Difference between revisions 3498383 and 3511031 on frwikisource{{copyvio}} == <big>Traité sur les démons ==</big> ===== '''''Summa, II Questions 40-48 (contracted; show full)ut y voir deux sens. En effet, le premier sens est le suivant : cette puissance par laquelle il a pu éviter le péché a été antérieure par nature. Le second sens est le suivant : non seulement cette puissance a été antérieure par nature, mais aussi, il a pu accomplir l’acte d’éviter et de haïr le péché avant, par nature, d’accomplir l’action du péché. Et ce second sens est faux. La puissance vers les deux actes a donc été antérieure par nature aux deux actes en tant qu’ils pouvaient être accomplis par elle. ⏎ Et, quant à ce qui est dit – l’ange n'a pu fuir ou haïr le péché que par une vertu contraire au péché et ainsi, pour autant qu’il a pu, en ce moment antérieur par nature, éviter le péché et conserver sa vertu, il a eu, en ce même moment, cette vertu avant , par nature, de pécher -, il faut répondre ceci : du seul fait qu’il ait eu cette vertu jusqu’à ce moment, qu’elle aurait persévéré en elle-même, si l’ange n’avait pas péché, de ce seul fait, dis-je, il a pu éviter le péché et conserver sa vertu en cet instant. Il est donc faux qu’il n’ait pu éviter le péché en cet instant qu’en ayant la vertu en cet instant. Il suffit en effet qu‘il l’ait eue jusqu’à cet instant sur le mode qu’on a indiqué. Il faut savoir en effet que la conservation de la vertu dépend de trois éléments : Dieu, le sujet en lequel elle existe et l'action de l’esprit. Par les deux premiers et aussi par l’essence de la vertu, qui, en elle-même, signifie l’essence d’une forme permanente et apte à demeurer fermement permanente, elle pourrait plutôt exister en ce moment en lequel elle est détruite par le péché, si la troisième cause de sa conservation, à savoir l’action vertueuse de l’esprit, ne lui faisait défaut et si son contraire, l’action du péché, intervenait. Et la vertu, en ce moment, fut comme antérieure par nature, avant sa destruction par le péché, du fait que, tant par elle-même que du côté de Dieu, et que du côté du sujet, elle aurait pu totalement exister en ce moment, si l’action du péché ne s’était alors produite en ce moment. Mais autrement on ne doit pas dire que, dans le même moment, cette vertu ait existé et n’ait pas existé, en sorte que, pourtant, son être et son non-être aient été ensemble en ce moment. Mais son être a été premier par nature, et ensuite et postérieurement, son non-être. En effet, de même que dans le même instant, une même chose ne peut pas se succéder à elle-même, de même une négation totale de cette chose ne peut lui succéder dans le même moment, car cette négation de la chose serait établie non pas en tant que cet être ait existé avant cette négation, mais en tant qu’elle existerait ensuite, si elle n’avait pas été annihilée par elle. Parce que, pourtant, l’effet est, par nature, antérieur en sa cause plutôt qu’en sa propre existence, il n’y a pas d’inconvénient, si la vertu existe antérieurement par nature en ses causes en quelque moment, avant d’exister selon sa propre existence en ce moment-là, ou avant d’être détruite selon sa propre existence en ce moment-là. Donc, du fait que la vertu, en ses causes, existe antérieurement par nature en ce moment, où elle cesse d’exister selon soi, la puissance volitive a pu, en ce moment-là, bien agir par elle, éviter et haïr le péché. Ou bien on peut dire que quand on affirme qu’en ce moment-là, l’ange a pu mériter par vertu, on peut avoir deux sens : ou bien qu’il l’a pu par la vertu détenue, en ce moment-là, et c’est faux. Ou bien que, s’il n’était pas volontairement dans le péché, il aurait eu, en ce moment-là, la vertu par laquelle il aurait pu mériter en ce moment-là : et ainsi, la proposition est vraie. Et cela réellement revient au même que cette proposition qui dit qu’en ce moment-là, il a pu retenir en lui la disposition de vertu par laquelle il aurait pu mériter, en ce moment-là. À la deuxième raison, il faut donc répondre qu’est vraie sa mineure - l’action du péché est par nature postérieure à sa cause. Pourtant, quant à ce qui est dit : la cause du premier péché avait été informée par la vertu, tant que la vertu n’a pas été détruite par le péché, cette affirmation peut se prendre et se comprendre faussement. En effet, l’expression tant que peut désigner le dernier terme de la durée, et la proposition est alors vraie. Mais ce terme n‘ a pas existé en ce moment en lequel la vertu a été détruite, mais seulement dans le moment ou le temps précédent. Mais si l’expression tant que désigne non seulement le terme de la durée, mais aussi celui de la possibilité ou puissance, alors la proposition est fausse, car si la puissance a pu exister et durer en ce moment en lequel elle a été détruite, pourtant elle n‘a pas existé et duré. La possibilité de durer a précédé, par nature, l’action du péché et la destruction de la vertu. Et de ce qui a été dit plus haut - l'ange, en ce moment, en lequel il a commencé à pécher, a pu mériter par la vertu détruite en ce moment-là, parce qu’il l’a eue dans le temps immédiatement précédent, on pourrait, dis-je, inférer que la possibilité envers des choix opposés existe et peut exister par rapport à un moment futur, comme le dit la troisième raison donnée plus haut. Il faut répondre qu’il n’a pas de conséquence logique, car cela ne fait pas sens que, du fait qu’il a détenu la vertu dans le temps précédent, il puisse mériter dans le moment suivant, si ce n’est pour autant qu’on suppose que la vertu a pu perdurer dans le moment suivant. Il est sûr, en effet, que sans cette durée, une action méritoire n’a pu émaner de la vertu du seul fait que cette vertu a préexisté dans le temps immédiatement précédent. Question 43 Quatrièmement, parce qu’il semble incroyable à certains qui penchent pour la philosophie que le premier ange ait péché à la façon que livre l’enseignement de la foi, j’ajoute un bref propos là-dessus Et je donne d’abord leurs arguments : '''1.''' Il semble incroyable que le premier ange ait voulu choisir ce qu’il constatait très clairement être sans valeur par rapport au bien divin, en le préférant à ce dernier bien, qui lui était clairement offert sans aucun dommage ni empêchement. '''2.''' De même, il semble encore plus incroyable que, de ce qu’il a choisi sciemment, il veuille exclure le bien divin et le bien de vertu : il voyait bien que le premier bien pris avec le second était meilleur, plus délectable, plus utile et plus glorieux que s’il était pris par lui-même et pour lui-même, sans ce second bien. Or, on suppose que cela est arrivé en son péché. En effet, on suppose qu’il a choisi de se glorifier en lui-même, de dominer les autres et d’être honoré par eux sans relation avec la gloire et la domination de Dieu, alors qu’il voyait bien que cette relation ne diminuait pas son bien, mais plutôt l’augmentait beaucoup. Et des autres <démons>, on suppose qu’ils ont choisi de le suivre et de se soumettre à lui, sans relation avec la domination de Dieu, alors qu’ils voyaient qu'il était plus glorieux de le suivre avec une relation à Dieu ou de suivre Dieu seul que suivre le premier ange seul. 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