Difference between revisions 3922628 and 3922630 on frwikisource==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/9]]== mCMBL &OBMAAS~ C~MMUB VM. Le comte Aloyse de Kallheim, possesseur d’une vaste propnété sur les frontières de ïa Saxe, avait invité son gracieux seigneur à venir hono- rer de sa présence une grande partie de chasse à laquelle devait assister toute la cour. Des tentes dressées sur ! le penchant d’une colline au bord de tî. i ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/10]]== MCMÏ. MM~M 9 ta route de Dahne offraient un obr ! contre t’ardcur du soleil’à la brillante société qui s’y réunissait pour se re.. poser des fatigues de la chasse, et pour y savourer, au son joyeux de mille in&trumens, les douceurs d*un repas champêtre. Le prince électeur, la poitrine à demi découverte, et le chapeau orné d’une branche verte, selon la mode des chasseurs, était nonchalamment assis à côté de dame lïéloïse, la femme du chambellan Ïïanz, qui quelques années auparavant avait été l’objet de ses premières amours. a Buvons à la santé du malheureux qui passe sur ta grande route, quei qu’il puisse être, » dit-il à la noble dame en lui présentant une coupe, et lui montrant la voiture escortée de cavaliers qui passait lentement le long des tentes. ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/11]]== M MARCnAtfO M ! CHEVAUX. 3 Dame Héioïse, jetant sur lui Mn regard plein d’admiration et de res- pect, se teva pour répondre à son in- vitation, ! orsque le comte de Kallheim s*approcha d’un air embarrassé, et dit en balbutiant que l’homme qui pas- sait en voiture n’était autre que Mi- chel Kohlhaas. Tout le monde fut étonné, parce que l’on savait qu’il avait quitté Dresde six jours auparavant. Le chambellan se hâta de renverser sa coupe sur la terre, et le prince posa la sienne en rougissant. Le chevalier de Malzahn ayant sa- ! lué avec respect la compagnie qu’il ne connaissait pas, les convives repri* rent le cours de leurs plaisirs, sans s’inquiéter davantage de l’infortuné maquignon, dont le voyage avait été si fort prolongé par la maladie d’un de ses enfans. (contracted; show full)avait aucun moyen de s’en emparer, Kohlhaas n’étant probablement plus en Saxe. Puis voyant que le prince se ca- chait avec désespoir dans ses coussins, il lui demanda ce que contenait cet étui et par quel hasard il en avait eu connaissance. Le prince, blessé de ! la froideur du chambellan, ne lui ré- pondit point, et, les yeux fixés sur le ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/17]]== tE MAMBAND M CMBVACX. 9 mouchoir de poche qu’il tenait a ! a marnât ïuiordonna d’appe ! eron jeune chasseur dont it s’était déjà souvent servi pour des commissions délicates. Exposant a ce jeune homme toute Hmportance qu’H attachait & îa possession de ï’étui de Kobtbaa~ il ! lui demanda a’M voulait ga~ne~ Nn droit éternel à sa reconnaissance en cherchant à s’en rendre maître avant que Kohlbaas eût atteint Berlin. Le chasseur, sans ~e laisser eBrayer par la singutarité de cette cotnoMS- sion, l’assura qu’il était entièrement dévoué à son service. (contracted; show full)LA MARQUISE O’O. 38 conduisit dans une partie duchateau où les flammes n’avaient point encore pénétré. La marquise, ne pouvant plus ! long.temps résister à l’horrible efn’oi dont elle avait été saisie, perdit alors tout-à fait connaissance. Quelques momens après ses fem- mes parurent. Enrayées de l’état de leur maîtresse, eltes voulaient appe- ler un médecin ; mais l’officier, pre- (contracted; show full) entrant dans la chambre. il se jeta aux pieda de ta marquise, daas ie plus violent trouble. Le commandant vouiMt lui dire ce qn’<h avalât ré- solu, mais lni se relevant : K C’est b~eo, j’en stus assez ; a puis U lui baisa ! la main, ainsi q~’à madame de Gér !, et serra te frpre dans sps bras. <fMaM n)atntenant il fue <andr~tt une chaise deposte, ajou<’a-t-U. –J’espère, dit la marquise émue de cette scène touchante~ que votre espérance ne vous a pas entraîné trop (contracted; show full)H. 10 ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/122]]== f~ LA MA~QIfMË B’O. forestier en s’écriant <Va MM~e- ! l<M.a La seconde tettre du comte Fifo" rowski étant arrivée, te commandant donna l’ordre de la porter à la mar- quise à V. Le domestique chargé de ce mesMge rapporta qu’après avoir vu l’adresse, la marquise l’avait mise (contracted; show full)rant tout a la fois « Qui sait qui nous apparaîtra enfin le 3 a onze heures du matin ? Huson approchait de M.plustcs visages devenaient sérieux, parle pres- scnthnent des scènes décisives qui al- ! la ! cnt se passer. Madatne de Géri, qui ne voulait ~as communiquer son plan, conduisit sa ~e dans son ancienne chambre des qu’eues furent arrivées~ et lui dit de se reposer, de ne pas s’in- quiéter, et que bientôt elle allait re- venir. Environ une heure plos tard, elle rentra, le visage fort animé. (contracted; show full)<38 CBAKT&B VK. Le jour suivant, dès le matin, la première question fut « Qui pourra se présenter à onze heures ? ? car c’étatt ! le fatal 3. ï~e père, la mère et légère ïm-méme étaient d’accord pour le mariage, quelle que fût la personne, pourvu que son rang dans le monde ne fût pas tout-à-fait abject. Seulement ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/147]]== LA MAHQUtSE D’O. t3() il faUa ! t tout faire pour rétablir la marquise dans une position heureuse et honorable. Si cependant ï’individn, malgré tout ce qu’on pourrait faire pour lui, restait encore trop en ar- rière de la condition (te ta marquise, ses parens s’opposaient au mariage. Ils résolurent, dans ce dernier cas, de garder leur fille auprès d’eux et d’adopter t’enfant. La marquise, au contraire, était bien décidée à épou< sert’homme qui se présenterait, quel qu*H serait, pourvu que ce ne fût pas un scélérat, et à procurer, quoi qu’il en coûtât, un père à son enfant. On agita ensuite la question de savoir comment on recevrait celui qui allait se présenter. Le commandant pensa qu’il convenait beaucoup que la mar- quise demeurât seule pour ! e’recevoir ; la marquise s’y opposa elle voulait que ses parens et son frère fussent ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/148]]== Ï<A tîAMQUtSE D*0. ! l~0 présens a l’entretien, parce qu’eue n~ voulait avoir aucun mystère à parta- ger avec cette personne. Elle pensait d’aiMeurs que c’était aussi là le désir de l’auteur de la réponse, qui avait assigné la maison du commandant (contracted; show full)furie n’est pas plus affreux. Le commandant et le grand-ibres- tier vinrent. <Cet homme, mon père, ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/153]]== 1.4 MABQUMB D’b. ! l45 dit-eHe au moment où i ! s entraient, ne peutetre mon époux.~Puis, saisis- santon vase d’eau bénite placé der- nere la porte elle en arrosa son père, sa mère et son ~rére~ et disparut. Le cbmmandaMt, stupéfait de cette (contracted; show full)M’sauver ; partout où. ses idées ! e twytaifnt pour trouver une issue, il ne rencontrait que murs et verrous ; UM<* teutativc qu’u fit pour sortir par ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/167]]== i)tJ CMU.< t$~ ! la ~netre de son cacbof, n’aboutitqu’à rendre sa réclusion plus dure encore. Surpris dans cet essai, il fut dès iors ’esserré dans une plus étroite capti- vité. Re~onçaMt à tout espoir do fuite, )t se précipita aux pieds dune petite i~age de la sainte Viet ge, lui adressant dc~rventes ~ri~tes, comme à seule (contracted; show full)sage, il s*avançawers la porte de Ja ville, la plus prochaine. Là une maison s’écrouiant encore, ses débris roulant au loin le chassèrent dans une rue voisine ; les flammes s’étançant dans les airs lui oMrirfnt un horrible spcc- tacle, qui le força encore de fuir ; ! le fleuve Mapocho, iaucé hors de ses rives, roulait au-devant de titi ses flots dévastateurs. D’un côté, c’était un M. ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/170]]== t6a LE TtŒNHtîJRMKCfT M TEME monceau de morts ; t&, des voix se <<u~ saienteacore entendre sous tes débrisy plus loin, des malheureux, au milieu des flamme poussaient des cris de dé- sespoir ; des hommes et des animaux étaient emportés pèle-mêle au mitif~ des flots, tandis que de courageux sauveurs voyaient leurs eMbrts vaincus par la fatigue et le nombre ; la pâleur de la mort régnait sur toutes les ûgures, et des bras s’élevaient vers le ciel pour implorer du secours. Quand Jeronimoarrivaversia porte et Io ! qu’il eut atteint une petite col. Une située à quelque distance, il tomba presque sans vie. Après être resté ainsi évanoui pen- dant près d’unquart-d’heure, il revint à lui, et le dos tourné à la ville, il se releva demi. Il ne pouvait se rendre compte de son état, et un doux ravis- sement s’empara de lui, lorsqu’une ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/171]]== Ot ! ~M. t~ hrtse de Met ~int Fan ! mef t~tt- ~tit ses sen~y M ~M s~ y<*Mx, re- CONW9M ! ta ~U~ pUfCMt S~ pf0~~ HCP sMf ! <a cnvifon~ enchanteoM de S~nt-Ia~o. Seuh’~)ent cette < ! éva~ <a~<Mt <)H ! s<& faisa~ tptaaf~t~F dé ! loMMp~r ! Rchagnn<Mt sonceeM~ < ! n~ poa~a ! t <’o)nc’6voir c<& quî av~h pu !’oc< ; as ! <mer, aiM8t que sadeihrance. sonvenh ( ! e rhon~e instant H n- q~t <t devait ~a vie n~ se pcpré~nta à son espï’)t qnc t~fa~ « e, se r~fonr- nant, ta vittc<’n rMines. se jeta ta face contre terre poof fûntercip~ (contracted; show full)ciens chanoines, qui l’avait composé en toute hâte. Il débuta par louer Dieu, et le remercier de ce qu’i ! res- tait encore des hommes vivons capa. Mes do lui rendre les hommages qui lui sont dus. H décrivit ensuite ce qui était arrivé par sa volonté puissante : ! la justice mondatue ne saurait être plus sévère puis, rappelant la cre- vasse qui s’était formée dans le dôme de l’église comme un avant-coureuf de cet affreux tremblement de terre, it répandit la terreur parmi tous les assistans. Se laissant emporter par l’éloquence sacrée, il tonna contre ! a corruption des mœurs, compara Saint- Ïago avec Sodome et Gomorrhe ; et il bénit la patience infinie de Dieu, qui ne l’avait pas encore entièrement ef- facée du nombre des cités. Mais com. bien ne fut pas terriMe i’e~fde ce n. i6 ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/194]]== ! l86 LE TREMBLEMENT DB TBRM sermon sur les cœurs déjà ébranlés de nos deux fugitifs, lorsque le chanoine cita occasionellement le scandale ar* rivé dans le couvent des Carmélites nomma une infamie la pitié qu’avait montrée le monde, et, dans un mou- (contracted; show full)Don Fernando, héros véhtab ! e, était alors le dos appuyé contre Fé- ghse. Be son bras gauche i I porta ! t les en~an~, dans aa main droite était son épée. Sept de ces sanguinaires sauva. ges étaient couchés morts à ses pieds ; le chef de cette bande infernate~tatt ! lui-méme b ! ~ssé. Mais Pedrillo ne se lassa point qu’il n’eut véussi à saisir par les pieds t’un des —enfans, qu’ii mit en pièces, en le lançant avec force contre tin piuer de régtise. Ators tout rentra dans le sii’ence.et u. ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/202]]== ! lp~ M TMMBLEMKNT DE tBHM ta foule se dispersa. Don Fernando voyant son petit Juan, dont la ce<~ veUe avait jailli sur le pavé, se sentît excité d’une douleur affreuse ; levant les yeux vers le ciel il demeMrA conMne irappé de ! a foud< o. L’cf&cter <tc la tnarmp~’approchant de lui, cher ; " cha à lui offrir des consolations, l’as- surant que c’était un malheur inévi- tabie, et que son inaction, dont il se repentait vivement, avait été co<M* tMaudée par les circonstances. Don fernando n’avait aucun reproche à tui faire, il le pria seulement de l’at- der à rendre les derniers devoirs à ces malheureuses victimes. Dans Fobscurite de la nuit on les transporta dans la demeure de don A~ouzo ; Fernando les accompagna, emportant avec lui le petit PhiKppe. 11 passa la nuit chez don A ! onzo, rcvaut aux moyens d’instruire son ==[[Page:Kleist - Contes, t. 2, trad. Cherbuliez, 1832.djvu/203]]== DP C~t. <95 épouse de toutes ces horreurs. Lors- qu’il lui en fit le récït quelque temps après, cette digne dona répandit des larmes abondantes sur le triste sort de son enfant et de ces malheureuses v ! cthnes du fanatisme reugieux. Don Férnando adopta le petit étranger, et dans la suite, lorsqu’il consïdératt Philippe~ et rén6ch ! ssa ! t à la manière dont il avait eu cet enfant, il lui sem- blait presque qu’il dût s’en réjouir. FIN BtP SECOND VOLUME. All content in the above text box is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike license Version 4 and was originally sourced from https://fr.wikisource.org/w/index.php?diff=prev&oldid=3922630.
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