Revision 93653329 of "Châtenois (Bas-Rhin)" on frwiki{{Copie à vérifier}}
{{Voir homonymes|Châtenois}}
{{Infobox Commune de France
| nom = Châtenois
| image = Châtenois B 002.JPG
| légende = Rue principale de Châtenois. Au loin: château de l'Ortenbourg.
| blason = Blason de la ville de Châtenois (67).svg
| légende blason = #Héraldique
| région = [[Alsace]]
| département = [[Bas-Rhin]]
| arrondissement = [[Arrondissement de Sélestat-Erstein|Sélestat-Erstein]]
| canton = [[Canton de Sélestat|Sélestat]]
| insee = 67073
| cp = 67730
| maire = Jean-Jacques Goldstein
| mandat maire = [[2008]]-[[2014]]
| intercomm = [[Communauté de communes de Sélestat|C.C. de Sélestat]]
| longitude = 7.401389
| latitude = 48.2725
| alt mini = 179
| alt maxi = 525
| superficie = 14.57
| population = {{Dernière population commune de France}}<!-- Insertion automatique, ne pas modifier -->
| année_pop = {{Dernière population commune de France|date}}<!-- Insertion automatique, ne pas modifier -->
| gentilé = Castinétains, Castinétaines
| géoloc-département = Bas-Rhin
}}
'''Châtenois''' (écrit ''Kestenholz'' en [[allemand]], prononcé ''Keschtaholz'' en dialecte [[alsacien]]) est une [[Commune (France)|commune française]], située dans le [[départements français|département]] du [[Bas-Rhin]] et la [[régions françaises|région]] [[Alsace]].
== Géographie ==
Châtenois est situé sur la route des vins, sur les conteforts vosgiens, au pied du Hahnenberg ({{unité|530|m}}) et à proximité immédiate des axes autoroutiers vers [[Strasbourg]], [[Colmar]], qui permet aussi de relier [[Mulhouse]] et [[Belfort]].La localité est aussi située au centre de l'[[Alsace]], au débouché des deux vallées de [[Villé]] et du [[val de Lièpvre]], à {{unité|3|km}} de [[Sélestat]], {{unité|45|km}} de [[Strasbourg]] et à {{unité|18|km}} de [[Colmar]]. La superficie du territoire communal avoisine 1457 hectares. Le ban communal est bordé au sud par [[Kintzheim]], à l'est par Sélestat, au nord par [[Saint-Pierre-Bois]], au nord-ouest par [[Neubois]], au nord-est par [[Scherwiller]] et à l'ouest par [[La Vancelle]] et [[Lièpvre]]. Châtenois est entouré de vignobles, qui furent longtemps sa seule richesse.
[[Fichier:Châtenois 036.JPG|thumb|right|300px|L'artère principale de Châtenois.]]
=== Accès ===
Châtenois est accessible à partir de la voie rapide A35 qui relie [[Colmar]] à [[Strasbourg]]. Prendre la sortie {{numéro}}17 en direction de [[Sainte-Marie-aux-Mines]], [[Saint-Dié]], [[Nancy]] en empruntant la [[route nationale 59]]. Châtenois est le premier village qui se trouve à la sortie de cette autoroute. En venant de [[Nancy]], il faut reprendre la [[route nationale 59]] puis traverser le col de [[Sainte-Marie-aux-Mines]], [[Sainte-Croix-aux-Mines]], [[Lièpvre]] puis Val de Villé le hameau de Châtenois. Après ce hameau, il faut se rendre jusqu'au premier croisement et prendre la première route à droite qui mène au centre du village de Châtenois.
=== Écarts et lieux-dits ===
* [[Vallée de Villé|Val de Villé]]
=== Cours d'eau ===
* Rivières : le [[Giessen (rivière)|Giessen]] et la [[Liepvrette]]
* Ruisseaux : le Fleckenbach et le Kottbach
* Ruisseau : le Warrain
== Toponymie ==
[[Fichier:Chatenois-Keschtaholz.JPG|thumb|right|300px|Panneaux routiers bilingues]]
{{refnec|Le nom de Châtenois est attesté sous les formes ''Villa Castineto'' en 1112, ''Castineto'' en 1138, ''Castiney'' en 1177, ''Kestenhoulz'' en 1189, ''Kestenholz'' en 1232, ''Scheckteney'' en 1241, ''Questenesholz'' en 1444, ''Köstenhol'' en 1599. En 1502, dans le livre Declaratio ad mitigandum adversarium écrit par Wimpheling, Châtenois est cité sous son le nom de Kestenholtz. Il en est de même dans les actes paroissiaux de la commune à partir de 1685.<ref>{{Lien web|url=http://etat-civil.bas-rhin.fr/adeloch/adeloch_accessible/adeloch_resultat.php?ref=YToyOntzOjY6ImlkX2NvbSI7czoyOiI3MyI7czoyMToibGVzX2lkc190eXBlX2FjdGVfYWxsIjtzOjA6IiI7fQ==<!-- Paramètre obligatoire --> |titre=<!-- Paramètre obligatoire --> |site=Archives départementales du Bas-Rhin |auteur= |année= |consulté le= }}</ref> En 1807, le village est connu sous sa forme actuelle '''Châtenois''' et en 1871, il est germanisé en ''Kestenholz'', avant de reprendre définitivement son nom français après la seconde guerre mondiale}}.
Le latin "castanetum" bois de châtagniers a été germanisé en Kestenholz. Le nom de Kestenholz a lui même été francisé en Châtenois nom de même sens.<ref>{{ouvrage|langue=fr|prénom1=Ernestl|nom1=Nègre|titre=Toponymie générale de la France|sous-titre= |éditeur=Librairie Droz|volume=1|année=1990|pages totales=|passage= 690|isbn=|lire en ligne=}}</ref> <ref>{{ouvrage|langue=fr|prénom1=Grégoryl|nom1=Oswald|titre=Des outils pour l'histoire de l'Alsace:
les sciences historiques au service de l'historien local <!-- Paramètre obligatoire --> |sous-titre= |éditeur=Edition du Griffon |volume=|année=2009|pages totales=127|passage=53|isbn=|lire en ligne=}}</ref>
== Histoire ==
[[Fichier:Musée archéologique de Strasbourg-Mercure et Rosmerta.jpg|thumb|[[Rosmerta]] et [[Mercure (mythologie)|Mercure]] vêtus du costume [[Gaulois (peuples)|gaulois]]. [[Stèle]] du début du {{s|IV|e}}, trouvée à Châtenois ([[Musée archéologique de Strasbourg]])]]
L'origine de Châtenois remonte très certainement au temps des [[Celte]]s, comme le montre la découverte d'une statue de divinité gallo-romaine. Mais c'est vraisemblablement à l'époque romaine que la localité prend de l'importance. La présence romaine à Châtenois peut s'expliquer pour des raisons stratégiques : l'endroit se prêtait admirablement bien à la surveillance de la route conduisant aux cols vosgiens et à la plaine du [[Rhin]]. Plus tard ce sont les [[Alamans]], puis les [[Francs]] qui s'établirent dans la région. La découverte d'un cimetière de l'époque [[mérovingien]]ne, à {{unité|100|mètres}} de l'enceinte du [[château]], confirme cette présence à Châtenois.
=== Une région occupée par les [[Francs]] et les [[Mérovingiens]] ===
Entre les {{sp-|V|e|et |VIII|e}}s, Châtenois fut sans doute un centre de repeuplement des [[Francs]] dont la limite orientale du territoire atteignait la frontière du [[Rhin]]. La région est alors soumise à de constantes pressions de la part des [[Alaman]]s qui veulent forcer les barrages mis en place par les Francs pour avancer au-delà des [[Massif des Vosges|Vosges]]. Une route au débouché du [[Giessen (rivière)|Giessen]] existe et constitue pour les Francs, comme autrefois pour les [[Empire romain|Romains]], un intérêt stratégique permettant de maintenir le contact entre l'[[Alsace]] et le royaume franc à l'ouest des Vosges. Même après la bataille décisive de [[Bataille de Tolbiac (496)|Tolbiac]] où [[Clovis]] défait les Alamans, la région restait encore très instable. Les Francs restaient encore très minoritaires au milieu de leurs nouveaux sujets. La sécurité de la région exigeait un renforcement des bases militaires franques en Alsace. C'est notamment pourquoi les Francs installent un point d'observation sur un ancien prémontoire romain, à l'emplacement de l'actuel [[château du Frankenbourg]]. Selon la légende, c'est depuis cet emplacement que l'épouse de Clovis se mit à prier pour implorer [[Dieu]] d'accorder la victoire lors de la bataille de Tolbiac. Plus tard avec la disparition de Clovis et l'affaiblissement du royaume [[mérovingien]], les Alamans entreprirent de nouvelles offensives sur la région. C'est alors qu'en [[746]], [[Carloman (fils de Charles Martel)|Carloman]] vint à bout des Alamans qu'il avait décidé de mettre au pas. Auparavant, en [[744]], ils avaient encore réussi à enfoncer les lignes franques. L'Alsace est alors partagée et attribuée à des chefs militaires qui reçurent le titre de [[duc]]s. L'histoire a conservé le nom de cinq ducs qui de [[640]] à [[740]] se mirent au service des rois d'[[Austrasie]]. Le troisième de ces ducs concerne plus particulièrement la région, car il joua le rôle le plus important en Alsace. Il s'agit d'[[Attich]] ou [[Etichon]], qui fut le père de [[sainte Odile]], la célèbre fondatrice de l'abbaye du même nom. La famille Etichon garda le duché jusqu'en [[740]] environ, le dernier titulaire étant le petit-fils d'Etichon, [[Luitfrid Ier d'Alsace|Luitfrid]]. À l'avènement des [[Carolingien]]s sur le [[trône]] de [[France]], et les Alamans matés, le [[duché d'Alsace]] fut supprimé. Pendant leur règne, les ducs d'Alsace s'approprièrent des terres, notamment les anciennes terres fiscales romaines. Quoique privés de leurs titres, les descendants de la famille des [[Etichonides]] gardèrent de vastes terres qu'ils ont dû partager par la suite. Châtenois faisait très probablement partie des biens familiaux des [[Etichonides]]<ref>Les [[Etichonides]] furent une illustre famille franque ayant parmi ses descendants le [[mérovingien]] Clotaire I{{er}}</ref>. Châtenois est également occupé par des [[Mérovingiens]] comme l'atteste d'ailleurs des fouilles entreprises en 1927 et en 1979 où plusieurs tombes du {{VIIe siècle}} ont été mises au jour.
=== L'évêque de Strasbourg prend possession de la localité ===
[[Fichier:Châtenois 030.JPG|thumb|right|300px|Vestige de la porte est dite Kalcksthor - {{s-|XIV|e}}]]
[[Fichier:Châtenois 007.JPG|thumb|left|300px|Aperçu de la tour de l'église Saint-Georges depuis le centre de Châtenois]]
Il est possible que les terres entourant Châtenois, mais aussi le Val de Villé, [[La Vancelle]] ou [[Scherwiller]], aient fait partie des biens de la famille des [[Etichonides]] ou des [[Eguisheim]]. La rivière du [[Giessen (rivière)|Giessen]] formait alors la frontière. Aux alentours de l'an [[1000]], le domaine se trouvant à gauche appartenait à Werner d'Ortenberg, cousin probable de [[Hugues III]] d'[[Eguisheim]]. Le propriétaire de la rive droite, comprenant le [[château du Frankenbourg]] (Altenberg) et peut-être Châtenois n'est pas attesté. On sait qu'à l'époque, sous [[Gérard d'Alsace]] ([[duc de Lorraine]] de [[1048]] à [[1070]]) et ses successeurs qui descendent des [[Etichonides]], des droits sur les marchandises transitant par le [[val de Lièpvre]] étaient perçus à la sortie du village de [[Lièpvre]]. Les [[Etichonides]] possédaient aussi des terres au Petit-Rombach à [[Sainte-Croix-aux-Mines]]. [[Hugues III de Tours et de la Haute Alsace|Hugues III]] comte de la Haute Alsace et de [[Tours]] et son frère Leuthard cédèrent ces terres à [[Ermengarde de Tours|Ermengarde]], la propre fille de Hugues qui se maria en [[821]] avec [[Lothaire Ier|Lothaire {{Ier}}]]. Les [[Etichonides]] par le mariage de la fille de [[Hugues III de Tours et de la Haute Alsace|Hugues III]] qui avait reçu le sobriquet de Peureux s'allia à la famille carolingienne.
[[Gérard de Roussillon]] est un autre personnage important <ref>Comte de Paris, de Fézensac et de Grimilde. Sa vie sera marquée par son opposition à [[Charles le Chauve]]. Il rejoint sur cette ligne son beau-frère [[Lothaire Ier|Lothaire {{Ier}}]] et son beau-père Hugues III</ref> s'était marié à une autre fille de Hugues III appelée [[Berthe]] et devint ainsi le propre beau-frère de [[Lothaire Ier|Lothaire {{Ier}}]]. Il est donc possible que la plupart des legs lorrains en [[Alsace]] proviennent de la famille des [[Etichon]]s.
Châtenois est mentionné la première fois en [[912]]. Le 3 février 912, [[Charles le Simple]] en venant de [[Rouffach]] séjourna à Châtenois. C'est de là qu'il confirma les privilèges de l'[[abbaye d'Andlau]].
Il est possible que la localité ait été bâtie à l'emplacement d'une ancienne propriété existant depuis le {{VIIe siècle}} comme le prouve la découverte d'anciennes [[tombe]]s datées de cette époque. Entre [[1134]] et [[1138]], les nobles de Wolchholdesheim-Volksheim, Regenhardus et Fredericus de Casteneto construisent un [[château]] à Châtenois. Ce château a aujourd'hui complètement disparu. C'est donc autour de cet édifice que les habitants vont se regrouper et fonder la commune de Châtenois.
Au {{XIIIe siècle}}, le village tombe entre les mains de l'[[évêque]] de [[Strasbourg]] qui donne en fief le [[château]] de Châtenois en [[1297]] aux [[Echéry]]. Ce [[château]] échoit en fait à Heinrich Waffler Von Eckerich, une branche directe des Echéry qui possède aussi le [[Val de Lièpvre]] et le village de [[La Vancelle]]. Il possède aussi un moulin à Châtenois. Cette importante famille, riche et prospère grâce aux mines découvertes dans la région de [[Sainte-Marie-aux-Mines]], possède un château fort au Petit-Rombach, le [[château d'Echéry]] ([[Sainte-Croix-aux-Mines]]) d'où il peut surveiller tous les passages des troupes ennemies venant d'[[Alsace]] ou de [[Lorraine]]. À la mort du dernier des [[Echery]] en [[1381]], le château de Châtenois retourne à l'[[évêque]] de [[Strasbourg]]. Le château fort du Petit-Rombach est partagé entre le [[duc de Lorraine]] et les [[Ribeaupierre]].
À la même époque le village est cerné par un rempart qui lui conféra le titre de ville. L'[[évêque]] de [[Strasbourg]] y fait installer avant [[1306]] un atelier de monnaie et une chapelle. En [[1410]], l'[[évêque]] de [[Strasbourg]] [[Guillaume de Diest]] vend à Burcard de [[la Petite-Pierre]], grand prévôt du Grand Chapitre, le village, le [[château]] et le [[cimetière]] de Châtenois et tout ce qui en dépend. C'est ensuite la ville de [[Sélestat]] qui devient en [[1462]] propriétaire de Châtenois. En [[1471]], ce sont les nobles de Strasbourg, [[Jean d'Uttenheim]] et Klaus Bock qui entrent à leur tour en possession de Châtenois. En [[1481]] le Grand Chapitre rachète le village et le gardera jusqu'à la [[Révolution]]. En [[1546]], les habitants de Châtenois interdisent aux habitants de Sélestat de vendanger dans leurs vignes, car les Sélestadiens sont accusés de ne pas payer des taxes sur leurs étalages. Ces derniers furieux se rendent alors avec des armes à Châtenois et menacent de passer en force. Finalement l'incident sera clos et un accord sera trouvé permettant aux gens de [[Sélestat]] de vendanger dans les [[vigne]]s de Châtenois.
=== Les guerres du Moyen Âge ===
[[Fichier:Charle le Téméraire.jpg|thumb|200px|left|Charles le Téméraire en armure de combat (musée du [[Palais des ducs de Bourgogne]], [[Dijon]])]]
Les guerres et destructions n'épargnent pas Châtenois, comme d'ailleurs les autres villages des alentours. La ville a beaucoup souffert du passage des [[Armagnacs]] en [[1445]], qui occupent la localité pendant trois mois du 3 octobre [[1444]] au 1{{er}} janvier [[1445]]. Ils saccagent le [[château]] puis incendient et mettent le feu au village en le quittant.
En [[1473]], ce sont les troupes de [[Charles le Téméraire]], duc de [[Bourgogne]], qui font des incursions passagères à Châtenois, mais seul le quartier du château y est endommagé. L'intervention de [[Pierre de Hagenbach]]<ref>Appelé indifféremment Pierre de Hagenbach ([[1423]]-[[1474]]), Peter Von Hagenbach, Pierre d'Archambaud, ou encore Pierre d'Aquenbacq</ref>, chevalier bourguignon originaire d'Alsace au service de [[Charles le Téméraire]], en faveur des habitants de Châtenois permet au village d'échapper au pillage et au saccage.
En [[1632]], ce sont les [[Suède|Suédois]] qui envahissent l'[[Alsace]] et Châtenois est à plusieurs reprises pillée, saccagée et incendiée. Les habitants de Châtenois tentent tant bien que mal de résister aux Suédois et parviennent à tuer trois de leurs soldats. En représailles, le village est pillé et tous ceux portant des armes sont fusillés. C'est ainsi que 60 personnes y laissèrent la vie. Malgré le serment de fidélité des habitants de Châtenois à la couronne de Suède, les soldats massacrèrent le 13 novembre [[1632]], hommes, femmes et enfants du bourg. Ceux qui parviennent à s'échapper ne sont pas mieux lotis. Ils meurent soit de la peste ou de famine. En [[1649]], il reste encore 260 habitants à Châtenois d'après un comptage effectué par le Grand Chapitre de Strasbourg.
Mais la guerre la plus dévastatrice sera la [[guerre de Trente Ans]] ([[1618]]-[[1648]]). La ville est prise par les Suédois le 13 novembre [[1632]]. À la fin de ce conflit, la population de Châtenois a perdu 80 % de sa population, 70 % des maisons d'habitation et son château.
=== La guerre des Rustauds ===
{{article détaillé|Guerre des Rustauds}}
[[Fichier:Châtenois 032.JPG|thumb|right|300px|Maison à Châtenois reconstruite en 1722 par Hans Joachim Schaetti, boulanger. Porche de 1570 avec outil de tonnelier]]
En [[1525]], le soulèvement paysan a des répercussions jusqu'à Châtenois. Des paysans venus d'[[Ebersmunster]] et emmenés par [[Wolf Wagner]] de [[Rhinau]] et [[Erasme Gerber]] s'opposent au duc [[Antoine de Lorraine]]. Ils sont rejoints par des paysans venus de [[Ribeauvillé]], [[Bergheim]], d'[[Obernai]], [[Barr (Bas-Rhin)|Barr]] et d'autres villes d'[[Alsace]]. Ils décident d'occuper l'[[abbaye d'Altorf]], détruisent et mettent à sac l'[[abbaye de Baumgarten]]. Les conseillers de l'évêque de Strasbourg résidant à [[Saverne]] commencent à paniquer et implorent le secours militaire du duc de Lorraine Antoine. Le bailli impérial de [[Haguenau]] en fait autant à condition d'agir avec « bienveillance envers les pauvres gens ». Devant tant de sollicitations, le duc de Lorraine met son armée sur pied. Des bandes de paysans tentent de bloquer le col de Saverne et le val de Villé pour barrer la route aux troupes lorraines. Le 16 mai 1525, les troupes lorraines font le siège de Saverne et massacrent une bande de paysans venue en renfort de [[Brumath]]. 18 000 paysans sont massacrés en quelques heures. [[Erasme Gerber]] est pendu à un arbre. En retournant en [[Lorraine]] par le [[Val de Lièpvre]], le duc est averti le 19 mai qu'une autre bande de Rustauds est décidée à se battre contre le duc. Accourue de la moyenne Alsace, elle prend le contrôle de Ribeauvillé, [[Riquewihr]], [[Bergheim]], [[Sigolsheim]], [[Ammerschwihr]] et [[Kaysersberg]]. L’armée lorraine quitte Saverne le 18 mai pour Marmoutier en direction du sud où les bandes de paysans de l’Alsace centrale (Barr, Ebermunster, Ribeauvillé, Sélestat) aspirent à venger les morts et à continuer à défendre leur cause, tandis que des troupes d’insurgés se formaient dans les territoires mêmes du duc de Lorraine, à [[Saint-Hippolyte (Haut-Rhin)|Saint-Hippolyte]] et [[Val de Lièpvre]]. La plus importante de ces troupes, celle d’[[Ebersmunster]], commandée par [[Wolf Wagner]], prit place à l’ouest de [[Scherwiller]], où d’autres vinrent la rejoindre. Cette armée n’est pas dépourvue de moyens : elle dispose d’arquebuses et d’une artillerie capturée dans les places qu’elle occupait. Elle bénéficie de l’appoint de soldats de métier, Suisses notamment. Elle choisit pour se battre un terrain favorable qu’elle connait bien. Le combat décisif a lieu le 20 mai [[1525]] à [[Scherwiller]] où 6 000 paysans sont impitoyablement massacrés par les troupes lorraines. Les paysans n'ayant pas été massacrés sont emmenés en captivité en Lorraine et ne sont libérés que sur paiement d'une rançon.
=== La guerre de Trente Ans et ses conséquences ===
À peine les troubles de la guerre religieuse s'étaient-elles apaisées qu'une autre catastrophe s'abattit dans le pays. Tout commença par des querelles religieuses en [[Allemagne]] où [[catholique]]s et [[protestant]]s s'affrontèrent. La [[Suède]] entra dans le jeu et prit part pour la ligue protestante. Les deux partis commencèrent à rassembler des troupes. Ce conflit religieux eut son origine en [[Bohême]] en [[1618]] qui se propagea comme une traînée de poudre à partir de [[1620]]. L'[[Alsace]] fut entraînée dans les troubles avec l'arrivée dans la province du comte [[Ernest de Mansfeld]] qui soutenait la ligue protestante et qui se déplaça vers le [[Rhin]]. Il cherchait à s'emparer de l'Alsace pour son propre compte. Le 18 novembre [[1621]], après avoir ravagé le [[Palatinat]], Mansfeld pénétra en [[Alsace]] par [[Lauterbourg]] et s'empara de [[Wissembourg]] le 28 et de [[Haguenau]] le 6 décembre. Après avoir bataillé sans grand succès dans le nord de l'Alsace, Mansfeld envoya vers la [[Haute-Alsace]] son premier lieutenant Obentraur, qui après s'être emparé d'[[Obernai]] et l'avoir pillé, longea les [[Massif des Vosges|Vosges]], sans toutefois oser s'attaquer à [[Sélestat]]<ref>J.Gény: Jahrbuch der Jesuiten, t.1 p.375</ref>. Gény raconte que les troupes passèrent, sans faire de mal à la population. Ils s'engagèrent à l'ouest de Sélestat à la hauteur de [[Kintzheim]] et se dirigèrent ensuite vers [[Bâle]]. En définitive, Mansfeld quitta l'Alsace après avoir ravahé les régions de Haguenau et de [[Saverne]]. Après une période de calme, alors que la guerre faisant rage de l'autre côté du Rhin, la guerre se rapprocha: en [[1630]] ce sont les [[Suédois]] qui entrèrent dans la danse en franchissant le Rhin pour se rendre en Alsace. Le 21 août [[1632]], ils franchirent le pont du [[Rhin]] à [[Strasbourg]], après avoir obtenu l'autorisation de la ville. De là ils gagnèrent le sud de l'Alsace par étapes successives, après s'être emparés au passage des villes d'[[Obernai]], d'Erstein et d'autres localités plus ou moins importantes.
[[File:Châtenois-Amthaus.jpg|thumb|''Amthaus'', brûlé par les Suédois en 1633]]
Ce qui les fascinaient surtout, c'étaient les places-fortes de [[Benfeld]] et de [[Sélestat]]. Le 18 septembre 1632, ils investirent la forteresse épiscopale de Benfeld sous le commandement du général [[Gustaf Horn|Horn]] qui se trouvait sur les lieux dès le 2 septembre. La ville de Benfeld avait été fortifiée en [[1593]] par le cardinal-évêque [[Charles de Lorraine (1567-1607)|Charles de Lorraine]] avec les matériaux prélevés sur les ruines de l'[[abbaye de Baumgarten]] détruit en [[1525]] par les [[Guerre des paysans allemands|Rustauds]]. Il en avait fait une forteresse imprenable qui était surveillée et défendue par le [[commandant]] [[Zorn de Bulach]]. Après s'être attaqué à cette forteresse les Suédois durent faire face à une résistance héroïque. Finalement la ville dut se rendre au bout de 48 heures de combat le 7 novembre 1632. Bendfeld devint alors à partir de ce jour le quartier général de l'armée suédoise pendant dix-huit ans. Après la prise de Benfeld, les Suédois se lancèrent à l'assaut de la ville de Sélestat. Pour faciliter leur besogne, ils s'emparèrent d'abord de la ville de [[Marckolsheim]], puis le 13 novembre à partir de 9h ils prirent le contrôle de Châtenois. Les habitants s'étant farouchement défendus tuèrent trois soldats suédois. En signe de représailles toutes les personnes portant une arme furent fusillées. Dans cette bataille 60 personnes en tout y laissèrent leur vie<ref>Archives départementales du Bas-Rhin, E5123</ref>. Le même jour [[Epfig]] fut pris et son château brûlé. Le lendemain ce fut au tour de [[Dambach-la-Ville]] d'être investie par les troupes suédoises qui s'emparèrent de la cité sans coup férir, les habitants ayant quitté les lieux. Le 17 novembre, Horn quitta [[Benfeld]] pour entreprendre le siège de Sélestat et s'installa à Châtenois où il établit son quartier général. Sélestat ayant refusé de se rendre les hostilités commencèrent, et le 5 décembre [[Kintzheim]] fut brûlé. Le 12 décembre, Sélestat se rendit et la guerre se déplaça vers la Haute-Alsace. Le 3 novembre 1633, des détachements de Suédois revinrent piller [[Bergheim]] et [[Rorschwihr]] et s'attaquèrent à Châtenois, qui pourtant avait juré fidélité à la couronne de [[Suède]]. Ils tuèrent [[femme]]s, [[homme]]s et [[enfant]]s, les chassèrent de leur demeure et pillèrent complètement l'[[Église (édifice)|église]]. Ils avaient commencé à mettre le [[feu]] au [[village]] mais le commandement militaire de [[Sélestat]], prévenu, arrêta le massacre. La région n'était toutefois pas encore au bout de ses malheurs, le [[duc de Lorraine]] [[Charles IV de Lorraine]] réclama au général Horn une somme de deux cent mille [[florin]]s pour les dégâts occasionnés sur les lieux de passages financés par les lorrains. En signe de représailles, il décida d'envahir les [[bailliage]]s lorrains en Alsace, c'est-à-dire [[Saint-Hippolyte (Haut-Rhin)|Saint-Hippolyte]], [[Lièpvre]], [[Rombach-le-Franc]], [[Sainte-Croix-aux-Mines]] et [[Thanvillé]]. Un détachement de Suédois, placé sous le commandement du [[Grave (titre)|rhingrave]] [[Jean-Philippe]], partit de Dambach-la-Ville le 6 juin [[1633]] en direction du Val de Villé, en passant par Blienswille. De tous les villages du val, le tocsin rassembla tous les hommes valides et sous le commandement d'un parent du comte de Thanvillé nommé Kesselring, les paysans tinrent énergiquement tête aux Suédois. Près de l'ancien village de [[Gundersweiler]] aujourd'hui disparu, le choc fut violent, mais les [[paysan]]s ne purent tenir face à des soldats expérimentés, et ils se réfugièrent à [[Villé]].
=== Châtenois est incendié en 1879 ===
Le {{Date|4|août|1879}}, la ville de Châtenois eut à déplorer un incendie qui détruisit le quart des maisons du village, créant ainsi une pénurie de logements. L'[[incendie]] se déclara à 7h30 du matin. Activé par un fort [[vent]] du [[nord]], il prit rapidement d'énormes proportions. À midi, plus d'un quart de la localité fut détruite par le [[feu]]. Les [[pompier]]s de tous les villages environnants se mobilisèrent pour porter secours à la ville sinistrée. Les villes de [[Sélestat]] et de [[Colmar]] envoyèrent le plus grand nombre de contingent de pompiers. Des [[militaire]]s furent également dépêchés sur les lieux. Sans leur aide, Châtenois aurait été détruit entièrement. On eut à déplorer la mort de quelques [[bétail]]s et deux personnes âgées qui ne purent se dégager assez rapidement des flammes furent brûlées. En tout 120 maisons, 80 granges et 117 écuries furent la proie des flammes. Sept cent vingt sept habitants n'eurent plus de toit, les dommages furent estimés à un million cinq cent mille marks. Malheureusement les [[assurance]]s étaient dans bien des cas insuffisantes. Aussi on organisa une grande quête dans le département relayée par les organes de [[Presse écrite|presse]] pour venir en aide aux malheureuses victimes. Le 5 août fut lancé un comité chargé de répartir les dons qui affluaient de partout. Deux journaux français, ''Le Temps'' et ''L'Événement de Paris'', organisèrent en France des [[souscription]]s publiques qui rapportèrent jusqu'à soixante dix mille marks. Mais à côté de cet effort collectif, de nombreuses autres personnes isolées de France faisaient parvenir leurs dons. Ainsi les collectes organisées dans les villes et villages alsaciens se montèrent à près de deux cent mille marks. Les dons ainsi récoltés permirent d'installer immédiatement des cuisines publiques qui servirent à donner des repas pendant deux mois.
Mais il est clair que tous ces dons ne permirent pas de rebâtir dans sa totalité les maisons qui avaient disparu dans les flammes. De nombreux habitants quittèrent alors le village pour s'installer à [[Sainte-Marie-aux-Mines]], [[Huttenheim]], [[Colmar]], et [[Mulhouse]]. En [[1880]], 670 personnes avaient quitté le village. Par la suite d'autres habitants quittèrent encore le village du fait que le métier de tisserand ne rapportait plus assez. Ils s'installèrent dans les villes industrielles. En [[1900]] on note un nouvel exode de la population causée par la crise industrielle du [[textile]]. Le 9 août [[1911]] un nouvel incendie se propagea dans le quartier appelé [[Nid]] de [[cigogne]]s, où les maisons étaient très serrées. Vingt-neuf [[maison]]s furent la proie des flammes et quarante quatre familles furent sinistrées. Une vieille maison du {{XIVe siècle}} qu'on appelait le [[temple]] [[paganisme|païen]] fut également la proie des flammes.
=== Les trois grandes guerres ===
==== La guerre éclair de 1870-1871 ====
{{...}}
==== La guerre 1914-1918 ====
{{...}}
En juillet [[1914]], des rumeurs circulent sur une possible guerre entre l'[[Allemagne]] et la [[France]]. Le 30 juillet, l'empereur allemand déclare la guerre. Toutes les voies ferrées, gares, ponts sont mis sous administration militaire. Ordre est donné le 16 août 1914 de ne plus faire sonner les [[cloche]]s des [[Église (édifice)|églises]]. La mobilisation générale est décrétée. Toutes les familles vont être touchées par l'ordre de mobilisation.
==== La guerre de 1939-1945 ====
{{...}}
=== Héraldique ===
{{Article connexe|Armorial des communes du Bas-Rhin}}
{{Blason-ville-fr
| img1 = Blason de la ville de Châtenois (67).svg
| l1 = 100px
| legende1 = Blason de Châtenois
| texte = Les [[Héraldique|armes]] de Châtenois se [[blasonnement|blasonnent]] ainsi :<br />« D'or au châtaignier arraché de sinople. »<ref name="newgaso">{{Lien web|url=http://newgaso.fr/frame_com.php3?num_dep=67|titre=Blasonnement des communes du Bas-Rhin|auteur=Jean-Paul de Gassowski|site=http://www.newgaso.fr|consulté le = {{date|24|mai|2009}}.}}</ref>.<br />{{Armes parlantes|Le nom de la commune partage la même racine que le châtaignier}}
}}
Le blason de Châtenois représente un châtaignier qui rappelle l'étymologie du nom de la commune.
== Administration ==
{{ÉluDébut|Titre= Liste des derniers maires}}
{{Élu actuel
| Début = mars 2008
| Identité = Jean-Jacques Goldstein<ref>{{pdf}} [http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr/site/fichier.php?idFichier=597&nomFichier=Liste_des_Maires_du_Bas_Rhin_au_1er_avril_2008.pdf Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.]</ref>
| Parti =
| Qualité = }}
{{Elu|Début= 2001 |Fin= 2008 |Identité= Jean-Jacques Goldstein |Parti= .|Qualité= .}}
{{Elu|Début= 1989 |Fin= 2001 |Identité= Pierre Risch |Parti= .|Qualité= .}}
{{Elu|Début= 1971 |Fin= 1989 |Identité= Frédéric Koch |Parti= .|Qualité= .}}
{{Elu|Début= 1945 |Fin= 1971 |Identité= Charles Louis Marchal |Parti= .|Qualité= .}}
|-
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{{boîte déroulante
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|alignB=center
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|couleurFondT=#f3fff3
|couleurFondB=green
|titre=Suite (de [[1780]] à [[1944]])
|label=
|largeur=100%
|contenu=
{{ÉluDébut|Titre= Maires avant 1945}}
{{Elu |Début= 1940|Fin= 1944 |Identité= Lucien Rugraff<ref>nommé [[Ortsgruppenleiter]]</ref> |}}
{{Elu |Début= 1939|Fin= 1940 |Identité= Charles Louis Marchal<ref>Mis en place par le préfet</ref> |}}
{{Elu |Début= 1935|Fin= 1935 |Identité= André Ottenwaelder |}}
{{Elu |Début= 1929|Fin= 1935 |Identité= Joseph Ruff<ref>Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, n°47, 2006, p. 4902, notice par Antoine Gaugler</ref>|}}
{{Elu |Début= 1904|Fin= 1927 |Identité= Joseph Ruff |}}
{{Elu |Début= 1900|Fin= 1904 |Identité= Joseph Watier|}}
{{Elu |Début= 1891|Fin= 1899 |Identité= Maximin Renchly|}}
{{Elu |Début= 1881|Fin= 1891 |Identité= Emile Joachim |}}
{{Elu |Début= 1863|Fin= 1881 |Identité= Georges Spiess |}}
{{Elu |Début= 1862|Fin= 1863 |Identité= Maurice Spiess |}}
{{Elu |Début= 1860|Fin= 1862 |Identité= Joseph Fischer |}}
{{Elu |Début= 1830|Fin= 1860 |Identité= François Vogel |}}
{{Elu |Début= 1815|Fin= 1830 |Identité= Martin Dorgler |}}
{{Elu |Début= 1810|Fin= 1815 |Identité= Louis Schaeck |}}
{{Elu |Début= 1808|Fin= 1810 |Identité= Michel Constantzer<ref>À partir de 1793 jusqu'à 1802 les maires sont nommés par le pouvoir politique</ref>|}}
{{Elu |Début= 1806|Fin= 1808 |Identité= Joseph Bannwarth |}}
{{Elu |Début= 1802|Fin= 1806 |Identité= Antoine Rauscher |}}
{{Elu |Début= 1800|Fin= 1802 |Identité= Michel Constantzer |}}
{{Elu |Début= 1799|Fin= 1800 |Identité= Georges G. |}}
{{Elu |Début= 1798|Fin= 1799 |Identité= Joseph Origas |}}
{{Elu |Début= 1797|Fin= 1798 |Identité= M. Nerlinger |}}
{{Elu |Début= 1796|Fin= 1797 |Identité= Johann Weyh |}}
{{Elu |Début= 1795|Fin= 1796 |Identité= Martin Bannwarth |}}
{{Elu |Début= 1794|Fin= 1795 |Identité= Jean-Baptiste Stiedel |}}
{{Elu |Début= 1793|Fin= 1794 |Identité= Dominique Montfort |}}
{{Elu |Début= 1793|Fin= 1793 |Identité= Georges Simon |}}
{{Elu |Début= 1793|Fin= 1793 |Identité= Antoine Locher |}}
{{Elu |Début= 1780|Fin= 1793 |Identité= Antoine Bannwarth |}}
{{ÉluDonnées}}
{{EluFin}}
}}
{{ÉluFin}}
=== Jumelage ===
{{...}}
== Démographie ==
Châtenois fut très tôt une cité importante. En [[1849]], à son apogée, elle comptait {{formatnum:4160}} habitants. Le déclin de sa population, aggravé par l'incendie de la ville en [[1879]], se poursuivit jusqu'en [[1936]]. Depuis, la croissance de la population est régulière. Lors du recensement de [[2006]], on dénombrait {{formatnum:3810}} habitants.
{{Démographie|
1800= 2748|
1806= 3484|
1810= 2770|
1814= 2794|
1822= 2872|
1828= 3061|
1832= 2872|
1837= 3717|
1839= 3800|
1842= 3819|
1849= 4160|
1851= 4044|
1852= 4028|
1857= 3943|
1861= 3937|
1871= 3891|
1875= 3718|
1885= 3224|
1892= 2648|
1898= 2848|
1900= 2741|
1907= 2559|
1921= 2526|
1936= 2315|
1946= 2360|
1954= 2516|
1962= 2634|
1968= 2798|
1975= 2954|
1982= 3005|
1990= 3020|
1999= 3373|
2006= 3810|
sansdoublescomptes= 1962|source=Insee<ref>[http://www.recensement.insee.fr/searchResults.action?zoneSearchField=&codeZone=67073-COM Châtenois sur le site de l'Insee]</ref>}}
== Lieux et monuments ==
=== Église Saint-Georges ===
[[Fichier:Châtenois 040.JPG|thumb|left|300px|Église Saint-Georges de Châtenois]]
[[Fichier:Châtenois 010.JPG|thumb|right|300px|Remparts autour de l'église Saint-Georges]]
L'église Saint-Georges construite entre [[1759]] à [[1761]] par l'entreprise locale Dorgler occupe la partie sud du "quartier du château" (ancien cimetière fortifié de l'époque médiévale). Elle occupe approximativement l'emplacement de l'ancienne église romane (citée en [[1297]]) dont le chœur était tourné vers l'est (« orienté »). Il n'en subsiste que la tour qui touche le chœur de l'église actuelle. Le clocher roman de l'[[Église (édifice)|église]] du {{XIIe siècle}} à échauguettes est couvert de tuiles émaillées qui est classé aux [[Monument historique (France)|monuments historiques]], tandis que le reste du bâtiment est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. L'église est vaste et bien proportionnée, de plan basilical comme c'est le cas des églises [[baroque]] de l'époque. Le patron de l'église est [[Georges de Lydda|saint Georges]] mentionné lors du premier marché annuel du bourg le 23 avril [[1306]]. Le cimetière se trouvait initialement à côté de l'église. Il fut transféré en [[1854]] près de la très vieille [[chapelle]] [[Saint-Anne]] à l'est de la ville, en direction de [[Sélestat]]. L'église Saint-Georges dégage une atmosphère de sérénité et de recueillement que la restauration récente a contribué à renforcer. La [[nef]] est divisée en trois travées, les deux bas-côtés étant surmontés de tribunes. La capacité de la nef est de 600 à 700 personnes. La décoration est relativement sobre pour une église baroque dans une région influencée par la tradition rhénane et bavaroise. De nombreux vestiges, dont certains proviennent sans doute de l'ancienne église, témoignent de son passé d'église épiscopale jusqu'à la [[Révolution française]]. On signalera en particulier des éléments de la première [[Renaissance (période historique)|Renaissance]] ({{s mini|XV|e}} et {{XVIe siècle}}) : le [[Saint-Sépulcre]], les sculptures sur bois. Du {{XVIIIe siècle}} baroque datent les autels et trois statues (la [[Vierge à l'Enfant]], deux saint Georges terrassant le [[Dragon (mythologie)|dragon]]). Les peintures, les statues du chœur, le [[chemin de croix]] et les vitraux sont de la deuxième moitié du {{XIXe siècle}} début {{XXe siècle}}. Plus récents, deux médaillons de René Kuder, [[1958]] (autels latéraux). Les orgues [[Famille Silbermann|Silbermann]] du {{XVIIIe siècle}} sont connues dans toute l'[[Europe]]. Les concerts sont fréquents, l'acoustique est excellente. La plupart des œuvres d'art sont classées monuments historiques ou inscrites à l'inventaire supplémentaire. La restauration a été réalisée de [[1991]] à [[2004]] par le Conseil de fabrique et la commune de Châtenois grâce à la contribution financière des Monuments historiques, du [[Conseil général du Bas-Rhin]], de la commune, et grâce aussi à la grande générosité de la population qui a permis de financer les restaurations intérieures (nef et chœur).
=== Chapelle Sainte-Croix ===
[[Fichier:Châtenois A 027.JPG|thumb|left|300px|Chapelle Sainte-Croix (1709)]]
La chapelle [[Sainte-Croix]] date de [[1709]]. Elle fut bâtie à partir des restes d'une ancienne chapelle qui fut à l'origine d'un pèlerinage. L'historien Philippe A. Grandidier affirme que l'ancienne chapelle Sainte-Croix était érigée à côté d'un mur d'enceinte qui n'existe plus aujourd'hui. Cette ancienne chapelle pourrait dater du {{XIIe siècle}}. En effet lors des travaux de rénovation en [[1979]], on a pu constater que la maçonnerie des absidioles différait sensiblement du corps rectangulaire de [[1709]]. Il se pourrait qu'en [[1660]] ou [[1661]] le Grand Chapitre de la cathédrale de [[Strasbourg]] propriétaire des lieux ait pu faire démolir l'ancienne [[chapelle]] qui menaçait de s'écrouler, afin de récupérer les matériaux pour les [[Frères mineurs capucins|Capucins]] de [[Sélestat]].La chapelle reconstruite en 1709 connut une certaine notoriété. Elle attira de nombreux pèlerins les vendredis et certains jours de fête on dénombra plus de 1 000 personnes. Pendant la [[Révolution]], la chapelle subit des dégradations importantes. Déclarée bien national ainsi que la maison d'habitation furent vendues à la Révolution. Elle fut rachetée par un groupe d'habitants de la cité qui la cédèrent au curé Lambinet en [[1815]]. En reconnaissance, la petite cloche sonna pendant un siècle le glas lorsque disparaissait un membre des familles donatrices.
=== Chapelle Sainte-Anne ===
[[Fichier:Châtenois 046.JPG|thumb|right|300px|Chapelle Sainte-Anne à côté du cimetière]]
Construite en [[1698]] à l'initiative de Marie Engel épouse du bailli Georges Burst. [[Retable]] avec les [[armoiries]] de la famille Burst. Restaurée en [[2002]] par les bénévoles regroupés autour de la classe [[1937]].
=== Chapelle Saint-Georges ===
En [[2009]],sur les hauteurs de Châtenois, près du chemin du Meisenberg existe une source dite "Heriabrunn" ou "Kindelsbrunn" où l'on découvert une ancienne [[chapelle]] qui remonte au Bas-[[Moyen Âge]], entre le {{XIVe s}} et le {{XVe siècle}}. Cette source portait autrefois le nom de [[Alban de Verulamium|Saint-Alban]] en l'honneur d'un [[prédicateur]] anglais décapité en [[287]] sur ordre de l'empereur [[Dioclétien]]. Ce missionnaire aurait voyagé à travers l'[[Europe]] et évangélisé les populations païennes en s'installant notamment près des sources. Dans un document de [[1329]] la source Saint-Alban est clairement indiquée. Cette source a été transformée en [[réservoir]] entre le {{XVIIIe s}} et le {{XIXe siècle}} et la chapelle a ensuite été utilisé comme captage d'eau. Elle a ensuite été complètement ensevelie et recouverte d'une chape de [[béton]]. Actuellement, l'endroit fait l'objet d'autres fouilles pris en charge par la ville de Châtenois
=== La tour des Sorcières ===
[[Fichier:Châtenois 006.JPG|thumb|left|300px|La tour des Sorcières (Hexenturm) ({{XVe siècle}})]]
La tour des [[Sorcière]]s est une porte [[Architecture gothique|gothique]] qui date du {{XVe siècle}}. Elle a été remaniée en [[1830]]; sa toiture est récente. C'est l'une des plus belles portes d'[[Alsace]] et l'une des plus représentées (marqueterie, dessins de [[Hansi]], [[Bernard Buffet]]). Cette tour que l'on a appelée « tour des Sorcières » rappelle que Châtenois a connu, comme tant d'autres cités, des procès iniques au cours desquels on brûla plusieurs personnes accusées de [[sorcellerie]]. En [[1870]] la tour des Sorcières fut touchée par un boulet de canon, mais ne subit pas de dégâts importants.
=== Le cimetière fortifié ===
C'est ainsi que l'on appelait autrefois le périmètre fortifié qui englobait l'église et son quartier. Siège du pouvoir politique, il servait aussi de refuge aux habitants en période de conflits. Des 115 cimetières fortifiés qui existaient en Alsace, il n'en reste que cinq. Celui de Châtenois est le plus grand et l'un des mieux conservés, et le seul qui ait été seigneurial. Construit sans doute dès le {{s-|XIII|e}}, le cimetière fortifié appartenait à l'évêque de Strasbourg qui y avait une résidence. Le Grand Chapitre de la cathédrale en devint le propriétaire du {{s-|XIV|e}} jusqu'à la Révolution française. Il est protégé par une double enceinte de forme rectangulaire à angles très arrondis, des fossés et plusieurs tours dont seule subsiste la fameuse « tour des Sorcières ». La seconde enceinte date de la fin du {{s-|XIV|e}} ou du début du {{s-|XV|e}}. Lorsque la restauration sera achevée, il sera possible d'en faire le tour complet.
=== La porte Est ===
Cette porte faisait partie de l'enceinte qui entourait Châtenois. Quatre portes de pierre permettaient l'accès au village. La porte Est est le seul témoin de cette enceinte.
=== Mairie ===
[[Fichier:Châtenois 003.JPG|thumb|right|300px|La mairie de Châtenois]]
Cette bâtisse massive en pierres de taille est imposante. Elle fut le siège de l'administration locale (''Herrenstube'') en [[1493]]. Au cours de la première moitié du {{XIXe siècle}} le bâtiment a servi d'école. La bâtisse est composée d'arcades qui s’ouvrent vers l'extérieur par des ouvertures cintrées en forme [[Architecture gothique|gothique]]. Un escalier tournant en grès installé dans une tour qui date de [[1575]] conduit au premier étage. Celui-ci était réservé dès le début au conseil municipal alors que le rez-de-chaussée où se tenait la marché fut transformé en local pour les [[pompier]]s.
=== Linteau daté de 1604 rue de la République ===
[[Fichier:Châtenois A 009.JPG|thumb|left|300px|Linteau de porte daté de 1604]]
Linteau daté de [[1604]] portant les initiales de Georges Geldreich. Porte se trouvant rue de la République dans le mur de la clôture de la propriété Wolbert qui a été déplacée en [[2006]].
=== Auberge « Zum Adler » (1501) ===
[[Fichier:Châtenois A 003.JPG|thumb|right|300px|Auberge « Zum Adler » (1501) puis hôtel de l'Aigle]]
[[Auberge]] « Zum Adler » qui remonte à [[1501]]. Appelée au {{s-|XVIII|e}} « Zum Kästenbaum » et au {{XIXe siècle}} hôtel de l'Aigle.
== Vivre à Châtenois ==
=== Environnement ===
Châtenois a été récompensée par une fleur au palmarès 2007 du [[concours des villes et villages fleuris]]<ref>Source : [http://www.villes-et-villages-fleuris.com/leconcours/palmaresdep/P67.htm Villes et Villages Fleuris]</ref>
=== Associations ===
Il existe à Châtenois un riche tissu associatif. Pas moins d'une trentaine associations qui organisent au moins une fois l'an des réunions ou des animations dans le village. Une trentaine de ces associations anime la vie locale de la ville. Chacune d'entre elles ont des objectifs très divers.
* Karaté Club Châtenois
* Association des Auteurs et Artistes d'Alsace
* Office de tourisme de Châtenois-Scherwiller
* Lor'un et les P'tits Champions
==== Culture ====
* ''Les Amis de la bibliothèque'' : cette association anime tout au long de l'année des manifestations: contes pour enfants, apprentissage de techniques, expositions et soirées culturelles (photos, théâtre, conférences).
* ''Association des Auteurs et artistes d'Alsace'' : mission de promouvoir les auteurs, les artistes peintres et assimilés, les musiciens, les sculpteurs, les photographes, les artisans, les gens de scène ainsi que toutes les personnes ayant des goûts artistiques et culturelles. L'association participe à près de 70 manifestations à travers toute l'Alsace, dont deux salonsn: salon des auteurs et salon du livre des auteurs régionaux.
* ''Association de Calligraphie et d'arts "la Plume d'Or"'' : cette association participe aux cours de calligraphie (initiation et stage de perfectionnement avec des animateurs calligraphes de renommée). Stage sur le gaufrage, les onciales, les tourneurs sur réservation. Pour les enfants: Atelier d'initiation à la calligraphie, les mercredis et/ou les samedis - Lieu: Dans les locaux de l'entreprise SODIMAS (ZI du Sulzfeld)
* '' Chorale Sainte-Cécile'' : la chorale assure depuis plus d'un siècle l'animation des célébrations liturgiques. Elle est toujours présente aux grandes fêtes et souvent aux messes du dimanche. Elle intervient aussi quelquefois lors des cérémonies de mariages, des noces d'or ou des funérailles. Elle apporte aussi son concours à certaines fêtes profanes organisées à Châtenois.
* ''École de musique'' : initiation musicale pour les enfants entre 5 à 6 ans. Éveil musical pour les 6 à 7 ans. Formation musicale (solfège sans instrument) à partir de 7 ans et pour les adultes. Cours instrumentaux + formations musicale en cours collectif à partir de 7 ans et adultes. Instruments enseignés : Clarinette, saxophone, tambour, caisse claire, batterie, flûte traversière, guitare classique, guitare électrique, guitare jazz, harpe celtique, piano, violon, flûte à bec, hautbois, trompette, clairon, cor, baryton, trombone, accordéon.
* ''Foyer socio-culturel'' : mission de promouvoir la vie artistique et sensibilisation de la Cité. Il s'appuie sur des bénévoles qui se retrouvent en bureau afin de proposer ou soutenir des activités diverses, dans des domaines variés. Découverte du patrimoine et sensibilisation du jeune public, avec utilisation des nouvelles technologies de l'image. Conférences, visites (Conseil de l'Europe, édition de la nuit d'un quotidien régional…). Animations pour les jeunes (cirque, expositions sur les dinosaures. Concerts et spectacles.
* ''Association de promotion du patrimoine historique local'' : son but est de faire découvrir les richesses architecturales du passé qui est souvent très méconnu. Il a également pour but de réaliser un travail de sauvegarde du petit patrimoine en faisant un inventaire complet du village. Cette association organise de temps en temps des soirées à thèmes historiques.
==== Associations diverses ====
* ''Amicale de donneurs de sang'' : leur objectif est de recruter et d'informer les personnes en bonne santé, âgées de 18 à 65 ans, sur la nécessité d'offrir un peu de sang ou de plasma pour aider les malades (accidentés de la route, grands brûlés, hémophiles, personnes atteintes de leucémie ou d'un cancer...) en attente de produits sanguins. Les collectes de sang, au nombre de 5 par an (janvier, mars, juin, août et novembre) sont organisées par l’Établissement Français du Sang (EFS - Alsace), se déroulent à l'Espace "les Tisserands" de Châtenois. Elles sont annoncées par des banderoles, articles de presse, affiches et tracts, ainsi que par une tournée sono le soir de la collecte même. Les bénévoles qui viennent tendre leur bras régulièrement sont conviées après leur don à une collation préparée par les membres du comité de l'Amicale.
* ''Amicale des Sapeurs-pompiers'' : la section des Sapeurs-pompiers de Châtenois est intégrée au Corps Départemental du Bas-Rhin depuis 2001 et dispose de 4 véhicules bien équipés, à savoir 1 FPT (Fourgon Pompe-Tonne), 1 FS (Fourgon Secours), 1 FEV (Fourgon Électro-Ventilateur) et 1 VLHR (Véhicule Léger Hors-Route). Elle assure environ 175 interventions de toute nature par an essentiellement à Châtenois et à La Vancelle, mais aussi en renfort sur toute la moitié sud du Bas-Rhin. Si ce sont les secours à personnes (accidents, malaises) qui constituent la part la plus importante, d'autres interventions telles que les feux ou les interventions diverses sont bien sûr également assurées par les pompiers de Châtenois. Parmi leurs interventions les plus importantes, on peut citer par exemple le feu généralisé de la salle des fêtes en 1997, la tempête du 26 décembre 1999 ou le feu des Établissements Winter en septembre 2000. Ils ont également été mobilisés pour le sommet de l'OTAN à Strasbourg en 2009.
* ''Amis de la Maison de retraite du badbronn'' : l'objectif de cette association est de promouvoir les loisirs des pensionnaires de l'établissement et d'assurer dans ce domaine une coordination des efforts du personnel permanent et des animateurs bénévoles.
* ''Association des Artisans Retraités'' : objectifs de défense des artisans retraités (niveau de vie, garantie de l'évolution des retraites, assurances maladie de base et complémentaire, pensions de réversion et leur cumul). Des sorties mensuelles, séjour de vacances, fêtes de Noël sont organisées. Pour devenir membre, toute personne en retraite ou invalide, de tous corps de métiers, ayant exercés à titre individuel ou en société et précédemment immatriculés à la Chambre des Métiers peut postuler.
* ''Association des Commerçants et artisans'' : grâce à leur dynamisme et par leurs décor, vitrines et façades, les commerces contribuent à animer le centre-ville et à renforcer son attractivité. Des manifestations sont organisées : Foire Saint-Georges, Thé dansant suivi d'une soirée tartes flambées, Grand marché du cadeau de Noël, Grande tombola de Noël.
* ''Centre de Loisirs pour enfants le Tournesol Homo'' : accueil des enfants de 3 à 12 ans et propose des activités culturelles, sportives et artistiques, dans une ambiance familiale où l'enfant évolue à son rythme entouré d'animateurs qualifiés. Le centre est agréé par la direction départementale de la jeunesse et des sports.
* ''Confédération syndicale des Familles'' : organisation des activités d'information en direction des familles dans les domaines suivants : consommation et environnement, logement cadre de vie, crédits, endettement et surendettement, relation parent-enfant, santé et action sociale école et avenir des jeunes.
* ''Conseil de Fabrique'' : objectif d'œuvrer pour la bonne gestion des comptes financiers, du patrimoine et d'éventuels biens de la paroisse. Au-delà de la gestion matérielle, le Conseil de Fabrique assure de son soutien la vie de l'église du diocèse et celle des diverses équipes paroissiales. Toute gestion doit être transparente et soumise à contrôle. La vérification des comptes se fait chaque année par les services de l'[[archevêché]] de [[Strasbourg]]. À intervalle de 3 à 5 ans, un contrôle de fonctionnement de l'institution paroissiale est effectué: c'est la « visite canonique ». Les membres du [[Conseil de fabrique]] constituent un dossier complet qui au nom du "droit canonique" est soumis à vérification (des comptes, de la tenue des registres…) et à discussion en présence d'un délégué de l'Archevêché et du Doyen des prêtres du secteur d'appartenance de la paroisse.
* ''Les P'tits Bouchons'', destinée aux enfants de 3 mois à 3 ans. Au programme: accueil, jeux libres, ateliers créatifs, coin moteur, coin bébé, goûter, comptines. Manifestations: Carnaval des enfants, bourses aux vêtements, spectacles pour enfants pour la fin d'année et au printemps.
* ''Lo'run et les P'tits Champions''. Objectif d'offrir des activités de loisirs à des enfants en situation de handicap (IMC, maladies génétiques, déficiences sensorielles…) Communiquer sur la maladie et le handicap (soutenir, informer et orienter les familles concernées). Manifestations organisées : fêtes d'Halloween pour les enfants, foulées Castinétaines (course de {{unité|10|km}} adultes et encadrement enfants).
* ''Syndicat des Apiculteurs'' : organise gratuitement chaque année des cours d'initiation à l'apiculture au rucher-école du Val de Villé, de mars à juin les dimanches matin de 9h à 11h30. Pour les personnes n'ayant pas de terrain, le Syndicat dispose d'emplacement pour les ruches. Il assure également le suivi des débutants et participe régulièrement au concours des Miels d'Alsace par ses membres. Pour faire découvrir le monde fascinant de l'abeille, leur rucher est régulièrement visité par des groupes de jeunes. Depuis 2006, a été créé la Maison de l'Apiculture du Centre Alsace. Ce bâtiment comprend une miellerie et une salle pédagogique destinée à tous les apiculteurs débutants ou non.
* ''Société d'Aviculture'' ouverte à toute personne élevant des lapins, volailles, pigeons de race pure. Objectifs : favoriser et développer l'élevage de races pures du menu bétail, combattre efficacement les maladies contagieuses des animaux de basse-cour, organiser des expositions avicoles, favoriser les transactions de sujets d'élevage, entretenir des relations amicales aussi bien sur le plan national qu'international avec des sociétés poursuivant le même but. Manifestations organisées : exposition regroupant entre 300 et 400 sujets de races (lapins, volailles et pigeons) élevés par une trentaine de membres de la société.
* ''Syndicat viticole'' : pour la défense des appellations d'origine et du vignoble et les viticulteurs de Châtenois
* ''UNC (Union nationale des combattants)'', ouverte à tous les militaires d'active et de réserve de tous les conflits ainsi qu'à tous ceux qui ont participé au service national (les soldats de France) ou à des Missions extérieures pour la paix. Manifestations officielles et patriotiques (8 mai, 11 novembre, 5 décembre). Action civique au service de la cité, attachée au principe de sens national, de droiture morale, de solidarité et entend rappeler le prix de la liberté et de la paix, le 11 novembre, Journée nationale du Souvenir, sans oublier le 8 mai, le souvenir de la déportation et l'organisation d'autres cérémonies commémoratives patriotiques. La transmission aux jeunes générations du devoir de "Mémoire Vivante".
==== Associations extérieures qui réalisent des activités sur Châtenois ====
* Accordéon Club du Ried
* Cours d'anglais pour les enfants
* Club de patchwork
* Cours de peinture
* Cours de dessin MANGA
* Cours de peinture de l'Université Populaire de Sélestat
=== Sports ===
Châtenois possède plusieurs équipes sportives: club de judo, un karaté club, une société de lutte, une société de gymnastique, un club de tennis de table. Une équipe de football fonctionne également avec la ville de Scherwiller.
=== Festivités et évènements ===
Plusieurs manifestations et événements ont lieu sur Châtenois :
* ''Foire Saint-Georges'' : chaque premier dimanche du mois de mai par les commerçants et artisans de Châtenois. Cette foire fut jadis une importante foire aux bestiaux. Au programme : buvettes et restauration, jeux, pour les enfants, expositions, manèges et attractions foraines, braderie.
* ''Fête des Remparts'' (2{{e}} dimanche de juin) - Grande Fête Médiévale : permet aux visiteurs de se replonger à l'ère du Moyen Âge, sur le site du plus grand cimetière fortifié d'Alsace. Elle est le résultat d'un travail important accompli tout au long de l'année par plus de 500 bénévoles. Nombreuses sont les associations, groupes, commerçants et particuliers qui participent à la préparation et aux animations de cette fête. 10ème édition en 2012, les samedi 9 et dimanche 10 juin 2012
* ''Fête folklorique'' (3{{e}} samedi soir du mois de juillet) : sur le parvis de l'Espace les Tisserands, l'office du tourisme propose aux estivants mais aussi aux autochtones de découvrir les danses, les vins et produits du terroir et rites traditionnels alsaciens.
* ''Fête du Badbronn'' (le 2{{e}} dimanche de septembre) : les Amis du Badbronn organise un après-midi champêtre, pour les résidents de la maison de retraite.
* ''Mini Jeux olympiques'' (Le 3{{e}} dimanche de septembre) : au C.C.A., tous les sportifs concourent à la pratique de divers ateliers pour remporter ces jeux. Cette journée permet aux visiteurs de découvrir par des animations, les nombreuses associations sportives de la Commune.
* ''Fête du patrimoine'' (Le 3{{e}} dimanche de septembre) : le patrimoine de Châtenois est proposé à la découverte, dans le cadre de cette opération nationale.
* ''Fête du vin nouveau'' (1er dimanche d'octobre) : après-midi dansant avec dégustation de vin nouveau, noix, lard, tarte flambée. Proposé par l'O.M.S.
* ''Saint-Nicolas - Marché de Noël'' (le 1{{er}} dimanche de décembre) : organisé une année sur deux à Châtenois (années paires) par l'Office de tourisme de Châtenois-Scherwiller. Depuis plus de trente ans, les festivités de Saint-Nicolas connaissent un succès important, surtout auprès des enfants.
* ''Téléthon'' (le premier dimanche de décembre - Années impaires) : une année su deux, plus de 30 associations participent à l'animation de ce week-end de générosité.
* ''L'Office du tourisme de Châtenois-Scherwiller'' organise d'autres manifestations : défilé du Saint Nicolas avec marché de Noël, Noël d'antan (contes et légendes de Noël en Alsace), visites guidées en juillet et août, dégustation des vins et réception des touristes, spectacle de rue "Eau, là, là, les Lavandières sont là" à Scherwiller, fête folklorique, participation au "Sentier Gormand de Scherwiller" le 1{{er}} dimanche de septembre, divers concerts pendant l'année.
==== Autres manifestations ====
* Nombreux concerts : la commune organise de nombreux concerts tout au long de l'année (concert gospel, orchestre philharmonique, comédie musicale, petits chanteurs, concert d'orgue…). Ils se déroulent à l'église Saint-Georges de Châtenois ou à l'espace les Tisserands.
* ''Animations proposées par les Amis de la Bibliothèque'' : la bibliothèque propose tous les mois des après-midi "Heure du conte et atelier d'expressionb" sur différents thèmes. Elle propose également des spectacles (marionnettes, théâtre d'Impro..) des expositions et des conférences.
* ''Les Foulées Castinétaines'' : c'est une première, l'association Lor'un et les P'tits Champions avec la participation de la commune et de nombreuses associations, a organisé le 12 mars 2006 une course de {{unité|10|km}} pour les adultes.
* ''Les soirées proposées par le Groupe Patrimoine'' : l'Association Histoire et Patrimoine propose chaque année une conférence sur un thème historique du village (le grand incendie de 1879, les Sorcières à Châtenois ...)
* ''Le théâtre'' : la Compagnie Théâtre des Boulevards propose deux pièces de Vaudeville. Une fois par an, une pièce de théâtre alsacien est proposée.
== Personnalités liées à la commune ==
SCHURRA-LIGNER Thibaut : militaire au 152 Régiment d'infanterie de Colmar
== Notes et références ==
{{Références}}
* Cet article est issu d'une plaquette réalisée par la mairie de Châtenois et destinée aux nouveaux habitants de la commune. L'article a pu être modifié depuis.
== Voir aussi ==
=== Articles connexes ===
* [[Communes du Bas-Rhin]]
=== Liens externes ===
* [http://www.mairie-chatenois.fr Le site de la mairie de Châtenois]
* [http://www.chatenois-scherwiller.net Le site de l'Office de Tourisme de Châtenois - Scherwiller]
* [http://wikiwix.com/cache/?url=http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087%26CommuneId=63644 Châtenois sur le site de l'Institut géographique national]
=== Bibliographie ===
{{Autres projets
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}}
* Dussourd, Jean-Philippe : ''Châtenois 1900 Kestenholz'', Éditions IMA MONTIS, 31 pages, S.d
* Brenner, Hubert : ''Châtenois, au pied du Hahnenberg'', Éditions Coprur, Strasbourg, 1998 {{ISBN|2-84208-027-0}}
* Brenner, Hubert : ''Châtenois vicus romain ?'' Annuaire de la Société des Amis de la Bibliothèque de Sélestat, 1983
* Marchal, Charles-Louis : ''Châtenois et son histoire'', Éditions Oberlin, Strasbourg, 1978, 207 pages
* Walter, Pierre : ''Un village, Châtenois, son histoire'', Ima Montis, Barr, 1993, 382 pages {{ISBN|2-910 283-08-9}}
* Ruff, Joseph : ''Geschichte von Châtenois'', Alsatia, Colmar, 1930, 412 pages
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