des secrets et des manipulations «occultes» qui font partie d’une initiation particulière, à la fois oralement transmise et fruit d’une longue expérience.<br> Sans parler des techniques de gravure utilisées par les artistes pour réaliser les matrices propres à chaque procédé, généralement plus connues, l’on pourrait avancer que le mystère se niche plutôt du côté de l’imprimeur. Comment procède-t-on pour encrer un cuivre ? Comment acidule-t-on une pierre lithographique ? Comment prépare-t-on l’encre et comment on la «modifie» ? Comment peut on «graver» une pierre ? Pourquoi trouve-t-on certaines pierres avec des textes gravés à l’endroit ? Comment peut on reconnaître une technique d’estampe ? Autant de «secrets», pour le profane, pas si faciles que cela à percer ou à comprendre. » '''Le mystère d’un pouvoir''' « Au fil des ans, par exemple, je me suis aperçu que je préférais aciduler mes propres pierres généralement le soir, quand je restais tout seul à l’atelier… Plutôt un besoin de concentration… ou la volonté quasi inconsciente de cacher un tour de main ? Je l’ignore à vrai dire, sans doute un peu des deux.⏎ A<br> À partir de la deuxième moitié du dix neuvième siècle, une corporation particulière de maîtres imprimeurs d’art s’est développée en France notamment, travaillant régulièrement pour des artistes de manière plus ou moins collaborative. Certains artistes «gravent» eux-mêmes leurs matrices, dites alors originales. D’autres, en revanche, et je me garderai bien de citer à propos quelques artistes renommés, les font élaborer d’après leurs dessins ou peintures par les imprimeurs même, ou des dessinateurs chromistes et autres graveurs spécialisés, travaillant pour ces derniers. Là dessus encore le «sigile» est de rigueur et il est parfois bien difficile de savoir qui a fait quoi.<br> Citer ou ne pas citer ? L’anecdote peut dans certain cas dissimuler des accents fâcheux. Dans mes livres, j’ai dû quelques fois faire des choix qui correspondaient à une certaine éthique et, par là, me suis probablement attiré quelques désagréments. Dans le monde clôtos de l’estampe toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, tout ne peut se dévoiler…<br> Une chose est pourtant sure. Il y a finalement, parmi les secrets d’atelier, le secret d’un «pouvoir» certain dont on parle peu. L’imprimeur face à l’artiste, définit ses choix, garde ses distances, marque son territoire. Il reste, la plupart du temps, celui qui ne crée rien, mais qui doit s’imposer devant quelqu’un qui confie en son savoir-faire.⏎ ⏎ ⏎ <ref>Paris, 3 mai 2008⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ </ref>. » <br> '''About the meaning of printig images today⏎ ⏎ '''<br> A Parisian Printmaker's Personal Observations<br> Jörge de Sousa Noronha Looks Forward and Back⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ ⏎ <br> « I learned many things in lithography from a certain M.C. Escher, an artist and a consummate master printmaker who died miserably in 1972. Today he is virtually forgotten. He was the creator of strange mirages and impossible hand-made perpectives which were, nevertheless, mathematically precise. It was a careful observation of his very special crayon technique in lithography--using the proper grain of the stone to reach a large variety of halftones—which gave me a key for my own technique. Today, looking for Adobe Photoshop in my computer, I think again of Escher, and how he would be delighted to manage all those images with such a large panel of technical possibilities.⏎ ⏎ ⏎ ⏎ <br> In 1985 I met June Wayne in Paris at the occasion of her exhibition “My Palomar Series” at La galerie des femmes . My encounter with June was determinant in the ordering of my own ideas about lithography and the development of my printmaking studio, as well. Since those days, Tamarind ethics and techniques have become the example to follow, not only for me, but for so many printmakers around the world. June--certainly moved by holy inspiration--rediscovered the technical tricks of old masterprinters, and she took them from Paris to Los Angeles. Meanwhile, on this side of the Atlantic things have become more and more incertain, difficult and lost, and the worst is now certainly to come. Maybe one day in the future, however, younger generations will rediscover again the lost techniques of the past and the contributions of Tamarind Institute others will again be in the limelight.⏎ ⏎ <br> In fact, the galaxy of imagery is now crossing through other spaces. For many years people here in Paris have felt pride in telling me that the Parisian printmaking studios were among the best. Now, a large part of the most prestigious ones have closed for good. Because images are different, real art and creation are mostly taking place in other prominent areas such as photography, design or architecture. For a large majority of young people, printmaking means absolutly nothing. Another issue which makes young people indifferent to printmaking is the print's “predictable” quality. I think young people potentially interested in printed images would look for more “unexpected” subjects capable to generate immediate astonishment. The names of artist printmakers working today, with the exception of a few famous ones, are completely unknown to this new public of young people who have a very new and different sensibility to the image. BIGGER, BOLDER, BRIGHTER? Too late! In 2002, Philippe Dagen, published “l'Art impossible.” He asks: “Why is art quite impossible today ? Because the society has no more time to deliver to artists...” The market has migrated to other attractions and interests. The loss of attractiveness makes artists and printmakers more and more isolated. The artists who are still painting or engraving remind me of “Dr. Strangeloves,” totally disconected from a cruel reality. It's difficult to say with any certainty. Maybe they do artwork just for their own pleasure. Today's imagery doesn't need any support. Computerised images have their own light and are generally delivered in full colour. Curiously, if you like, you can also see them in black and white... you only need to click the button. Images are “transparent” and you can go inside and look at them from the back. You can lower the brightness, cut on the shadows, move the colours, and put the tree on the roof for less than a dollar. For anyone born in the era of computers, printed images are simply information, without any suggestion that they represent some thing more, without any connection to actuality or events. Unfortunately or not, the appreciation of the magic of printing a creative image on paper from a matrix especially created by an artist is becoming an exercise reserved to the rare “adults” initiated into those arcane arts. And now what ? The truth is that between the paper and the “screen” we must choose our camp. I know, I'm telling you a story that many people would prefer not to hear. On the other hand, the old or even the more-recent creative images on paper may not be totally dead. Maybe they are just asleep. New matrixes are appearing now to invite printmakers to make prints—perhaps in an entirely different manner--on new and unexpected supports.⏎ ⏎ <ref>Jörge de Sousa Noronha⏎ ⏎ , Paris, VII / 2008⏎ ⏎ (in Worldprintmakers)⏎ ⏎ </ref> .» ==Références== {{Références}} ==Lien externe== *[http://www.jorgedesousanoronha.com Site personnel] {{Portail|Peinture|Portugal}} {{DEFAULTSORT:Sousa Noronha}} [[Catégorie:Artiste portugais]] [[Catégorie:Graveur portugais]] [[Catégorie:Naissance en 1936]] [[Catégorie:Naissance à Lisbonne]] All content in the above text box is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike license Version 4 and was originally sourced from https://fr.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&oldid=82600358.
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